29 avril 2009
Samurai Champloo
Titre japonais : サムライチャンプルー
Nombre d'épisodes : 26 épisodes
Année de production : 2004-2005
Licence en France : Dybex
Fiche : Animeka ; ANN
Cette série est l'une des premières que j'ai vues en fansub, il y a maintenant près de quatre ans et demi je crois, avant qu'elle soit licenciée par Dybex. Comme j'avais adoré, j'ai tout de suite décidé d'acheter les DVD. Mais comme j'ai revu la série pas longtemps après ça en VOSTA pour la faire découvrir à un collègue/colloc au Québec, du coup j'ai mis mes DVD de côté un moment, comme ça m'arrive souvent. Mais bien sûr je ne les ai pas oubliés, et comme en ce moment c'est période de rediff chez Kat, c'était le tour de cette série. Au cas où c'était déjà pas déjà clair, mode subjectivité on pour les paragraphes qui suivent ^^.
Qui dit Samurai Champloo dit Shinichirô Watanabe, également créateur de Cowboy Bebop. Et les deux séries ont plusieurs points communs, outre le fait d'être géniales : une structure assez similaire, des personnages extrêment réussis, un univers musical décalé et excellent, et une réalisation très soignée. A part ça, vu que les thèmes respectifs des séries sont aux antipodes l'un de l'autre, c'est bien différent.
Comme le laisse deviner le nom, Samurai Champloo se passe (ou plutôt est supposé se passer) pendant l'époque d'Edo, avec des samurais. Thème très classique dans l'animation japonaise et même ailleurs. Mais là où la série est originale, c'est dans la façon d'aborder le thème : un côté humoristique très présent, étroitement lié à l'utilisation d'anachronismes divers et variés, le tout savamment assaisonné par une bande sonore tout aussi décalée et anachronique très hip hop. Pas du tout le genre de musique que j'apprécie d'habitude en fait. Mais là, la musique s'impose d'elle même et créé une ambiance géniale et vraiment unique. Il y a bien sûr les excellentes chansons des génériques et tous les morceaux qu'on entend dans les épisodes, mais ça va aussi jusq'aux bruitages qui accompagnent les effets visuels excellents de répétition ou de rembobinage.
On se marre donc franchement à voir des yakuzas en kimono porter des lunettes de soleil très fashion, des voyous coiffés en crète, des concours de tags, des matches de baseball et même - sûrement l'épisode le plus barré - des morts-vivants venus de l'époque Kamakura. Mais à côté de ça, la "reconstitution" de l'époque est très solide. D'ailleurs, vu le nombre de référence à des faits historiques, j'ai vraiment apprécié pour ce troisième visionnage d'avoir des notions d'histoire du Japon. Bien sûr même sans ça la série est tout à fait abordable, mais c'est vraiment un plus de pouvoir savoir pourquoi on parle du château d'Ôsaka, du fief de Matsumae, des Heike, des Hollandais, des chrétiens, etc. On apprécie encore plus les subtilités, qu'elles soient comiques ou plus tragiques.

Parce que Samurai Champloo, c'est pas que de la rigolade, c'est aussi de la vraie baston, samurais obligent. Les combats sont très bien mis en scène, ne sont jamais trop longs. Le sang coule, mais jamais trop, et les méchants sont assez intelligents pour dire autre chose que "enfoiré, je vais te tuer !". En plus, tous ces combats sont parfaitement intégrés dans la structure de la série : les trois héros font un voyage, chacun des épisodes est une étape de ce voyage qui correspond à un lieu différent et à des rencontres différentes. Parfois, les combats sont dûs à des concours de circonstances (ou pourrait-on dire certains ont tendance à chercher la merde), parfois ils sont reliés à la trame principale, et il y a un bon équilibre entre ces deux aspects. Tous les personnages rencontrés lors du périple ont une histoire qui n'est certes qu'entrevue lors d'un ou deux épisodes, mais qui donne une dimension "sociale" à l'anime. Le mélange sérieux/déjanté est tout à fait réussi, ce qui n'est pas forcément évident.
Pour ce qui est des trois personnages principaux, je les ai tout de suite appréciés. Jin et Mugen ont tout les deux la classe, bien que ce soit d'une façon différente. Leurs traits de caractère - calme et taciturne pour l'un, grande gueule toujours prêt à se bastonner pour l'autre - ne sont certes pas inédits mais ne sont pas poussés à l'extrême. C'est la même chose pour Fuu, qui est la fille un peu chieuse sur les bords (pléonasme diront certains ^^), mais qui ne passe pas son temps à chouiner ou à taper sur la gueule des deux autres. Ah, il ne faut pas non plus que j'oublie Momo, la petite présence animale, très discret mais toujours trop chou ! ^^ Bref, on s'attache tout de suite à ce trio et on veut vraiment en savoir plus sur eux, même si leurs histoires sont distillées au compte-goutte tout le long des épisodes. Au bout des 26 épisodes, on se dit qu'on aurait voulu en savoir encore plus, mais la fin, tout en restant ouverte, met quand même un terme bien net à l'aventure et répond aux principales questions.
J'ai aussi aimé les personnages pour leur aspect, et visuellement toute la série est un vrai régal. Les environnements, que ce soit en ville, en campagne ou en forêt sont vraiment beaux. Il y a des effets de lumière très jolis, et les scènes de combat dans de tels décors sont encore plus appréciables. Jusqu'aux images des deux génériques et aux eyecatches, l'esthétique est vraiment réussie.
En bref, il faut bien tous ces superlatifs pour dire combien je suis fan et pourquoi c'est assez incompréhensible que la diffusion de la série ait failli être arrêtée avant la fin au Japon ! Comme Fuu, j'aurais vraiment aimé que le voyage ne se termine pas vu le potentiel des personnages et du concept. Un anime incontournable à mettre d'urgence dans sa DVDthèque si ce n'est pas déjà fait ! C'est vraiment une de mes séries préférées, si ce n'est ma préférée, et si je n'en n'avais pas encore parlé c'est bien parce que je préfère écrire mes notes juste après un visionnage. Et ce troisième n'était pas le dernier, c'est certain ! Mode subjectivité off ^^.
20:46 Publié dans Anime | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : série, anime, japon
28 avril 2009
Top 10 musique n°11 : Ai Otsuka
Puisque j'ai reparlé d'elle dernièrement pour son cinquième album, voilà ma petite sélection de chansons d'Ai Otsuka. Comme d'habitude ou presque, j'ai essayé de piocher à peu près également dans chacun de ses disques, mais comme le troisième, Love Cook, reste sans conteste mon préféré, j'ai été "obligée" de le favoriser ! ^^
Momo no hanabira - Le rythme et les sonorités de cette chanson me font vraiment triper, surtout les sortes de petits "miaou" qu'on peut entendre régulièrement. C'était le tout premier single d'Ai, et celui qui l'a vraiment fait connaître c'est Sakuranbo, le suivant. Je l'aime bien aussi, mais je préfère encore plus les pétales de pèche ! ^^
Honey - La mélodie toute gentille de cette chanson se savoure d'autant plus qu'elle n'est vraiment pas longue. Et le petit plus, au milieu du deuxième couplet très typique d'Ai : ce n'est qu'une seconde, un seul mot des paroles, mais ça change toute la chanson !
Sensu - Sans aucun doute ma préférée sur le deuxième album, et une de mes toutes préférées tout court. Un petit riff et des petites notes de guitare toutes simples mais super efficaces, une ambiance plus "sérieuse" que dans les autres chansons. Un ryhtme tout simple aussi mais parfait, un super refrain, et cerise sur le gâteau, la petite montée instrumentale à la fin. J'adore, quoi !
Futatsu boshi kinenbi - On se croirait un peu aux îles avec le rythme de cette chanson et sa petite mélodie au piano. Comme d'habitude, on aime ou on déteste la voix si particulière d'Ai, mais moi j'adore la façon un peu enfantine qu'elle a de chanter dans certaines chansons comme celle-ci.
Kingyo Hanabi - J'aime beaucoup les sonorités très nippones de cette chanson, son refrain tout doux et super beau, et la petite accélération vers la fin qui donne vraiment un plus.
Neko ni fuusen - Cette chanson est une balade pop/rock sur fond de guitare sèche et de violons pas si typée Ai, si ce n'est les quelques petites sonorités électroniques, mais je la trouve vraiment super chouette. Et puis les paroles sont si sympas ! Forcément, si ça parle de chats, je marche ^^. Le clip aussi est tout mimi d'ailleurs. La petite partie de guitare électrique à la fin, vraiment bien aussi.
Cherish - Un petit côté à la fois rock et électro pour cette chanson, avec sa petite mélodie au son de harpe dans les couplets. L'ambiance est là aussi plus "sérieuse" que d'habitude et illustre bien ce que j'aime chez la chanteuse, cette faculté à varier les ambiances. Le passage à partir de 2 minutes environ est tout simplement génial.
Planetarium - Je ne pouvais pas ne pas citer cette chanson, celle qui m'a fait découvrir Ai ! C'est tout simplement la chanson pop par excellence, le slow de la mort qui tue qui met une ambiance super dans la première saison de Hana Yori Dango, quoi !
Mackerel's canned food - Cette chanson entraînante montre parfaitement le côté pop/rock mélodique et enjoué d'Ai.
Chu-lip - J'adore l'ambiance créée par l'utilisation des cuivres dans cette chanson. Le rythme et la mélodie sont comme toujours super catchy, que du bonheur.
Kimi Fetchi - Il fallait quand même pas que je passe le dernier album à la trappe ! Même si je l'aime moins, à moins que ce soit juste que je ne le connais pas encore assez, cette chanson est une de celles qui m'a le plus vite "interpellée". Recette classique pour Ai, mais un refrain des plus catchy.
11:52 Publié dans Mes tops 5/10, Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : musique, japon
26 avril 2009
Douze à la suite
Hé oui, c'est le fabuleux combo que j'ai réalisé sur ce blog ces deux dernières semaines, et que j'ai fichu en l'air hier vu que je n'ai pas écrit. Douze jours sans interruption, et avec des vraies notes en plus ! Fallait bien que je termine les vacances en racontant un peu ma vie !
Bien sûr ce fut trop court, mais j'en ai bien profité. La première semaine, c'était sorties et détente, donc j'ai eu pas mal de trucs à raconter ici. La deuxième semaine, je me suis mise à bosser pour les cours. Bien sûr, je me suis pas fait des journées de malade parce que mon cerveau supporterait pas. Je mémorise vite, mais en échange mon temps de concentration est plutôt limité... J'ai bien bossé les kanjis mais ma situation est toujours aussi désespérée et je laisse tomber l'idée de savoir les 232 signes au programme ce semestre. Faut dire que le "support pédagogque" qu'on a est tellement pas au point que ça fait perdre énormément de temps et c'est encore plus décourageant.
J'arrive pas à croire qu'après les trois semaines de cours qui viennent, ce sera de nouveau les partiels. C'est clair que vu que trois semaines de cours ont sauté au début du semestre et qu'après ça la plupart des semaines de cours ont été plus ou moins en gruyère à cause des grèves, j'ai pas l'impression d'avoir eu un vrai semestre et d'avoir progressé. Mais bon, même sans ça, le temps passe toujours de plus en plus affreusement vite. Dans cinq semaines, ma deuxième année sera torchée, même pas croyable !
Après ça, quatre mois de je ne sais pas encore quoi. Chez Square Enix, c'est comme à l'Inalco, les dates c'est toujours au dernier moment, donc je ne sais pas encore si je vais faire une saison 3 à Londres. Si ça peut pas se faire, d'un sens ça me dérangera pas car je trouverai très certainement plein de choses à faire, surtout en juillet et en août. Mais bon, pour mon niveau d'anglais, mon niveau de sociablité et mon niveau de tolérance à la bière (qui a misérablement baissé -_-), il vaudrait mieux que ça se fasse. Par contre, vu le cours de la livre sterling, niveau financier ce sera pas un drame, loin de là -_-. On verra donc si c'est "TBC" ou "DTC" :p.
La semaine va commencer fort demain avec un exposé en cours d'oral et un rattrapage de cours de 20h30 à 22h00 qui va me faire rentrer par le dernier train, donc à 1h du mat -_-. Si c'est annulé, je saute au plafond ! A partir de maintenant et jusqu'à la fin mai, je pense que les mises à jour du blog vont être moins fréquentes (par rapport à ces derniers jours du moins, c'est sûr), mais j'aurai bien besoin de moments de détente alors je trouverai bien moyen de parler d'anime, de dramas et de musique. J'ai déjà pas mal parlé de musique cette semaine et je crois bien que ça va continuer !
15:30 Publié dans Blog, J'raconte ma life | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : blog, journal intime, bla bla
24 avril 2009
Ai Otsuka - Love Letter
Cet album faisait partie de la petite livraison de CD japonais que j'ai eu à Noël dernier. Si je n'en ai pas encore parlé, c'est parce que je voulais prendre le temps de bien l'écouter. Mais en fait, je ne l'ai pas écouté tant que ça ! En partie parce que je passe énormément de temps à écouter Ringo Shiina et plus récemment Spitz, et que j'écoute donc moins Ai Otsuka (mais elle n'est pas la seule !), mais aussi parce que les quelques écoutes de cet album n'ont pas réussi à me convaincre.
C'était en quelque sorte prévisible, car j'avais moins aimé les derniers singles d'Ai, qui figurent donc sur ce disque. Si Kurage Nagareboshi sonne bien, elle a peut-être un peu trop l'air d'un mix entre Planetarium et Kingyo Hanabi. One X Time est pour moins un peu trop "boum tchak" (je me comprends ^^). Quand aux autres, Ai utilise ses recettes habituelles mais ça prend moins bien. C'est là le problème de tout l'album en fait. C'est pas comme si je découvrais qu'elle ne se renouvelle pas vraiment, c'était comme ça dans les quatre premiers albums, mais ça marchait parce que la grande majorité des chansons étaient super catchy. Mais là, ce n'est plus le cas. Ou alors, c'est le genre d'album qui te saute pas au fond du tympan du premier coup et qu'il faut écouter plus longtemps pour l'apprécier.
Pourtant, on retrouve le petit côté rock déjanté, avec Do Positive ou Creamy & Spicy. On retrouve le côté balade toute douce avec Love Letter ou Ai (un peu longue à mon goût), et plus généralement le côté poppy, soit joyeux soit plus "romantique". Mais globalement, les mélodies sont beaucoup moins entêtantes. Ca s'écoute bien, mais on n'a pas vraiment envie de se passer les chansons en boucle. Une grosse déception, c'est Shachihata : Ai explore un genre différent, très jazzy, qui aurait pu être réussi si elle avait mis un minimum de paroles au lieu de faire tout le temps "la la la". Sa voix donne pourtant super bien, mais à la longue c'est plutôt agaçant.

Pour moi, les chansons les plus intéressantes sont 360° (ambiance très sympa) et Kimi Fetchi (refrain bien catchy). Le single Bye Bye, bizarrement sorti après l'album, est sympa mais est un peu passé inparçu on dirait. Sinon, l'édition limitée CD+DVD est tout simplement superbe : grande pochette en carton, en forme d'enveloppe (titre de l'album oblige), où sont glissés les deux disques et le livret. Ca ne fait pas la musique, mais ça fait toujours plaisir d'avoir de beaux objets quand on se casse la nénette à importer des produits du Japon.
Malgré cette petite déception, Ai Otsuka reste pour moi une artiste qui n'est pas à mettre dans le même sac que la plupart des autres productions Avex : elle écrit et compose ses chansons, elle mélange les genres mais en y mettant toujours sa petite touche personnelle, et on n'a pas l'impression d'un copier/coller de genres musicaux. Son univers reste cohérent, et surtout frais et léger, c'est pour ça que j'aime écouter sa musique ! D'ailleurs, après maintes hésitations, je crois que mon top 10 est enfin prêt ! ^^
11:50 Publié dans L'album du mois, Musique | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : musique, japon
23 avril 2009
Haikei Chichiue Sama
Titre japonais : 拝啓、父上様
Nombre d'épisodes : 11
Diffusé en : Hiver 2007
Chaîne de diffusion : Fuji TV
Fiche : DramaWiki
Ce drama en 11 épisodes nous conte l'histoire d'Ippei, jeune homme qui travaille dans un restaurant traditionnel du quartier de Karazuka à Tôkyô. Il a une relation très particulière avec sa mère, ancienne geisha, et ne connait pas son père. En fait, c'est plutôt les Sakashita et tout le personnel du restaurant qui sont un peu sa famille. Si jusqu'à maintenant il semblait mener une vie tranquille, dès le premier épisode a lieu un événement qui va en entraîner bien d'autres qui vont changer sa vie ainsi que celles des principaux protagonistes.
J'ai apprécié les lieux et les thèmes choisis dans ce drama : un quartier ancien sur le point d'être rénové, le conflit entre générations sur les décisions à prendre, le monde particulier des restaurants traditionnels et des geishas, la place des femmes dans ce monde, des modèles de familles atypiques... Beaucoup de sujets intéressants, jusqu'au simple fait de voir l'activité dans les cuisines du restaurant. Il y a une alternance entre événements légers et plus graves qui fait que sans tomber dans le grand drame, on sent toujours une certaine tension.
Ce drama se place donc du côté des histoires réalistes du quotidien, et dans l'ensemble les différents personnages le rendent très crédible. Dans le rôle d'Ippei, on retrouve Kazunari Ninomiya, qui par rapport à ce que je connaissais de lui (Yasashii Jikan, Yamada Tarô Monogatari, Stand up!!) remplit bien sa mission. En fait, je trouve qu'il n'y a rien d'exceptionnel dans son jeu, mais ça passe bien, et sa bouille de gamin change par rapport à celle des autres acteurs de son âge. Après, c'est peut-être le genre de gars qu'il serait intéressant de voir dans un rôle de méchant, par exemple, pour voir ce que ça donne.

Yukino, la mère d'Ippei, est interprétée par Reiko Takashima (vue dans Kekkon dekinai otoko) et Yumeko, ancienne patronne du Sakashita qui a passé la main à sa fille et à son beau-fils, est interprétée par Kaoru Yachigusa, la mère adoptive de Yukiho dans Byakuyakou. Je ne connaissais pas les autres acteurs, mais j'ai particulièrement apprécié Ryûji, le chef, et Ritsuko, la jeune patronne. Tout ce petit monde forme un groupe tout à fait crédible, avec un mélange de liens familiaux, liens professionnels et liens de voisinage.
Les deux personnages que j'ai le moins apprécié sont Eri, la fille des Sakashita, qui ne fait pas grand chose à part pleurnicher "Oniiii-chan", s'adressant à Ippei, et Tokio, dernière recrue du restaurant, un peu trop caricatural. Il s'arrange au fil des épisodes, mais n'a au bout du compte pas de vrai rôle à jouer. En fait, ces deux personnages font partie de la seule facette de la série que j'ai trouvé superflue: la petite ambiance "lycéenne" un peu trop gamine et en décalage avec le reste. Mais il y a aussi Naomi, la mystérieuse et jolie fille qui parle français. Sa relation avec Ippei reste sympathique même si c'est du classique. Je pense en particulier à un élément qui sonnait vraiment cliché, mais que je ne dévoilerai pas pour ne pas spoiler.
Dans une grande partie du drama, on se demande où va l'histoire, mais d'un sens ce n'est pas gênant car comme les événements sont vus du point de vue d'Ippei, on partage ses doutes, son indécision et on comprend qu'il soit déboussolé. Mais bien que de nombreuses questions se posent, et qu'on semble nous faire la promesse d'y répondre, ce n'est pas le cas. Si d'un sens la fin va bien avec le côté tranche de vie et incertitude du lendemain du drama, elle est un peu trop facile et ouverte à mon goût. La bande sonore est globalement agréable, mais j'ai trouvé qu'elle ne collait pas forcément toujours à l'ambiance du drama, même si elle possède aussi à la fois le côté léger et le côté triste et nostalgique.
Ce qui fait l'intérêt de ce drama, ce n'est donc pas l'histoire en elle-même, mais l'ambiance, les situations et les lieux qu'il présente. Il ne faut donc pas s'attendre à un grand suspense, mais si le rythme est assez lent il a le mérite d'être constant. C'est un drama qui se regarde tranquillement, et malgré les petits défauts que j'ai évoqués il a un charme certain.
11:48 Publié dans Drama | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : drama, série, japon
22 avril 2009
Ringo is back!
Etant donné que le dernier album de Tôkyô Jihen est sorti il y a maintenant plus d'un an et demi et qu'il n'y a eu aucun nouveau single depuis, je commençais sérieusement à me demander ce que fabriquent Ringo Shiina et sa bande. Il y a quelques semaines, j'ai appris que la chanteuse allait sortir un nouveau single, utilisé comme chanson thème d'un drama. Rien que ça, ça me donne envie de le voir ! Mais bon, le premier épisode vient tout juste d'être diffusé alors il faudra être patiente. Et ce sera aussi l'occasion de revoir Jun Matsumoto, ça fait une paie que je l'ai pas vu dans un drama le ptit ! ^^
Donc chouette, Ringo sort un single en solo. Mais non en fait, pas juste un single, un album entier ! Je suis surprise car je pensais qu'elle avait vraiment mis de côté sa production en solo et qu'elle se consacrait seulement au groupe, mais en fait on dirait bien que non. Tant mieux, je prends tout ce qu'on me donne à écouter d'elle ! Dans tous les cas, je sais que les chances que je sois déçue sont infimes. Alors que je viens tout juste de recevoir un petit colis du Japon (auto-récompense pour mon premier semestre, avec un peu de retard), je sais donc déjà que je repasserai commande sur CDJapan d'ici le 24 juin, date de sortie du disque. Si le yen pouvait encore baisser un peu d'ici là, ça m'arrangerait bien ! ^^
11:13 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : musique, japon
21 avril 2009
Sakuran
Je n'avais pas pu voir ce film au cinéma l'été dernier parce que j'étais à Londres au moment de sa sortie, mais bon sa distribution était tellement restreinte (euphémisme) que dans tous les cas ç'aurait été compliqué. J'attendais donc la sortie du DVD, et c'est chose faite depuis fin février. Samedi dernier, comme je ne suis pas sortie et que personne est venu chez moi, c'était le moment idéal pour une bonne petite bouffe devant un film.
Si j'ai eu envie de voir Sakuran, c'est d'abord pour sa musique. Cela peut paraître un peu étrange, mais j'adore tellement Ringo Shiina et particulièrement l'album Heisei Fuusoku qui sert de BO au film (et dont il faudra que je reparle bientôt !), que je me suis dit que ça ne pouvait pas ne pas valoir le coup. Et il faut dire que l'utilisation d'une telle musique dans un film ayant pour thème une courtisane d'Edo annonçait un mélange forcément intéressant.
Bien sûr, le fait que je connaisse celle qui interprète le rôle principal a aussi joué : même si j'ai apprécié un temps Anna Tsuchiya en tant que chanteuse pour ce qu'elle a fait pour la série Nana et dans son premier album, je ne suis pas vraiment fan du personnage, un peu trop caméléon à mon goût. Mais bon, je ne l'avais jamais vue dans un film alors je n'allais pas m'en arrêter là, et j'ai bien fait car elle se débrouille vraiment très bien dans l'interprétation d'un personnage à fort caractère.
J'ai pu également croiser dans le film deux acteurs que j'avais déjà vus dans des dramas : la première est Miho Kanno (vue dans Watashitachi no kyôkasho), que j'ai reconnue à sa voix et non pas à son visage, tellement elle est métamorphosée. Le second, c'est Hiroki Narimiya. Et bizarrement, je l'ai beaucoup plus apprécié que dans les quatre ou cinq dramas ou films où je l'ai vu (les deux Nana, Hachimitsu to Clover, Orange Days...). Ca doit être parce que le chignon lui va bien :p. J'ai en outre beaucoup aimé le personnage de Seiji, interprété par Masanobu Ando (qui malheureusement pour moi n'a presque pas fait de dramas).

J'ai bien accroché à l'esthétique vraiment spéciale du film. C'est extrêment coloré, la couleur rouge est omniprésente, mais en même temps il y a une harmonie, particulièrement entre les décors et les costumes des courtisanes. Vu que je n'ai pas lu le manga dont le film est tiré, je me plante peut-être royalement, mais je trouve que les plans utilisés restituent bien l'esprit d'un manga. En plus, comme il n'y a quasiment que des scènes d'intérieur, on a l'impression que les personnages sont un peu dans des décors de théâtre. La façon dont l'histoire est découpée donne aussi cette impression de croisement entre manga et théâtre, étant donné que le film couvre plusieurs années de la vie de la courtisane Kiyoha et qu'on a affaire à des scènes au sens propre du terme.
L'histoire est très simple : à part un flash-back sur l'enfance de l'héroïne ça reste assez linéaire. C'est vrai que vu les particularités visuelles et sonores du film, il n'aurait pas fallu que ça se barre dans tous les sens, sinon ça aurait pu vite devenir un peu n'importe quoi. Mais là, quand même, même si l'on voit bien les changements dans la vie de Kiyoha, la fin arrive bien vite ! Si j'ai apprécié qu'on en reste à des métaphores et des évocations simples comme les cerisiers et les poissons rouges, peut-être que j'aurais aimé voir un peu plus les états d'âme du personnage principal.
Mais bon, dur de tout faire en 1h45, et la mise en scène ainsi que la justesse de l'interprétation compensent ces quelques faiblesses. Bien sûr, j'ai adoré entendre des musiques que je connaissais déjà. Parfois, j'ai même pu deviner quelle chanson allait passer pour tel passage du film ^^. Et je trouve le mélange très réussi : il ne s'agit pas d'un film d'époque sur lequel on aurait collé une musique moderne. Le décalage est déjà là, visuellement et dans la façon de traiter le thème, et la musique ne fait que complèter le tout.
A mettre dans sa DVDthèque donc, qu'on soit fan de films asiatiques et surtout de films pour lesquels "voir" prend tout son sens.
11:18 Publié dans Films | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : film, japon
20 avril 2009
Top 10 musique n° 10 : Meilleures chansons de génériques d'anime
Avec le petit paquet d'anime que j'ai vu ces cinq ou six dernières années, j'ai entendu beaucoup de chansons de beaucoup d'artistes grâce aux génériques. Ca m'a parfois permis de découvrir des artistes que maintenant j'adore et écoute beaucoup. Mais tout simplement, sans aller chercher plus loin, il y a juste des chansons que j'écoute régulièrement car elles sont vraiment chouettes, et aussi sûrement car elles me rappellent l'ambiance de l'anime, car dans la plupart des cas il s'agit d'une série que j'ai appréciée.
Bon prétexte à une petite liste, quoi ! En y réféchissant, c'est sûr qu'il y en a même au moins de quoi en faire deux, mais on va toujours commencer avec ça. Et puis plus tard, on pourra faire la même chose avec les dramas, parce que c'est pareil, y'a plein de chansons chouettes. Encore un truc super commercial bien propre à l'ndustrie musicale japonaise, doivent penser certains. Moi je trouve ça vraiment sympa, c'est un mode de diffusion comme un autre et on trouve quand même des choses assez différentes suivant le type de série.
- Rewrite de Asian Kung-Fu Generation, 4ème opening de Fullmetal Alchemist. La chanson qui m'a fait découvrir le groupe !
- Houseki de Marina Inoue, composée par Yuki Kajiura, ending de Le Portrait de Petite Cossette. Cette chanson est tellement belle que j'ai la larme à l'oeil chaque fois que je l'écoute (et j'en avais déjà parlé il y a pas mal de temps dans cette note).
- Fugainaiya de Yuki, 2ème opening de Honey and Clover. J'aime beaucoup toutes les chansons des génériques de la série, il fallait forcément que j'en mette un !
- Over the sky de Hitomi, ending de Last Exile. Jolie mélodie très aérienne, à l'image de la série !
- The Sore Feet Song, d'Ally Kerr, opening de Mushishi. Parce que des fois, des trucs pas japonais dans les anime c'est chouette ! Cette chanson convient parfaitement à l'ambiance de la série.
- Winter Sleep d'Olivia Lufkin, 5ème ending de Nana. En fait, j'ai découvert la chanson sur le CD Nana Best avant même de l'entendre dans l'anime. La voix d'Olivia fait vraiment merveille.
- Sunset de Mi, l'un des nombreux endings de Bokura ga ita. Le slow de la mort qui tue avec ses vagues de piano et son petit côté électrique. (J'ai pas trouvé le générique de la série alors c'est la chanson version longue sans vidéo).
- Duvet de Boa, opening de Serial Experiments Lain. Et hop, une autre chanson pas japonaise ^^. Le rythme et la voix de la chanteuse sont vraiment excellents.
- Tsukiakari de Rie fu, 1er ending de Darker than Black. La superbe chanson qui m'a fait découvrir Rie !
- Poltergeist de Mayumi Kojima, opening de Ghost Hound. Mélodie jazzy excellente ! J'ai écouté un peu le best of de cette chanteuse, c'est vraiment sympa ce qu'elle fait.
11:55 Publié dans Anime, Mes tops 5/10, Musique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : musique, série, japon
19 avril 2009
Haibane Renmei
Titre japonais : 灰羽連盟
Nombre d'épisodes : 13 épisodes
Année de production : 2002
Licence en France : Aucune
Fiche : Animeka ; ANN
J'avais déjà vu cette série de 13 épisodes en fansub il y a bien quatre ans de ça, et comme je l'avais beaucoup aimée, j'ai acheté le coffret de Dybex dès qu'il a été dispo. C'était même le premier chez eux où je me faisais pas avoir à acheter les DVD à l'unité avant qu'ils se mettent à sortir des coffrets pour toutes leurs séries... Comme en ce moment je repasse en revue ma DVDthèque d'anime, il était temps de revoir celui-ci.
Le créateur de Haibane Renmei (ou Ailes Grises en français) est Yoshitoshi Abe, à qui l'on doit Serial Expirements Lain et qui a aussi travaillé sur Texhnoloyze. Point commun des trois oeuvres : un univers très marqué. Mais le plus de Haibane Renmei, c'est que c'est un anime beaucoup plus abordable : j'avais trouvé Lain presque limite, et Texhnolyze trop barré. Là, bien sûr, il y a des non-dits et on ne répond pas à toutes les questions qui se posent, mais ça passe très bien.
Bien sûr, on voudrait savoir ce qu'il y a derrère le mur de cette ville mystérieuse, bien sûr on voudrait savoir d'où viennent les Ailes Grises, et où elles vont quand elles s'envolent. Mais en fait comme l'histoire est vraiment bien fichue, avec un début et une fin bien marqués, on a juste l'impression de faire une petite incursion dans cet univers le temps de 13 épisodes, à travers les yeux de Rakka, et on accepte beaucoup mieux que des secrets restent gardés, ça fait même partie du côté poétique et mystérieux.

Visuellement, c'est tout simplement magnifique : la vieille demeure, la vieille ville entourée du mur, le temple et la forêt, ce ciel aux teintes vertes si particulières, tout donne une impression de paix et d'éternité. Les personnages sont tous jolis, et l'on s'attache tout de suite à eux aussi bien pour leur apparence que pour leur caractère, tout deux bien marqués.
Et le truc en plus qui rend l'ambiance de la série vraiment unique, c'est la BO : le thème d'intro au piano, ou la musique du générique de début sont à tomber par terre, la chanson du générique de fin est également très jolie. La musique est toujours là pour souligner les moments tristes comme les moments plus joyeux.
Vous l'aurez compris, je suis vraiment fan, et si vous avez envie d'acheter un petit coffret de DVD je vous conseille vivement cette série ! Je crois bien que dans quelque temps j'aurai grand plaisir à la revoir une troisième fois.
11:59 Publié dans Anime | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : série, anime, japon
18 avril 2009
Restaurant japonais Aki
Je l'ai déjà dit plusieurs fois, j'ai déjà testé pas de restos du quartier Sainte-Anne (enfin cinq ou six quoi) et c'est à celui-là que je suis allée le plus souvent. Certes, je n'ai pas (encore) testé la cuisine japonaise "onsite" donc je ne peux pas comparer et dire si leurs plats sont fidèles, meilleurs ou quoi que ce soit, mais c'est juste super bon et c'est déjà très bien !
Je n'ai pas regardé les cartes de tous les restos du quartier, encore moins de tous les restos de Paris, mais pour l'instant c'est le seul endroit que je connais où l'on trouve à la fois du curry, des soba et des okonomiyaki. Et tout ça, j'adore ! Bien sûr, comme dans pas mal d'endroits il y a des formules à 12 ou 13 euros, différentes le midi et le soir, mais si on veut autre chose que le soba ou l'okonomiyaki "de base", on peut toujours prendre un plat à la carte comme j'ai fait hier soir, et ça cale déjà pas mal.
J'avais déjà goûté l'okonomiyaki aux fruits de mer, et un bon gros bol de soba avec des légumes et du porc. Cette fois, je me suis laissé tenter par les yakisoba et c'était tout aussi délicieux. Et il faudra bien que je revienne pour enfin goûter le korokke curry ! Je connais bien le curry maintenant, je me débrouille même bien à en faire moi-même, mais quand même avec des korokke ! J'en bave rien que d'y penser...
Rien à reprocher au service, la déco est simple mais sympa, et, même si je n'y suis jamais allée, je crois que quand on est à la salle du niveau inférieur on peut voir les cuistos préparer les okonomiyakis et tout ça. A moins de vouloir des ramen ou des sushi, je conseille donc cet endroit !
L'adresse 11, bis rue Sainte Anne, métro Pyramides, tout près du croisement où il y a Sapporo et Kadoya.
11:51 Publié dans Cuisine/Resto | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : restaurant, paris, japon



















