Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

06.07.2012

[Anime] Saraiya goyou (House of five leaves)

Titre japonais : さらい屋 五葉

Nombre d'épisodes : 12

Année de production : 2010

Licence en France : KZplay pour le web, Beez pour les DVD

Fiche : Animeka ; ANN

 

Bien que je n'aie encore lu aucune oeuvre d'Ono Natsume ni vu aucune de leurs adaptations (je pense notamment à Ristorante Paradiso), j'ai un très bon a priori sur cette auteure. Je n'ai donc pas hésité longtemps quand la sortie en DVD de Saraiya Goyô a été annoncée, après sa diffusion sur KZPlay et très peu de temps avant l'annonce de la fin de Beez. Le coffret en carton rigide et brillant façon couverture de livre (comme celui de The tatami galaxy) est vraiment classe, et très compact. 

anime,série,japon,beez,ono natsume,saraiya goyo

Je savais dès le départ que si l'histoire de Saraiya Goyô se situe à l'époque d'Edo et a pour personnage principal un samurai, la série n'avait pas grand chose d'un chanbara, et ce n'était pas pour me déplaire. Masa est donc un jeune ronin qui a apparemment fui son fief et se retrouve seul dans la capitale. Pour survivre à Edo, il enchaîne les petits boulots de garde du corps. C'est ainsi qu'il va faire la connaissance du mystérieux Yaichi et de sa bande, les Goyô (cinq feuilles en référence aux cinq pointes d'une feuille d'érable), qui se spécalise dans le kidnapping. Peureux et honnête, Masa va d'abord être réticent à se mêler de telles affaires et à gagner de l'argent d'une si vilaine façon. Mais intrigué par Yaichi, il va se laisser embarquer et devenir un élément essentiel des Goyô, dont il va apprendre à connaître les différents membres.

anime,série,japon,beez,ono natsume,saraiya goyo

anime,série,japon,beez,ono natsume,saraiya goyo

J'ai beaucoup aimé la narration non linéaire de l'histoire, qui comporte de nombreux retours dans le passé des différents personnages et qui donne un dynamisme certain à l'ensemble de l'anime, en contraste avec l'ambiance paisible qui règne. On peut dire qu'il se passe à la fois beaucoup de choses et pas grand chose le long des 12 épisodes, car tout réside dans l'évolution de Masa, dans la découverte du passé de ses comparses et dans la façon dont il va se retrouver lié à tout ce petit monde. Peu d'actions, et beaucoup de dialogues, mais pas non plus trop, et surtout des dialogues efficaces. 

Si les histoires de kidnappings et les bandes de malfaiteurs n'ont rien d'anodin, c'est le quotidien et son ambiance tranquille qui dominent. Chacun des personnages a une personnalité travaillée, on s'attache rapidement à l'un ou à l'autre même s'ils ne sont pas forcément sympathiques au premier abord, et c'est avec un grand intérêt qu'on les voit évoluer dans le présent et que l'on découvre leur passé. Bien que l'époque choisie soit celle d'Edo et que la structure de la société telle qu'elle était à ce moment entre en ligne de compte, certains aspects des relations humaines sont on ne peut plus contemporains.

anime,série,japon,beez,ono natsume,saraiya goyo

anime,série,japon,beez,ono natsume,saraiya goyo

anime,série,japon,beez,ono natsume,saraiya goyo

Peut-être est-ce à cause des cheveux blancs et des yeux clairs de Yaichi qui m'ont rappelé Ginko, j'ai trouvé que Saraiya Goyô était en quelque sorte un Mushishi urbain. Aucun point commun au niveau de l'histoire certes, mais une même tranquilité, une même attention aux paysages, aux saisons qui passent, et les mêmes teintes délavées. Si l'on est bien en ville, la moindre occasion de montrer de la verdure est saisie, et tous les décors sont vraiment magnifiques.

On le remarque tout de suite, le design des personnages est très particulier, et il doit être certainement qualifié de "moche" par ceux qui ne l'aiment pas. Si on peut dire que les personnages ne sont pas objectivement "beaux", surtout les femmes, leurs traits sont très expressifs et on les reconnaît à coup sûr. Plus les épisodes passaient, plus j'ai apprécié ce design. Comme pour The tatami galaxy ou Kemonozume, il est un élément à part entière de l'univers de la série et lui confère un côté unique.

anime,série,japon,beez,ono natsume,saraiya goyo

anime,série,japon,beez,ono natsume,saraiya goyo

anime,série,japon,beez,ono natsume,saraiya goyo

Même si je n'avais rien lu qui le confirmait, je pensais en commençant l'anime qu'il s'agissait d'une adaptation complète du manga d'origine, qui compte huit tomes. Mais apparemment, non. Mais je dis ça parce que j'ai vérifié, pas du tout parce que je l'ai ressenti en regardant la série, au contraire, et ça c'est vraiment super. Je ne sais pas ce qui a été mis de côté et ce qui a été modifié ou arrangé, mais la trame est vraiment bien pensée et tient la route d'un bout à l'autre. 

La musique joue un rôle particulièrement important dans l'anime, et je l'ai énormément appréciée. Si cetaines mélodies et sonorités sont typiques de ce que l'on s'attend à entendre avec une histoire se déroulant dans un Japon féodal, on trouve également des instruments et des rythmes qui contrastent complètement mais l'ensemble garde une certaine homogénéité. Les chansons des génériques ont une ambiance très contemporaine qui tranche nettement avec le reste des épisodes. Si je ne les écouterais pas en boucle, je les ai trouvées sympa et j'ai apprécié le contraste.

J'ai savouré chaque épisode de Saraiya Goyô et je suis bien vite arrivée à la fin de la série. Quand on aime, douze épisodes cela paraît bien court, mais le format est tellement bien exploité que c'est très bien comme ça. C'est beau pour les yeux et les oreilles, c'est rempli d'émotions en tous genres, c'est exactement ce que je recherche dans une série. Evidemment, je recommande chaudement, c'est à voir et à revoir ! Procurez-vous le joli coffret DVD avant qu'on ne le trouve plus, c'est à avoir sur son étagère :).

27.09.2009

[Anime] Wolf's Rain

Titre japonais : ウルフズ・レイン

Nombre d'épisodes : 30 épisodes (26 + 4 OAV)

Année de production :
2003

Licence en France :
Beez

Fiche :
Animeka ; ANN

 

Ca faisait vraiment longtemps que je connaissais cette série de nom, depuis que les premiers DVD étaient sortis chez Beez je pense. C'est pas l'envie qui me manquait de la voir, mais à l'époque Dybex était déjà là pour me ruiner avec ses DVD à l'unité, et ceux de Beez étaient encore plus chers. Wolf's Rain est donc resté longtemps dans ma liste de séries à voir, jusqu'à ce que je tombe sur le coffret de l'intégrale de la série en VOST à 15 euros au Japan Expo. J'étais supposée pas dépenser de sous, mais une si belle affaire, je ne pouvais pas rater ça ! J'ai donc enfin pu regarder cette série, mieux vaut tard que jamais ^^.

wolfsrain1.jpg

L'histoire se passe dans un monde désolé où les loups ont acquis le pouvoir d'envoûter les humains pour prendre leur apparence afin d'éviter d'être pourchassés. Au début de la série, on assiste à la rencontre de quatre jeunes hommes/loups qui vont partir en quête du paradis des loups. En parallèle, on peut suivre Quent, shériff accompagné de son chien qui traque les loups sans pitié, ainsi que le couple (ou ex-couple) Hobb et Cher, le premier étant flic, la deuxième étant une scientifique étudiant Cheza, la mystérieuse fille-fleur liée aux loups. Darcia et son oeil mystérieux ne tardent pas non plus à faire leur apparition. Parmi ces protagonistes, certains comme les loups recherchent le paradis, d'autres se trouvent embarqués dans cette quête plus par un concours de circonstances.

L'ambiance post-apocalyptique du monde, avec ses technologies perdus, l'existence de nobles qui semblent tout-puissants et ses villes-dômes n'a pas été sans m'évoquer Ergo Proxy, même si au bout du compte c'est très différent. J'ai bien aimé le fait qu'à cet univers soit ajouté un côté plutôt fantasy avec les loups qui se "transforment" et toute la mythologie qu'il y a autour d'eux. L'univers choisi fait que les décors des villes tout comme les paysages ne sont pas forcément si variés, mais je les ai quand même trouvés sumpas, et la ville qu'on voit à la fin de la série est vraiment chouette. Je ne suis pas fan non plus à 100% du chara design, en fait ça variait vraiment d'un personnage à l'autre. Par contre, le design des loups ainsi que leurs mouvements sont vraiment bien faits.

wolfsrain2.jpg

On s'attache très vite à la petite meute des quatre loups, et on apprend à les connaître en même temps qu'ils font connaissance entre eux. Ils sont tous très différents et entrent souvent en conflit sur quoi faire et comment le faire, mais ils finissent par devenir très proches, et c'est une facette de la série que j'ai beaucoup aimée. Il ne s'agit pas seulement d'aventure et de combats, il s'agit aussi de liens entre les personnages. Cela est vrai pour les quatre héros aussi bien que pour les autres personnages. Certains trouveront que ça crée des lenteurs, moi j'ai trouvé que ça rendait l'histoire plus intéressante. Au début, Toboe était un personnage qui m'agaçait pas mal : une vraie tête de fille, chiant et gaffeur comme pas deux. Mais sont l'évolution du personnage fait que j'ai fini quand même par m'attacher à lui, et qu'il apporte vraiment quelque chose au groupe.

wolfsrain3.jpg

Le fait que l'histoire soit vue du point de vue de différents personnages et pas que de celui des loups, et la façon comment ces personnage se croisent, font équipe ou s'opposent, est également bien pensé. J'ai fini par bien apprécié Quent, même si son type de personnage qui cherche à se venger est assez classique. J'ai aussi aimé Cher et Hubb, dont l'histoire introduit un soupçon de romance sans que ça soit en décalage avec le reste. Les épisodes 15 à 18 sont des récapitulatifs des 14 premiers épisodes. Oui, quatre épisodes récapitulatifs, rien que ça ! Chaque épisode présente le point de vue d'un personnage différent, c'est donc pas mal fait, mais ça reste du résumé de choses déjà vues, et comme la plupart de gens j'imagine, j'ai trouvé ça bien trop long ! La série faisait au départ 26 épisodes, et si les événements du 26ème épisode mettent en effet un terme à certaines choses, ils sont loin de tout régler.

wolfsrain4.jpg

Heureusement, pour palier à ce manque, et pour compenser les 4 épisodes-résumés, 4 OAV ont été réalisés, et du coup on considère que la série fait 30 épisodes. Et ces quatre épisodes supplémentaires sont un vrai régal. La fin, elle plaît ou pas, mais c'est une vraie fin, ça c'est sûr ! Après, on peut toujours dire qu'on aurait voulu en savoir plus sur Cheza, sur les nobles, sur le paradis, sur la catastrophe qui avait mis le monde dans cet état... Mais il y a tellement de séries où en n'en sait jamais assez ^^.

La bande sonore de l'anime est superbe. Tout comme pour Cowboy Bebop, Yoko Kanno fait preuve d'une grande variété dans ses compositions, pour les instruments comme pour le style. Elle a également composé les chansons des génériques. Je ne suis pas personnellement fan de l'opening, mais la compositrice maîtrise tout à fait le genre. L'ending est une jolie ballade au piano. Il y a aussi plusieurs autre chanson qu'on entend dans les épisodes, le contraste avec les instrumentaux donnant encore plus de richesse au tout.

wolfsrain5.jpg

J'ai suivi cet anime avec grand plaisir, je ne me suis pas ennuyée une seconde (sauf avec les quatre épisodes mentionnés, qu'on peut tout à fait omettre), et je le conseille vraiment. Surtout qu'il est enfin à un prix plus qu'abordable ! Le coffret que j'ai est dispo sur la boutique de Beez à 20 euros à peine, apparemment, c'est une très bonne occasion. Ou alors si vous avez l'âme d'un collectionneur, il y a le coffret collector VO/VF à 120 euros, qui a l'air très beau en effet. A ce prix, il peut... ^^