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02.03.2010

[Manga] Au temps de Botchan

Titre japonais : 坊っちゃん』の時代

Auteurs : Dessin : Taniguchi Jirô - Scénario : Sekikawa Natsuo

Nombre de volumes : 5, série terminée

Editeur en France : Seuil

Fiche : Manga-news

 

J'avais rapidement évoqué ce manga dans mon troisième article consacré aux ouvrages en rapport avec le Japon que j'ai lus. Comme promis, voilà un autre petit article pour donner mes impressions un peu plus en détails.

Ca faisait longtemps que j'entendais parler de Taniguchi (en même temps c'est pas comme s'il était pas connu ^^), et je me disais qu'il faudrait bien que je voie un de ces quatre ce que donnaient ses mangas. Je n'ai peut-être pas commencé par son oeuvre la plus représentative, fdu moins par rapport à ce qui est édité en France, mais ce qui a fixé mon choix ça a été avant tout le thème abordé.

Chacun des cinq volumes de Au temps de Botchan se penche en effet sur un ou plusieurs personnages importants de l'ère Meiji (1868-1912), le titre de la série venant du roman Botchan de Natsume Sôseki. L'écrivain est d'ailleurs le "héros" du premier et du dernier volume, et étant donné la sympathie que j'ai pour lui depuis que je l'ai découvert en cours, c'est ça qui m'a vraiment poussée à lire le manga.

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On retrouve dans les autres volumes Mori Ôgai, Futabatei Shimei, Ishikawa Takuboku et Kôtoku Shusui. Autour de ce dernier est évoqué l'incident de haute trahison de 1911. Et bien sûr, tout au long des différents volumes, on nous évoque d'autres événements et aspects de l'époque, c'est d'ailleurs là tout l'intérêt du manga. D'ailleurs, le prof qui faisait le cours d'histoire intellectuelle du Japon au semestre passé nous en a conseillé la lecture.

C'est clair que c'est un support qui change vraiment, et comme j'aime varier mes lectures j'ai beaucoup apprécié. Il faut bien sûr prendre un peu de recul par rapport à la part de fiction qui existe, mais c'est tout à fait passionnant d'être dans l'ambiance de l'époque. Ca a beau être dessiné, divisé en cases puis en chapitres comme n'importe quel manga, ça ne se lit vraiment pas de la même façon. La narration de Sekikawa est presque aussi importante que ses dialogues, mais tout est très bien intégré avec les images.

Si je ne suis pas particulièrement adepte de la façon dont Taniguchi dessine le visage de ses personnages (on a comme l'impression qu'ils ont toujours les yeux trop rapprochés) je dois dire que le côté très réaliste et précis de ses dessins est assez impressionnant, et les panoramas des rues du Tôkyô de Meiji sont superbes.

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Les volumes sont d'un format plus grand que ce qu'on voit d'habitude, ils ont en fait la taille (et l'épaisseur) d'un roman en édition "normale". Et le prix qui va avec. Donc à l'achat c'est assez lourd, je suis contente d'avoir pu les trouver en bibliothèque (ils sont même arrivés tout seuls jusqu'à moi grâce à ma bibliothécaire privée ^^).

J'ai pris mon temps pour lire le manga, généralement un chapître à la fois, jamais plus de deux. C'est sérieux, c'est dense, donc évidemment ça ne s'enfile pas comme un shôjo ou un shônen plus classiques. Mais je le répète, c'est vraiment intéressant d'avoir un aperçu de l'histoire japonaise sous cette forme, et l'oeuvre montre encore une fois la variété de formes que peut prendre le manga.

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10.02.2010

[Manga] L'école emportée

Titre japonais : 漂流教室

Auteur : Umezu Kazuo

Nombre de volumes : 6 (pour l'édition française du moins), série terminée

Editeur en France : Glénat

Fiche : Manga-news

 

J'ai voulu lire ce manga après avoir vu son adaptation en drama, Long Love Letter. Même si je savais que l'adaptation était très libre, j'étais curieuse de lire l'oeuvre originale. Le fait qu'elle date des années 70 (d'habitude les mangas que je lis sont récents, le plus vieux étant Hana Yori Dango) et qu'elle soit d'un genre différent de ce que j'ai l'habtiude de lire ou de voir a aussi beaucoup joué. Et puis j'ai eu la chance de pouvoir emprunter tous les volumes à la bibiliothèque municipale.

L'école emportée narre la disparition brutale d'une école primaire et de tous ses occupants, mystérieusement projetée dans un monde désertique, dépourvu de vie, où le sable dispute à un ciel aux brumes obscures les limites incertaines de l'horizon noir. Complètement dépassés par la situation, les adultes chargés de la protection des enfants vont se révéler incapables d'assurer leur rôle. Certains laisseront libre cours à leur folie naissante, d'autres préfèreront le suicide. C'est dans ce monde que les enfants, désemparés, à court de repères tant familiaux que géographiques, se devront à eux seuls de s'accorder l'espoir d'une survie improbable.

(Source : Glénat)

D'habitude je ne ressens pas le besoin d'aller choper un résumé quelque part, mais en fait c'est bien pratique ^^. La première grosse différence avec le drama, c'est donc qu'il s'agit d'une école primaire et non pas d'un lycée, et que tous les élèves y sont présents : il n'y a donc pas seulement quelques dizaines de personnes, mais environ 850 si je me souviens bien. Ca fait donc plus de monde pour la boucherie ! Car c'est là la deuxième grosse différence : le manga est beaucoup plus trash (ou le drama est édulcoré, comme ou voudra ^^), et quand je disais un genre différent de ce que j'ai l'habitude de lire, c'est là que je voulais en venir.

Oui, bien sûr, c'est encore plus dérangeant de voir des enfants se faire tuer, ou pire se tuer entre eux, mais plus le manga avance moins on y fait attention tellement le genre de scènes est fréquent, et ça c'est peut-être un peu dommage. Mais on comprend très bien que l'auteur ne montre pas ces scènes de massacre histoire de montrer du sang, qu'il veut illustrer la dureté du monde dans lequel se retrouvent les enfants, et surtout la dureté des relations qui se développent entre eux quand il s'agit de survie.

Puisqu'on en est sur les points qui m'ont un peu dérangée (pas très logique peut-être de commencer par ça mais bon ^^), il y a la temporalité un peu étrange : on a presque l'impression que tous les événements se déroulent en l'espace d'une journée, tout s'enchaîne sans que les enfants aient le moindre répit, on les voit à peine se coucher et dormir. C'est sûr que ça évite des longueurs, ça donne un dynamisme certain, mais les repères de temps sont vraiment brouillés, surtout quand il y a des allers-retours entre le monde de l'école et le monde "réel". Ca donne aussi l'impression que la fin arrive un peu vite. Mais la fin en question, semblable à cette du drama, je l'ai trouvée très bien ^^.

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Ensuite, pour ce qui est du héros, Sho, il est un peu carricatural : toujours prêt à aider les autres même quand on veut sa peau, il a un sens de la justice on ne peut plus aigü. On aimerait peut-être voir un peu plus ses faiblesses. Enfin, les enfants ont parfois des réactions ou des réflexions qui font un peu trop adultes. C'est vrai que les plus âgés d'entre eux sont supposés avoir 12 ans, mais parfois ça ne fait quand même pas très naturel, ne serait-ce que dans la tournure des phrases. Enfin pour ça, c'est peut-être aussi dû en partie à la traduction française. D'ailleurs, j'ai pas trouvé très judicieux de transformer les plus jeunes élèves en maternelles sous prétexte que le cycle primaire compte 6 années au Japon et seulement 5 en France. Une petite note explicative et la conservation des niveaux (première, deuxième année...) aurait été plus claire.

A part ces détails, le manga se lit vraiment très bien, même en connaissant l'histoire dans les grandes lignes. J'ai encore une fois été assez bluffée par l'univers imaginé par l'auteur, et le principal thème qui se cache derrière la tragique histoire des enfants, l'avenir de notre planète. On nous rabâche les oreilles ces dernières années à cause des problèmes de pollution, de réchauffement climatique, comme si on venait tout d'un coup de s'en rendre compte, mais en fait pas du tout. Au début des années 70, alors que le Japon comme tous les pays développés était encore en pleine croissance, il y avait des gens qui étaient déjà bien conscients du fait que le mode de développement effréné de ces pays ne pourrait pas durer et pourrait avoir de terribles conséquences. Et j'aime vraiment ce qu'a pu imaginer Umezu à partir de ce constat.

Les dessins ont évidemment un style assez différent de ce à quoi j'ai pu être habituée avec les mangas récents, mais je dois dire que j'ai plutôt accroché, les visages sont dans l'ensemble très expressifs. Les volumes sont plus petits que le format habituel, quand on est bigleux comme moi question confort de lecture c'est pas forcément terrible, mais sinon je n'ai rien trouvé à leur reprocher, et les couvertures aux couleurs vives très psychédéliques sont assez sympas.

Je pensais parler un peu plus de la comparaison entre le drama et le manga, mais en fait je ne sais pas si c'est très judicieux de le faire ici, je dirais donc qu'avec le recul, même si le drama est très différent, je trouve que l'adaptation était vraiment bien faite. Il est beaucoup moins dur, mais la force du message est toujours là. On retrouve en fin de compte la grande majorité des événements, même s'ils ne se déroulent pas de la même façon.

Pour conclure, je suis vraiment contente d'avoir eu l'occasion de lire ce manga, c'était vraiment intéressant de lire quelque chose d'une époque un peu différente et sur des thèmes différents, d'explorer la variété du support. Je le conseille vivement, à moins de ne pas supporter de voir des tits n'enfants se faire maltraiter ^^.

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06.10.2009

[Manga] Death Note

Titre japonais : デスノート

Auteurs : Dessin : Takeshi Obata - Scénario : Tsugumi Ohba

Nombre de volumes : 12, série terminée

Editeur en France : Kana

Fiche : Manga-news

 

Mais pourquoi je parle de Death Note que maintenant, alors que c'est super connu et que bien des gens doivent penser que c'est une aberration de se dire fan de manga/animation et de ne pas l'avoir encore vu/lu ? Evidemment, ça fait longtemps que j'en entends parler, et j'avais failli regarder l'anime du temps où il sortait en fansub, et n'était sûrement pas encore terminé. Mais c'est à ce moment que Kana avait eu la licence pour le manga, du coup j'avais laissé tomber l'idée de l'anime et avais décidé d'acheter l'oeuvre originale. Douze volumes seulement et la série était terminée, l'auteur n'avait donc pas succombé comme d'autres à la tentation de faire une série à rallonge parce que ça marchait, ça me paraissait une bonne chose.

On m'avait dit, et je l'avais lu et entendu, que le suspense était assez énorme et qu'il valait mieux avoir en sa possession le volume suivant quand on en terminait un sous peine de frustration intense (et puis moi, suis pas du tout adepte des scantrads en plus, même si je vais peut-être finir par m'y mettre, mais pour les séries non-licenciées en France). Me voilà donc à attendre que toute la série soit publiée. Pas de problème, j'ai autre chose à lire et à voir. Tellement que du coup j'ai commencé ma lecture un an après que le dernier volume soit sorti ^^.

Je ne voudrais pas avoir l'air de dire que ce qui est très populaire c'est pas bien et prétendre avoir des goûts supérieurs, parce qu'après tout il y a plein d'autres trucs que j'aime et qui sont super connus, que ce soit question manga/anime (le plus évident étant FMA) ou dans d'autres domaines. Mais là, je dois dire que j'ai quand même été déçue d'un sens. C'est clair que le fait d'en avoir tellement entendu parlé comme étant le manga ultime avec un scénario énorme et des personnages excellents, j'avais sûrement placé la barre trop haut. Je n'aurais très certainement pas vu l'oeuvre de la même façon si elle n'avait pas eu une telle notoriété.

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Mais bon, si Death Note a eu tant de succès, c'est quand même pas pour rien, et c'est clair qu'il y a de très bons éléments, à commencer par le dessin. Je connaissais Takeshi Obata grâce à Hikaru no Go, et là même si l'univers est différent on reconnaît bien son style, pour le personnage de Light bien sûr, mais aussi pour Misa ou Near par exemple. Et les dieux de la mort ont vraiment la classe, à commencer par Ryuk. Vraiment bien fichu quoi, jusqu'aux dessins à chaque début de chapitre ou les couvertures.

Après, choisir de baser l'histoire sur des affrontements psychologiques plutôt que sur les classiques affrontements physiques qu'on peut voir dans quasiment tous les shônen, c'est original c'est clair, mais ça a les mêmes limites. On ne peut pas dire que c'est toujours pareil, le temps passe et les situations se renouvellent, mais au bout du compte la recette est toujours la même : le je sais qu'il sait que je sais qu'il sait que je sais, quoi. Ouais, ça doit être parce que je suis pas fan d'échecs et de jeux dans ce genre que j'ai trouvé que ça revenait un peu trop souvent ^^.

Le scénario est solide, c'est sûr, plus dans la première partie que la deuxième (là je pense que je rejoins la majorité des avis). Mais c'est surtout que le scénariste est fort doué pour nous mener où il le souhaite et nous faire oublier le reste. Mais le résultat est là, c'est le principal, et tout s'enchaîne sans grands temps morts, pour peu qu'on ne se pose pas trop de questions. Mais bon, je m'en suis posé un peu quand même.

Je ne suis pas parvenue à entrer complètement dans tout l'univers et le contexte mis en place par les auteurs. Comment dire ? Le cadre choisi est le monde réel, mais bien sûr avec l'existence des dieux de la mort et du cahier de la mort, on est aussi dans le fantastique. Entre ces deux faits, il y a un certains nombres de choses que le scénariste n'est pas parvenu à me faire "accepter". L'important n'est pas vraiment de savoir si c'est parce que c'est impossible, pas réaliste ou quoi que ce soit, c'est juste que j'ai pas réussi à l'admettre.

Le personnage de L par exemple : mystérieux, c'est clair, un classe certaine aussi. Mais je n'ai pas réussi à accepter le peu d'explications qu'on donne sur ses origines, trop vagues pour justifier les pouvoirs et l'influence dont il dispose. C'est juste trop gros quoi. Un mec super top intelligent sorti de nulle part ou presque, qui affronte un autre mec super intelligent méchant. Juste parce qu'ils sont super intelligents et que personne leur arrive à la cheville quoi. Et la façon dont tout le monde admire cette intelligence, la façon dont la police japonaise et du monde entier passe pour incompétente face à eux, ça non plus j'ai pas accroché.

Je n'ai pas spécialement apprécié le personnage de Light. C'est sûr que le personnage est pas fait pour être aimé, c'est le méchant quoi. Mais lui donner un côté plus torturé, le faire douter parfois, l'aurait rendu plus sympathique, plus complexe. Ca aurait aussi permi de mettre plus en avant l'une des principales questions évoquées : est-ce qu'on a le droit de tuer les gens qui ont commis des crimes, est-ce qu'en le faisant on ne se rabaisse pas simplement à leur niveau ? La justice est-elle quelque chose de bien défini, ou est-ce seulement l'opinion de la majorité ? Par contre, il me semble avoir lu ou entendu que certains n'appréciaient pas la fin, moi je l'ai trouvée assez bien, c'est là que j'ai le plus apprécié Light même : il redevient tout à coup humain, c'est ça qui lui manquait un peu avant.

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Au-delà de ce côté très sérieux d'enquête, d'affrontement entre grosses têtes, de purge de tous les criminels du monde pour le rendre idéal, l'histoire présente tout de même quelques côtés plus légers. Celui que je n'ai pas aimé, c'est le côté romance entre Misa et Light. Cette fille est vraiment trop conne avec son aveuglement soit-disant parce qu'elle est amoureuse, et en tant que personnage féminin le plus présent de l'histoire, où il y a une majorité d'hommes, elle donne vraiment une piètre image des femmes. Je ne vais pas me la jouer féministe, de toute façon il y aurait sûrement la dose de mangas à pointer du doigt avant celui-ci, c'est juste que j'ai trouvé le personnage vraiment ridicule, d'autant plus que de nombreux événements reposent sur ses actions. Là aussi ça aurait pu être intéressant qu'elle doute de Light, qu'elle mette en l'air ses plans, qu'elle évolue au lieu de rester si bornée et crédule alors que l'histoire se déroule sur plusieurs années. Enfin, je comprends qu'elle constitue un élément kawaii de choix pour les mecs ^^.

Ce que j'ai le plus aimé question légéreté en fait, c'est Ryuk. Son addiction aux pommes, toutes les petites remarques qu'il fait en observant les hommes, ce n'est pas si fréquent mais c'est toujours juste et bienvenu. C'est d'autant plus amusant que le bonhomme a une tête bien particulière ^^. Pour ce qui est du côté un peu bouffon de Matsuda enfin, je vais pas aller jusqu'à dire que j'ai aimé le personnage, mais il ne m'a pas non plus spécialement dérangée.

Difficile d'en dire plus sans entrer vraiment au coeur de l'histoire, et puis de toute façon ça deviendrait vraiment trop bla bla ^^. Oui, j'ai bien aimé lire Death Note, le suspense a bien opéré même si ce n'est pas forcément autant que je l'aurait pensé. Je n'ai pas non plus complètement avalé les tomes mais je lisais bien deux ou trois chapitres par soir, parfois un ou deux autres en journée. Mais en tout cas, ce n'est pas mon manga préféré, c'est sûr. Le genre est original, et c'est sûrement pour ça qu'on lui passe plus facilement ses petits défauts, ce qu'on serait moins enclin à faire sur une oeuvre plus classique. Mais bon, j'ai trouvé qu'il y en avait des petits défauts, et malgré les thèmes très intéressants, le manga ne m'a pas particulièrement touchée ni parlé, du fait de mon manque de sympathie pour la plupart des personnages.

Pour finir, un mot sur l'édition de Kana : les couvertures sont très jolies, je n'ai rien eu à reprocher à la traduction, et les petits dossiers à la fin de certains volumes, sur l'anime ou les films, sont plutôt sympas. Je relirai sûrement la série un jour, même si je doute que ça soit le genre d'histoire qui se relit bien, mais même si les tomes font bien joli sur mon étagère je pense que je finirai par les revendre. Et puis si j'ai l'occasion de voir l'anime à la télé ou de me faire prêter les DVD, je le regarderai bien, mais ça ne me dit vraiment pas de l'acheter.

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