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24.08.2012

[Anime] Sakamichi no Apollon

Titre japonais : 坂道のアポロン

Nombre d'épisodes : 12

Année de production : 2012

Licence en France : Dybex

Fiche : Animeka ; ANN

 

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Bien que je ne sois jamais à la pointe de l'actualité pour les anime, je ne pouvais pas louper l'annonce d'une nouvelle série réalisée par Watanabe Shinichirô (Cowboy BebopSamurai Champloo). Je fais trop rarement attention aux personnes qui sont aux commandes des anime, mais vu la place de ces deux titres dans mon panthéon personnel et certainement dans l'histoire des anime, j'ai bien évidemment retenu le nom du monsieur depuis longtemps. Bien que Sakamichi no Apollon s'annonçât bien différent de ses illustres prédécesseurs, ne serait-ce parce qu'il s'agit d'une adaptation de manga, j'étais très curieuse de le voir et comme beaucoup de gens j'ai été bien contente que Dybex le diffuse en simulcast.

Kyûshû, années 1960, Nishimi Kaoru emménage chez des proches et arrive dans un nouveau lycée. Il a changé maintes fois d'école, te étant très réservé, il n'a jamais vraiment réussi à se faire des amis. Mais cette fois, ça va être différent. Il va à sa grande surprise se lier d'amitié avec le grand bougre de Sentarô, dont la réputation n'est pas très bonne, ainsi qu'avec Ritsuko, l'ami d'enfance et voisine de Sentarô. Kaoru va également faire une autre rencontre qui va changer sa vie : celle du jazz, qu'il va découvrir avec les disques de la boutique du père de Ritsuko et qui va complètement renouveler son intérêt pour le piano. Les saisons vont se succéder entre swing et triangles amoureux...

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Les personnages de Sakamichi no Apollon ont un design classique mais soigné qui fait plutôt penser à un long métrage qu'à une série télé. Le binoclard de bonne famille, on en a vu plein. Les jeunes filles timides et attentionnées, aussi. Les gros durs à cicatrices ? Evidemment que oui ! Pourtant, le trio s'impose tout de suite et les personnages sont bien plus reconnaissables que d'autres. C'est pareil, masi c'est pas pareil, et c'est certainement grâce à cette ambiance si nostalgique des sixties qui règne dans l'anime. Car si on ne cherche pas à donner à tout prix une dimension historique à l'histoire et que les jolis décors lumineux transcrivent avant tout le quotidien, on est bel et bien dans les années soixante, et en province.

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Cette ambiance passe évidemment aussi par la musique, qui joue un rôle clé dans la série. Là comme ça, je ne peux pas dire que je me souviens d'une mélodie en particulier parmi les compositions de Kanno Yôko. Ca ne veut pourtant pas dire qu'elles ne m'ont pas marquées. C'est plutôt parce que la musique se mêle tellement bien à l'animation et au dialogue qu'on a l'impression qu'elle en fait partie intégrante et pas qu'elle a été ajoutée. C'est la bande sonore du quotidien de notre trio d'amis. Et puis il y a un certain nombre de compositions non originales, des grands classiques du jazz. Même quand on n'y connais rien comme moi, on en reconnait forcément plusieurs. Et cet engouement pour la musique fait tellement plaisir à voir et est tellement communicatif qu'on ne peut rester insensible.

La chanson de l'opening, également composée par Kanno, est interprétée pour mon plus grand plaisir par YUKI et est entraînante à souhait avec ses changements de rythme assez distincts entre couplets et refrain. La chanson de l'ending a quant à elle été confiée à Hata Motohiro, chanteur que j'avais déjà eu l'occasion d'écouter un peu et quui nous livre une mélodie douce parfaite pour conclure les épisodes.

Je pense qu'il doit être à peu près impossible de compter le nombre d'anime qui traitent de romances entre lycéens, avec à la clé amours à sens unique, triangles amoureux multiples, baisers volés et déclarations soudaines, garçons timides considérés comme de simples amis, beaux gosses un peu bad guy sur les bords qui ont un coeur d'artichaut et filles qui boudent. Pourtant, certains d'entre eux se démarquent bien, et Sakamichi no Apollon fait clairement partie de ceux-là. Tout en finesse et en retenue, les sentiments et les réflexions des personnages nous sont exposés. On reste dans le simple, sans dramatisation malgré la situation parfois douloureuse de certains protagonistes et sans situations burlesques ou quiproquos exagérés qui couvriraient maladroitement tout ça. Du coup, ça passe tout seul et on ne peut que s'attacher aux personnages.

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Un peu comme dans Honey and Clover, ce qui est le plus important ce n'est pas forcément de savoir qui va finir avec qui, mais plutôt la façon dont les différents personnages vont évoluer au contact des autres, ce que va leur apporter leur amour ou leur amitié, les souvenirs qu'ils garderont de cette époque et l'influence que cela aura sur eux plus tard. Si on aurait certainement eu des longueurs sur un format plus long, celui de 12 épisodes convient tout à fait et est bien maîtrisé. On voit bien le temps qui passe et les personnages qui changent, et l'on a le droit à un beau final.

Si ceux qui ont apprécié Cowboy Bebop et Samurai Champloo avant tout pour leur côté action seront sûrement déçus de ne rien retrouver de tel ici, Watanabe Shinichirô montre qu'il s'en sort très bien dans un registre différent. Avec une passion pour la musique digne de Nodame Cantabile et une atmosphère rétro subtile et accrocheuse, Sakamichi no Apollon est un vrai petit régal. Comme quoi on peut toujours utiliser de bons vieux ingrédients quand on a assez de doigté et que l'on trouve un contexte original.

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19.05.2010

[Anime] Darker than BLACK - Ryûsei no Gemini

Titre japonais : DARKER THAN BLACK 流星の双子(ジェミニ)

Nombre d'épisodes : 12 épisodes

Année de production :
2009

Licence en France :
Aucune

Fiche :
Animeka ; ANN

 

Avant de commencer à regarder la deuxième saison de Darker than BLACK, j'ai revisionné la première et je me suis demandé s'il fallait que je refasse la note que j'avais écrite à ce sujet, qui date maintenant de près de deux ans et demi. Mais même si elle était pas très développée, l'essentiel y était. Et puis, je n'ai pas changé du tout d'avis après ce deuxième visionnage : j'ai été aussi enthousiasmée par les qualités de mise en scène et de réalisation de la série.

Les personnages sont décidément très classes et attachants, même si le mode de narration choisi et la structure de l'histoire font qu'on ne les voit pas forcément si souvent. L'univers est passionnant, la musique est excellente. Même en connaissant déjà la série, je ne me suis pas ennuyée un instant et les 25 épisodes n'ont pas fait long feu. Et puis j'ai aussi vu l'OAV, que je n'avais jamais regardé, et je l'ai trouvé vraiment chouette. Bref, j'attendais beaucoup de la deuxième saison quoi, comme la grosse majorité de ceux qui avaient tant apprécié la première, je pense.

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Qui dit grosses attentes dit plus de chances d'être déçue, et là ça a été un peu le cas. L'histoire démarre fort, on nous introduit les nouveaux personnages qui seront au coeur des nouvelles aventures tout en faisant réapparaître des têtes bien connues. On se rend très vite compte que Hei, le ténébreux héros de la première série d'aventure, a bien changé, et au début ça pique la curiosité. On se demande ce qui a pu se passer, et on attend donc la suite. Mais bon, le problème avec ce nouveau Hei c'est qu'il a plus aucune classe. Et je sais pas si c'est parce que les révélations mettent trop longtemps à venir ou parce que le suspense est mal entretenu, mais ça devient lourd, on n'apprécie vraiment plus de le voir à force de questions sans réponses.

C'est un peu pareil du côté de Misaki, qui a quitté ses fonctions mais est toujours à la recherche de Hei. Elle est recrutée par un mystérieux service, elle pose plein de questions, mais on ne lui répond rien, et là aussi c'est un peu pénible parfois. C'est dur de parler plus en détails des personnages déjà connus sans spoiler, je dirais juste que j'ai bien aimé le retour de Mao. Un peu Momo-san powaaa, quoi ^^.

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Du côté des nouveaux personnages, je n'ai pas accroché, que ça soit à l'un ou l'autre des jumeaux, au niveau caractère aussi bien qu'au niveau visuel. C'est sûrement un détail à la con, mais le coup des cheveux roses j'ai trouvé que c'était pas dans l'esprit de la série. Je n'ai vraiment pas eu assez de sympathie pour Suou, jeune fille qui vivait une vie tranquille en Russie et qui se trouve embarquée du jour au lendemain avec Hei dans le monde des contractants. Ses réactions (pouquoi ? Non, je veux pas ? pourquoi pourquoi pourquoi ?) sont crédibles d'un sens, mais il lui manque vraiment quelque chose.

Du côté des nouveaux contractants que l'on voit, il y a des pouvoirs intéressants, d'autres un peu moins. Genre la façon dont le super méga fusil apparaît dans une transformation digne de Sailor Moon... J'adore le violet m'enfin. Et le collègue de Misaki avec son genre d'armure, qu'on croit parfois sortie d'une vieille série de mécha... J'ai vraiment eu l'impression que l'esprit n'était plus le même. Ah, et puis le perso super pink powaaa, Madame Oreille, quand elle nous sort sa super combi digne d'une Totally Spies à la fin, j'ai un peu rigolé quand même ^^.=

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En plus de ce côté super-héros, il y a aussi un petit côté comédie sentimentale de lycée boing boing au début de l'histoire, d'une part avec deux camarades de Suou, et aussi avec Suoiu elle-même, qui fait le coup méga classique de prendre Hei pour un pervers. Ca dure pas une demie-heure c'est clair, ce n'est vraiment que quelques répliques, le choix d'un personnage principal jeune justifie sûrement ça, mais j'ai quand même trouvé que c'était un peu en décalage.

Faut pas croire que j'ai que du mal à dire de la série, même avec ces petits défauts l'histoire se suit vraiment très bien. Je ne m'attendais pas à retrouver le même mode de narration que pour la première saison, là avec 12 épisodes on rentre direct dans le vif du sujet et il n'y a pas de place pour les "quêtes secondaires". On peut voir encore une fois à quel point Okamura Tensai a bien pensé son univers, et visuellement c'est toujours un délice, au niveau des décors ou des scènes de combat par exemple.

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Du côté de la musique, plus de Kanno Yôko, ce qui était a priori très regrettable. Mais ça n'empêche pas la musique d'être vraiment réussie, j'ai beaucoup aimé le côté électro, ça créé vraiment une bonne ambiance. Du côté des chansons de génériques, c'est Stereopony pour l'opening. Ca ne m'a pas donné envie d'écouter le groupe en boucle, mais je dois dire que c'est bien efficace. L'ending des Abingdon Boys School, plus posé que la chanson qu'ils avaient fait pour l'opening de la première saison, est aussi bien sympa. Que du bon du côté des oreilles, quoi.

Donc voilà, depuis tout à l'heure je dis un peu n'importe quoi dans tous les sens, et arrivée à la conclusion je ne sais toujours pas dire clairement en une phrase ce que je pense de Ryûsei no Gemini. Dans l'absolu, je dirais clairement moins bien que la première saison, mais vu les nombreuses différences, ça serait trop réducteur. On peut ne pas être d'accord avec certains choix du créateur, mais au final ça se tient encore très bien. L'histoire avance, on en apprend plus sur les contractants et les Gates, c'est une vraie suite, pas une simple répétition. Je pense que j'aurais été plus déçue si ça s'arrêtait là, mais ça n'est pas le cas, et tant mieux : il y a d'un part les OAV, d'autre part les mangas, et ça c'est chouette.

27.09.2009

[Anime] Wolf's Rain

Titre japonais : ウルフズ・レイン

Nombre d'épisodes : 30 épisodes (26 + 4 OAV)

Année de production :
2003

Licence en France :
Beez

Fiche :
Animeka ; ANN

 

Ca faisait vraiment longtemps que je connaissais cette série de nom, depuis que les premiers DVD étaient sortis chez Beez je pense. C'est pas l'envie qui me manquait de la voir, mais à l'époque Dybex était déjà là pour me ruiner avec ses DVD à l'unité, et ceux de Beez étaient encore plus chers. Wolf's Rain est donc resté longtemps dans ma liste de séries à voir, jusqu'à ce que je tombe sur le coffret de l'intégrale de la série en VOST à 15 euros au Japan Expo. J'étais supposée pas dépenser de sous, mais une si belle affaire, je ne pouvais pas rater ça ! J'ai donc enfin pu regarder cette série, mieux vaut tard que jamais ^^.

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L'histoire se passe dans un monde désolé où les loups ont acquis le pouvoir d'envoûter les humains pour prendre leur apparence afin d'éviter d'être pourchassés. Au début de la série, on assiste à la rencontre de quatre jeunes hommes/loups qui vont partir en quête du paradis des loups. En parallèle, on peut suivre Quent, shériff accompagné de son chien qui traque les loups sans pitié, ainsi que le couple (ou ex-couple) Hobb et Cher, le premier étant flic, la deuxième étant une scientifique étudiant Cheza, la mystérieuse fille-fleur liée aux loups. Darcia et son oeil mystérieux ne tardent pas non plus à faire leur apparition. Parmi ces protagonistes, certains comme les loups recherchent le paradis, d'autres se trouvent embarqués dans cette quête plus par un concours de circonstances.

L'ambiance post-apocalyptique du monde, avec ses technologies perdus, l'existence de nobles qui semblent tout-puissants et ses villes-dômes n'a pas été sans m'évoquer Ergo Proxy, même si au bout du compte c'est très différent. J'ai bien aimé le fait qu'à cet univers soit ajouté un côté plutôt fantasy avec les loups qui se "transforment" et toute la mythologie qu'il y a autour d'eux. L'univers choisi fait que les décors des villes tout comme les paysages ne sont pas forcément si variés, mais je les ai quand même trouvés sumpas, et la ville qu'on voit à la fin de la série est vraiment chouette. Je ne suis pas fan non plus à 100% du chara design, en fait ça variait vraiment d'un personnage à l'autre. Par contre, le design des loups ainsi que leurs mouvements sont vraiment bien faits.

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On s'attache très vite à la petite meute des quatre loups, et on apprend à les connaître en même temps qu'ils font connaissance entre eux. Ils sont tous très différents et entrent souvent en conflit sur quoi faire et comment le faire, mais ils finissent par devenir très proches, et c'est une facette de la série que j'ai beaucoup aimée. Il ne s'agit pas seulement d'aventure et de combats, il s'agit aussi de liens entre les personnages. Cela est vrai pour les quatre héros aussi bien que pour les autres personnages. Certains trouveront que ça crée des lenteurs, moi j'ai trouvé que ça rendait l'histoire plus intéressante. Au début, Toboe était un personnage qui m'agaçait pas mal : une vraie tête de fille, chiant et gaffeur comme pas deux. Mais sont l'évolution du personnage fait que j'ai fini quand même par m'attacher à lui, et qu'il apporte vraiment quelque chose au groupe.

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Le fait que l'histoire soit vue du point de vue de différents personnages et pas que de celui des loups, et la façon comment ces personnage se croisent, font équipe ou s'opposent, est également bien pensé. J'ai fini par bien apprécié Quent, même si son type de personnage qui cherche à se venger est assez classique. J'ai aussi aimé Cher et Hubb, dont l'histoire introduit un soupçon de romance sans que ça soit en décalage avec le reste. Les épisodes 15 à 18 sont des récapitulatifs des 14 premiers épisodes. Oui, quatre épisodes récapitulatifs, rien que ça ! Chaque épisode présente le point de vue d'un personnage différent, c'est donc pas mal fait, mais ça reste du résumé de choses déjà vues, et comme la plupart de gens j'imagine, j'ai trouvé ça bien trop long ! La série faisait au départ 26 épisodes, et si les événements du 26ème épisode mettent en effet un terme à certaines choses, ils sont loin de tout régler.

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Heureusement, pour palier à ce manque, et pour compenser les 4 épisodes-résumés, 4 OAV ont été réalisés, et du coup on considère que la série fait 30 épisodes. Et ces quatre épisodes supplémentaires sont un vrai régal. La fin, elle plaît ou pas, mais c'est une vraie fin, ça c'est sûr ! Après, on peut toujours dire qu'on aurait voulu en savoir plus sur Cheza, sur les nobles, sur le paradis, sur la catastrophe qui avait mis le monde dans cet état... Mais il y a tellement de séries où en n'en sait jamais assez ^^.

La bande sonore de l'anime est superbe. Tout comme pour Cowboy Bebop, Yoko Kanno fait preuve d'une grande variété dans ses compositions, pour les instruments comme pour le style. Elle a également composé les chansons des génériques. Je ne suis pas personnellement fan de l'opening, mais la compositrice maîtrise tout à fait le genre. L'ending est une jolie ballade au piano. Il y a aussi plusieurs autre chanson qu'on entend dans les épisodes, le contraste avec les instrumentaux donnant encore plus de richesse au tout.

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J'ai suivi cet anime avec grand plaisir, je ne me suis pas ennuyée une seconde (sauf avec les quatre épisodes mentionnés, qu'on peut tout à fait omettre), et je le conseille vraiment. Surtout qu'il est enfin à un prix plus qu'abordable ! Le coffret que j'ai est dispo sur la boutique de Beez à 20 euros à peine, apparemment, c'est une très bonne occasion. Ou alors si vous avez l'âme d'un collectionneur, il y a le coffret collector VO/VF à 120 euros, qui a l'air très beau en effet. A ce prix, il peut... ^^

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