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26.11.2011

[Film d'animation] Colorful

J'avais manqué Un été avec Coo au cinéma, et j'ai maintes fois failli craquer pour le DVD vu la mignonne petite bouille du kappa. J'ai été curieuse à propos de Colorful dès que Kaze a annoncé sa sortie en soulignant qu'il était signé par le même réalisateur, Hara Keiichi. Lorsque j'ai appris que par chance il passait à Rouen (j'ai vu l'affiche dans le hall du cinéma le jour de l'avant-première ^^), je me suis dit que je n'avais aucune excuse de louper ça.

Petite anecdote à propos de la copie du film projetée dans mon cinéma, qui je suppose est la même pour les autres salles : avant le film, on a le droit à la bande annonce pour un film japonais, sans aucun sous-titre ! Et il se trouve que ce film c'est SP, qui fait suite au drama du même nom. Ca m'a pas vraiment donné envie de le voir (les films tirés de drama sont trop souvent décevant, mais c'était marrant de voir des têtes connues pour un film qui ne sortira jamais chez nous. Après, il y avait aussi une pub contre le piratage des films, également tout en japonais ^^.

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Colorful nous raconte l'histoire d'une jeune personne qui vient de mourir et qui se voit offrir une nouvelle chance de vivre. Son âme va prendre place dans le corps d'un jeune garçon nommé Kobyashi Makoto, sur le point de mourir. Ce "héros" dont nous ignorons le nom et le visage va donc vivre à la place de Makoto, dans la famille de celui-ci. Il va devoir découvrir pourquoi Makoto a choisi de se suicider, mais aussi parvenir à se souvenir de sa propre vie et de la faute qui l'a conduit à cette mise à l'épreuve. Il sera guidé dans cette nouvelle vie par un ange très particulier.

J'ai tout de suite été frappée par la qualité des décors, qui sont réalistes et détaillés. Chaque plan rend le paysage urbain japonais exceptionnel, même s'il s'agit de maisons, de rues, de points comme il doit y en avoir tant dans la région de Tôkyô et dans tout le Japon. On retrouve cette faculté que j'aime tant chez les Japonais à mettre en scène le quotidien, et j'ai vraiment eu l'impression moi aussi de me retrouver là-bas avec Makoto.

Le design des personnages contraste avec les décors, mais est lui aussi réaliste. Les personnages ne sont extrêmement expressifs, à l'image de Shôko, une camarade de classe de Makoto. Ce côté réaliste et le fait que les personnages ne soient pas "beaux" m'a un peu fait pensé aux oeuvres de Kon Satoshi. Le naturel des personnages est renforcé par des voix bien choisies et bien interprétées, que ce soit l'espiègle Pura-pura ou encore une fois Shôko.

La musique du film est très belle, et en voyant le générique de fin je me suis dit que ça n'était pas étonnant vu qu'elle est signée Ôtani Kô, je j'ai adoré dans la série Haibane Renmei. Les morceaux ont des tonalités bien distinctes et retranscrivent parfaitement l'ambiance des différentes parties du film. La chanson du générique de fin, chantée par miwa, est plutôt jolie. Et dans une des scènes clé vers la fin du film, on peut entendre une version de Tegami d'Angela Aki chantée par une chorale, c'est absolument génial d'avoir utilisé cette chanson de cette façon.

Tout le mal être de l'adolescence est exprimé à travers les relations conflictuelles de Makoto avec sa mère, son père et son frère aîné, et aussi à travers sa solitude et sa détresse au collège, où il est brimé par ses camarades. Il est aussi perceptible chez d'autres personnages, en particulier chez Hiroka, la jeune fille dont Makoto était apparemment amoureux et qui se prostitue pour pouvoir acheter les vêtements et les accessoires à la mode dont elle a envie.

Ces thèmes sont régulièrement abordés dans l'animation japonaise, mais le contexte de l'histoire ainsi que la justesse du message véhiculé (qui donne au titre du film tout son sens) leur donnent vraiment une dimensiion particulière. Et si le cadre social est typiquement japonais, le sujet parlera forcément au spectateur occidental. Même s'il a largement passé l'âge d'être au collège !

Colorful est un film d'animation comme je les aime : beau sur le fond et sur la forme, simple par son évocation du quotidien, et très touchant. Et l'on est forcément intrigué par l'identité mystérieuse du personnage principal ! A voir au cinéma si c'est possible, dans tous les cas à acheter en DVD quand il sera disponible. Et pour ma part je peux vous dire qu'il y aura du kappa sous le sapin ! ^^

25.02.2011

[Film d'animation] Arrietty, le petit monde des chapardeurs (Karigurashi no Arrietty)

Titre japonais : 借りぐらしのアリエッティ

Année de production :
2010

Licence en France :
Buena Vista (Disney)

Fiche :
Animeka ; ANN

 

Les articles sur cette dernière production Ghibli ont été nombreux sur la blogosphère depuis sa sortie il y a plus d'un mois, à mon tour donc d'apporter ma modeste contribution ! Comme vous le savez certainement déjà, le film est une adaptation du premier volume d'une série de romans pour la jeunesse écrits par l'anglaise Mary Norton dans les années 50 et intitulée en VO The Borrowers. Si le scénario est signé Miyazaki, c'est Yonebashi Hiromasa (qui a dirigé l'animation de nombreux Ghibli) qui est à la réalisation.

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L'histoire nous emmène dans le quotidien d'Arrietty et de ses parents, des "petites personnes" qui vivent cachées sous la maison d'humains et chapardent pour subvenir à leurs besoins. L'arrivée dans la maison d'un jeune garçon, Shô, va faire basculer la vie d'Arrietty.

Les décors dans lesquels évoluent les personnages sont tout simplement magnifiques et prennent la dimension d'un véritable univers bien qu'ils se limitent à la maison et à son jardin. A l'échelle des petites personnes, chaque objet qui nous semble anodin se transforme complètement : un petit morceau de sucre devient une véritable réserve, une aile d'insecte est utilisée comme plume pour écrire... l'environnement fourmille de détails, et les couleurs sont merveilleuses. Les fleurs du jardin par exemple, sont fabuleuses.

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L'histoire est en fait très simple, mais elle n'en est pas moins belle. Il y a un vrai contraste entre es scènes d'action et d'aventure qui attirent plus particulièrement l'attention des plus jeunes, et les scènes de dialogues entre Arrietty et Shô. Et tout ce qui n'est pas dit entre eux a aussi une très grande importance, c'est de là que vient en grande partie le côté plus mélancolique de l'histoire.

Les musiques composées par Cécile Corbel sont particulièrement réussies. Les mélodies et l'instrumentation ont à la fois un coté celtique et un côté japonais et tout cela se marie parfaitement bien avec l'univers créé. Du côté des voix, la seiyu d'Arrietty est Shida Mirai, que j'ai vue notamment dans le drama Seigi no mikata. Je savais que je connaissais l'acteur qui prête sa voix au père de la jeune fille, il s'agit en effet de Miura Tomokazu, que j'ai aussi vu dans de nombreux drama (Shinzanmono, Bara no nai hanaya..).


J'ai donc pour ma part beaucoup apprécié ce film. Si on reconnaît bien la touche Miyazaki avec le côté merveilleux appporté par les petites personnes, la simplicité de l'histoire et l'importance du quotidien donnent une dimension différente et on peut dire que Yonebayashi parvient bien à imposer sa touche personnelle. Le tout avec la qualité technique de Ghibli et une bande sonore bien différente mais toute aussi enchanteuse que les compositions de Hisaishi Joe. Il faut donc être soit de mauvaise foi, soit vraiment très difficile pour trouver à redire à tout ça ! ^^

01.06.2009

[Film d'animation] Ponyo sur la falaise

Titre japonais : 崖の上のポニョ

Année de production :
2008

Licence en France :
Buena Vista (Disney)

Fiche :
Animeka ; ANN

 

Ca va faire près de deux mois que le dernier Miyazaki est sorti en salle et pourtant je ne l'ai vu que jeudi dernier. C'est pas l'envie qui m'en manquait, mais déjà, j'avais raté l'occasion lors des deux deux petites semaines de diffusion en VO à Rouen. Et puis la VF, ça aurait vraiment été le dernier recours, même si je pense que les Ghibli sont loin d'avoir les plus mauvais doublages pour ce qui est des films ou séries d'animation. J'ai donc décidé d'aller voir le film sur Paris, mais là encore entre les horaires des séances, les horaires des trains et les horaires des cours, ça n'a pas été évident, j'ai donc attendu d'être en partiels. Et jeudi, pour me consoler de ma piètre performance à mon oral, il fallait bien ça !

J'ai trouvé que cette dernière production de Miyazaki était vraiment au croisement entre ses oeuvres plus enfantines comme Mon voisin Totoro ou Kiki la petite sorcière,  et ses oeuvres un peu plus matures et plus longues comme Le voyage de Chihiro ou Princesse Mononoke. On a des personnages très jeunes et le scénario évolue simplement, mais les thèmes si chers au monsieur sont toujours aussi présents : d'une part le passage du quotidien au merveilleux, de l'autre le message sur la nature.

ponyo.jpg

J'ai vraiment apprécié le contraste entre le design très simple et aux couleurs vives des personnages, et les décors aux teintes plus pastel très détaillés, encore une fois magnifiques. Du côté de la musique, on reconnait bien Joe Hisaishi mais j'ai trouvé qu'il variait assez, par exemple avec le morceau très épique pendant le typhon. Bien sûr, Ponyo et Sôsuke sont super chou, et le côté comique est au rendez-vous (j'adore quand Ponyo asperge de l'eau ! ^^). J'ai peut-être un peu moins apprécié les personnages qui participent au merveilleux (en l'occurence les parents de Ponyo), mais la magie a quand même très bien opéré, et l'univers de la mer est tout aussi excellent que les paysages de campagne ou de montagne ou les villes de type occidental auxquels le réalisateur nous a habitués.

Au bout du compte, on peut dire c'est pareil, mais c'est pas pareil. Myazaki reprend les recettes du duo de personnages, de la nature, du merveilleux, on peut même dire que visuellement Sôsuke et Risa ne sont pas du tout originaux. Mais Ponyo a tout de même sa petite touche originale (notamment un ancrage prononcé dans le réel avec la présence des personnes âgées) et ça fonctionne toujours bien, alors je vois pas pourquoi il faudrait en demander plus. Ce n'est peut-être pas mon préféré, mais c'est certain qu'il rejoindra ma collection de DVD Ghibli, et je vois pas de raison de se priver d'aller le voir au cinéma tant qu'il passe encore.

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