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24.03.2011

Top 5 anime n°12 : Les meilleures séries vues en 2010

Je sais même pas si on peut encore dire qu'on est au début de l'année, ce qui est sûr c'est qu'il est plus que temps que je fasse mon petit bilan des visionnages anime de 2010 ! Je n'ai vu que 16 séries, la moitié étant des séries courtes de 12-13 épisodes, six autres du format "classique" de 25-26 épisodes (mais pour l'une d'entre elles les épisodes étaient plus  courts), et deux tapant dans la cinquantaine d'épisodes.

Enfin, parmi ces 16 séries, il y en avait quatre que j'avais déjà vues auparavant. Deux d'entre elles étaient "hors compétition" vu qu'elles avaient déjà fait l'objet d'articles sur le blog et faisaient partie de mon premier top anime pour 2007 et 2008 (Darker than BLACK  et Oruchuban Ebichu). Les deux autres par contre  faisaient partie de la sélection. Allez, c'est parti !

 

Aria the Animation et Aria the natural

Et hop, les deux saisons d'un coup vu qu'elles sont en parfaire continuité ! Véritable révélation de douceur, de poésie, parfait en tous points : c'est visuellement magnifique, les personnages sont attachants et la musique est superbe.

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Higashi no Eden

Malgré le bémol qu'on peut mettre car on reste vraiment sur sa faim (et je n'ai toujours pas vu les films !), je garde vraiment un excellent souvenir de cette série. Elle mérite d'être ici rien que parce qu'Umino Chica y a participé ^^.

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Hikaru no go

Un grand classique que j'ai redécouvert avec enthousiasme. Une histoire très bien menée, des personnages attachants qu'on prend plaisir à voir évoluer, un vrai petit régal !

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Kemono no souja Erin

Mon autre grande révélation de l'année. Une histoire et des personnages riches et travaillées, un univers visuellement original, une bande son excellente. Bref, une aventure inoubliable que je vous invite une nouvelle fois à tenter.

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Kimi ni todoke

Pour finir, pas une grosse révélation mais un petit coup de coeur pour ce shôjo. Et je n'aurais peut-être pas choisi de faire figurer la série ici si elle n'avait pas de suite. Oui, dit comme ça, c'est con, mais j'en ai marre des manga adaptés partiellement (qui a dit Nana ??? ^^).

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Les deux "nanards" de l'année :

Nyan koi! n'a pas été sauvé par ses chats et Bounen no xamdou n'a pas été sauvé par ses qualités techniques et musicales.

20.04.2010

[Anime] Kemono no souja Erin

Titre japonais : 獣の奏者エリン

Nombre d'épisodes : 50 épisodes

Année de production :
2009

Licence en France :
Aucune

Fiche :
Animeka ; ANN

 

Je n'avais jamais entendu parlé de cet anime avant de lire un article dessus sur le blog Kochi Kochi. J'ai tout de suite été attirée par la série : le côté fantasy m'a tout de suite fait penser à Seirei no Moribito, et ce n'était pas pour rien car il s'avère que l'auteure des romans originaux est la même pour les deux séries (Uehashi Nahoko). L'autre point commun des séries est qu'elles sont toutes les deux faites par le studio Production I.G. Pour ce qui est de la production et de la diffusion, il s'agit de la NHK, et là j'ai fait le rapprochement avec Saiunkoku monogatari. Donc, que de bonnes impressions avant de me lancer dans le visionnage des 50 épisodes !

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Comme souvent, il est assez difficile de parler de l'histoire et du monde dans lequel elle se déroule sans trop en dire ! La série débute avec l'enfance d'Erin dans un petit village d'éleveurs de Tôda, énormes lézards maîtrisés à l'aide de sifflets et dont l'armée du grand duc se sert pour protéger les frontières du royaume. On se doute bien qu'Erin ne va pas rester toute sa vie dans ce village, et en effet le premier grand événement  dramatique arrive à point pour nous lancer dans les aventures que la jeune fille aux cheveux et aux yeux verts va vivre, et qui l'améneront à se rapprocher d'autres bêtes, les Oujû, énormes êtres ailés à tête de loup qui sont les seuls prédateurs des Tôda.

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Les Oujû, symboles de la reine, sont au coeur d'une légende ancienne qui est à la base de la longue paix du royaume et de l'alliance entre la reine et le grand duc. Mais cette paix va être menacée, et l'on se doute bien qu'à un moment ou un autre Erin se retrouvera mêlée aux événements. Et il va sans dire qu'outre la jeune charmeuse de bêtes, l'histoire met en scène un nombre conséquent de personnages ayant chacun leur rôle à jouer dans l'histoire.

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La réalisation est particulière et en rebuttera probablement certains, mais j'ai tout de suite apprécié. Oui, le design des personnages est très simple, mais ça ne les empêche pas d'avoir leur tête bien à eux et d'être expressifs. Et les décors fixes, comme des dessins au pastel, sont vraiment jolis. Et au final, l'univers qui mêle inspirations occidentales et asiatiques est vraiment plaisant. Le style graphique imaginé pour évoquer les légendes du royaume est également sympa, et de cette manière les scènes de combat présentées de manière abstraite sont aussi marquantes que si l'on voyait les hommes, les Tôda et les Oujû représentés normalement.

Le fait que la série soit destinée à un public plus jeune n'est donc pas du tout un handicap, d'autant plus qu'on a affaire à une histoire intelligente et très bien menée, et c'est bien pour ça que l'anime vaut vraiment le détour. Au fil des épisodes, on voit Erin, d'abord petite fille, grandir et devenir adulte. Les ellipses temporelles sont placées judicieusement et chaque partie a son intérêt car parallèlement à la vie d'Erin, on suit ce qui se passe par exemple au palais de la reine ou du duc. Il y a une véritable intrigue politique, qui a le mérite d'être suivie facilement sans pour autant être manichéenne.

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Erin, on se le doute, est quelqu'un de bon et de gentil avec tout monde, même ceux qui ne le sont pas forcément avec elle. Mais le personnage est bien loin de se résumer à ça. La façon dont elle évolue en fonction de son âge et de ses connaissances est très crédible et rend le personnage vraiment attachant. Si elle est une jeune fille très intelligente qui a un don particulier pour être au contact des bêtes, elle n'en est pas pour autant parfaite, elle connaît aussi le doute et l'échec. Et le personnage ne serait pas ce qu'il est sans sa voix. Je m'intéresse rarement aux seiyuu, mais là j'ai vraiment été bluffée par la performance de Hoshii Nanase, dont c'est en plus le premier rôle.

Les personnages secondaires sont nombreux, il serait donc assez fastidieux de tous les énumérer. Parmi les plus importants, on trouve autour de la reine son neveu Damiya et sa petite-fille Semiya, héritière du trône. Du côté du duc, on peut observer l'opposition de ses deux fils Shunan et Nugan, qui ont un point de vue très différent sur l'avenir du royaume et de l'alliance avec la reine. Et tout le long de la série, on retrouve le duo comique de deux frères qui suivent Erin et qui mettent une petite touche de légéreté. Si on les voyait plus souvent ils seraient vite lourds, mais on s'habitue vite à eux.

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Un personnage que j'ai beaucoup apprécié est celui de Ial. Je ne dirai rien sur lui car étant donné son grand rôle dans l'histoire et son passé mystérieux on serait vite dans le spoil, mais j'ai beaucoup aimé la façon dont il rencontre Erin et la façon dont leur relation se construit. Il y a plein d'autres personnages, que ce soit autour d'Erin et sa mère au village, au début de l'histoire, ou l'apiculteur que rencontre la petite fille un peu plus tard, ou encore la directrice de l'école qu'elle va fréquenter, ainsi que tous ses camarades. Mais je vous laisse les découvrir tous ! ^^

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Une des qualités supplémentaires de Kemono no souja Erin est sa bande son, globalement très réussie. Si j'ai eu un peu de mal avec certains morceaux aux sonorités électriques qui pour moi ne cadraient pas forcément tout le temps avec l'ambiance, la plupart des autres morceaux sont très réussis et c'est un plaisir de les entendre épisode après épisode. Il y a par exemple une très jolie chanson qu'on entend régulièrement (Aoi Hoshi, de Cossami), une berceuse à la harpe, ou bien une très jolie mélodie au piano par exemple.



Et les chansons des génériques de sont pas en reste, loin de là ! J'ai immédiatement adoré la chanson de l'opening. Shizuku. En entendant la voix du chanteur je me disais bien qu'elle me disait quelque chose : il s'agit du groupe Sukima Switch, qui a signé Golden Time Lover, le troisième opening de FMA : Brotherhood. On peut l'entendre pendant les 30 premiers épisodes et ensuite, c'est pareil, mais c'est plus pareil ^^. La chanson reste la même, mais pas l'interprète : il s'agit ensuite de Hajime Chitose. J'ai nettement moins aimé cette version, j'ai vraiment eu du mal à apprécié le style de chant particulier étant donné mon attachement à la version originale de Sukima Switch.




Du côté des endings, là encore j'ai tout de suite apprécié le premier, After the rain, dont la douce mélodie est vraiment délicieuse. Le deuxième, de Matsu Takako (oui, c'est bien l'actrice qu'on peut voir dans des dramas ^^), Kitto Tsutaete, et peut-être un poil moins bien, mais il reste vraiment sympa. Enfin, ça a plus à voir avec la narration qu'avec le son, mais il y a une voix off féminine qui intervient régulièrement, notamment en début et en fin d'épisode, pour faire le point sur l'histoire on donner les sentiments d'Erin. C'est efficace, c'est juste ce qu'il faut.

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Je suis vraiment contente d'avoir découvert cet anime, je l'ai énormément apprécié d'un bout à l'autre et je pense que j'aurai de nouveau plaisir à le regarder à nouveau un jour. L'histoire, riche et passionnante, mérite bien ses cinquante épisodes, et si évidemment il y a des passages plus tranquilles que d'autres, ça n'est jamais du remplissage. L'univers imaginé est très intéressant et cohérent, un grand nombre de questions sont abordées de façon intelligente, en premier lieu évidemment la relation entre les humains et les bêtes, mais aussi tout un tas de choses concernant la vie comme la mort.

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L'oeuvre dégage de par sa réalisation et le fait qu'elle soit tirée de romans destinés à la jeunesse une sorte de nostalgie, on vit vraiment une grand aventure avec Erin. Mais plutôt que dire que c'est un dessin animé pour les enfants, il faut dire plutôt que c'est pour tous publics. Un peu comme pour les films de Miyazaki par exemple, on peut avoir plusieurs niveaux de lecture. A voir absolument pour les amateurs de fantasy et d'aventure qui aiment les histoires plus basées sur les relations entre les personnages et les intrigues politiques que sur l'action pure.

Je pense que les chansons et les musiques vont rester pas mal de temps dans ma playlist, et je suis même curieuse de lire les romans originaux : les deux  volumes sont disponibles en français chez Milan jeunesse, sous le titre de La charmeuse de bêtes.