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26.01.2012

[Anime] Kemonozume

Titre japonais : ケモノヅメ

Nombre d'épisodes : 13

Année de production : 2006

Licence en France :
 Aucune

Fiche :
 Animeka ; ANN

 

 

J'avais ajouté cette série à ma liste d'anime à voir après avoir découvert Yuasa Masaaki fin 2009 avec le superbe Kaiba. Jusqu'à fin 2011, je n'avais pas encore eu l'occasion de me lancer dans son visionnage, et c'est après avoir vu et adoré Yojôhan Shinwa Taikei/The Tatami Galaxy que je me suis enfin décidée à me lancer dans Kemozume, qui chronologiquement est la première de ces trois séries réalisées par Yuasa.

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Le Kifuuken est une organisation très ancienne ayant pour mission de combattre les Shokujinki, des êtres qui peuvent prendre apparence humaine mais sont en fait de redoutables monstres qui dévorent les hommes. C'est Momota Jûzô qui est actuellement à la tête de son organisation et s'assure que tous les membres maîtrisent les techniques de combat traditionnel au sabre. Son fils aîné, Toshihiko, premier prétendant à la succession, est un combattant hors pair. Son cadet, Kazuma, souhaite faire évoluer l'organisation et est persuadé que le combat contre les Shokujinki ne peut être gagné qu'en utilisant des armures mécanisées. 

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Toshihiko va un beau jour faire la rencontre de Yuka, une belle jeune femme blonde dont il va tomber follement  amoureux. Cette rencontre va être suivie d'une série d'événements remettant complètement en cause l'avenir du Kifuuken et la manière de lutter contre les Shokujinki, et révélent la véritable nature de la technique ultime pour vaincre les monstres : le Kemonozume.

Si l'histoire prend place dans un Japon contemporain tout à fait réaliste mis à part l'existence des Shokujinki (j'ai d'ailleurs adoré ce mélange contemporain + ancien + fantastique), l"univers de Kemonozume est visuellement très particulier, ce qui n'étonnera pas du tout si l'on a déjà vu une autre série signée Yuasa ou son film Mind Game. C'est encore une fois Itô Nobutake qui s'occupe du design des personnages. Si ses traits peuvent paraître grossiers, chaque personnage possède une véritable identité visuelle et semble au final bien plus réaliste et expressif qu'avec un chara design conventionnel. Les décors font le reste, ainsi que la réalisation : le choix des plans, des couleurs, le rythme, les transitions, donnent parfois l'impression d'avoir affaire à une série ou un film "réel".

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Que ce soit au niveau des voix (le seiyuu de Kazuma est celui d'Ozu dans The Tatami Galaxy !), des bruitages ou évidemment de la musique, l'ambiance sonore joue elle aussi un rôle très important., et chacun de ses éléments semble prendre une dimension particulière dans cet univers si original. L'OST signé Wakakusa Kei (que je connais pour ma part pour Hikaru no go) alterne entre sonorités jazz et reggae et est une réussite totale. L'opening, à la fois entraînant et inquiétant, nous met tout à fait dans l'ambiance, et j'ai tout de suite adoré la chanson de Santora utilisée pour l'ending.


Si l'histoire comporte des personnages aux rôles classiques (le grand méchant complètement taré, l'amie d'enfance amoureuse de Toshihiko...), son déroulement et sa narration son extrêmement bien maîtrisés. J'ai par exemple beaucoup aimé les séquences d'introduction avant le générique, qui donnent à chaque fois l'impression d'avoir affaire à une histoire différente et qui sont toujours très accrocheuses. La série est très riche et comporte à la fois des aspects de road movie, de drame familial, de  romance, de film de baston avec des gangsters, de RPG où l'on va dénicher le big boss dans son château.... On n'a pas le temps de s'ennuyer une seconde !

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Kemonozumea un ton résolument adulte et fait partie de ces séries qui montrent bien que l'animation est loin de s'adresser seulement à un public jeune. Le sang qui gicle et les corps en plusieurs morceaux sont de mise à cause des Shokujinki, mais les scènes violentes ne sont pas utilisées non plus à outrance. L'érotisme très présent n'est pas sans rapport avec cette violence, mais il n'est  pas non plus malsain. Au-delà de son côté très dramatique, l'anime est loin d'être dénué d'humour, le meilleur exemple étant sans doute la présence d'un petit singe qui va jouer à sa façon un grand rôle dans l'histoire.

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Yuasa Masaaki avait donc déjà réalisé une petite merveille avant Kaiba et The Tatami Galaxy !  Si les trois séries ont des univers et des histoires extrêmement différents, on y retrouve la même maîtrise, la même densité, le même genre de délires et la même originalité. Nous montrant que le plus grand danger pour l'homme ne réside pas forcément dans des monstres, mais dans ses propres ambitions Kemonozume est un superbe anime. On aime ou on déteste, mais on ne peut rester indifférent. Et encore une fois, l'animation prend tout son sens.

08.01.2012

[Anime] Yojôhan shinwa taikei (The tatami galaxy)

Titre japonais : 四畳半神話大系

Nombre d'épisodes : 11

Année de production : 2010

Licence en France :
Kaze/Beez

Fiche :
Animeka ; ANN


La première fois que j'ai vu des images de cet anime, probablement au début de sa diffusion ou un peu avant, je me suis dit : ah, mais ces dessins, je connais ! Le character design original de la série est en effet signé Nakamura Yûsuke, que je connais en tant que grande fan d'Asian Kung-Fu Generation pour avoir réalité la totalité des pochettes d'albums et de singles du groupe.

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Je me suis dit qu'une série animée avec des personnages ayant ces traits particuliers si facilement reconnaissables, ça devait forcément donner quelque chose de visuellement intéressant. Et quand j'ai su que c'était Yuasa Masaaki, que j'ai adoré pour Kaiba, qui était à la réalisation, il est devenu évident qu'il fallait que je voie cet anime. Il a été rapidement annoncé que la série serait disponible en streaming sur KZPlay, je me suis dit que ça serait l'occasion de me prendre enfin un abonnement pour profiter un peu de leur offre malgré mes réticences envers le streaming. Du coup, même pas eu à sortir un cent, vu que j'ai profité de la semaine de gratuité du site en octobre dernier pour regarder l'anime ^^.

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Le personnage principal  et narrateur très bavard de Yojôhan Shinwa Taikei est un étudiant de Kyôto dont nous ne saurons jamais le nom. En arrivant en première année, il décide de joindre un certain club universitaire. Le temps passe, notre jeune étudiant devient ami avec un de ses congénères nommé Ozu et tombe amoureux d'Akashi. Mais il n'arrive pas à conquérir le coeur de la jeune fille et rien ne va. Arrivé en deuxième année, il devient convaincu que les choses n'auraient pas aussi mal tourné s'il avait choisi d'intégrer un club différent. Fin de l'épisode 1, on rembobine et on reprend au début, avec un autre club pour l'épisode 2 !

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Et comme vous commencez à le deviner si vous ne le saviez pas déjà, ce schéma est également valable pour les épisodes suivants. Yojôhan Shinwa Taikei est en fait un véritable exercice de style qui présente les différentes variantes d'une même courte histoire en changeant seulement un des éléments de départ. Les personnages restent les mêmes, les différents éléments de l'histoire aussi même s'ils prennent pour la plupart des formes différentes. Et vous vous en doutez bien, quel que soit le club choisi, le narrateur ne parvient pas à atteindre la belle vie et être entouré de belles filles comme il en rêve. Et à chaque fois, c'est parce que Ozu avec son visage de démon ébouriffé aux dents pointues fait des siennes.

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Si la série se contentait de ça, ça serait déjà bien et ça passerait tout à fait vu qu'il n'ya que 11 épisodes. Mais elle va beaucoup plus loin que ça et est d'une richesse incroyable. Déjà parce que vers la fin on quitte le schéma 1 club = 1 épisode pour entrer dans une phase de dénouement où les quatre tatamis et demi évoqués dans le titre prennent tout leur sens et qui donne une profondeur énorme à l'histoire.

Dans chaque épisode où l'on voit notre héros joindre un club différent, tout s'enchaîne très rapidement. Tellement rapidement que c'est pas le genre d'anime qu'il me viendrait à l'idée d'essayer de regarder sans sous-titres :p. Le réalisateur se joue du côté répétitif du scénario en passant très rapidement sur certains éléments qui sont connus du téléspectateur. Ca déboule dans tous les sens, on a à peine le temps de se souvenir quel forme avait tel élément dans les épisodes précédents qu'on est déjà passé à autre chose. On est maintes fois surpris par la forme prise par certains éléments et par le moment où ils apparaissent, et même pour ceux qui sont plutôt "fixes", il y a toujours quelque chose de drôle et de délicieusement WTF. Le meilleur exemple est sans doute la vieille voyante que le narrateur va invariablement consulter à un moment ou un autre.

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Plus on avance dans les épisodes, plus on se rend compte que rien n'est laissé au hasard et qu'on a affaire à un magnifique puzzle, sur lequel la fin nous permet d'avoir un peu plus une vue d'ensemble. Je dis "un peu plus" car vu le nombre de détails, il est impossible de tout saisir du premier coup. Tout ça pour en venir à quoi ? A un message qui n'est pas énoncé explicitement mais qui n'est pas non plus délivré par le biais de grandes théories philosophiques. Je pense que chacun y verra une signification un peu différente suivant sa sensibilité et son vécu, mais moi ce que j'ai retenu en gros, c'est : prends ta vie en main, prends des décisions, n'accuse pas toujours les autres ou les événements, il y a des choses qui ne changeront jamais mais d'autres qui peuvent être changées, et cela ne dépend que de toi.

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J'ai vraiment adoré l'univers créé à partir des dessins de Nakamura. Et comme pour Kaiba, le fond est indisociable de la forme : on n'aurait pas imaginé les personnages et les décors avec un design classique. Comme toujours, ça plaît ou pas, mais il faut être de mauvaise foi pour ne pas reconnaître l'attention portée aux décors, aux variations de couleur, au choix des plans.Et puis j'ai beaucoup aimé le fait que l'histoire se déroule à Kyôto, l'atmosphère de la vieille ville contribue vraiment à l'ambiance si particulière de l'anime.

La musique composée par Oshima Michiru complète très bien cet aspect visuel très original. Combiné à la narration qui est si souvent présente et au rythme des images, on a parfois l'impression d'avoir devant soi un vieux film muet avec un commentaire. Mention spéciale pour le seiyuu du narrateur, vu sa quantité de texte et son débit. J'ai également adoré  la voix d'Ozu. J'ai été aux anges en retrouvant Asian Kung-Fu Generation pour la chanson de l'opening qui est absolument génial. J'ai également adoré la chanson de l'ending, chantée par Yakushimaru Estuko, composée par Sunahara Yoshinori que je connais de nom depuis longtemps même si je suis pas à fond dans l'électro, et écrite par Ishiwatari Junji, guitariste et parolier de Supercar.




J'ai donc été totalement conquise par l'univers unique, drôle, fascinant et intelligent de Yojôhan Shinwa Taikei. C'est avec des petites perles de ce genre que je me dis que je fais bien de continuer à regarder des anime, que c'est une histoire et un concept qui ne pourraient exister autrement qu'en anime. A voir absolument, et aussi à revoir, à cause de tous les détails loupés et qui je suis certaine donnent encore plus de profondeur à l'histoire. Je suis donc super contente qu'un coffret DVD vienne de sortir chez Beez et vu la récente annonce de la fin de l'éditeur, je ne vais pas tarder à l'acheter. J'encourage tous les adeptes de DVD à faire de même avant que le coffret soit épuisé !

Pour conclure, cette expérience m'a encore plus donné envie de voir Kemonozume, réalisation antérieure de Yuasa Masaaki (et d'ailleurs à l'heure où je termine ces lignes, c'est déjà chose faite ^^).

16.12.2011

[Anime] Sora no woto (La mélodie du ciel)

Titre japonais : ハチミツとクローバー

Nombre d'épisodes : 12 + 2 spéciaux

Année de production : 2010

Licence en France :
Kaze

Fiche :
Animeka ; ANN


Comme c'est quasiment toujours le cas pour les séries récentes, j'ai entendu parlé de Sora no woto sur des blogs et sur Twitter lors de sa diffusion début 2010. J'avais gardé son nom dans un coin de ma tête, et puis cet été en décidant de me mettre un peu au streaming gratuit je me suis rendu compte que la série que Kaze diffusait sur Wat.tv sous le nom de La mélodie du ciel, c'était Sora no woto. Sur ce coup-là c'est moi qui fait ma blonde, car il n'y a pas beaucoup plus llittéral comme traduction française (et c'est toujours mieux que de nous sortir un titre en anglais).

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Lorsque j'ai commencé à regarder l'anime, tous les épisodes n'étaient pas dispo sur Wat.tv. Après je crois qu'ils y étaient tous, après il en manquait de nouveau, et du coup maintenant la série y est plus du tout. Bref, heureusement qu'il y a eu la semaine de gratuité sur KZPlay en octobre pour que je puisse la terminer, bon timing ! ^^

L'histoire de Sora no woto débute à l'arrivée de la jeune Kanata dans la ville de Seize. Bien qu'elle soit une toute jeune fille, Kanata est soldat, et elle vient d'être affectée à l'unité par tradition exclusivement féminine qui garde le fort de Seize. La ville se situe dans un pays nommé Helvetia, en guerre depuis de nombreuses années contre l'empire de Roma. Le monde est tellement ravagé par ces conflits qu'il a perdu la technologie moderne qu'il maîtrisait autrefois et semble toucher à sa fin.

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 Si l'univers que je viens de décrire brièvement ne semble pas spécialement gai, la série n'est en rien un drame. N'oubliez pas qu'on a affaire à un groupe de jeunes filles, cinq pour être plus précise ! Kanata est l'incarnation même de la fille un peu timide et maladroite qui est gentille et dévouée, mais elle n'en est pas pour autant agaçante. Son rêve est de savoir jouer parfaitement du cor, et c'est Rio, qui maîtrise parfaitement l'instrument, qui va être sa professeur. Rio est donc la grande soeur numéro un, celle qui a un côté garçon manqué et des origines assez mystérieuses.

La grande soeur numéro 2, version blonde mielleuse, c'est Filicia. Faudrait qu'on dise une fois pour toute aux chara designers qu'en théorie à cet âge on ne porte pas des lunettes contre la presbytie et donc que si on les met au bout de son nez comme ça on n'y voit rien. Je sais que je fais pas partie du public visé, mais pour moi ça fait plus grand mère qu'autre chose. Enfin soit c'est ça, soit c'est le mode binoclarde moche avec des reflets dans les verres qui lui prennent la moitié du visage. Comme quoi les lunettes, c'est vraiment terrible :p Ah, et Filicia a une voix plutôt agaçante, mais malgré tout ce que je viens de dire je n'ai pas détesté le personnage, c'est juste qu'il est vraiment pas original.

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Kureha a elle aussi un côté cliché : c'est celle qui est jalouse de la nouvelle parce qu'elle veut pas perdre sa place auprès de ses deux grandes soeurs. Elle a une voix qui lui convient bien, mais qui m'a vraiment agacée à la longue. Enfin, la dernière fille de la bande est Noel, qui a elle aussi un petit côté garçon manqué étant donné qu'elle est passionnée de mécanique et tente de remettre en état une machine des temps anciens. Elle a deux de tension et s'endort à peu près n'importe où et n'importe quand, je l'ai trouvée vraiment amusante.

Comme on nous présente un monde en guerre où les héroïnes sont des soldats, on s'attend à ce que ça pète et qu'il se passe des grands trucs. Mais on se rend bien vite compte que non au bout de deux ou trois épisodes. Et encore un peu après, on se dit qu'en fait heureusement, parce que vu qu'il n'y en a que 12, des épisodes, ben ça ferait un peu short. On suit donc en fait tranquillement le quotidien du fort et de la ville de Seize. Il ne se passe pas que des trucs drôles, car le conflit se fait toujours ressentir d'une façon ou d'une autre dans le quotidien des habitants et de notre unité très spéciale, mais ce qui se dégage avant tout de l'histoire, c'est que Kanata s'intègre bien et qu'elle apprécie la vie au fort, qui a une mascotte bien marrante.

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J'ai trouvé l'univers franchement beau, moi quand on me montre des beaux bâtiments en pierre parfois un peu en ruine dans les montagnes, avec le petite côté un peu post-apocalyptique amené par cette technologie ancienne, je suis heureuse. Tout ça est évidemment européen, c'est visible dans le nom des pays, dans le fait que quasiment tous les textes que l'on voit à l'écran sont en français, ou encore dans le fait que les soldats de Roma parlent allemand. Un joyeux petit mélange comme les Japonais savent si bien le faire, mais personnelllement je trouve ça chouette qu'ils piochent un peu partout pour créer un univers original, après tout c'est pas comme s'il s'agissait d'une fresque historique.


Les musiques sont très réussies, rien d'étonnant vu qu'elles sont signées Ôshima Michiru. J'ai même trouvé la chanson en français très belle, alors que je n'écoute jamais de musique francophone. Du côté des compositions non originales, il faut noter l'utilisation du célèbre Amazing Grace, qui est un peu le morceau fétiche de Kanata.


Pour ce qui est de la chanson de l'opening, on y reconnait rapidemment une autre célèbre compositrice : Kajiura Yuki. Au début, je me disais bof, mais au bout du compte j'ai beaucoup aimé cette chanson. Et le style visuel très klimtien de l'opening rappellera très certainement Elfen Lied à ceux qui ont vu cette série. La chanson de l'ending est par contre  totalement quelconque. Certes, ça va bien avec le côté tranche de vie de l'anime, mais ça casse quand même bien l'ambiance est c'est vraiment pas mémorable.

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 Au fur et à mesure des épisodes, on apprend à mieux connaître nos cinq jeunes filles, et on s'aperçoit que chacune a été personnellement touchée par le conflit qui perdure, de façon particulièrement douloureuse et cruelle pour Filicia et Noel. Le côté tranche de vie s'estompe à la fin de l'anime pour laisser place à une véritable trame, ou plutôt un événement précis et très important qui est développé.  Bien qu'on puisse regretter que cela ne vienne pas plus tôt, j'ai trouvé que ce final était bien géré, qu'il ne sortait pas trop de nulle part car on connait bien l'univers arrivé à ce point de la série, et que c'est au bout du compte une bonne façon de terminer l'histoire.

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Ca n'empêche pas évidemment de se dire que les réalisateurs auraient pu voir plus grand et développer une véritable intrigue tout en gardant en marge ce côté quotidien. Pour ça évidemment, il aurait fallu le double d'épisodes. Mais pour ma part, la frustration n'a pas non plus été aussi extrême que pour Fractale, qui nous lançait dans une aventure qui ne faisait que survoler son monde. Parmi les points que j'aurais aimé voir développés davantage, je peux par exemple citer la religion : elle est incarnée principalement par le personnage de Yumina, et ne semble pas faire l'unanimité de la population, à commencer par Rio. J'aurais aimé en savoir plus sur les origines de cette désaffection et sur le rôle de l'Eglise dans le conflit.

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Au bout du compte, si je regrette bien le manque d'ambition palpable de l'anime,  Sora no woto n'est pour ma part pas à classer dans le rang des déceptions. J'ai apprécié son côté tranche de vie, et l'immersion dans son univers est très bonne grâce à de jolis décors qui font oublier le design assez banal des personnages ainsi qu'une bande sonore dans l'ensemble réussie. Les deux épisodes spéciaux (non disponibles pour l'instant sur KZplay) sont franchement sympa : le premier se place au milieu de l'histoire et part dans un bon petit délire, le second se déroule à la fin de l'histoire et permet de revoir un peu les personnages. Pas incontournable, mais assurément à tester.

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