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03.02.2012

Top 5 anime n°14 : Mes coups de coeur de 2011

Ca y'est, maintenant que j'ai écrit mon dernier billet pour les séries vues en 2011, je me décide enfin à publier mon top 5 qui n'est pas du tout une surprise et qui n'est en fait pas un top 5. Ben oui, comme je suis blonde je sais pas très bien compter, et en fait j'ai 6 séries coup de coeur, impossible d'en retirer une pour réduire le nombre à 5 ! Comme je suis sur mon blog et que de toute façon tout le monde s'en fout, ça sera donc officieusement un top 6 :). 

 

ARIA the ORIGINATION

Même si les deux premières saisons figuraient dans mon top anime de l'année dernière, je ne pouvais pas me permettre d'évincer ce magnifique final pour cette seule raison !

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Honey and Clover

Han comme c'est surprenant ! J'avais déjà fait figurer les deux saisons de la série dans mon premier top anime, pour 2007 et 2008. Même s'il s'agit d'un anime qui a plusieurs années et que c'était un revisionnage, il était impensable de de pas le mettre dans ce top 2011. Parce qu'après tout, si je devais faire un top ultime de mes anime préférés, c'est évident qu'il y serait !

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Kemonozume

La petite pépite de la fin de l'année !

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Natsume Yûjinchô San

Les deux premières saisons de l'anime avaient fait partie de mon top en 2009. La saison 3 a plus que confirmé que l'univers de Natsume était pour moi l'un des plus beaux et des plus magiques, et je me régale en ce moment à suivre la quatrième saison ^^.

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Usagi drop (Un drôle de père)

Une autre petite révélation de délicatesse et de petits bonheurs quotidiens !

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Yojôhan shinwa taikei

Il n'y avait vraiment pas moyen de choisir entre les deux séries de Yuasa Masaaki vues en 2011, voici donc la deuxième pour conclure ce palmarès !

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Les mentions spéciales

En bonus, une mention spéciale nostalgie pour Attacker You!, une mention la suite bien pour Kimi ni todoke 2, et mention grande série qui n'a pas eu sa place dans mes coups de coeur persos pour Planetes.

08.01.2012

[Anime] Yojôhan shinwa taikei (The tatami galaxy)

Titre japonais : 四畳半神話大系

Nombre d'épisodes : 11

Année de production : 2010

Licence en France :
Kaze/Beez

Fiche :
Animeka ; ANN


La première fois que j'ai vu des images de cet anime, probablement au début de sa diffusion ou un peu avant, je me suis dit : ah, mais ces dessins, je connais ! Le character design original de la série est en effet signé Nakamura Yûsuke, que je connais en tant que grande fan d'Asian Kung-Fu Generation pour avoir réalité la totalité des pochettes d'albums et de singles du groupe.

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Je me suis dit qu'une série animée avec des personnages ayant ces traits particuliers si facilement reconnaissables, ça devait forcément donner quelque chose de visuellement intéressant. Et quand j'ai su que c'était Yuasa Masaaki, que j'ai adoré pour Kaiba, qui était à la réalisation, il est devenu évident qu'il fallait que je voie cet anime. Il a été rapidement annoncé que la série serait disponible en streaming sur KZPlay, je me suis dit que ça serait l'occasion de me prendre enfin un abonnement pour profiter un peu de leur offre malgré mes réticences envers le streaming. Du coup, même pas eu à sortir un cent, vu que j'ai profité de la semaine de gratuité du site en octobre dernier pour regarder l'anime ^^.

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Le personnage principal  et narrateur très bavard de Yojôhan Shinwa Taikei est un étudiant de Kyôto dont nous ne saurons jamais le nom. En arrivant en première année, il décide de joindre un certain club universitaire. Le temps passe, notre jeune étudiant devient ami avec un de ses congénères nommé Ozu et tombe amoureux d'Akashi. Mais il n'arrive pas à conquérir le coeur de la jeune fille et rien ne va. Arrivé en deuxième année, il devient convaincu que les choses n'auraient pas aussi mal tourné s'il avait choisi d'intégrer un club différent. Fin de l'épisode 1, on rembobine et on reprend au début, avec un autre club pour l'épisode 2 !

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Et comme vous commencez à le deviner si vous ne le saviez pas déjà, ce schéma est également valable pour les épisodes suivants. Yojôhan Shinwa Taikei est en fait un véritable exercice de style qui présente les différentes variantes d'une même courte histoire en changeant seulement un des éléments de départ. Les personnages restent les mêmes, les différents éléments de l'histoire aussi même s'ils prennent pour la plupart des formes différentes. Et vous vous en doutez bien, quel que soit le club choisi, le narrateur ne parvient pas à atteindre la belle vie et être entouré de belles filles comme il en rêve. Et à chaque fois, c'est parce que Ozu avec son visage de démon ébouriffé aux dents pointues fait des siennes.

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Si la série se contentait de ça, ça serait déjà bien et ça passerait tout à fait vu qu'il n'ya que 11 épisodes. Mais elle va beaucoup plus loin que ça et est d'une richesse incroyable. Déjà parce que vers la fin on quitte le schéma 1 club = 1 épisode pour entrer dans une phase de dénouement où les quatre tatamis et demi évoqués dans le titre prennent tout leur sens et qui donne une profondeur énorme à l'histoire.

Dans chaque épisode où l'on voit notre héros joindre un club différent, tout s'enchaîne très rapidement. Tellement rapidement que c'est pas le genre d'anime qu'il me viendrait à l'idée d'essayer de regarder sans sous-titres :p. Le réalisateur se joue du côté répétitif du scénario en passant très rapidement sur certains éléments qui sont connus du téléspectateur. Ca déboule dans tous les sens, on a à peine le temps de se souvenir quel forme avait tel élément dans les épisodes précédents qu'on est déjà passé à autre chose. On est maintes fois surpris par la forme prise par certains éléments et par le moment où ils apparaissent, et même pour ceux qui sont plutôt "fixes", il y a toujours quelque chose de drôle et de délicieusement WTF. Le meilleur exemple est sans doute la vieille voyante que le narrateur va invariablement consulter à un moment ou un autre.

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Plus on avance dans les épisodes, plus on se rend compte que rien n'est laissé au hasard et qu'on a affaire à un magnifique puzzle, sur lequel la fin nous permet d'avoir un peu plus une vue d'ensemble. Je dis "un peu plus" car vu le nombre de détails, il est impossible de tout saisir du premier coup. Tout ça pour en venir à quoi ? A un message qui n'est pas énoncé explicitement mais qui n'est pas non plus délivré par le biais de grandes théories philosophiques. Je pense que chacun y verra une signification un peu différente suivant sa sensibilité et son vécu, mais moi ce que j'ai retenu en gros, c'est : prends ta vie en main, prends des décisions, n'accuse pas toujours les autres ou les événements, il y a des choses qui ne changeront jamais mais d'autres qui peuvent être changées, et cela ne dépend que de toi.

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J'ai vraiment adoré l'univers créé à partir des dessins de Nakamura. Et comme pour Kaiba, le fond est indisociable de la forme : on n'aurait pas imaginé les personnages et les décors avec un design classique. Comme toujours, ça plaît ou pas, mais il faut être de mauvaise foi pour ne pas reconnaître l'attention portée aux décors, aux variations de couleur, au choix des plans.Et puis j'ai beaucoup aimé le fait que l'histoire se déroule à Kyôto, l'atmosphère de la vieille ville contribue vraiment à l'ambiance si particulière de l'anime.

La musique composée par Oshima Michiru complète très bien cet aspect visuel très original. Combiné à la narration qui est si souvent présente et au rythme des images, on a parfois l'impression d'avoir devant soi un vieux film muet avec un commentaire. Mention spéciale pour le seiyuu du narrateur, vu sa quantité de texte et son débit. J'ai également adoré  la voix d'Ozu. J'ai été aux anges en retrouvant Asian Kung-Fu Generation pour la chanson de l'opening qui est absolument génial. J'ai également adoré la chanson de l'ending, chantée par Yakushimaru Estuko, composée par Sunahara Yoshinori que je connais de nom depuis longtemps même si je suis pas à fond dans l'électro, et écrite par Ishiwatari Junji, guitariste et parolier de Supercar.




J'ai donc été totalement conquise par l'univers unique, drôle, fascinant et intelligent de Yojôhan Shinwa Taikei. C'est avec des petites perles de ce genre que je me dis que je fais bien de continuer à regarder des anime, que c'est une histoire et un concept qui ne pourraient exister autrement qu'en anime. A voir absolument, et aussi à revoir, à cause de tous les détails loupés et qui je suis certaine donnent encore plus de profondeur à l'histoire. Je suis donc super contente qu'un coffret DVD vienne de sortir chez Beez et vu la récente annonce de la fin de l'éditeur, je ne vais pas tarder à l'acheter. J'encourage tous les adeptes de DVD à faire de même avant que le coffret soit épuisé !

Pour conclure, cette expérience m'a encore plus donné envie de voir Kemonozume, réalisation antérieure de Yuasa Masaaki (et d'ailleurs à l'heure où je termine ces lignes, c'est déjà chose faite ^^).