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20.05.2012

[Anime] Another

Titre japonais : 今、そこにいる僕

Nombre d'épisodes : 12

Année de production : 2012

Licence en France : 
Dybex

Fiche :
 Animeka ; ANN

 

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Qu'elles se lisent ou qu'elles se regardent, qu'elles mettent en scène des acteurs ou des personnages animés, je ne suis pas fan des histoires d'horreur en général. Pas vraiment parce que je suis une chochotte qui a peur du sang, des zombies ou je ne sais quoi, c'est juste que ce n'est pas ce que je recherche dans une histoire.

Pourquoi diable ai-je voulu regarder Another en sachant très bien dès le départ de quel genre d'anime il s'agissait ? Simplement parce que parfois, c'est bien de changer un peu ses habitudes et de tenter quelque chose qui ne nous plairait pas a priori. On peu avoir de bonnes surprises ! En plus, avec une série de 12 épisodes seulement diffusée en streaming gratuit, la prise de risque était minime ^^. Me voilà donc, moi qui regarde quasiment toujours des anime terminés, parfois même depuis pas mal de temps, à suivre une série en cours de diffusion. 

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Quand son père doit partir à l'étranger pour son travail, Sakakibara Kôichi quitte Tôkyô pour aller vivre chez ses grands-parents et sa tante dans la petite ville de Yomigaoka. Des problèmes de santé l'obligeant à être hospitalisé, il manque la rentrée et n'arrive dans son nouveau collège que plusieurs semaines après. Il se rend tout de suite compte qu'il règne une ambiance anormalement froide dans sa classe et que ses camarades deviennent vite très évasifs quand certains sujets sont abordés. Y compris celui de Mei, une élève qui est tout au fond de la salle, à un vieux bureau abîmé, et que Sakakibara semble être le seul à voir. Sakakibara va finir par apprendre qu'une malédiction règne sur la classe 3-3, et la mort ne va pas tarder à se manifester de façon aussi violente qu'inexpliquée à Yomigaoka.

Une atmosphère un poil glauque et assez prenante s'installe rapidement au début de l'histoire, grâce à différents élements bien mis en valeur par la réalisation : la rencontre avec Mei dans l'étrange hôpital, le magsin de poupées désert que Sakakibara visite alors que le jour décline, et toute la ville de Yomigaoka et ses habitants qui créeent une sorte de malaise, à commencer par les camarades de notre personnage principal. Les premiers épisodes se suivent donc agréablement, mais une fois les deux premières morts violentes passées, j'ai eu l'impression que l'ambiance se trouvait comme cassée et plus les épisodes passaient, moins j'ai accroché à la série.

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Je ne peux pas dire que je me suis ennuyée, que j'ai deviné tout de suite qui était responsable de la malédiction ou que je m'en fichais de le savoir. Non, sur ce point, c'est très bien ficelé. Mais ça l'est au dépend de tout le reste. Du développement des personnages, par exemple. Ils sont évidemment tour à tour suspectés d'être le "méchant" de l'histoire, cela fait partie des codes du genre. Donc on laisse bien peser des soupçons sur eux, mais au final on n'apprend pas vraiment à les connaître et c'est dur de s'attacher à eux. J'ai bien aimé le personnage de Mei au début mais elle a fini par me sortir par les yeux car on se focalise trop sur elle et sa voix est exaspérante d'inexpressivité.

Ce qui m'a frappée aussi, c'est cette impression d'inertie de l'ensemble des personnages face à la situation, sous prétexte d'entretenir le suspense, et de ne lâcher le nom du coupable qu'à la fin. Douze épisodes, c'est pourtant court, mais il faut croire que c'est encore trop long et que le roman original aurait gagné à être adapté plutôt en long métrage, comme c'est le cas pour la version "live" d'ailleurs. Le manque total de réaction des élèves au milieu de l'histoire, alors que les jours et les semaines passent, tue carrément la tension. Et puis ça fait des années que la malédiction se répète, mais apparemment personne n''a pensé à faire quelque chose, genre supprimer la classe 3-3...

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Une fois qu'on sait qu'il y en a un au moins qui va se faire dégommer à chaque épisode, l'effet de surprise tombe franchement à plat. Oui, y'a du sang et tout, boooouuuh, mais c'est tellement vite passé à la trappe qu'on oublie et qu'on ne réagit plus, comme les personnages. Et après ça, bouquet final dans les deux ou trois derniers épisodes, pétage de plombs général qui ressemble plus à une parodie du genre qu'à autre chose avec des élèves qui finissent par ressembler à des zombies, et pour enfoncer le clou le fameux "je savais qui c'était mais je te l'ai pas dit"...

Je n'ai pas été vraiment marquée par l'OST, pourtant signé Ôtani Kou. Non pas que les morceaux ne soient pas réussis, mais ils sont très classiques dans le genre "musique qui fait peur". Passé sa première apparition, j'ai systématiquement sauté l'opening étant donné qu'il utilise une chanson d'Ali Project, qui a encore une fois manqué de dérégler mon tympan. L'ending très calme fait son effet au début mais je ne l'ai plus autant apprécié une fois que l'ambiance prenante du départ s'est dissippée. 

Voilà, c'est assez court mais ça n'est pas plus mal. Another n'est pas du tout un anime pour moi alors ce n'est pas la peine que je passe plus de temps à en parler. Qu'elles soient gores ou pas, j'ai vu/lu des histoires où le suspense était bien mieux construit et surtout entretenu. Et ce ne sont évidemment pas les uniformes des collégiennes ou bien l'expédition estivale au bord de la mer qui ont retenu mon attention. J'aurais aimé avoir une bonne surprise, mais au bout du compte j'ai été déçue. Mais je dois dire que c'était sympa de suivre une série au fur et à mesure de sa diffusion, je commence vraiment à y prendre goût ! ^^

26.11.2011

[Film d'animation] Colorful

J'avais manqué Un été avec Coo au cinéma, et j'ai maintes fois failli craquer pour le DVD vu la mignonne petite bouille du kappa. J'ai été curieuse à propos de Colorful dès que Kaze a annoncé sa sortie en soulignant qu'il était signé par le même réalisateur, Hara Keiichi. Lorsque j'ai appris que par chance il passait à Rouen (j'ai vu l'affiche dans le hall du cinéma le jour de l'avant-première ^^), je me suis dit que je n'avais aucune excuse de louper ça.

Petite anecdote à propos de la copie du film projetée dans mon cinéma, qui je suppose est la même pour les autres salles : avant le film, on a le droit à la bande annonce pour un film japonais, sans aucun sous-titre ! Et il se trouve que ce film c'est SP, qui fait suite au drama du même nom. Ca m'a pas vraiment donné envie de le voir (les films tirés de drama sont trop souvent décevant, mais c'était marrant de voir des têtes connues pour un film qui ne sortira jamais chez nous. Après, il y avait aussi une pub contre le piratage des films, également tout en japonais ^^.

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Colorful nous raconte l'histoire d'une jeune personne qui vient de mourir et qui se voit offrir une nouvelle chance de vivre. Son âme va prendre place dans le corps d'un jeune garçon nommé Kobyashi Makoto, sur le point de mourir. Ce "héros" dont nous ignorons le nom et le visage va donc vivre à la place de Makoto, dans la famille de celui-ci. Il va devoir découvrir pourquoi Makoto a choisi de se suicider, mais aussi parvenir à se souvenir de sa propre vie et de la faute qui l'a conduit à cette mise à l'épreuve. Il sera guidé dans cette nouvelle vie par un ange très particulier.

J'ai tout de suite été frappée par la qualité des décors, qui sont réalistes et détaillés. Chaque plan rend le paysage urbain japonais exceptionnel, même s'il s'agit de maisons, de rues, de points comme il doit y en avoir tant dans la région de Tôkyô et dans tout le Japon. On retrouve cette faculté que j'aime tant chez les Japonais à mettre en scène le quotidien, et j'ai vraiment eu l'impression moi aussi de me retrouver là-bas avec Makoto.

Le design des personnages contraste avec les décors, mais est lui aussi réaliste. Les personnages ne sont extrêmement expressifs, à l'image de Shôko, une camarade de classe de Makoto. Ce côté réaliste et le fait que les personnages ne soient pas "beaux" m'a un peu fait pensé aux oeuvres de Kon Satoshi. Le naturel des personnages est renforcé par des voix bien choisies et bien interprétées, que ce soit l'espiègle Pura-pura ou encore une fois Shôko.

La musique du film est très belle, et en voyant le générique de fin je me suis dit que ça n'était pas étonnant vu qu'elle est signée Ôtani Kô, je j'ai adoré dans la série Haibane Renmei. Les morceaux ont des tonalités bien distinctes et retranscrivent parfaitement l'ambiance des différentes parties du film. La chanson du générique de fin, chantée par miwa, est plutôt jolie. Et dans une des scènes clé vers la fin du film, on peut entendre une version de Tegami d'Angela Aki chantée par une chorale, c'est absolument génial d'avoir utilisé cette chanson de cette façon.

Tout le mal être de l'adolescence est exprimé à travers les relations conflictuelles de Makoto avec sa mère, son père et son frère aîné, et aussi à travers sa solitude et sa détresse au collège, où il est brimé par ses camarades. Il est aussi perceptible chez d'autres personnages, en particulier chez Hiroka, la jeune fille dont Makoto était apparemment amoureux et qui se prostitue pour pouvoir acheter les vêtements et les accessoires à la mode dont elle a envie.

Ces thèmes sont régulièrement abordés dans l'animation japonaise, mais le contexte de l'histoire ainsi que la justesse du message véhiculé (qui donne au titre du film tout son sens) leur donnent vraiment une dimensiion particulière. Et si le cadre social est typiquement japonais, le sujet parlera forcément au spectateur occidental. Même s'il a largement passé l'âge d'être au collège !

Colorful est un film d'animation comme je les aime : beau sur le fond et sur la forme, simple par son évocation du quotidien, et très touchant. Et l'on est forcément intrigué par l'identité mystérieuse du personnage principal ! A voir au cinéma si c'est possible, dans tous les cas à acheter en DVD quand il sera disponible. Et pour ma part je peux vous dire qu'il y aura du kappa sous le sapin ! ^^

19.04.2009

[Anime] Haibane Renmei

Titre japonais : 灰羽連盟

Nombre d'épisodes : 13 épisodes

Année de production :
2002

Licence en France :
Aucune

Fiche :
Animeka ; ANN

 

J'avais déjà vu cette série de 13 épisodes en fansub il y a bien quatre ans de ça, et comme je l'avais beaucoup aimée, j'ai acheté le coffret de Dybex dès qu'il a été dispo. C'était même le premier chez eux où je me faisais pas avoir à acheter les DVD à l'unité avant qu'ils se mettent à sortir des coffrets pour toutes leurs séries... Comme en ce moment je repasse en revue ma DVDthèque d'anime, il était temps de revoir celui-ci.

Le créateur de Haibane Renmei (ou Ailes Grises en français) est Abe Yoshitoshi, à qui l'on doit Serial Expirements Lain et qui a aussi travaillé sur Texhnoloyze. Point commun des trois oeuvres : un univers très marqué. Mais le plus de Haibane Renmei, c'est que c'est un anime beaucoup plus abordable : j'avais trouvé Lain presque limite, et Texhnolyze trop barré. Là, bien sûr, il y a des non-dits et on ne répond pas à toutes les questions qui se posent, mais ça passe très bien.

Bien sûr, on voudrait savoir ce qu'il y a derrère le mur de cette ville mystérieuse, bien sûr on voudrait savoir d'où viennent les Ailes Grises, et où elles vont quand elles s'envolent. Mais en fait comme l'histoire est vraiment bien fichue, avec un début et une fin bien marqués, on a juste l'impression de faire une petite incursion dans cet univers le temps de 13 épisodes, à travers les yeux de Rakka, et on accepte beaucoup mieux que des secrets restent gardés, ça fait même partie du côté poétique et mystérieux.

haibanerenmei.jpg

Visuellement, c'est tout simplement magnifique : la vieille demeure, la vieille ville entourée du mur, le temple et la forêt, ce ciel aux teintes vertes si particulières, tout donne une impression de paix et d'éternité. Les personnages sont tous jolis, et l'on s'attache tout de suite à eux aussi bien pour leur apparence que pour leur caractère, tout deux bien marqués.

Et le truc en plus qui rend l'ambiance de la série vraiment unique, c'est la BO : le thème d'intro au piano, ou la musique du générique de début sont à tomber par terre, la chanson du générique de fin est également très jolie. La musique est toujours là pour souligner les moments tristes comme les moments plus joyeux.

Vous l'aurez compris, je suis vraiment fan, et si vous avez envie d'acheter un petit coffret de DVD je vous conseille vivement cette série ! Je crois bien que dans quelque temps j'aurai grand plaisir à la revoir une troisième fois.