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23.10.2013

Top 10 anime n°15 : Les coups de coeur de 2012, découvertes et confirmations !

Non, lecteur, tu n'es pas bourré (enfin si, peut-être, mais c'est une autre histoire), non, il n'y a pas eu de problème de serveur chez mon hébergeur qui a fait ressortir un vieil article qui aurait dû être mis en ligne il y a dix mois. Non, je ne vis pas dans une faille spatio-temporelle (à moins que ?). Nous sommes bien en octobre 2013, et je vous propose bien un top des séries animées que j'ai vues en 2012.

Est-ce qu'il m'a vraiment fallu tout ce temps pour établir ma liste ? Non, pas du tout. C'est une simple question de logistique : en 2013, les petits aléas de ma vie ayant fait que j'ai encore plus dix mille trucs à raconter sur mon blog et encore moins de temps pour le faire, ce n'est que récemment que j'ai publié le dernier billet concernant les anime que j'ai vus en 2012. Et je trouvais que ça n'avais pas de sens de publier un top bilan avant d'avoir parlé de toutes les séries concernées. Par contre, vu que je ne suis absolument par l'actualité anime de toute façon, et que je trouve trop dommage de penser qu'un contenu a de l'intérêt seulement au moment de sa publication (j'ai quand même près de sept ans d'archives ici qui ne demandent qu'à être consultées par qui a du temps et du courage :p), ça ne me pose pas de problème de faire un top pour 2012 maintenant alors que certains pensent sûrement déjà à celui de 2013.

Si nous verrons d'ailleurs que mon bilan 2013 sera assez vite fait vu le faible nombre d'anime regardés cette année, ma consommation de 2012 a elle été constante par rapport aux 2 années précédentes : 17 séries, avec une majorité de séries courtes de 12 à 13 épisodes (9), 6 de 25 épisodes environ, et deux cas à part avec une série très courte (6 épisodes) et une plus longue d'une cinquantaine d'épisodes. J'aurais donc dû me contenter comme pour 2010 et en 2011 de faire un top 5. Mais non, ça va pas !

En 2012, j'ai fait quatre revisionnages. Si j'ai voulu revoir ces séries, c'est qu'elles m'avaient beaucoup plu à la base, et comme elles ont toutes confirmé qu'elles étaient incontournables, je ne peux pas les mettre de côté, surtout qu'une seule d'entre elles avait déjà figuré dans un top annuel. Pour compléter ça, j'ai eu de très belles découvertes, et j'arrive donc sans peine au nombre de 10. Ou pas ! En fait, non. Il y a 5 séries que j'ai vues pour la première fois et qui se détachent clairement. Après ça, il y en a que j'ai vraiment apprécié quand même, mais que je ne peux pas mettre au même niveau.

Ce n'est pas la première fois que je vois les limites d'un classement à nombre d'entrées fixé, et cette fois la règle ne demande qu'à être contournée ! :p Allons-y pour un top 9, pas de problème ! ^^

 

Abenobashi

Mon troisième visionnage de ce petit concentré de parodie et de débilité m'a encore plus enthousiasmée que les deux premiers ! On accroche ou pas du tout, mais il faut tenter ^^.

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Chihayafuru

Un univers prenant, des personnages attachants, un bel emballage visuel et sonore, comment ne pas dévorer cette série ? Il ne faudra pas que je tarde trop à déguster la deuxième saison !

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Dennô Coil

Coup de coeur confirmé au revisionnage pour cet anime à l'univers fascinant dont l'ambiance m'a particulièrement marquée.

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Last Exile

Une belle et grande aventure maîtrisée sur tous les plans, à voir et à revoir, comme je l'ai fait :). J'aurai l'occasion de vous parler prochainement de la "suite" Ginyoku no Fam, en cours de visionnage ^^.

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Natsume Yûjinchô 4

Les trois premières saisons ayant déjà figuré dans mes tops annuels, il était évident d'y voir la quatrième, puisque aucune baisse de qualité n'est à signaler, bien au contraire ! Il va falloir que je me renseigne un peu pour savoir si on peut s'attendre à une cinquième saison pour l'hiver ou le printemps 2014 ou s'il faudra patienter encore un peu pour avoir plus de chapitres du manga à adpater.

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Noein ~ Mou hitori no kimi e

Univers captivant, design original et bande sonore à couper le souffle. Une série que je regarderai sans aucun doute une troisième fois !

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Now and then, here and there

Cette "vieille" série est une véritable petite claque et je suis vraiment contente d'avoir enfin pu la découvrir. La force de l'histoire fait complètement oublier l'aspect visuel un peu vieillot.

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Sakamichi no Apollon/Kids on the slope

J'aurais presque l'impression d'avoir vraiment vécu au Japon pendant les années 60 tellement j'ai apprécié la nostalgie que dégage l'ambiance de cet anime. Ah, c'est beau les amours de jeunesse :p

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Saraiya Goyô/House of five leaves

J'ai été conquise par cette série au rythme et au design si particuliers qui dispose elle aussi d'un excellent OST. 

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Pour finir, un retour rapide sur les autres anime vus en 2012, puisque c'est vite fait vu leur nombre ! :) 

 

Les belles découvertes :

Les guitares de BECK ou les cannes à pêche de Tsuritama auraient presque pu l'un ou l'autre prendre la 10ème place du classement, mais je n'ai pas réussi à les départager.

 

Les bons divertissements :

Thermae Romae était bien sympa et sa brièveté était clairement un atout. Ikoku meiro no croisée n'était pas sans défauts mais son univers reste intéressant.

 

Mention déception :

Je ne reviendrai pas en détail sur mon désarroi devant Eureka Seven et Tengen Toppa Gurren Lagann, ça me fait encore mal au cerveau quand j'y pense. J'aurais aimé être agréablement surprise par Another mais ça n'a malheureusement pas été le cas. Enfin, le populaire Kuragehime m'a déçue par les clichés qu'il véhicule malgré ses personnages se voulant atypiques.

20.06.2013

[Anime] Abenobashi

Titre japonais : アベノ橋魔法☆商店街

Nombre d'épisodes : 13 épisodes

Année de production : 2002

Licence en France : Déclic Images

Fiche : Animeka ; ANN

 

Abenobashi est l'un des tout premier anime "récents" que j'ai vus et dont j'ai acheté le coffret DVD avec Love Hina et Fruits Basket. C'était il y a pas loin de dix ans maintenant. La série m'avait bien plu, et j'ai dû la revoir une fois quelque années plus tard, avant 2008 c'est certain, sinon elle figurerait déjà sur ce blog. Il y a quelques mois déjà, alors que je passais en revue ma petite collection d'anime, j'ai eu envie de ressortir cette "vieille" série, et grand bien m'en a pris.

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Arumi et Sacchi sont deux amis d'enfance qui habitent le même quartier marchand d'Osaka, Abenobashi. Ce dernier n'a plus longtemps à vivre et va bientôt être détruit pour faire place à des bâtiments flambant neufs. La famille d'Arumi a décidé de vendre son restaurant et de partir dans la lointaine île d'Hokkaidô. C'est dans ce contexte et suite à un événement tragique que les deux pré-ados vont se trouver transportés dans des mondes parallèles où ils retrouvent leur quartier et les personnages de leur entourage dans un contexte bien différent, ainsi qu'une plantureuse jeune femme, MuneMune, et un homme mystérieux, Yutas. Malgré leurs efforts pour revenir dans le monde réel, ils ne font que voyager d'un monde plus tordu que le précédent à un autre. Qui est responsable ? Comment briser ce cycle qui semble sans fin ? Sacchi va-t-il survivre aux mauvais traitements infligés par Arumi ?

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Il est facile de deviner que l'anime suit le schéma d'un monde exploré par épisode : polar des années 30, dinosaures, films de Chinois volants, heroïc fantasy façon RPG, magical girls, robots de l'espace, sont quelques uns des mondes aussi déjantés les uns que les autres dans lesquels nos deux jeunes héros vont évoluer. Ils vont y rencontrer père, grand-père, grande soeur ou encore voisin dans des versions adaptées à leur environnement, et encore plus tarées que dans la réalité.  Masa, le grand-père d'Arumi, a un caractère bien trempé. Son fils, surnommé Papain, est spécialiste de la cuisine française et sort souvent quelques mots dans la langue de Moière. La grande soeur de Sacchi, quel que soit le monde, a toujours des airs de tyran. On peut retrouver aussi Aki et Kohei, deux personnes du quartier toutes aussi hautes en couleurs, surtout pour le premier (la première ? ^^).

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Le concept fonctionne super bien, et je me suis encore plus marrée pendant ce troisième visionnage de la série que lors des deux premiers, certainement parce que j'ai capté encore plus de références. Car qui dit parodie de différents mondes fictionnels la plupart du temps fantastiques, dit parodies des éléments du genre et de certaines de leurs oeuvres bien connues. Et plus je me marrais, plus je me demandais comment c'était possible que j'apprécie tant Abenobashi alors que j'ai complètement rejeté Gurren Lagann. Car ça serait complètement de mauvaise fois de prétendre que les deux séries n'ont pas le même genre d'humour.

Dans Abenobashi, il y a du boing avec MuneMune (certainement le personnage qui porte le mieux sont nom dans un anime :p) et de la petite culotte aussi. Pourtant, j'ai pas trouvé ça lourdingue car l'approche m'a paruie différente. On est plus dans l'humour gras façon Ebichu (en moins vulgaire évidemment), et je sais que ça ne peut pas non plus plaire à tout le monde, mais moi ça me parle plus. En voyant l'épisode du monde des mécha, je me suis dit que la Gainax avait fait tellement un beau petit concentré de parodie du genre qu'ils n'avaient pas du tout besoin de s'embêter à faire plus de 25 épisodes de Gurren Lagann. Tout était là, avec la Evangelion touch !

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J'ai trouvé que le schéma d'un monde par épisode n'était déjà pas gênant au départ pour une série courte, et on l'apprécie sans problème pour la grosse première moitié de la série.  Et en plus, on évite le sentiment d'une trop grande répétitivité avec l'existence d'une vraie trame, d'abord en légers pointillés, mais qui prend une grande importance dans les derniers épisodes.  Sous ses airs de grosse déconnade, Abenobashi aborde tout de même des thèmes très sérieux. Ce n'est pas omniprésent, on ne peut pas dire que ça soit super développé, mais en même temps la série ne prétend pas le faire, et les petites touches judicieusement placées sont suffisantes à donner une dimension supplémentaire à l'anime. 

L'âge des protagonistes est vraiment bien exploité, et je me suis encore dit comme devant Dennô Coil que j'aimais décidément beaucoup les anime dont les personnages ont 10 à 12 ans. Ils ne sont pas encore des grands, mais ils comprennent déjà beaucoup de choses, et on ne peut pas rester insensible lorsqu'on les voit face aux premiers grands changements de leur vie. Les obsessions geekesques de Sacchi eet les colères d'Arumi qui n'a rien d'une petite princesse et se fiche éperdument des magical girls nous font forcément sourire.

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La bonne bouille de nos deux héros achève de les rendre sympathique, et globalement j'ai apprécié l'aspect coloré de l'anime. Le style peut être très différent d'un épisode à l'autre, du très primifif monde des dinosaures aux rues de Hong Kong. C'est très varié, mais on garde une cohérence avec la présence des mêmes personnages. Comme d'hab, je ne suis pas experte pour la technique, mais je trouve que la série n'a pas mal vieilli du tout.

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Last but not least, la musique d'Abenobashi est vraiment géniale. Les mélodies de Sagisu Shirô sont vraiment entêtantes et marquantes, et le compositeur peut même se payer le luxe d'une auto-reprise d'un des thèmes majeurs d'Evangelion. La chanson de l'opening est bien catchy dans son genre et annonce bien qu'on va avoir du débile. La chanson de l'ending a une mélodie nostalgique super jolie et accompagne parfaitement les vieilles photos en noir et blanc qui défilent.

Abenobashi est une petite perle qui se savoure du début à la fin. La série parodique idéale pour se taper des bonnes tranches de rire avec en bonus un petit côté tranche de vie auquel j'ai été très sensible. À voir et à revoir, à mettre dans sa DVDthèque si ça n'est pas déjà fait, surtout que ça se trouve pour trois sous ! ^^