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26.03.2014

moumoon - LOVE before we DIE

Juste après ma découverte de moumoon avec leur premier album éponyme, et alors que je ne connaissais même pas encore le deuxième album 15 Doors, leur troisième album, No night land, est sorti début 2012. J'ai pu mettre la main sur sa très belle édition limitée dans un Book Off de Tokyo quelques mois plus tard. A peine un an après, C'est Pain Killer qui débarque, et la tournée qui suit me donne l'occasion de voir le groupe en concert pour la première fois. 

Puisque quand ce quatrième disque est sorti je n'avais pas encore parlé du groupe sur le blog à part à travers les chansons de la semaine, j'aurais pu le faire à travers une critique de cet album. Mais comme je me suis vite rendu compte que pour moi ça n'était pas le meilleur du groupe, ça ne me semblait pas être une bonne idée. J'ai appris à apprécier le disque, surtout grâce au live comme je l'ai dit, mais il reste moins bon que les précédents. Et pour expliquer cette petite baisse de régime, on pense bien sûr au rythme de sorties très élevé.

Dans ces conditions, l'annonce d'une cinquième album encore une fois tout juste un an après le précédent n'était pas à prendre entièrement comme une bonne nouvelle, même si elle apporterait une autre tournée de concerts. Pourtant, je ne m'inquiétais pas vraiment, et la découverte de la chanson qui allait donner son titre à l'album lors du concert de septembre m'avait fait bonne impression. Il m'en aurait quand même fallu bien plus que ça pour louper cette nouvelle sortie !

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Des extraits des nouvelles chansons ont été mis en ligne sur la chaîne Youtube de moumoon, mais j'ai préféré garder la surprise "à l'ancienne" et découvrir tout ça après être allée acheter l'album en magasin. Je me suis contentée de I say you say I ♥ you et de sa vidéo. Mais là je suis bien contente que ces extraits soient disponibles et pour une fois je ne râle pas de ne pas avoir les versions entière car ça permet d'avoir un très bon aperçu de tout l'album.

Je me demandais si je passerais au Tower Records avant le boulot ou après le boulot, mais en fait le jour de la sortie de LOVE before we DIE j'étais malade et je suis restée dans le futon toute la journée -__-. Si tu ne vas pas au CD de moumoon, le CD de moumoon viendra à toi ! J'ai testé la livraison éclair d'Amazon, qui est encore autre chose au Japon qu'en France vu ce que c'est les services de livraion ici. Album commandé à 13h, reçu à 20h30 ! Bon, il m'aura fallu que cinq paragraphes avant de rentrer dans le vif du sujet, je fais des progrès ! (ou pas !).

Sans surprise, ce cinquième cru bénéficie d'éditions limitées avec bonus vidéo, une format DVD et une format Blu-Ray. Et comme pour les deux albums précédents, on a le droit à un concert entier (le Fullmoon live special où j'étais, comme de par hasard ! ^^), plus des clips. Moi qui jusqu'ici m'étais contentée des éditions DVD (en partie pour être sûre de les voir avec du matos français), j'ai sauté le pas et suis passée au Blu-Ray. Les pochettes des différentes éditions sont différentes, mais heureusement le contenu bonus est le même ! (pas comme pour 15 Doors hein ! Je crois que je finirais par m'acheter la version que j'ai pas ! ^^). Le manchon en carton qui protège le boitier plastique de l'édition limitée a des petites paillettes, ça contraste assez avec le côté très zombiesque de la photo de la pochette ^^.

Après l'avoir encodé et copié sur mon lecteur MP3 pour pouvoir en profiter dans le métro dès le lendemain, j'ai écouté une première fois LOVE before we DIE, et j'ai tout de suite senti que c'était du bon. Quelques écoutes de plus ont suffi à me conquérir totalement, et dans les semaines qui ont suivi il n'y a eu que ça qui a tourné en boucle dans mes écouteurs. Si le premier album du groupe garde une place particulière pour moi, et bien que j'adore 15 Doors et No night land, ce 5ème album de moumoon est pour moi un de leurs meilleurs.

Le premier titre du disque, Emerald no oka, a une ambiance électro qui ne surprend pas trop vu le précédent album du groupe. J'aime beaucoup les changements de rythme, ça a la pêche, et j'adore le contraste avec le passage un peu planant au violoncelle avant le dernier refrain. La chanson suivante est I say you say I ♥ you, qui est donc la seule que je connaissais. Je crois que j'apprécie de plus en plus sa mélodie, son mélange de piano et de cordes et le rythme qui porte le tout.

Vient ensuite Baby goodbye, un titre à l'instrumentation rock de base que j'aurais envie de qualifier de rétro même si le mot est un peu fort. A partir de la deuxième partie du couplet et dans tout le refrain, l'expressivité de la voix de YUKA fait vraiment des merveilles, et la mélodie appuyée est super catchy. La quatrième piste, Will you? est un véritable petit bijou : son côté rock un peu mélancolique rappelle le premier album du groupe, et la mélodie est de celles qui nous donnent tout de suite l'impression qu'on connait la chanson depuis toujours. La hauteur du chant, surtout à la fin  des couplets, est assez surprenante au départ, et montre bien comment la chanteuse est capable de faire varier sa voix. Je suis particulièrement fan des paroles, qui encore une fois parlent d'amour, mais avec ce petit quelque chose en plus.

Le changement d'ambiance est radical avec Yesterday today and tomorrow et sa petite mélodie toute douce. Les latalatata (et pas juste lalala ! ^^), tataLes petits touches sonores "exotiques" (on me souffle dans l'oreillette qu'il y a du kalimba et du glockenspiel ^^), le piano, tout est absolument génial, jusqu'au final où les percussions sont plus appuyées. Le duo ne nous laisse pas remettre de notre surprise en enchaînant avec une autre chanson à l'ambiance délicieuse, Butterfly boyfriend. Avec ses sons électroniques un peu psychédéliques et sa petite ritournelle, elle est tout bonnement énorme. Les paroles à propos d'un petit ami plus volage qu'on souhaiterait fidèle comme Hachiko sont vraiment chouettes.

Aucune baisse de régime pour la septième chanson du disque : avec son intro et ses refrains en lalalala et son rythme super efficace, In the end est elle aussi un gros coup de coeur. J'adore vraiment le son de ce titre, il me fait un peu penser à du Ôtsuka Ai dans ses meilleurs moments. Et là encore, ce que chante YUKA me parle beaucoup : une rencontre, une histoire, une séparation, on ne s'aime plus, mais l'important c'est de garder un bon souvenir de tout ça. Après ça, un autre gros changement d'ambiance avec la planante et presque atmosphérique memento, où encore une fois le piano est du plus bel effet avec les sonorités électroniques, le violoncelle et des petites touches de percussion. 

Plus que deux titres ! Mais on n'est pas au bout de nos surprises ! Everyday est une ballade à la mélodie tout simplement sublime où le chant est vraiment poignant. On retrouve dans les paroles le thème récurrent d'une histoire qui ne peut pas durer pour toujours, et la volonté de profiter de chaque instant sans tomber dans la routine. J'adore la manière dont le mot qui donne son titre à la chanson est répété dans le refrain. Le cinquième album de moumoon se conclut avec la chanson qui lui donne son nom, LOVE before we DIE. La bonne impression de ma première écoute en live s'est plus que confirmée. J'adore le mélange de synthé et de guitare et le rythme qui le porte, la manière de chanter encore bien différente des autres titres, le pont super réussi.

Quel bonheur que ce disque ! Tout en continuant d'avancer, le groupe revient un peu à ses sources et nous offre des mélodies plus réussies que jamais. C'est vraiment fort de pondre 10 titres comme ça en un an, même si évidemment ils ne seraient pas moins bien s'ils avaient été écrits en cinq ans. LOVE before we DIE m'a apporté bien plus que ce que je pouvais en attendre, et j'adore encore plus moumoon avec ce pur concentré d'émotion, de douceur, d'énergie et d'optimisme ! J'ai vraiment hâte d'entendre tout ça en live, ça va forcément être génial !

11.03.2014

Spitz - Chiisana ikimono

Le précédent album de Spitz, Togemaru, datait d'octobre 2010 et avait été le premier disque du groupe dont j'avais attendu la sortie après avoir découvert leur musique courant 2009. Début 2013, quand un nouvel album a été annoncé quelque part dans l'année, j'ai vraiment eu l'impression de ne pas avoir eu à attendre longtemps. Effectivement, 3 ans à peine c'est une durée tout à fait normale pour un groupe occidental. Pourtant, quand on s'habitue au ryhtme vertigineux de sorties de certains artistes avec certaines maisons de disque japonaises, c'est assez long ^^.

Mais ces trois petites années sont passées franchement vite, car il n'y a pas que les albums studio inédits, et le groupe nous a proposé pas moins de trois produits de qualité pendant cette période : une nouvelle compilation de vidéos, un nouveau live (Togemaru 20102011) et une compilation de faces B et reprises, Orutana. A la mi-mai, la sortie d'un double single, Sara sara/Boku wa tabi ni deru, nous a donné un avant-goût de l'album à venir. C'était franchement prometteur, et j'étais donc très confiante pour le reste. Même sans ça, je n'avais même pas pensé à l'éventualité d'être déçue, car la qualité des sorties du groupe est quand même vraiment constante. Après, ce n'est jamais pareil de découvir un album déjà sortir en même temps que plusieurs autres quand on découvre la musique d'un artiste, que de découvrir un nouvel album d'un artiste qu'on connait déjà bien, je trouve. L'approche et les attentes peuvent être différentes.

Dans la chaleur étouffante du mois d'août, la vidéo de la chanson donnant son titre au nouvel album a été mise en ligne. Quelques semaines après, le 11 septembre, le disque était dans les bacs, et je me suis fait un plaisir d'organiser une petite expédition au Tower Records de Shibuya. On sent bien la notoriété du groupe et la grosse maison de disques dans la promo qui était faite ! A l'entrée du magasin, stand avec animateur, son et image pour annoncer l'album. A l'intérieur, un coin entièrement consacré au groupe avec les différentes éditions de Chiisana ikimono, tous les albums précédents, ainsi que des magazines. Et un livre sur le groupe aussi, que j'ai acheté. Je préférais payer pour ça que pour l'exposition spéciale organisée dans le magasin ^^.

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Alors que Togemaru n'avait bénéficié que d'une édition first press avec manchon en carton sur le boîtier en plastique, les choses on été faites en grand pour le 14ème album de Spitz. Pas moins de trois éditions différentes : normale, limitée et deluxe, avec le choix entre DVD ou Blu-Ray pour les deux dernières. J'ai évidemment jeté mon dévolu sur l'édition deluxe, qui se présente dans un coffret format DVD et contient un titre bonus, en plus des bonus vidéos présents eux aussi dans les éditions limitées. L'objet est vraiment beau, le coffret tout comme les encarts pour les différents disques sont en carton mat bien épais. Il y a même une petite loupe pour lire les paroles du livret ! Le dernier petit détail : pour lse premiers acheteurs, une carte postale dont une partie détachable était à envoyer pour gagner des goodies. Bon, six mois après je crois que je peux dire que mon nom n'a pas été tiré au sort ! ^^

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Mais l'important, c'est pas l'emballage, mais ce qu'il y a sur le disque, non ? Ca doit être pour ça que certaines personnes peuvent se contenter des éditions numériques :) (mais la mamie que je suis fera de la résistance jusqu'à la mort des CD et autres supports physiques ^^).

L'album s'ouvre sur Mirai koorogi, un titre rythmé mais plutôt mélancholique. Les arpèges de guitare et la ligne de basse signatures du groupe se montrent particulièrement efficaces. J'aime beaucoup l'utilisation du clavier dans le refrain. Vient ensuite la chanson titre Chiisana ikimono, très typique dans ses gammes d'accord et dans sa mélodie de ce qu'on connait de Spitz. Ce n'est pas ma préférée, mais j'aime beaucoup l'utilisation des cuivres et les sonorités de xylophone qui viennent enrichir l’instrumentation de base.

Reality (écrit en hiragana et non katakana en japonais) et tout à fait dans la veine d'un Memories, avec ses guitares très rock dans les couplets et son refrain un petit peu plus léger. En contraste, c'est Lamp, une superbe ballade, qui vient ensuite. Là encore, les arpèges font merveille, et le basson et l'orgue renforcent l'atmosphère nostalgique du titre. Evidemment, la mélodie du chant est magnifique, que ça soit dans le couplet ou le refrain !

Opabinia est un titre pêchu et enjoué comme le groupe sait aussi si bien en faire, et passe vraiment très bien. Juste après arrive Sara sara, que j'ai aimé dès la première écoute au moment de sa sortie en single, mais que j'apprécie encore beaucoup plus dans l'album. Elle n'a pourtant rien de particulier en soit, mais la mélodie et la voix de Kusano y sont particulièrement superbes.

Le groupe nous propose un titre un peu "exotique", Yasei no polka. Il y a de l'accordéon, c'est bien rythmé, joyeux, on aurait presque envie de lever le coude et de faire des oï oï oï :). Dans l'absolu, ce n'est pas mon titre préféré, mais j'adore quand le groupe se permet ce genre de petite fantaisie. Et comme vous allez le voir tout bientôt, ils vont nous refaire le coup.

En huitième piste vient un petit entracte instrumental ou presque, le sympathique Scat, avant que commence ce qui est certainement la meilleure partie de l'album. Endroll ni wa hayasugiru est un véritable petit bijou pop qui se donne des airs de Girls just want to have fun avec ses rythmes synthétiques endiablés à me donner envie de danser sur la table. En l'écoutant je me suis rappelée que ça faisait longtemps que je n'étais pas allée au karaoke ! Bon, je l'ai toujours pas fait, mais ça viendra ! ^^ Avec ce genre de titre super accrocheur, Spitz nous rappellent qu'ils ne se prennent pas trop au sérieux, ce qui est d'ailleurs souvent évident dans les paroles de Kusano :). La version live du DVD bonus est franchement sympa, la boule à facettes et le look de Miwa mettent bien dans l'ambiance ! Je sautillerai bien en entendant ça en vrai ^^.

La dixième piste, Tooboe shuffle, a un côté pop punk qui me rappelle les vieux titres de groupes comme Green Day et est franchement chouette. Vient ensuite Swan, un véritable petit chef d'oeuvre que j'ai classé dans mes chansons préférées de toute la discographie du groupe. J'adore tout dans cette chanson à la structure un peu symétrique par rapport à son superbe petit solo de guitare. Et particulièrement les petites notes de guitares dans le refrain, où la voix de Kusano me donne à chaque fois la larme à l'oeil tellement elle est poignante. Qu'elles passent vite ces 3 minutes 25 ! Comme l'impression laissée par le titre est forte ! C'est tellement beau de voir que le groupe compose encore des titres de cette puissance et de cette simplicité après 25 ans de carrière !

L'album Chiisana ikimono ne s'arrête pas là et nous offre encore de beaux moments. C'est le cas avec Shiosai-chan, si enjouée et entraînante avec ses petites répétitions de paroles dans le refrain et ses claquements de main. D'après ce que j'ai pu voir sur le net japonais, certains fans ont voulu faire le rapprochement avec la série télé à succès Ama-chan, à cause du suffixe "chan" et du titre d'une chanson qu'on y entend, Shiosai no memories. J'y avais pensé moi aussi, mais apparemment Kusano a composé le titre avant la diffusion de la série.

L'avant-dernière chanson du disque est Boku wa kitto tabi ni deru, deuxième titre de l'unique single ayant précédé l'album. J'adore l'ambiance exotique donnéé par les petites notes de piano dès le début, et l’association de l'instrument avec la guitare dans le refrain. Enfin, il serait dommage de se contenter de la version normale de l'album, car la chanson bonus, Esperanza, est une vraie réussite avec son côté un peu planant.

Quelques mots sur les bonus vidéos des éditions spéciales avant de conclure : le premier DVD contient trois clips, deux déjà connus et un inédit de Yasei no polka. Le deuxième contient 7 titres en live, 4 de l'album en question (Sara sara, Shiosai-chan, Endroll ni wa hayasugiru et Reality) qui donnent bon espoir quant aux concerts à venir, un vieux classique (Unmei no hito), un inédit bien sympa (Akasatana), et enfin une petite "rareté" : Yûyake, un titre que j'adore et qui ne doit pas être joué si souvent que ça. Pour moi, tout ça vaut largement le coup d'investir dans une des éditions spéciales.

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Pendant les deux semaines qui ont suivi sa sortie, je n'ai fait qu'écouter l'album sur mon lecteur MP3, et depuis je l'écoute toujours très régulièrement, soit seul soit mélangé à toute la discographie du groupe. Ce que j'ai dit pour Swan en particulier est en fait valable pour l'album dans son ensemble : c'est beau de voir qu'au bout de 14 albums Spitz nous offre une telle qualité. restant fidèle à son style mais en incorporant toujours quelques grains de sel et surtout en parvenant à créer toujours des mélodies aussi belles.

J'ai adoré et j'adore toujours Togemaru, et je ne pourrais pas choisir entre les deux albums, mais du point de vue de la découverte, Chiisana ikimono était encore meilleur car seulement 3 titres sur 14 pouvaient être connus, contre 7 sur 14 pour Togemaru. Près de cinq ans après avoir découvert le groupe, je suis plus que jamais heureuse de le connaître, et j'espère qu'il sera là encore pour longtemps. En tout cas, je sais que je continuerai à écouter leurs chansons très longtemps !

Ce n'est pas pour punir les lecteurs courageux que je n'ai pas mis des sources audio/vidéo pour tous les titres, c'est juste parce que je n'en ai pas trouvé ! -__- Comme la majorité des chansons de Spitz sont facilement trouvables sur Youtube et ne sont pas supprimées rapidement comme d'autres, je pensais ne pas avoir de problème avec celles de ce dernier cru, mais ça n'a pas été le cas. Ce n'est pas seulement à cause de mon retard légendaire que j'ai publié ce billet 6 mois après la sortie du disque, j'attendais que tous les titres soit disponibles, en vain ! On dirait que cette fois Universal veille au grain, et j'ai l'impression que les quelques titres disponibles ne le resteront pas longtemps. Mais Je continue ma surveillance et espère bien pouvoir ajouter plus de son à ce billet à l'avenir :) 

20.08.2013

Rie fu & the fu - BIGGER PICTURE

Il y a déjà près de 9 mois, le 21 novembre 2012 est sorti le dernier album en date de Rie fu. Comme j'ai déjà eu l'occasion de le raconter, j'ai pu l'acheter au concert organisé la veille à Tokyo pour sa sortie. La particularité de cet album est que contrairement aux précédents, il n'est pas sorti chez Sony Music, puisque le contrat de l'artiste avec cette maison de disques est terminé et que désormais elle s'auto-produit. Même si Rie n'a pas critiqué ouvertement la major, elle a pas mal parlé de ce changement et de la création de son entreprise lors des deux concerts auxquels j'ai assistés et on devine bien qu'il y a eu des questions de libertés artistiques, et sûrement de succès commercial.

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Ayant adoré aussi bien Urban Romantic que le collaboratif At Rie sessions, j'étais très impatiente de découvrir ce nouveau disque. Sa première écoute en version live m'a donné une excellente première impression, qui s'est confirmée dès le lendemain quand j'ai commencé à écouter le CD. Bigger Picture est un album très réussi et très complet. Les titres présents ont été composés à des époques différentes (certains n'ayant apparemment pas été retenus pour figurer sur les albums précédents), mais cela n'empêche pas à l'ensemble d'avoir une cohérence.

Les chansons s'imposent avec une rapidité étonnante, et si j'ai évidemment mes préférées, la qualité est constante. Leur variété montre bien les différentes inspirations de l'artiste, le lien entre toutes les compositions étant toujours sa voix toujours aussi superbe et sa manière bien à elle de mélanger anglais et japonais (même si là, les titres entièrement en anglais sont assez nombreux).

La ligne de basse que l'on entend dès les premières secondes de OMG, titre qui ouvre l'album, les notes de synthé si rétro de Bigger Picture, ou encore l'optimisme de la mélodie  et des paroles de Lucky Day sont on ne peut plus catchy. Les mots me manquent pour décrire la beauté et l'émotion qui se dégagent de Untold et Pre-love song, que j'ai été obligée au bout de quelques écoutes seulement de placer parmi mes chansons préférées de la chanteuse.

Après ça, le riff électrique et le rythme si pêchu de Free Money changent radicalement l'ambiance, avant de retourner à la guitare acoustique avec The look, titre à l'ambiance et aux paroles assez sombres composé quand Rie avait 18 ans (et qui comporte une petite phrase en français à la fin ^^). Vient ensuite Gomi, où l'artiste nous montre comment elle sait si bien créer des mélodies alliant sa voix et son piano. Just like the moon est une superbe balade, et la puissance du refrain de The silence, en contraste avec la mélancolie des couplets, donne des frissons.

Et c'est déjà fini ! Car le seul défaut de ce disque, c'est bien de s'écouter trop vite ! Pourtant, on ne peut pas dire non plus que 10 titres c'est trop peu, surtout pour un premier disque auto-produit. Si vous voulez écouter des extraits, vous pouvez aller sur la page Amazon.co.jp ou sur l'iTunes français, où l'album est disponible (et pour moins cher, prix japonais obligent ^^). Si vous préférez comme moi avoir un vrai CD, l'album est dans une pochette en carton bien sympa, avec les paroles des chansons sous forme d'un petit poster.

Si j'avais écrit ce billet juste après la sortie de l'album, j'aurais pu dire : vivement la suite ! Mais maintenant, je le sais, la suite, elle est déjà arrivée un peu, et ça va continuer ! Il y a eu d'abord le fu diary, recueil de 2 CD des chansons sorties initialement en numérique sur plusieurs mois. Et tout prochainement, un album de reprises des Carpenters qui contiendra aussi des titres originaux. Vivement la fin août pour la release party !

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