24 décembre 2009

Le Concert

Avant qu'il ne passe plus au cinéma, je me décide à dire deux mots de ce film que j'ai vu le mois dernier et que je conseille vivement. En 2004, j'avais vu le précédent film de Radu Mihaileanu, Va, vis et deviens, et j'avais vraiment adoré. A partir d'un sujet qui m'était personnellement tout à fait inconnu (la venue de Juifs éthiopiens en Israël dans les années 80), le réalisateur nous livrait une histoire on ne peut plus riche en émotions. J'avais en outre beaucoup aimé le fait que différentes langues soient parlées, et la musique était magnifique.

Dans Le Concert, bien que le thème soit très différent (mais pas non plus sans rapport avec la vie du réalisateur, d'après ce que j'ai pu lire), on retrouve tous les éléments que j'avais appréciés. Et la musique est très présente, pas étonnant vu le titre et le sujet du film ! J'admire la façon dont le réalisateur parvient à parler d'un sujet très sérieux (ici, la Russie soviétique) en donnant à son film un côté extrêment drôle et léger, mais jamais lourd, et en laissant tout de suite transparaître les émotions au-delà de l'humour.

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J'ai beaucoup aimé l'acteur russe qui tient le rôle principal, celui d'un chef d'orchestre déchu, et l'ambiance délurée de l'orchestre qu'il forme ainsi que l'amour pour la musique qui est montré m'ont tout à fait rappelé Nodame Cantabile. Là aussi, on peut entendre des morceaux de classique qu'on a forcément déjà entendu ailleurs (et là je me suis encore dit : mais je connais ça, c'est de qui ? ^^). Et les musiques originales sont elles aussi très belles, on est vraiment emporté par la musique à chaque instant.

Et je me suis encore fait la réflexion en voyant ce film que la Russie est un pays qu'on connaît vraiment mal en dépit de sa taille et de son importance dans l'Histoire. Je conseille donc vivement  film, que ce soit en salles tant qu'il passe encore, ou un peu plus tard en DVD.

20 novembre 2009

The coast guard

Comme j'ai fait des articles sur les trois autres films de Kim Ki Duk que j'ai vus (Printemps, été, automne, hiver... et printemps, Locataires ainsi que Time), je tiens à en faire un pour celui-ci même s'il ne sera peut-être pas très long. Le fait de lire que l'histoire se passait dans l'armée coréenne et tirait parti de la propre expérience du réalisateur m'avait donné envie de voir ce film, j'ai donc acheté le DVD. C'est tout bête, mais je pensais que ça se passait à la frontière entre les deux Corée, qu'on verrait des soldats des deux camps. Pourtant, avec le titre c'est évident que ce n'est pas ça ^^.

Il s'agit donc de soldats qui gardent la côte, par laquelle pourraient arriver des espions nord-coréens. L'ennemi, on ne le voit pas une seule seconde, et c'est justement cette absence qui créé l'ambiance du film, qui est à la base de la folie dans laquelle va sombrer le personnage principal. On retrouve des éléments caractéristiques de Kim Ki Duk (peu de dialogues par exemple, et aussi les musiques au piano), mais l'univers est complètement différent, vraiment particulier, c'est peut-être pour ça que j'ai un peu moins aimé.

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Mais le film vaut quand même largement le coup d'oeil. Le fossé entre civils et militaires, ça existe sûrement dans tous les pays, mais là ça prend des proportions vraiment énormes, et le réalisateur montre très bien cette absurdité. J'ai beaucoup aimé la façon dont est montrée la mer, à l'image de l'affiche du film. A voir si on connait déjà le réalisateur, sinon je conseillerais d'abord un des films que j'ai mentionnés au début.

Je profite de cette note sur un film coréen pour parler du festival du cinéma coréen qui a lieu en ce moment à Rouen pour la cinquième fois. Je n'ai pas pu y aller les deux années passées, et c'est pas encore sûr que je puisse y aller cette année, mais je trouve ça vraiment chouette qu'il y ai un tel événement dans ma ville alors je tenais à en parler. Ca se passe maintenant au Pathé des Docks 76, jusqu'au 24 novembre, et vous trouverez toutes les infos sur les films diffusés sur le site. Il y a le Printemps, été, automne, hiver... et printemps de Kim Ki Duk justement (ils doivent au moins un film de lui tous les ans je pense), ça doit vraiment bien donner sur grand écran ^^.

14 novembre 2009

Catch-up cinéma septembre-novembre

Puisque comme d'habitude je ne suis pas fichue de faire des articles corrects juste après être allée voir un film, voici un nouveau petit récapitulatif de ce que j'ai vu ces dernières semaines. Et comme j'adore mettre des liens partout, maintenant vous avez même le droit aux liens vers les fiches Allociné.

D'abord, en septembre j'ai été voir Non ma fille, tu n'iras pas danser, de Christophe Honoré. C'est sûr que je m'attendais pas à une grosse comédie, mais je pensais quand même que l'ambiance serait un peu plus légère. Les passages sur les légendes bretonnes sont orginaux, même si celui avec la danseuse est un peu long. Le personnage principal, Léna, est vraiment à claquer je trouve, je n'ai pas eu beaucoup de sympathie pour elle mais niveau interprétation c'est efficace. J'aime bien ce genre d'histoire de famille, où les relations souvent compliquées cachent un attachement.

Ensuite, une autre histoire de famille, elle aussi centrée sur les femmes : Mères et filles, de Julie Lopes-Curval. J'ai beaucoup aimé l'ambiance au bord de la mer et dans la maison familiale, ainsi que les transitions entre les différentes époques, qui permettent petit à petit de découvrir le secret de la disparition de Louise, qui a bouleversé la vie de sa fille Martine et a aussi eu des conséquences sur celle de sa petite-fille Audrey. C'est vraiment touchant, et j'ai aussi bien aimé les musiques.

La semaine dernière, j'ai vu deux films : le premier était Micmacs à tire-larigot de Jean-Pierre Jeunet. J'ai beaucoup aimé comment le réalisateur transforme Paris en un décor à la fois familier et étrange, qui semble un peu hors du temps. Au niveau de la panoplie de personnages qui ont chacun leur "spécialité", le concept est loin d'être inédit mais c'est vraiment efficace. Les plans échaffaudés sont loufoques et parfois invraisemblables mais on s'en fiche, on marche à fond dedans et tout s'enchaîne très bien.

Enfin, mercredi dernier je suis allée voir Away we go de Sam Mendes. J'aime beaucoup les films qui sont à la fois drôles et touchants, et dans ce cas-là c'est vraiment réussi. J'ai bien aimé la façon dont le film est découpé : un lieu = une rencontre d'une famille. C'est simple, mais vraiment efficace. Et la musique créé vraiment une ambiance sympa.

J'ai repéré encore pas mal de films que je voudrais voir prochainement, j'espère que j'en aurai l'occasion. Jusqu'à peu, j'avais le droit au tarif très avantageux pour les moins de 26 ans que fait l'UGC (y'a pareil au Pathé des Docks 76 je crois), mais bon hélas je suis devenue vieille, mais pas riche contrairement à ce que font penser tous ces tarifs jeunes/étudiants. Pour l'instant, pour ne pas payer les 8 ou 9 euros d'un tarif plein, je crois que je vais compter sur les cartes de 5 places à 5 ou 7 euros de l'UGC. Avec ma soeur, on réfléchissait encore à l'abonnement mensuel, c'est sûr que ça peut être vraiment avantageux, mais il faut vraiment être sûr de pouvoir y aller très régulièrement pour rentabiliser la carte à coup sûr.

23 juillet 2009

Catch-up cinéma juin-juillet

Voilà, comme d'habitude je suis pas fichue de faire des notes correctes sur les quelques films que je vais voir au cinéma ! Je sais pas pourquoi, avec tout ce qui est anime, drama, ou même films japonais j'y arrive, mais dès qu'il s'agit de quelque chose de plus connu, grand public ou je ne sais quoi, j'ai beaucoup plus de mal. Dire que c'est bien, pas de problème, même si je sais que tout le monde n'a pas aimé. De la même façon, si je trouvais un truc complètement pourri je pense que je ne me gênerait pas non plus pour le dire. Mais pour ce qui est de faire des critiques plus nuancées, d'avoir vraiment des arguments pour le pourquoi du comment, ben non. Bon, entrons dans le vif du sujet !

J'ai d'abord vu Etreintes brisées, le dernier Almodovar. Certains disent que c'est son meilleur film, d'autres que c'est un des moins bien, que c'est toujours la même chose. Je dirais juste que même si je suis loin d'avoir vu tous ses films, j'aime beaucoup son univers et que je n'ai pas du tout déçue même si je préfère sûrement Volver ou Tout sur ma mère.

Ensuite, Amerrika, que j'ai trouvé vraiment simple et touchant. Le film ne tombe pas dans la simple diabolisation des Américains ou des Israëliens, montre juste simplement les difficultés de cette mère et de son fils dans leur pays puis aux Etats-Unis et soulève ces questions d'identité par rapport à la religion, la couleur, la nation, qu'on a ou pas.

L'Age de glace est un peu un film d'animation culte pour moi, j'avais déjà bien aimé le deuxième du nom, j'ai donc sans hésité été voir l'Age de Glace 3. Bien sûr, c'est un peu sans surprise et ce n'est pas le scénario qui compte, mais les personnages maintenant bien connus sont toujours aussi excellents, les situations et les dialogues aussi drôles, et les nouveaux personnages comme la belette borgne ou la dulcinée de Scrat viennent mettre aussi leur petit grain de sel.

Enfin, hier, je suis allée voir Public Enemies. Plus pour le côté époque que pour le côté fusillades, mais on ne peut être déçue pour aucun des deux ! J'ai repensé à l'Echange, qui se passe à la même époque et ne donne pas vraiment une meilleure image de la police américaine. Je n'ai pas vu tant de films que ça avec Johnny Depp mais je l'apprécie beaucoup et là il est vraiment excellent. La reconstitution des années 30 est superbe et la musique très belle. J'ai beaucoup aimé le contraste des quelques courts passages où l'on voit la campagne, avec une lumière particulière, quand Dillinger quitte la ville après un braquage ou après s'être évadé.

11 juin 2009

Departures (Okuribito)

J'ai entendu parlé de ce film quand il a reçu l'Oscar du meilleur film étranger, et j'attendais depuis sa sortie. J'étais bien contente qu'il passe à Rouen, et comme je suis en vacances je n'ai pas eu de mal à trouver une séance dont l'horaire me convenait !

Décidément, les films japonais que j'ai vus dernièrement au ciné tournent beaucoup autour de la mort : après Still Walking, où le deuil étant omniprésent même si tout était la plupart du temps implicite, ici c'est plus qu'explicite. Le personnage principal de l'histoire, Daigo, se retrouve en effet par un concours de circonstances à travailler pour une entreprise qui s'occupe de la mise en bière des défunts. On peut donc observer à plusieurs reprises le rituel effectué.

J'ai une fois de plus retrouvé des acteurs que je connaissais parce que je les ai vus dans des dramas : le patron de Daigo Tsutomu Yamazaki, qui est sûrement celui que j'avais le plus apprécié dans Kurosagi. Sa secrétaire est Kimiko Yo, vue notamment dans Byakuyakou et Yasashii Jikan. Et la femme de Daigo est Ryôko Hirosue, que j'avais bien aimée dans Summer Snow et Slow Dance. Quant à celui qui joue Daigo, Masahiro Motoki, je ne le connaissais pas mais je l'ai bien apprécié, et c'est tant mieux car il joue avec Hiroshi Abe dans un des dramas que j'attends le plus.

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Malgré son thème, le film est loin d'être triste d'un bout à l'autre. Il y a d'abord ces quelques touches d'humour que le réalisateur (Yojiro Takita) parvient à placer sans qu'elles soient déplacées justement. Et surtout, à travers la mort on nous parle avant tout de la vie, très simplement. Résultat, après avoir tiré ma petite larme, je suis sortie de la salle avec le sourire aux lèvres. Mélange d'émotions plus que réussi !

On dira que c'est facile de faire pleurer en montrant des gens qui sont morts et en mettant de la musique triste (de Joe Hisaishi, que j'ai encore une fois apprécié), mais on ne peut pas résumer le film à ça. On peut trouver que les scènes de mise en bière sont répétitives mais moi j'ai trouvé qu'elles soulignaient d'une part le fait que ce n'est jamais pareil pour la famille, et d'autres part étaient nécessaires pour voir le personnage principal évoluer dans son métier. J'ai bien aimé l'ambiance des différents lieux, surtout la maison de Daigo et le "bureau" où il travaille. Et comme très souvent, on aperçoit aussi de beaux paysages à différentes saisons.

Même si le film dure plus de deux heures je ne me suis pas du tout ennuyée et j'ai franchement apprécié tout ce que le réalisateur voulait faire passer à travers son histoire.

01 juin 2009

Ponyo sur la falaise

Titre japonais : 崖の上のポニョ

Année de production :
2008

Licence en France :
Buena Vista (Disney) - A paraître

Fiche :
Animeka ; ANN

 

Ca va faire près de deux mois que le dernier Miyazaki est sorti en salle et pourtant je ne l'ai vu que jeudi dernier. C'est pas l'envie qui m'en manquait, mais déjà, j'avais raté l'occasion lors des deux deux petites semaines de diffusion en VO à Rouen. Et puis la VF, ça aurait vraiment été le dernier recours, même si je pense que les Ghibli sont loin d'avoir les plus mauvais doublages pour ce qui est des films ou séries d'animation. J'ai donc décidé d'aller voir le film sur Paris, mais là encore entre les horaires des séances, les horaires des trains et les horaires des cours, ça n'a pas été évident, j'ai donc attendu d'être en partiels. Et jeudi, pour me consoler de ma piètre performance à mon oral, il fallait bien ça !

J'ai trouvé que cette dernière production de Miyazaki était vraiment au croisement entre ses oeuvres plus enfantines comme Totoro ou Kiki, et ses oeuvres un peu plus matures et plus longues comme Le voyage de Chihiro ou Princesse Mononoke. On a des personnages très jeunes et le scénario évolue simplement, mais les thèmes si chers au monsieur sont toujours aussi présents : d'une part le passage du qotidien au merveilleux, de l'autre le message sur la nature.

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J'ai vraiment apprécié le contraste entre le design très simple et aux couleurs vives des personnages, et les décors aux teintes plus pastel très détaillés, encore une fois magnifiques. Du côté de la musique, on reconnait bien Joe Hisaishi mais j'ai trouvé qu'il variait assez, par exemple avec le morceau très épique pendant le typhon. Bien sûr, Ponyo et Sôsuke sont super chou, et le côté comique est au rendez-vous (j'adore quand Ponyo asperge de l'eau ! ^^). J'ai peut-être un peu moins apprécié les personnages qui participent au merveilleux (en l'occurence les parents de Ponyo), mais la magie a quand même très bien opéré, et l'univers de la mer est tout aussi excellent que les paysages de campagne ou de montagne ou les villes de type occidental auxquels le réalisateur nous a habitués.

Au bout du compte, on peut dire c'est pareil, mais c'est pas pareil. Myazaki reprend les recettes du duo de personnages, de la nature, du merveilleux, on peut même dire que visuellement Sôsuke et Risa ne sont pas du tout originaux. Mais Ponyo a tout de même sa petite touche originale (notamment un ancrage prononcé dans le réel avec la présence des personnes âgées) et ça fonctionne toujours bien, alors je vois pas pourquoi il faudrait en demander plus. Ce n'est peut-être pas mon préféré, mais c'est certain qu'il rejoindra ma collection de DVD Ghibli, et je vois pas de raison de se priver d'aller le voir au cinéma tant qu'il passe encore.

13 mai 2009

Still Walking (Aruitemo, Aruitemo)

Alors que je loupe tellement de films asiatiques à cause de leur distribution souvent limitée, j'étais bien contente que celui-ci passe à Rouen. Le réalisateur de ce film est Hirokazu Kore-Eda, auteur également de Nobody Knows, que j'avais vu à sa sortie en 2004 et que j'avais beaucoup aimé. L'histoire est vraiment bouleversante, et le jeu des enfants est tout simplement excellent (l'un d'eux avait d'ailleurs en le prix d'interprétation à Cannes). Autre raison de voir ce films : Hiroshi Abe, que j'ai adoré dans plusieurs dramas, y tient l'un des rôles principaux. J'ai également eu la bonne surprise d'y retrouver Yui Natsukawa, qui jouait avec lui dans Kekkon dekinai otoko.

Still Walking est le genre de films dont certains diront : c'est chiant, c'est lent, il se passe rien, y'a pas d'intrigue. On assiste à une réunion de famille pendant un week end et certes, il ne se passe rien d'imprévu : les femmes cuisinent, tout le monde mange, les enfants jouent... Mais ce qui est formidable, c'est la façon dont on apprend tout sur les personnages rien qu'en les observant discuter entre eux. On suit à peine  plus de 24 heures de leur vie, mais ils prennent rapidement une profondeur, et tous les problèmes de famille évoqués, ou plutôt sous-entendus, nous parlent forcément d'une façon ou d'une autre. C'est une famille japonaise, mais une famille avant tout, et dans les relations père/fils, mère/fille, mère/belle-fille, on se rend compte que c'est un peu pareil partout !

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Les acteurs sont tous très justes, et l'on se croirait presque dans un documentaire s'il n'y avait pas des plans très particuliers et les quelques scènes d'extérieur, très belles. La musique est très simple et pas très présente, au niveau de l'ambiance sonore tout se joue plutôt autour de tous ces bruits relatifs à l'été japonais, qui créent cette ambiance calme, comme si le temps s'était arrêté. Et c'est en fait le cas pour certains membres de la famille, en particulier le père. Le rythme est lent, certes, mais je trouve que ça permet de se sentir plus proches des personnages, on a vraiment l'impression d'être avec eux dans la maison. Ce flim montre parfaitement qu'on peut créer une émotion sans aller chercher de grandes aventures ou sans tomber dans le grand drame, juste en montrant des gens normaux avec une vie normale, en toute simplicité.

21 avril 2009

Sakuran

Je n'avais pas pu voir ce film au cinéma l'été dernier parce que j'étais à Londres au moment de sa sortie, mais bon sa distribution était tellement restreinte (euphémisme) que dans tous les cas ç'aurait été compliqué. J'attendais donc la sortie du DVD, et c'est chose faite depuis fin février. Samedi dernier, comme je ne suis pas sortie et que personne est venu chez moi, c'était le moment idéal pour une bonne petite bouffe devant un film.

Si j'ai eu envie de voir Sakuran, c'est d'abord pour sa musique. Cela peut paraître un peu étrange, mais j'adore tellement Ringo Shiina et particulièrement l'album Heisei Fuusoku qui sert de BO au film (et dont il faudra que je reparle bientôt !), que je me suis dit que ça ne pouvait pas ne pas valoir le coup. Et il faut dire que l'utilisation d'une telle musique dans un film ayant pour thème une courtisane d'Edo annonçait un mélange forcément intéressant.

Bien sûr, le fait que je connaisse celle qui interprète le rôle principal a aussi joué : même si j'ai apprécié un temps Anna Tsuchiya en tant que chanteuse pour ce qu'elle a fait pour la série Nana et dans son premier album, je ne suis pas vraiment fan du personnage, un peu trop caméléon à mon goût. Mais bon, je ne l'avais jamais vue dans un film alors je n'allais pas m'en arrêter là, et j'ai bien fait car elle se débrouille vraiment très bien dans l'interprétation d'un personnage à fort caractère.

J'ai pu également croiser dans le film deux acteurs que j'avais déjà vus dans des dramas : la première est Miho Kanno (vue dans Watashitachi no kyôkasho), que j'ai reconnue à sa voix et non pas à son visage, tellement elle est métamorphosée. Le second, c'est Hiroki Narimiya. Et bizarrement, je l'ai beaucoup plus apprécié que dans les quatre ou cinq dramas ou films où je l'ai vu (les deux Nana, Hachimitsu to Clover, Orange Days...). Ca doit être parce que le chignon lui va bien :p. J'ai en outre beaucoup aimé le personnage de Seiji, interprété par Masanobu Ando (qui malheureusement pour moi n'a presque pas fait de dramas).

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J'ai bien accroché à l'esthétique vraiment spéciale du film. C'est extrêment coloré, la couleur rouge est omniprésente, mais en même temps il y a une harmonie, particulièrement entre les décors et les costumes des courtisanes. Vu que je n'ai pas lu le manga dont le film est tiré, je me plante peut-être royalement, mais je trouve que les plans utilisés restituent bien l'esprit d'un manga. En plus, comme il n'y a quasiment que des scènes d'intérieur, on a l'impression que les personnages sont un peu dans des décors de théâtre. La façon dont l'histoire est découpée donne aussi cette impression de croisement entre manga et théâtre, étant donné que le film couvre plusieurs années de la vie de la courtisane Kiyoha et qu'on a affaire à des scènes au sens propre du terme.

L'histoire est très simple : à part un flash-back sur l'enfance de l'héroïne ça reste assez linéaire. C'est vrai que vu les particularités visuelles et sonores du film, il n'aurait pas fallu que ça se barre dans tous les sens, sinon ça aurait pu vite devenir un peu n'importe quoi. Mais là, quand même, même si l'on voit bien les changements dans la vie de Kiyoha, la fin arrive bien vite ! Si j'ai apprécié qu'on en reste à des métaphores et des évocations simples comme les cerisiers et les poissons rouges, peut-être que j'aurais aimé voir un peu plus les états d'âme du personnage principal.

Mais bon, dur de tout faire en 1h45, et la mise en scène ainsi que la justesse de l'interprétation compensent ces quelques faiblesses. Bien sûr, j'ai adoré entendre des musiques que je connaissais déjà. Parfois, j'ai même pu deviner quelle chanson allait passer pour tel passage du film ^^. Et je trouve le mélange très réussi : il ne s'agit pas d'un film d'époque sur lequel on aurait collé une musique moderne. Le décalage est déjà là, visuellement et dans la façon de traiter le thème, et la musique ne fait que complèter le tout.

A mettre dans sa DVDthèque donc, qu'on soit fan de films asiatiques et surtout de films pour lesquels "voir" prend tout son sens.

11:18 Publié dans Films | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : film, japon

10 avril 2009

Un peu de cinéma

Je devrais même dire un peu de Clint Eastwood, car il d'agit de deux de ses films. Comme je mets toujours des semaines à parler des films que je vois au ciné, le premier, ça fait déjà quatre mois que je l'ai vu. J'avais quelques heures de creux entre deux cours (le genre de truc qui arrive jamais quoi :p), je me suis pointée à l'UGC des Halles et j'ai vu qu'ils passaient l'Echange. Je savais pas du tout ce que ça racontait mais comme j'ai aimé tous les films de Clint Eastwood que j'ai vus (Sur la route de Madison, Créance de sang, Million Dollar Baby, Un monde parfait..., j'y suis allée les yeux fermés (façon de parler hein :p).

Et en effet, le film était vraiment bien. J'ai adoré la reconstitution du Los Angeles du début des années 30. Ca crée tout de suite une sacrée ambiance. J'ai même bien apprécié Angelina Jolie alors qu'on peut pas dire que ce soit le cas d'habitude (mais en même temps c'est pas comme si j'avais vu 36 films où elle joue). L'histoire est bien menée d'un bout à l'autre et n'est bien sûre pas très gaie (mais je crois que le Clint est jamais du genre comédie), et ça s'enchaîne tellement bien que parfois on croirait presque avoir affaire à un documentaire, seul petit défaut je trouve. Mais l'immersion est totale et c'est le genre de film où on se demande vraiment où et quand on est en sortant de la salle

Le deuxième film, c'était il y a deux semaines et (facile à deviner), c'était Gran Torino. Walt, le personnage principal, incarné par Eastwood, est vraiment complexe sous ses abords de vieux ronchon raciste (son chapelet d'insultes est d'ailleurs étonnant, même si on ne sait jamais si on eput vraiment en rire). Fin magnifique, qui arrive quand même un peu comme une grande claque, alors qu'on commence tout juste à s'attacher au duo formé par Walt et son jeune voisin asiatique. De ce côté-là, c'est trop court presque, on aurait aimé avoir plus de temps pour voir le personnage évoluer. Mais c'est vraiment excellent, c'est poignant tout en restant simple, dans le meilleur sens du terme.

04 mars 2009

Evangelion 1.0 : Pour moi, ce sera pas au ciné

C'est aujourd'hui que sort au cinéma en France le premier des trois nouveaux films Evangelion, et je viens d'admirer la magnifique distribution. C'est pas comme si c'était une surprise, mais quand même, cinq salles... Rien sur Rouen, bien sûr, mais même à Paris il n'y a qu'une salle qui le passe à 22h30... Donc c'est mort pour aller le voir, à moins d'aller passer la nuit sous un point après ! Le film était bien sorti en avant-première dans cette même salle la semaine dernière, mais j'avais préféré aller voir l'expo Rapa Nui le jeudi après-midi, me disant que j'aurai une autre opportunité d'aller au ciné... Dans le cul la balayette !

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Je sais pas à quoi c'est dû exactement ces distributions de merde, si c'est le distributeur qui sait pas vendre ou si c'est les salles qui en veulent pas, j'y connais rien moi, mais dans ces cas-là ils feraient mieux de pas le sortir du tout. Je suis vraiment déçue car les Evas sur grand écran ça doit quand même bien en jeter. Pour voir de l'animation dans les salles obscures il faudra donc attendre le mois prochain et la sortie du nouveau Miyazaki, au moins celui-là aura une vraie distribution ! Merci Mickey...

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