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13.03.2011

[Manga] Le pavillon des hommes

Titre japonais : 大奥

Auteur : Yoshinaga Fumi

Nombre de volumes : 5, série en cours

Editeur en France : Kana

Fiche : Manga-news

 

Je ne sais plus exactement où est-ce que j'ai entendu parler de ce manga pour la première fois, mais j'ai été agréablement surprise de le trouver à la bibliothèque de Rouen, où j'ai emprunté sur quelques mois les cinq tomes disponibles à ce jour.

Je n'avais encore lu aucun manga de Yoshinaga Fumi, mais je connaissais la mangaka en tant qu'auteur d'Antique Bakery, dont j'ai vu et apprécié l'adaptation en drama. Et même si je ne suis pas spécialiste de l'époque d'Edo, j'ai tout de suite été attirée par la dimension historique de l'histoire.

Le Pavillon des Hommes nous transporte donc au temps des samourai, à l'époque où la dynastie des Tokugawa régnait sur un Japon que Iyeyasu, le premier shôgun, avait unifié. L'auteur imagine qu'une terrible maladie touchant seulement les jeunes hommes transforme totalement la démographie du pays, et par conséquent la société : il y a trois fois plus de femmes que d'hommes, les rôles traditionnels doivent donc être mis de côté pour que le pays continue de fonctionner.

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On en vient à nommer des femmes à la tête des familles de guerrier, et chez les paysans comme les commerçants ce sont les mères et les filles qui gèrent les travaux et les affaires. Quand on a la chance d'avoir un fils ou un frère, il est dorloté. Certains hommes accordent leurs faveurs moyennant finance aux femmes qui souhaitent avoir un enfant. Et évidemment, la famille des Tokugawa n'échappe pas à toutes ces conséquences de la variole du Tengu.

Pensant avoir affaire à une histoire à la narration linéaire, j'ai d'abord été un peu décontenancée par la fin du premier volume, qui indique clairement qu'on ne reverra pas par la suite les personnages dont on vient de nous raconter l'histoire. Mais il s'avère que la construction du manga, qui s'arrête sur différents shôguns ainsi que les différents personnages qui les entourent, tout en donnant petit à petit les pièces du puzzle, est vraiment intelligente.

Le design est évidemment particulier, surtout pour celui des jeunes hommes qui ont les traits fins (Yoshinaga fait aussi du shônen ai, quoi ^^). Mais les personnages sont vraiment soignés, particulièrement au niveau des vêtements. Et pour ne rien gâcher, Kana nous offre des volumes aussi jolis que ceux de Mushishi (ce qui me donne encore plus envie de les acheter ! ^^).

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J'aime vraiment ces histoires qui partent de faits réels et y mêlent une part de fiction tout en tirant le meilleur parti des deux, par exemple en donnant une nouvelle explication à des événements. Ceux qui veulent de la baston de samourai seront déçus, mais je suis vraiment conquise par ce récit original qui aborde intelligemment les nombreuses problématiques amenées par les changements imaginés. Le côté politique et la présence de femmes n'a pas été sans me rappeler Saiunkoku monogatari !

Je suis donc impatiente de lire la suite, et je tenais à en parler maintenant car vu que le rythme de parution des volumes est assez lent au Japon, je n'allais pas attendre la fin qui ne viendra certainement pas avant quelques années ! Le manga a été adapté récemment en film, et comme évidemment il y a des acteurs que je connais, je suis assez curieuse de voir ce que ça donne !

14.07.2009

[Manga] Honey and Clover

Après avoir parlé de la version animée et du drama, voilà enfin ma note sur l'oeuvre originale de Chica Umino. Sans surprise, j'ai adoré, et je peux maintenant dire que l'anime est très fidèle à la création originale. Même si je connaissais déjà l'histoire, j'ai eu grand plaisir à retrouver tous les personnages dans cette version papier. Et même sans couleur et sans musique, l'ambiance est toujours aussi particulière. Pour ce qui est du dessin, pas la peine de discuter des heures dessus, on aime ou on aime pas, moi j'aime bien ! ^^.

Ce que j'ai toujours apprécie dans H&C, c'est le fait que les personnages soient plus âgés que dans la majorité des shôjos. De  ce côté-là, on se rapproche plus du jôsei. Et parmi ces personnages, il n'y a pas vraiment de héros. Si Hagu et Takemoto semblent être un peu plus au centre, les autres personnages sont aussi importants et des chapitres entiers sont consacrés à leur histoire. On a donc pas une histoire mais plusieurs histoires, avec comme fond commun l'université et le petit groupe autour de Hanamoto. L'auteur a réussi à créer un mélange parfait et unique de quotidien, de romance, de comédie, de légéreté et de tragique, avec toujours cette ambiance de nostalgie.

J'aime beaucoup Hagu, pour le seul fait qu'elle change beaucoup du personnage féminin type, aussi bien physiquement que dans son caractère. Elle paraît d'abord simplement enfantine, mais elle est en fait plus complexe que ça. On peut trouver que Takemoto est un mec trop normal pour être intéressant, mais j'apprécie particulièrement les deux thématiques qui ressortent de son personnage : le fait que certaines personnes ont un don, une vocation, et d'autres pas. Et par conséquent, la difficulté à trouver sa voie. Yamada est un personnage féminin beaucoup plus classique et c'est sûr qu'elle passe beaucoup de temps à pleurer. Mais on parvient à sortir du classique "snif, je l'aime mais il ne m'aime pas" quand elle se rend compte par exemple qu'elle se complaît dans sa situation et que ça lui fait peur de changer.

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J'adore bien sûr Morita, le personnage le plus déjanté et le plus mystérieux du groupe, et son histoire basée sur la famille et la vengeance est vraiment différente et intéressante. Et Mayama aussi est très intéressant, dans sa relation avec Rika comme dans celle avec Yamada. Il n'a pas le simple rôle du salaud, ni le rôle du mec idéal mais inaccessible. Du côté des personnages secondaires, j'ai vraiment bien aimé la petite équipe de Fujiwara, qui donnent de nombreux points au côté léger et décalé de la série, ne serait-ce qu'avec Miwako et son chien (qui m'avait manqué dans le drama ! ^^).

Par rapport à d'autres mangas, j'ai trouvé que celui-ci était assez dense, beaucoup de cases et surtout beaucoup de texte. Ce n'est donc pas le genre de manga qu'on lit d'une traite, plutôt un ou deux chapitres à la fois, tranquillement mais sûrement. La couverture des livres est vraiment jolie, et au niveau "technique" j'aurais juste à reprocher du texte parfois vraiment trop petit, en marge des bulles par exemple. Je sais que je suis bigleuse, mais je dois pas être la seule !

C'était prévisible mais je ne peux que conseiller ce manga, en plus il compte seulement dix volumes, l'investissement n'est donc pas énorme. Moi, il ne me reste plus qu'à espérer la publication en France de la nouvelle série de Chica Umino, sans parler des DVD de l'anime Honey and Clover comme je le disais encore l'autre jour.

25.02.2009

[Manga] C'était nous

Ce qui m'a décidée à acheter et lire cette série, c'est bien sûre son adaptation animée, encore connue seulement sous son nom japonais elle : Bokura ga ita. J'avais vraiment aimé l'histoire de Yano et Nanami et il était d'autant plus intéressant de lire le manga que l'histoire continue au-delà de l'animé. Pour faire simple, l'animé s'arrête à la fin du tome 8 du manga, et après on a une coupure telle que ça pourrait être "Bokura ga ita 2".

Pour ce qui est de l'intérêt de la série, les arguments sont les mêmes, sauf pour la musique bien sûr ! Je trouve les dessins de Yuki Obata vraiment sympas, et le grand problème de Yano et Nanami, ce n'est pas comment ils vont se mettre ensemble, mais ce qui va se passer après, ce qui change quand même de la plupart des shôjos où l'on trouve fréquemment le happy end avec le bisou et l'embrassade. Etant donné le passé de Yano, le ton est quand même sérieux tout le long, sans être trop dramatique.

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La parution s'est pour l'instant arrêtée au tome 12, que ce soit en France ou au Japon, parce que la mangaka a apparemment eu des problèmes de santé. On dirait que ça va reprendre bientôt, et c'est pas dommage car je veux savoir la suite, moi ! Mine de rien, le suspense est bien entretenu dans la deuxième partie de l'histoire. Mais impossible d'en parler en détail sans faire de gros spoils ^^.

Pour ce qui est de l'édition française en elle-même, les couvertures aux couleurs pastel sont très jolies. Par contre, la traduction est parfois vraiment pas terrible, et je crois bien que c'est le manga dans lequel j'ai vu le plus de fautes de français. On trouve (trop) souvent des coquilles, mais là quand on voit deux fois de suite écrit "nul part", on se demande s'ils savent ce que c'est la relecture chez l'éditeur. Mais bon, c'est quand même pas une raison de se priver de ce bon manga, surtout qu'il y en a que ça gênera pas, malheureusement.

A lire, qu'on connaisse l'anime ou pas ! Je dirais même que ceux qui ont trouvé le rythme de l'anime trop lent apprécieraient mieux cette version papier car ça s'enchaîne quand même plus.