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24.10.2010

[Anime] Bounen no xamdou

Titre japonais : 亡念のザムド

Nombre d'épisodes : 26 épisodes

Année de production :
2008 - 2009

Licence en France :
Aucune

Fiche :
Animeka ; ANN

 

Je ne sais même plus où est-ce que j'ai entendu parler de cette série pour la première fois, ce qui est sûr c'est que j'ai été étonnée de n'avoir pas vu vraiment de critique à son sujet sur des blogs ou autres sites d'anime étant donné qu'il s'agit d'une production du célèbre studio Bones.  Peut-être que c'est parce qu'elle a d'abord été diffusée en exclusivité sur le PSN, d'où son appellation d'ONA (Original Network Animation). En tout cas, ça annonçait du lourd, et ça s'est vérifié. Mais en partie seulement.

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Bounen no Xamdou nous emmène dans un monde fictionnel divisé par un conflit entre nord et sud. Akiyuki vit dans une paix relative sur l'île de Sentan, avec ses amis et ses parents qui sont séparés. Un beau matin, suite à une étrange explosion, sa vie va se trouver bouleversée et il va devoir quitter l'île en compagnie d'une mystérieuse fille, Nakiami, et avec de nouveaux pouvoirs acquis bien malgré lui.

Suite à ces événements, ses amis d'enfance Haru et Furuichi vont s'enrôler dans l'armée, espérant ainsi défendre l'île. A travers le périple d'Akiyuki, de Haru mais aussi de nombreux autres personnages, on découvre ainsi un monde peuplé d'étranges créatures, qui ont évidemment un rôle à jouer dans la guerre entre nord et sud.

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La première impression sur la série, qui dure jusqu'à la dernière minute de l'épisode final, c'est que c'est beau. Les combats, les vaisseaux dans le ciel, tout ça c'est super dynamique. Et les décors surtout sont magnifiques, on se croirait vraiment dans un film. C'est détaillé, les couleurs son superbes. Plein les yeux quoi ! Les personnages, qui sont en nombre conséquent, ont un design auquel j'ai plutôt bien accroché.

Là où j'ai eu plus de mal à accrocher, c'est au niveau de l'histoire et du fonctionnement de l'univers proposé. Passés les événements du tout début, il ne se passe plus grand chose pendant pas mal d'épisodes, et les longueurs se font sentir. On nous montre des choses, on nous montre des gens, certes, et on se dit que peut-être quelque chose se met en place, mais on sent déjà un goût de trop peu.

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Et même quand les choses commencent à s'accélérer et qu'on arrive à la série d'événements finaux, ce goût de trop peu subsiste, je dirai même qu'il s'intensifie. Tous les personnages ont l'air de très bien savoir ce qu'ils font chacun de leur côté (mais il est clair que cette variété des personnages et des points de vue reste un point fort), nous on regarde mais au final on ne voit pas trop la cohésion entre tout ça. On dirait que les créateurs ont voulu créer un univers trop vaste et qu'ils n'ont pas su le gérer.

On devrait être curieux de savoir ce qu'il va se passer, mais moi à force j'étais blasée. Qu'on nous fasse deviner certaines choses, qu'il y ait de l'implicite, d'accord, mais là c'était carrément de nombreux éléments qui manquaient, et c'est d'autant plus déplorable vu la lenteur de la première partie de la série. J'avais comme l'impression que j'étais supposée comprendre plein de choses, qu'on sous-entendait que le spectateur devait le savoir, et c'est vraiment agaçant.

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Du coup, l'immersion en prend un sacré coup, tout comme la cohésion de l'univers. J'en suis venue à me demander pourquoi des Xamd, pourquoi des créatures humanoïdes, pourquoi des transformations et des mutations bizarres, pourquoi  se changer en pierre, pourquoi une tour et un pélerinage ? L'univers est bourré de fantastique, mais la magie n'opère pas. Pourtant, le côté Ghibliesque avec le village dans la montagne, les petites créatures et tout ça, c'est vraiment chouette.

Mais plutôt que de nous expliquer bien comment tout ça fonctionne, on préfère nous donner un côté tranche de vie. Les déboires des parents d'Akiyuki, le fameux triangle amoureux Akiyuki/Haru/Furuichi... Si tout était maîtrisé, ça donnerait une richesse indéniable à la série, mais là ça ne fait qu'augmenter le désordre ambiant. Sans compter les éléments qui finissent en queue de poisson, je pense notamment au commandant Kagisu.

Pour peaufiner le bel emballage visuel, on a le droit à un très bel emballage sonore : j'ai tout de suite reconnu les compositions d'Ôshima Michiru, qui a officié sur la première série Fullmetal Alchemist. Du côté des génériques, opening comme ending sont super efficaces, que ça soit au niveau du son comme de l'image. C'est très bien, ça renforce l'impression de gâchis...


Oui, je crois que ça sera mon dernier mot, pas la peine de continuer à tourner en rond ! Une impression de  gâchis, quand on voit le potentiel de la série au niveau visuel et sonores Est-ce justement parce qu'ils disposaient de ce superbe emballage que les créateurs se sont crus dispensés de faire un scénario ? On a l'impression qu'ils ont juste fait un brainstorming et se sont dit : Oh et si là on mettait des créatures bizarres, c'est cool. Et là un vaisseau volant, c'est classe. Et là une tribu ancienne, ça claque. Et hop, on a un beau patchwork un peu trop décousu.

Ou alors c'est juste que je suis passée à côté de tout et que j'étais pas contente qu'on me rappelle que je suis blonde...

10.10.2010

[Anime] Kanon (2006)

Titre japonais : カノン (2006)

Nombre d'épisodes : 24 épisodes

Année de production :
2006 - 2007

Licence en France :
Aucune

Fiche :
Animeka ; ANN

 

Ayant beaucoup aimé Clannad et sa suite Clannad after story, j'ai eu envie de regarder la création précédente de l'équipe qui est également à l'origine d'Air TV. Ayant lu à plusieurs reprises que la version  originale de 12 épisodes datant de 2002 laissait à désirer sur plusieurs points, je me suis directement tournée vers le remake de 24 épisodes de 2006.

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J'ai eu un peu de mal avec les premiers épisodes, car j'avais vraiment l'impression de voir une copie de Clannad et en plus il ne se passait pas grand chose. C'est évident que la série ressemble à Clannad (ou chronologiquement parlant, c'est plutôt Clannad qui ressemble à Kanon), le concept est exactement le même et on ne cherche pas à nous le cacher : un mec qui rencontre tout un tas de filles plus ou moins étranges, qui ont chacune une histoire particulière.

Le mec en question, c'est Yûichi. Pour des raisons pas vraiment précisées, il vient habiter chez sa tante et sa cousine, dans une ville toujours couverte de neige en hiver. Quand il était petit, il venait toujours dans cette ville pendant les vacances scolaires, mais il n'y était plus retourné depuis sept ans, et a d'ailleurs complètement oublié les moments qu'il y a passés. Il va donc rencontrer plusieurs filles, à son lycée ou dans le voisinage, va nouer une relation privilégiée avec elles et les aider. Petit à petit, ses souvenirs d'il y a sept ans vont revenir.

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C'est quand l'histoire de Makoto a commencé à se développer et que j'ai retrouvé le côté magie et rêve que j'avais tant  apprécié dans Clannad que j'ai commencé à apprécier la série. Si dans leur structure et leur réalisation les deux séries sont très similaires, Kanon a son ambiance bien à elle et des personnages tout aussi attachants.

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Chacune des filles apporte à sa façon sa petite touche de rêve et de fantastique, qui se mêle au quotidien de la ville et du lycée. Leur histoire n'est jamais gaie (maladie, deuil, séparation...), mais la série n'est pas dénuée de légéreté car comme le héros de Clannad, Yûichi aime bien les mener en bateau et les taquiner.

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Et c'est justement parce que Yûichi est un personnage sympathique que la série fonctionne si bien : on a beau avoir un harem, on nous fait au moins grâce de ne pas nous resservir le type maladroit qui comprend rien à rien, et ça c'est tellement appréciable ! Yûichi est juste un mec normal, même avec un peu plus d'esprit que la moyenne, et ça rend sa relation avec tous les autres personnages beaucoup plus intéressante.

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Si comme d'habitude je n'ai pas été sensible au design bouche minuscule et yeux surdimensionnés des filles, je dois dire que j'ai trouvé Ayu (uguuu ! ^^) ou encore Kaori vraiment mimi. Et encore une fois, les décors sont magnifiques. Les différents lieux de la ville enneigée à la lumière du soleil couchant, c'est vraiment superbe.

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Du côté de la musique, on les mélodies les plus enjouées ou qui évoquent le quotidien ont souvent des sonorités basiques qui semblent sorties d'une Super Nintento, mais pour ce qui est des morceaux plus tristes au piano, il y a vraiment des jolies choses. J'aime beaucoup la chanson de l'opening, très calme, ainsi que les différentes déclnaisons que l'on retrouve dans les épisodes. Je me suis également surprise à trouver l'ending très entraînant.



J'ai regardé la série assez vite, je me suis même retenue de ne pas trop faire défiler les épisodes car je savais que la fin viendrait trop vite et que l'ambiance si prenante que j'aime tant me manquerait, et ça a bien été le cas ! Kanon est donc pour moi un vrai coup de coeur que je ne peux que conseiller. Certains trouveront peut-être ça niais, mais si c'est vraiment ça le niais, ben vive le niais, j'assume ! ^^ Ce qui est sûr, c'est que c'est un petit mélange unique de quotidien, de drame, de comédie et de magie, et que c'est très beau. Et vive les taiyaki ! ^^

19.09.2010

[Anime] Hikaru no go

Titre japonais : ヒカルの碁

Nombre d'épisodes : 75 épisodes

Année de production :
2001 - 2003

Licence en France :
Déclic Images

Fiche :
Animeka ; ANN

 

Hikaru no Go est la première série animée que j'ai achetée en DVD après Love Hina et Fruits Basket. Ca doit bien faire sept ans que j'ai eu le premier coffret, et j'ai attendu ensuite la sortie des deux autres. Donc évidemment, j'ai la toute première édition, celle où les DVD sont dans des boîtiers individuels ordinaires et qui prend plein de place.

J'avais beaucoup apprécié la série lors de mon premier visionnage, qui s'est donc fait sur une période assez longue. Tellement bien apprécié que j'avais décidé d'ajouter à ma collection le manga original édité par Tonkam. Quatre bonnes années après avoir fait le tour des deux versions, j'ai eu envie un beau jour de juillet dernier de ressortir mes DVD, et je n'ai pas été déçue.

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J'ai tout de suite été emballée, et j'ai fait défilé les disques les uns après les autres sur mon lecteur. Evidemment, je me souvenais des grandes lignes, mais pas des détails, j'ai donc eu l'impression de redécouvrir l'histoire. Et après avoir terminé ce deuxième visionnage (qui m'a donné envie de relire le manga ^^), je me demande encore ce qui me plaît tant dans Hikaru no Go.

Parce qu'après tout, même si elle se centre sur un jeu de réflexion, l'histoire n'est pas bien différente de toutes celles qui prennent un sport pour sujet principal. On y parle adversaire, progrès, dépassement de soi, club scolaire ou encore passage du monde des amateurs au monde des professionnels. C'est juste que c'est très bien fait, quoi.

L'histoire commence le jour où Hikaru, un jeune garçon comme les autres en fin de primaire, découvre dans un vieux goban déniché dans le grenier de son grand-père l'esprit de Fujiwara Sai, qui était un grand joueur de go à l'époque de Heian et qui avait déjà hanté à la fin de l'époque d'Edo Shûsaku Honinbô, l'un des plus grands joueurs de go de l'histoire.

Hikaru ne porte d'abord aucun intérêt à ce jeux de vieux et compte jouer seulement pour faire plaisir au fantôme qui l'habite. Mais son intérêt pour le go va grandir lorsqu'il va faire la rencontre de Tôya Akira, jeune prodige du go et fils d'un des plus grands joueurs japonais, Tôya Mejin. Pendant plus de trois ans, on suit l'évolution de Hikaru, qui va rencontrer autant d'amis que d'adversaires sur son chemin et va se fixer pour but de rattraper Akira.

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Le premier point fort de la série est sans aucun doute son aspect visuel : on doit le dessin original des personnages à Obata Takeshi (je ne sais pas si le succès démesuré de Death Note a conduit certains de ceux qui ne connaissaient pas Hikaru à se pencher dessus, ça serait bien ^^). Il se révèle aussi doué pour représenter les personnages jeunes (c'est un plaisir de voir leurs traits évoluer au fil des années, surtout évidemment pour Hikaru et Akira), que les personnages plus âgés qui ont parfois de sacrées tronches.

Pour ce qui est des décors, je trouve qu'ils ont plutôt bien vieilli. Evidemment, la majorité des scènes se déroulent à l'intérieur, parties de go oblige, mais les tons de couleur utilisés pour le ciel à l'aube ou au crépuscule par exemple, sont très jolis. Et puis quand à un moment de l'histoire on voit Hikaru visiter des temples, les décors s'avèrent très détaillés. Les openings et endings sont également visuellement réussis.

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Ce que j'apprécie beaucoup au niveau du déroulement de l'histoire, c'est que si le go est bien sûr omniprésent, les parties ne sont pas interminables et leur mise en scène est dynamique. Sans nous prendre la tête avec toutes les règles détaillées, on parvient à nous faire entrer dans chaque partie. Ce qui compte, c'est le défi, l'état d'esprit de chacun des adversaires.

Si toute la vie de Hikaru tourne autour du go après sa rencontre avec Sai et Akira, les personnages autour de lui sont nombreux et variés, et quand on ajoute le temps qui passe et la progression de Hikaru, cela fait que les épisodes, même s'ils sont nombreux, ne sont pas répétitifs.

Petite parenthèse, si la série a suscité une recrudescence de l'intérêt pour le go au Japon et a dû permettre à beaucoup de personnes en dehors de l'Asie de découvrir le jeu,  moi regarder ça me suffit, je n'ai pas eu vraiment envie d'y jouer, trop blonde pour ça sûrement :p

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Hikaru, jeune garçon comme les autres un peu impertinent, devient très vite extrêmement sympathique. Le duo qu'il forme avec Sai est vraiment réussi, il est à l'origine à la fois des situations les plus comiques et les plus poignantes de l'histoire. Sai est un personnage vraiment attachant, à la fois très classe et très drôle. C'est excellent de le voir découvrir tout ce qui n'existait pas à son époque ou à celle de Shûsaku aux côtés de Hikaru.

Akira est lui aussi très réussi. C'est un garçon très sérieux et de bonne famille, le go représente toute sa vie depuis son plus jeune âge, et il est donc le total oppposé de Hikaru. Mais il n'a pas pour autant le simple statut de méchant adversaire obsédé par la victoire, on apprend à bien le connaître et ça rend son personnage vraiment intéressant. Et son père le Meijin a beaucoup de charisme !

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Je ne m'attarderai pas plus longtemps sur l'histoire et les personnages pour qu'il me reste quelques trucs à dire quand je ferai la fiche du manga. Comme je disais plus haut je compte bien le relire même si ça sera pas pour tout de suite vu que j'ai pas mal de séries à me mettre sous la dent, donc ça serait dommage de ne plus rien avoir à dire dessus alors que c'est l'oeuvre originale ! Je vais donc finir par un élément incontournable pour une série animée et qu'on ne retrouve pas dans un manga : le son !

Chaque moment de l'histoire est mis en valeur par une bande sonore qui est franchement réussie. Certaines pistes ont un petit côté vieillot, très typique de séries animées, et je dois dire que ce petit côté nostalgique a sûrement joué dans mon engouement lors de mon récent revisionnage. La musique créé une ambiance vraiment propre à la série, et c'est valable aussi pour les chansons des génériques (qu'on peut aussi entendre dans des versions instrumentales pendant les épisodes). Il y a trois openings différents en tout, et pas moins de cinq endings. Mes préférés restent les premiers, qui là encore ont un petit côté nostalgique et donnent vraiment une identité à la série. Ce n'est pas le genre de chanson que j'écouterai en boucle sur mon MP3, mais en contexte c'est vraiment parfait.

Un dernier mot sur l'épisode spécial diffusé après la fin de la série, qui lui n'est pas licencié en France. Je connaissais son existence mais avais omis jusqu'ici de le regarder, je vais réparer cette erreur dans les jours qui suivent ^^. Et pour finir, je ne résiste pas à l'envie de donner un lien vers une de mes vieilles notes AMV où je présentais une excellente vidéo sur la série.

Voilà une critique encore moins objective que d'habitude, mais comme vous avez dû le comprendre, Hikaru no go tient une place particulière pour moi comme il fait partie de mes premières séries, que ce soit en anime ou en manga. Même si la série a déjà plusieurs années, pour moi elle fait partie des anime auxquels on doit prêter attention. C'est une adaptation très réussie à tous points de vue qui, si elle ne couvre pas toute l'histoire du manga (17 des 23 tomes), ne se termine pas non plus en laissant tout en plan. Et puis il existe plein d'éditions différentes des DVD, la plupart trouvables maintenant pour trois sous, alors ça serait d'autant plus dommage de s'en priver !

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