02 décembre 2009

At home dad

Titre japonais : アットホーム・ダッド

Nombre d'épisodes : 12

Diffusé au : Printemps 2004

Chaîne de diffusion : Fuji TV

Fiche : DramaWiki

 

Comme je l'avais dit en faisant ma liste des 10 dramas à voir avant la fin de l'année (d'ailleurs vais-je en venir à bout à temps ?? ^^), ça ne fait pas super longtemps que j'ai repéré cette série sur le Drama Wiki, mais j'ai tout de suite décidé de la regarder étant donné le casting et le thème.

Yamamura est un créateur de spots publicitaires qui semble avoir pas mal de succès dans son boulot et qui vient d'acheter une maison et d'y emménager avec sa femme et sa fille. Il découvre bientôt que chez leurs nouveaux voisins, les Sugio, c'est la femme qui travaille et le mari qui s'occupe de la maison et de leur fils. Ca fait bien rire Yamamura, qui a une vision très machiste traditionnelle de la répartition des rôles dans la famille. Mais il ne rigolera pas longtemps, car lui aussi ne tardera pas à se retrouver dans cette situation.

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Il va vite se rendre compte que les tâches ménagères et l'éducation, ce n'est pas de tout repos. Il va aussi réaliser qu'il n'apprécie pas forcément chez sa femme retournée à une activité professionnelle des comportements que lui avait quand il travaillait. Ses "aventures" de père au foyer vont ainsi l'ammener à bien connaître son voisin, qui lui servira de professeur, et aussi à fréquenter, ou plutôt à supporter, toutes les femmes au foyer du quartier lors de réunions de cuisine par exemple. Il prend bien les choses, pensant que la situation n'est que temporaire et qu'elle reviendra "à la normale" quand il aura retrouvé du travail. Mais évidemment, ça ne va pas être si simple que ça.

Personne ne pouvait mieux incarner ce rôle de macho assez sûr de lui qu'Abe Hiroshi (Dragon zakura, Hero, CHANGE, Yasha). Le personnage de Yamamura n'est pas sans rappeler ceux qu'il incarnait dans Kekkon dekinai otoko ou Egao no Hosoku et une fois encore ça marche parfaitement. Bref, j'apprécie toujours autant cet acteur ! Sa femme Miki est jouée par Shinohara Ryôko (Hanayome wa yakudoshi, Anego, Unfair), qui se défend aussi très bien dans ce rôle plus classique que ceux dans lesquels je l'ai vue jusque là. Mais c'est justement bien qu'une actrice avec une image dynamique comme la sienne ait été choisie, ça donne du relief au personnage.

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Pour le reste du casting, je ne connaissais personne ou presque. La bonne surprise, ça a été les Sugio : Miyasako Hiroyuki et Nakajima Tomoko forment vraiment un couple sympathique et je suis curieuse de les voir dans d'autres rôles. Du côté des enfants, j'ai trouvé au début que la petite Rie (Andô Sakura), fille des Yamamura, était un peu agaçante, mais j'ai changé d'avis au fur et à mesure et elle est bien mimi. Mais quand même pas autant que le petit Ryôta (Yoshikawa Fumiki), fils des Sugio, qui ne parle pas beaucoup mais est vraiment chou.

On a ensuite la présidente du comité de voisinage, Iwasaki (Kawashima Naomi), qui a son idée sur tout et ne le cache pas. L'actrice m'a un peu agacée (je la trouve pas vraiment belle ni classe) et je n'ai pas du tout eu de sympathie envers le personnage, même au moment où on nous montre un peu ses faiblesses. Mais bon, pour le personnage de mère accaparant son fils et voulant lui donner une éducation idéale, c'est réussi.

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Enfin, il y a le couple non-assumé de Kenji et Saeko. Lui (Nagai Masaru) est maître-nageur à la piscine du quartier, elle (Takizawa Saori) est instit à la maternelle du quartier et a donc pour élèves Rie, Ryôta et le fils d'Iwasaki. Je n'ai pas eu non plus beaucoup de sympathie pour eux ni pour leur histoire, il faut dire que les personnages n'ont pas beaucoup de relief. Faut dire que la tête de Kenji, supposé être le beau gosse sportif (mais la tête un peu creuse) m'est pas vraiment revenue. Mais bon, tout ça, c'est en arrière plan.

Bien sûr, c'est un drama du quotidien, pas de grande aventure mais plein de petits événements. Douze épisodes c'est assez conséquent, et ce n'est pas le genre de séries dont on s'enfile plusieurs épisodes à la suite, mais je dois dire que je l'ai suivie agréablement et que je ne me suis pas du tout ennuyée. Bien sûr, ça reste gentil et correct, mais le message sur la reconnaissance du travail des femmes au foyer est bien là. Et bien sûr même si les Yamamura et les Sugio ne vont pas faire une révolution dans tout le Japon, on nous dit quand même clairement qu'il peut y avoir des alternatives au modèle Papa au boulot, Maman à la maison. Ca peut être l'inverse, mais ça peut être aussi les deux qui travaillent si besoin est, sans culpabiliser la mère parce qu'elle ne s'occupe pas de ses enfants.

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Ce que j'ai trouvé étrange dans le drama, c'est le quartier dans lequel habite tout le petit monde dont on suit l'histoire : ça fait vraiment décor, on se croirait dans un lotissement modèle, je sais pas si des endroits comme ça existent vraiment, mais c'est assez bizarrement artificiel. Mais par contre, le truc trop bien dans le quartier, c'est le supermarché : un Carrefour ! Ca m'a bien fait marrer de voir les deux pères au foyer faire leurs courses dans un Carrouf, on reconnaît bien, il y a même des noms de rayons en français ^^.

Sans être inoubliable, la musique est agréable, tout comme la chanson du générique. Un épisode spécial existe, mais comme il n'a pas encore été sous-titré je ne l'ai pas regardé pour l'instant. Je pense qu'il faudra attendre encore quelque temps, je surveillerai. Comme le douzième épisode ne comporte pas de vraie fin (mais c'est un peu relatif quand il s'agit plutôt d'une histoire tranche de vie), on peut penser que ce SP nous apporte des réponses.

Sans être révolutionnaire, At home dad est donc un drama très agréable que je conseille aux amateurs du genre et à tous les fans d'Abe Hiroshi. C'est quand même bien marrant de le voir apprendre à faire la lessive, la cuisine et tout ça ! ^^

18 novembre 2009

Bengoshi no kuzu

Titre japonais : 弁護士のくず

Nombre d'épisodes : 12

Diffusé en : Printemps 2006

Chaîne de diffusion : TBS

Fiche : DramaWiki

 

La note drama était passée à la trappe la semaine dernière faute de temps, je me dois donc d'être fidèle au poste cette fois pour ne pas prendre trop de retard ^^. J'avais déjà croisé il y a pas mal de temps le nom de ce drama en me disant que ça avait l'air sympa, mais comme je ne connaissais pas grand monde dans les acteurs, je l'avais laissé de côté. Jusqu'à ce que je voie Itô Hideaki dans Yasha et que j'aie envie de le voir dans d'autres rôles.

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Bengoshi no Kuzu fait partie de ces dramas dans lesquels il n'y a pas vraiment d'histoire principale. Dans les dramas que j'ai vus, je pense que celui qui se rapproche le plus est Hero. Dans les deux cas, il s'agit d'un duo de personnages, l'un farfelu et aux méthodes peu orthodoxes, l'autre n'approuvant pas sa manière de faire et ayant un côté naïf et borné. Chaque épisode du drama constitue une affaire différente, et l'on suit les deux personnages principaux, entourés d'un certain nombre de personnages secondaires. Cette fois, on n'est pas du côté des procureurs, mais du côté des avocats. De ce côté-là, ça m'a donc rappelé Sasaki fusai no jingi naki tatakai que j'ai vu il y a pas longtemps.

L'intérêt du drama réside donc plus dans ses personnage que dans l'histoire. Alors parlons-en tout de suite justement, de ces personnages. Itô Hideaki joue le jeune avocat fraîchement débarqué de province et bourré d'idéaux de justice, Takeda. C'est un rôle vraiment différent de celui des frères de Yasha, et je pense que je ne l'aurais pas tant apprécié que ça si justement je ne savais pas que l'acteur était capable de faire d'autres choses. Le type de personnage veut qu'on est toujours un peu dans l'exagération, mais pour peu qu'on ait déjà vu quelques dramas, c'est vraiment pas grand chose ^^.

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Face à lui, un avocat bourré de mauvaises manières et au mode de vie plus que douteux, Kuzu (qui veut dire aussi ordure, d'où les nombreux jeux de mots dans les dialogues et le tire du drama ^^). Il a une vraie tête de bouffon avec ses frisettes et ses joues rouges, a à chaque épisode un pansement quelque part sur le visage, passe ses nuits dans un club, entouré d'hôtesses dénudées, s'habille comme un as de pique quand il ne vient pas au bureau.... mais s'avère bien sûr être un avocat très compétent, qui a l'habitude de faire sa petite enquête en secret pour surprendre son jeune associé autant que la partie adverse. Le personnage est joué par Toyokawa Etsushi et est vraiment excellent, il fait tout l'intérêt du drama.

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A côté de ce duo de choc, on retrouve Takashima Reiko (Kekkon dekinai otoko, Haikei Chichiue Sama, Engine, Atashinchi no danshi) qui est Katô, avocate dans le même cabinet et qui se fait souvent charier car elle a près de quarante et n'est toujours pas mariée. Certains trouveront qu'elle n'a rien de particulier, mais je l'ai trouvée encore une fois vraiment chouette, et toujours aussi belle. Yuka, la secrétaire très fashion (Hoshino Aki) et Shiraishi, le patron avec ses sweat-shirts très flashy (Kitamura Soichirô, croisé dans Liar game), complètent bien le tableau et on a ainsi affaire à un grand nombre de petites scènes savoureuses dans le cabinet.

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Qui dit une affaire par épisode, dit de nombreux personnages qui n'apparaissent que le temps d'un épisode, donc des guests quoi. J'ai reconnu quelques personnes mais la plupart du temps je les avais seulement vues dans d'autres petits rôles, ne me souvenant pas forcément dans quelle série. Je retiendrai donc seulement la présence dans l'épisode 6 de Sawamura Ikki (Ame to yume no ato ni, Hataraki Man). Je tiens aussi à dire un mot sur le personnage de Mizuki, jeune fille qui apparaît un peu avant la moitié de la série (je vous laisse découvrir pourquoi et comment ^^). La jeune Murasaki Maya est vraiment convaincante, et les dialogues entre son personnage et Kuzu savoureux.

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Le drama comporte un certain nombre d'éléments récurrents, principalement autour de Kuzu. Le club qu'il fréquente, où l'ambiance qui règne est très différente d'un soir à l'autre mais toujours aussi burlesque. Les nouilles instantanées qu'il mange tous les midis, dans un parc ou sur le toit de l'immeuble du cabinet. Son fameux pansement, tous les jeux et gadgets qu'il a au cabinet, ses tours de magie (bien sûr il roule Takeda à tous les coups ^^), la librairie de son ami, le pachinko et autres jeux d'argent (mais bien sûr il est toujours fauché ^^). Takeda, lui, supporte très mal l'alcool, et il va souvent dans un restaurant chinois avec Katô. Tous ces petits éléments font qu'on s'attache vraiment aux personnages.

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Bien sûr, même si je n'avais pas encore écrit une seule fois le mot comédie, il est clair avec tous ces éléments que la série n'est pas vraiment sérieuse (c'est évident dès qu'on voit l'affiche ^^). Les différentes affaires traitées ne sont bien sûr jamais vraiment drôles dans le fond, elles sont variées et évoquent donc un certain nombre de questions, même si c'est très rapidement. Mais à côté de ça, on plonge souvent dans le n'importe quoi. Du n'importe quoi, mais pas n'importe comment, c'est vraiment bien dosé, jamais trop, toujours assez pour rire et sourire tout le long d'un épisode. A la fin des épisodes, les deux personnages principaux font explicitement mention de l'épisode à venir, comme s'ils savaient eux-mêmes être dans une série. Cette façon d'interpeller le spectateur est vraiment sympa.

J'ai donc franchement apprécié la série, et le seul reproche que j'ai à faire c'est que même avec 12 épisodes, les personnages n'évoluent pas vraiment. C'est vrai que c'est le lot de ce genre de séries, mais là comme les personnages sont vraiment sympas on le regrette quand même. Comme dans MR. BRAIN en fait, sauf que la fin n'est pas si brusque ^^. Malgré cette légère impression d'être laissé sur sa faim, je conseille vivement cette série aux amateurs du genre et à tous ceux qui veulent une série légère et pas du tout prise de tête qui se suit vraiment facilement.

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J'allais oublier de dire un mot sur les musiques ! Elles sont dans l'ensemble bien sympas, je repense en particulier au thème avec de la guitare électrique qu'on entend le plus souvent. Quant à la chanson thème, elle est de Hitomi. Pas Shimatani Hitomi, Hitomi tout court, mais franchement j'ai pas vu trop la différence. J'écouterais pas la chanson en dehors du drama, mais faut dire qu'avec le générique bien déjanté parfaitement à l'image de la série, elle rend vraiment bien.

Comme de nombreux dramas et anime, la série est tirée d'un manga, et maintenant ça me dirait bien de le lire, même s'il n'est pas disponible en France à ma connaissance. J'imagine qu'il y a plus d'affaires que dans le drama, et qu'on en sait plus sur les personnages ^^.

07 novembre 2009

M no higeki

Titre japonais : Mの悲劇

Nombre d'épisodes : 10

Diffusé en : Hiver 2005

Chaîne de diffusion : TBS

Fiche : DramaWiki

 

Voilà un drama qui n'a pas l'air très connu, mais qui m'a bottée dès que j'ai jeté un oeil à l'histoire et au casting. C'est toujours dur de raconter un peu ce qui se passe sans spoiler mais tout en donnant assez d'éléments pour expliquer un peu son point de vue. C'est particulièrement le cas avec ce drama, dont le suspense est basé sur des secrets et des vengeances. Ce n'est pas inédit, certes, mais c'est encore différent de ce que j'avais pu voir jusqu'ici, particulièrement parce qu'il n'est pas vraiment d'enquête policière.

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En gros, il s'agit donc de Masaru, un gars un peu obsédé par la sécurité de sa personne et de son domicile (on apprend très vite pourquoi), et qui sans surprise travaille dans une entreprise de sécurité. Sa vie est bien réglée, il est fiancé avec la fille de son patron et doit bientôt l'épouser. Mais tout change le jour où il rencontre Misa, une jeune femme mystérieuse qui va commencer à lui pourrir la vie en s'en prenant à son travail, sa petite amie, son argent et sa famille. Si Masaru pense ne pas la connaître, elle lui assure que si, et le fait qu'il ne se souvienne pas semble ajouter à sa colère. Le but est donc de découvrir ce qui a pu arriver dans le passé.

Dix épisodes pour ça, on peut penser que ça peut paraître un peu long. Mais en fait, le secret de Misa ne constitue qu'une partie de l'intrique, qui évolue ensuite dans plusieurs directions tout en restant centrée sur les deux personnages principaux. Comme le laissent présager les images du générique de fin, et même si ça peut paraître un peu étonnant au début, Misa et Masaru vont finir par développer une relation particulière et touchante et essayer d'éclaircir tous les mystères, auxquels sont tous liés à un degré plus ou moins fort les membres de leur entourage.

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Masaru est joué par Inagaki Gorô (Triangle, Sasaki fusai no jingi naki tatakai), qui décidément se fait souvent maltraiter par la gent féminine. La bonne impression que j'avais eu dans Sasaki Fusai... se confirme, il est doué dans le rôle du gars gentil. Ca passe donc très bien, après j'espère que j'aurai l'occasion de le voir dans un rôle différent. Misa est jouée par Hasegawa Kyôko (Dragon zakura, Boku dake no madonna, Karei naru ichizoku, Scandal). Le personnage n'a pas été sans me rappeler celui de Surumi dans Boku Dake... : même si le contexte est beaucoup plus dramatique ici, dans les deux cas on a une jeune femme qui est douée pour embobiner les gens et qui est déstabilisante. J'ai vraiment trouvé l'interprétation parfaite, des faux sourires aux vrais sourires en passant par les regards cruels et accusateurs, et bien sûr la tristesse.

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Pour ce qui est des autres personnages, on a d'abord Okamoto Aya qui incarne Yuki, la petite amie de Masaru. Le personnage n'a pas grand chose de particulier, mais j'ai mieux apprécié l'actrice que dans son rôle dans Engine. Son père, le boss de Masaru, est joué par Ibu Masato, que j'avais déjà vu dans un rôle de boss dans Hataraki Man. On a ensuite Sasaki Kuranosuke (vu dans Shikaotoko aoniyoshi et Zettai Kareshi pour ne citer que ceux-là, car je l'ai vu dans un paquet de dramas maintenant ^^) qui joue le rôle d'Akira, collègue et ami de Masaru. Je ne sais pas quelle impression il peut donner quand on ne le connait pas, mais je me suis une nouvelle fois prise à son jeu. Il a toujours l'air un poil décalé même quand il joue un salaryman normal.

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On peut aussi retrouver Narimiya Hiroki (Orange days et Hachimitsu to Clover entre autres) dans le rôle d'un jeune collègue de Masaru. Il rend bien l'ambiguïté de son personnage, et il me serait décidément presque devenu sympatique. On peut noter aussi la présence d'Asami Reina qui joue la petite soeur de Masaru et que j'ai vue dans Ame to yume no ato ni, Hotaru no hikari ou encore Atashinchi no danshi. Enfin, on peut voir aussi Kashiwabara Shuji, le Mochan de Yasha, même si ce n'est pas très souvent.

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Aucun point noir en vue que ce soit du point de vue des personnages, et le scénario joue de façon réussie avec nos sentiments. On plaint Misa même si elle est odieuse avec Masaru, on se prend au jeu quand on nous fait paraître suspects un certain nombre de protagonistes. La musique est par ailleurs très réussie j'ai trouvé, rendant à la fois le suspense et le côté tragique, avec aussi des moments plus calmes et mélancholiques. La chanson du générique de fin, plus que légère, est en contraste total, et même si ce n'est pas le style que j'écouterais de moi-même, l'effet est tout à fait réussi.

J'ai au final bien appréicé M no Higeki : les personnages et l'interprétation sont bons, l'histoire se renouvelle assez pour maintenir l'intérêt tout le long des dix épisodes. J'ai bien aimé la notion évoquée de faire du mal à autrui sans s'en rendre compte, le fait que petit à petit une toile se tisse qui lie tous les personnages, et que tout le monde ne soit pas tout noir ou tout blanc. On ne s'enfile pas forcément tous les épisodes les uns à la suite des autres en raison de l'ambiance généralement peu joyeuse, mais cette ambiance est réussie et est encore différente des autres dramas vengeance/suspense que j'ai pu voir. Je conseille aux amateurs du genre, particulièrement si l'on connaît et apprécie les différents acteurs.

30 octobre 2009

Suekko chounan ane sannin

Titre japonais : 末っ子長男姉三人

Nombre d'épisodes : 10

Diffusé en : Automne 2003

Chaîne de diffusion : TBS

Fiche : DramaWiki

 

Oh, le beau nom tout en kanjis, que je m'étais dit en voyant la fiche Dramawiki de cette série. Mais bon, c'est quand même pas pour ça que j'ai décidé de le regarder ^^. Même si je n'avais pas accroché tant que ça à Joudan ja nai!, j'avais envie de voir une autre histoire de famille et de belle-famille légère. Et puis bien sûr, c'est avant tout le casting qui m'a convaincue ^^.

L'histoire débute par la rencontre d'Ichirô et Haruko. Par un concours de circonstances plus que par un mesonge volontaire, il se retrouve à croire qu'elle a 25 ans comme elle alors qu'elle en a trente. Si le fait d'apprendre la vérité ne l'empêchera pas de l'épouser, le secret ressurgira plus tard dans la famille. Car Ichirô, il a une sacrée famille, et c'est là tout le coeur du drama.

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En gentille fille, Haruko avait prévu d'aller vivre dans la maison familliale avec sa belle-mère, mais elle n'avait pas prévu de se coltiner les trois soeurs, débarquées chacune dans des conditions particulières,  et de se retrouver avec son homme dans une seule pièce au lieu de pouvoir profiter de tout l'étage. Avec tout ce monde sous le même toit, le quotidien va être animé. Haruko pourra-t-elle se "débarrasser" de ses trois chères belles-soeurs ? Bien sûr, chacun va mettre son grain de sel, et d'autres personnages viendront complèter le tableau.

Le titre du drama veut littéralement dire : fils aîné avec trois grandes soeurs. Ca peut paraître contradictoire. Les soeurs d'Ichirô sont bien plus vieilles que lui, mais comme son prénom l'indique, c'est lui le premier fils. Parce les filles, même si y'en a trois, ça compte un peu pour du beurre hein ^^. Vieille survivance d'anciennes lois et coutumes j'imagine, où c'est le fils aîné qui comptait le plus et héritait en totalité des parents. Bien sûr, faisant partie d'une fratrie de trois soeurs, j'ai un peu de mal avec ce genre de "vieilles " idées, mais c'est clair qu'elles ne sont pas exclusives au Japon, j'en sais quelque chose avec l'histoire des noms de famille qui se "perdent" si l'on a que des filles... Ce que j'ai trouvé le plus bizarre quand même, c'est que la belle-mère ne semble pas du tout considéré le fils de sa fille aîné comme son vrai petit fils, alors que le fils de son cher Ichirô le serait, bien sûr.

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Arrêtons un peu le bla bla et examinons un peu le casting : Ichirô, c'est Okada Junichi, que je voulais vraiment revoir après Tiger & Dragon et Kisarazu Cat's Eye. Ah, il est mignon comme tout, il le fait très bien le gars gentil ! Tellement qu'on lui pardonne presque tout alors qu'il s'écrase parfois devant sa mère et ses soeurs, laissant sa pauvre petite femme seule face à l'adversité. Mais bon c'est pas de sa faute, trop de femmes autour de lui, hein ^^:p. Haruko est jouée par Fukatsu Eri et si je ne la connaissais pas déjà (Sora kara furu ichioku no hoshi, Slow dance, CHANGE), je l'aurais peut-être trouvée un peu agaçante. Ses mimiques et ses expressions sont peut-être un peu exagérées, et bien sûr comme à chaque fois qu'on voit une gentille fille on a envie de lui dire de dire merde à tout le monde, mais ça reste raisonnable.

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Parmi les trois soeurs, la seule actrice que je connaissais est Koyuki (Kimi wa petto, Engine, Sasaki fusai no jingi naki tatakai), qui joue la plus jeune, Sachiko. J'étais contente de la revoir et je l'ai encore une fois appréciée, les petits airs de garçon manqué qu'elle affiche lui vont très bien. La deuxième soeur, Kazuko, est joué par Harada Tomoyo, que je ne connaissais pas. On aime ou pas le personnage, avec ses airs un peu hautains, mais je n'ai pas eu grand chose à lui reprocher. La soeur aînée enfin, s'appelle Setsuko et est jouée par Kaku Chikako, qui est également très convaincante dans son rôle de mère au foyer qui se rebelle. Le trio est très réussi : les soeurs ont chacune leur caractère bien marqué, elles peuvent s'associer toutes les trois et la seconde d'après se liguer l'une contre l'autre, s'envoyant des répliques bien acides. Pour moi, plus que le couple Ichirô/Haruko, elles constituent le principal atout du drama.

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Kishi Keiko campe très bien la maman un peu fofolle, pas toujours tendre avec ses enfants (surtout avec ses filles en faità, qu'elle a élevés en grande partie seule. Suzuki Sawa est Miki, l'amie et collègue de Haruko. J'ai trouvé vraiment le personnage sympathique, elle donne de vrais conseils à Haruko : elle n'hésite pas à lui dire quand c'est elle qui a tort. Le collègue collant de Kazuko est Ito Atsushi (Densha otoko, Watashitachi no kyôkasho) qui décidémment est un peu toujours parei. M'enfin comme c'est un personnage secondaire, ça gêne pas vraiment. L'ami d'enfance de Sachiko, Masaru (Tanaka Tetsushi), est un autre personnage que j'ai bien apprécié, je n'en dirai pas plus pour ne pas spoiler.

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Je n'ai pas accroché à 100% à la première partie du drama : il y avait certes des situations plaisantes, mais c'était quand même un peu prévisible. Le truc du secret, ça a été vu maintes fois, alors au début on a un peu envie de dire à Haruko : allez, lâche-le, on sait très bien qu'elle finiront toutes par le savoir ! Mais du coup, l'histoire du secret passe un peu à la trappe, et la deuxième partie est plus sympa, il se passe plus de choses pour Ichirô et Haruko bien sûr, mais aussi pour les trois soeurs. On finit vraiment par s'attacher à tous les personnages, avec leurs petits défauts et particularités qui ressortent au quotidien, et la fin est bien réussie et bien nette.

J'ai eu un peu de mal à cerner le message du drama : est-ce qu'on voulait nous dire que le modèle de famille "standard" avec la femme à la maison qui prend soin des enfants et de la belle-mère, c'est has been et que les femmes veulent autre chose, ou justement que c'est bien et que même s'il y a des trucs pas drôles il faut prendre un peu sur soi ? C'était pas toujours très clair, surtout dans l'émission à la station de radio où travaille Haruko, où les conseils donnés aux auditrices étaient toujours un peu bizarres. Je crois juste que les réalisateurs ne voulaient pas trop se mouiller. Je sais bien qu'on reste toujours dans le politiquement correct, mais là c'est peut-être un peu trop visible.

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Les musiques du drama, sans être vraiment gênantes, ne sont pas du tout réussies : elles sont vieillotes et vraiment pas originales. Ce qui est le plus sympa côté sonore en fait, c'est les chansons de Sada Masashi, l'idole de la belle-maman. La chanson thème est de Porno Graffiti (qui ont fait notamment un opening pour GTO et pour FMA), j'ai pas accroché plus que ça. Les musiques ont un côté vieillot, et l'image aussi : je sais que la qualité des vidéos que j'ai regardées était mauvaise, mais même sans ça, il règne une ambiance qui fait qu'on a l'impression que le drama a cinq ou six ans de plus.

Suekko Chounan Ane Sannin est donc loin d'être un drama sans défauts, et il n'est pour moi pas à voir en priorité, mais il contient un nombre certain de personnages réussis et bien interprétés auxquels on s'attache, particulièrement les trois soeurs, je le répète ^^. J'avais peur de finir par m'ennuyer mais au final j'ai quand même passé un bon moment, et j'ai pu découvrir certains acteurs que je voudrais bien revoir. Pour les amateurs de dramas familiaux qui veulent revoir des têtes connues, c'est à essayer.

17 octobre 2009

Love Shuffle

Titre japonais : ラブシャッフル

Nombre d'épisodes : 10

Diffusé en : Hiver 2009

Chaîne de diffusion : TBS

Fiche : DramaWiki

 

J'avais repéré cette comédie sentimentale au moment de sa diffusion l'hiver dernier et vu le cast bien intéressant, je l'avais mis dans ma liste. Je n'avais pas vraiment lu de critiques dessus jusqu'à temps de voir l'article de Milady, qui m'a définitivement décidée à regarder la série. Je pensais avoir affaire à un drama léger  et romantique classique avec des personnages dans la vingtaine ou la trentaine, un peu comme Slow dance, que j'avais bien aimé dans le genre. Et il y a de ça dans Love Shuffle, c'est clair, mais c'est encore bien plus, et c'est excellent.

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Quatre personnes habitant dans la même résidence de grand standing se rencontrent dans l'ascenseur, font connaissance et décident bientôt d'organiser une rencontre où chacun aménera un compagnon ou une compagne. Pour l'un, il s'agit de celle qui vient tout juste de lui annoncer qu'elle ne voulait plus se marier, pour l'autre c'est son ex, pour le troisième c'est une femme plus âgée et mariée, pour le dernier enfin, une jeune patiente dépressive. Donc dans tous les cas, aucun vrai couple. Les huit se rencontrent donc et décident de mettre en place un love shuffle : chaque semaine, chacun changera de partenaire.

Pour certains, c'est juste un jeu, pour d'autres, l'occasion de reconquérir celle qu'ils ont perdu, pour d'autres encore un moyen d'aider quelqu'un d'autre. Nous voilà donc embarqué à suivre les différents duos formés et bien sûr à découvrir par la même occasion chacun des personnages. A travers les différents événements, on découvre leur vie et surtout leur passé, qui bien sûr n'est pas étranger aux appréhensions ou aux espoirs qu'ils ont dans le présent. Il y a de nombreuses rencontres à deux, mais aussi de nombreuses petites soirées à quatre ou plus dans la résidence, où chacun parle de ses expériences avec les autres.

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Les semaines se succèdent, les duos/couples changent, quand un "tour" complet a été fait, chacun se retrouve avec son partenaire de départ puis on repart pour un tour. Qui va finir avec qui ? est-ce que tous les couples vont être chamboulés ? Est-ce que certains vont rester avec celui ou celle avec qui ils voulaient être au départ ? Ou est-ce qu'il y en a qui vont finir avec personne, du moins aucun des participants au petit jeu ? On se pose un tas de questions, et ça fonctionne très bien. Et en plus de ça, c'est un vrai régal d'observer les personnages qio au-delà de l'éventualité d'une relation amoureuse créent des liens d'amitié les uns avec les autres, se dévoilent les uns aux autres alors qu'ils se connaissent depuis peu, et au bout du comptent soignent leurs blessures.

Tout ça peut paraître bien sérieux, mais l'humour est omniprésent dans le drama, et de ce côté-là c'est une réussite totale. Le comique passe notamment par un certain nombre d'expressions mémorables : le "uso da to itte yo, Joe!" (say it ain't so, Joe!), et le "Yay, Panda !" et toutes ses déclinaisons sont juste énormes. Je me marrais à chaque fois, et il y a plein d'autres situations délirantes. L'équilibre entre ce côté très léger et décalé et le côté plus sérieux est vraiment parfait. Les huit protagonistes du love shuffle sont tous intéressants, même si j'ai bien sûr mes préférences.

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Usami, alias Usagi est joué par Hiroshi Tamaki, l'incontournable Chiaki de Nodame cantabile, vu aussi dans Shikaotoko aoniyoshi. C'est en grande partie en raison de sa présence que j'avais repéré le drama. Au début, j'ai cru que son personnage allait m'agacer, un peu comme il l'avait fait dans Itoshi kimi e, même si son rôle était mineur. Mais au fur et à mesure, j'ai vraiment fini par apprécier son personnage. Le contraste entre son côté très raisonnable, très normal (dont il est plus que conscient) et son côté déjanté est excellent, et l'acteur le rend très bien. Mei, celle avec qui Usami était supposé se marier, est interprétée par Shihori Kanjiya, que je ne connaissais pas du tout. Son personnage n'est pas forcément le plus intéressant et on se demande parfois si elle va finir par savoir ce qu'elle veut, mais au final elle a quand même bien sa place dans le petit groupe, et au niveau de l'interprétation je n'ai rien à redire.

Airu, alias Ai Ai, est le personnage de la jeune femme battante par excellence. J'ai beaucoup aimé l'interprétation de Karina, que j'avais déjà croisée dans Bambino! ou dans Long Love Letter. Elle est très belle, mais fait en même temps simple et naturelle. Son ex-petit ami, Yukichi, est joué par Daigo, que je n'avais jamais vu. Là encore l'interprétation est bonne, l'acteur rend de façon très naturelle le côté naïf du personnage, vraiment atypique et attachant. Le duo qu'il forme avec Usami, avec qui il se lie rapidement d'amitié, est également très sympa.

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Kikuta, psychiatre de son état, est joué par Shosuke Tanihara, que j'ai déjà vu dans plusieurs rôles secondaires (Gokusen 2, Watashitachi no kyôkasho, Triangle). C'est lui qui dirige un peu le love shuffle, et on se doute dès le début qu'il doit avoir des motivations particulières. Ca lui donne donc un côté assez mystérieux, mais il n'en est pas moins attachant. La jeune patiente qu'il fait participer au jeu, Kairi, (Yuriko Yoshitaka)  est le genre de personnage dont on pense au départ qu'on aura envie de la taper. Mais l'interprétation est vraiment réussie, jon a beaucoup de sympathie pour elle et on souhaite vraiment qu'elle s'en sorte, c'est donc un vrai plaisir de la voir changer petit à petit.

Ojiro est un jeune photographe joué par Shota Matsuda (Hana Yori Dango 1 & 2, Liar game). On ne pouvait pas mieux choisir pour incarner un tombeur, mais le personnage d'avère être beaucoup plus nuancé et complexe, il est donc lui aussi très intéressant et attachant. J'ai beaucoup plus apprécié l'acteur que dans Bara no nai hanaya, et pour les petits détails c'est vraiment pas plus mal qu'il ait changé de coiffure ^^. C'est Hijiri Kojima qui joue Reiko, celle qui est au départ sa compagne, du moins pour la nuit. Elle se révèle au final avoir une histoire intéressante et touchante, mais j'ai quand même eu un peu de mal à cerner le personnage, même si ça fait partie du jeu qu'on se trompe un peu à son sujet. Mais tout comme Mei, elle a bien sa place dans le love shuffle.

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L'ambiance musicale du drama est une grande réussite : la chanson thème est de Earth, Wind and Fire (Fantasy). Le genre de vieille chanson que, sans qu'on l'écoute de soit-même, on connaît forcément. Et elle colle à merveille, ça crée vraiment une bonne ambiance. On peut en dire autant de l'insert song : Eternal Flames, de The Bangles. Je me souviens encore quand je voyais le clip de cette chanson au top 50, je la trouvais très jolie et même maintenant, si c'est que à la radio ou à la télé que je l'entends, elle est toujours aussi jolie. Le slow romantique de la mort qui tue, quoi. Et ça ponctue à merveille les moments d'émotion du drama. Les autres musiques sont plus discrètes, mais rien qu'avec les deux chansons, c'est plus que suffisant pour donner une identité et une ambiance à la série.

Au cas où ce n'était pas encore assez clair, j'ai adoré Love Shuffle. J'ai dévoré les dix épisodes en trois jours, et encore je me suis forcée à me rationner ^^. Du début à la fin, c'est aussi drôle que touchant. Les personnages sont tous attachants, même s'ils sont assez nombreux on parvient tous à les connaître assez pour avoir de la sympathie pour eux, et on peut même s'identifier à eux, ou du moins à certaines situations qu'ils ont vécu ou vivent. Tout tourne autour de l'amour, certes, mais ça n'a rien de mielleux. On nous évite les scènes lycéennes de torride bisou sur la joue et de nombreux sujets sont abordés, sans que ça soit jamais trop "philosophique" ou trop dramatique. Et c'est en voyant ce genre de drama qu'on se dit qu'en fait, les Japonais sont pas si bizarres, ils sont bien comme nous ^^.

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Ce drama m'a vraiment laissé une forte impression, avec une dose d'émotions bien gérée, et une sorte d'enthousiasme et d'optimisme vraiment bien venu même si toutes les situations sont loin d'être joyeuses. Ca, ça fait vraiment du bien. A voir d'urgence. Yay, Panda!

11 octobre 2009

Mei-chan no shitsuji

Titre japonais : メイちゃんの執

Nombre d'épisodes : 10

Diffusé en : Hiver 2009

Chaîne de diffusion : Fuji TV

Fiche : DramaWiki

 

J'avais repéré ce drama diffusé au début de l'année car c'est Hiro Mizushima qui y tient le rôle principal. Je n'avais pas lu de criitiques détaillées, mais quelques bonnes impressions au hasard de blogs dramas francophones ou anglophones. J'hésitais quand même un peu à me lancer dans le visionnage de la série étant donné son style école de beaux et riches déjà vu pas mal de fois, mais j'ai fini par me laisser tenter.

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Mei est une jeune fille qui vit dans une famille modeste, ses parents tiennent un restaurant d'udon. A la mort de ceux-ci, elles apprend qu'elle est en fait l'héritière d'une très riche famille et se retrouve dans une école pour filles prestigieuse supposée la rendre digne de ses origines. Comme le veut la tradition de l'école, elle doit être accompagné d'un majordome. Et son majordome, Rihito, c'est le meilleur des meilleurs. Mei va avoir du mal à se faire accepter par ses bourgeoises de camarades, et même une fois que sa véritable identité, d'abord cachée, va être révélée, les difficultés de vont pas s'arrêter.

Nous voilà donc de nouveau dans une école aux allures de palace remplie de demoiselles bien comme il faut et de jeunes hommes avenants et serviables. Bien sûr, on pense immédiatement à des dramas comme Hana Yori Dango (Tsukushi en tant que "pauvre" a les mêmes difficultés) ou Hanazakari no kimitachi e (ne serait-ce que pour "l'affiche" de la série, et l'ambiance un peu délirante de l'école). Mais la série (qui est comme les deux autres citées tirée d'un manga) a tout de même une petite ambiance bien à elle. Décidémment, y'aurait toute une thèse à faire sur la façon dont les Japonais sont capables de représenter une école, les élèves et le personnel enseignant. Et sur la vision des gens riches, aussi ! ^^

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C'est Nana Eikura qui joue Mei. Je ne la connaissais pas, mais je l'ai plutôt bien aimée. Bien sûr, à défaut d'être riche Mei et une fille qui a  très bon coeur toujours prête à aider les autres même si elle se fait malmener. Mais c'est pas trop poussé à l'extrême, et son petit côté garçon manqué est sympa. C'est Hiro Mizushima (Hanazakari no kimitachi e, Watashitachi no kyôkasho, Zettai Kareshi, MR. BRAIN) qui joue le rôle de Rihito. On a peut-être parfois l'impression qu'il a un balai dans le cul, mais son côté taciturne associé à sa dévotion en tant que majordome lui donnent quand même une sacrée classe.

L'ami d'enfance de Mei et petit frère de Rihito, Mameshiba, est interprété par Takeru Sato, croisé dans MR. BRAIN (le pianiste à la mémoire défaillante). C'est ni le genre d'acteur, ni le genre de rôle que j'apprécie vraiment : le petit jeunot qui parle et agit sans trop réfléchir et réagit au quart de tour. Lucia, la "reine" de l'école, qui paraît louche dès la première fois qu'on la voit et qui s'avère l'être vraiment, est jouée par Yu Yamada (Binbou Danshi, Karei naru ichizoku). Ce rôle de méchante manipulatrice aux airs d'ange lui va plutôt bien. Son majordome, Shinobu, est Osamu Mukai (Bambino!, Hachimitsu to Clover, Atashinchi no danshi). Je l'ai trouvé un peu ridicule avec sa coloration blanc-gris, mais comme d'habitude son interprétation a bien passé.

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Comme dans n'importe quel school drama, que l'école soit réaliste ou pas, la directrice est très spéciale : ici, elle s'appelle Rose et est jouée par Keiko Horiuchi (le médecin dans CHANGE) que j'apprécie décidément beaucoup. Et last but not least, il y a bien sûr tous les camarades de classe de Mei, évidemment accompagnées de leurs majordomes. Je ne connaissais quasiment personne dans le lot, à part Mayuko Iwasa qui joue Izumi et que j'avais vue dans plusieurs petits rôles (Liar game, Hanazakari no kimitachi e, Nodame cantabile).

Ah mais oui, il y a aussi Mitsuki Tanimura, qui joue Tami et que j'avais déjà vue dans Watashitachi no kyôkasho. J'ai vraiment bien aimé le côté décalé du personnage, et si on croit au début qu'elle est là juste pour l'humour, son rôle s'avère plus important. Je ne peux pas m'étendre sur tous les autres personnages, je citerai donc juste celui de la petite Miruku, élève surdouée qui est beaucoup plus jeune que ses camarades et qui est à ce titre particulière.

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Tous ces duos demoiselle/majordome sont tous bien particuliers, on découvre les plus importants dans la première partie de la série : à chaque épisode, une demoiselle a un problème avec son majordome, et la gentille Mei intervient pour le résoudre. C'est de cette façon qu'elle parvient à se faire accepter dans l'école. C'est très classique, mais ça fonctionne pas mal, et une fois qu'on a appris à connaître les différents duos, ils sont vraiment sympathiques, et leurs particularités sont prétexte à un certain nombre de gags qui s'enchaînent à un bon rythme, sans être trop fréquents ni trop lourds.

Le côté humour est donc réussi dans l'ensemble, et de ce côté-là j'ai également beaucoup aimé tout le côté "graphique" avec les petits moutons (jeu de mot entre hitsuji/mouton et shitsuji/majordome, j'imagine) qu'on voit à l'écran. Sans aller jusqu'à dire que la série a un côté sombre, elle a du moins un côté plus sérieux, et j'ai bien aimé l'équilibre qu'il y a : il y a du n'importe quoi mais pas trop, du sérieux mais pas trop. Le rythme est plutôt bien géré, et au gré des plutôt prévisibles "je quitte l'école/je reviens/je repars" qu'on a dans les séries du genre (enfin c'est même pas forcément une école), on avance assez sûrement vers la fin, qui est loin d'être inattendue mais les différents événements qui y mènent restent assez bien gérés.

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Bien sûr, on est dans un shôjo et on n'échappe donc pas au côté romance : la dévotion des majordomes envers la demoiselle qu'ils servent dépasse parfois le côté professionnel, même si c'est supposé être interdit dans l'école. Et bien sûr, ça va arriver à Mei. Et pour encore assaisonner le tout, il va y avoir un ou deux petits triangles amoureux par-dessus ça. Mais ce n'est quand même pas ça qui prend le plus de place. C'est la motivation de beaucoup de personnages, mais ce sont les événements qui comptent plus. Mais on a parfois du mal justement à savoir où sont les limites de la relation majordome/demoiselle, si on est dans la suggestion d'une relation amoureuse ou si l'on nous montre une relation touchante de complicité, de confiance et de complémentarité.

J'allais oublier de dire un petit mot sur la musique ! C'est Shin Kono (Byakuyakou, Ryûsei no Kizuna, Sekai no chûshin de ai wo sakebu) qui l'a composée, c'est donc dans l'ensemble réussi, avec un petit plus pour les musiques plus douces. Pour la chanson thème, je l'écouterai pas forcément en-dehors, mais en contexte ça donne bien. Enfin, j'ai bien aimé l'ambiance qui règne dans l'école, surtout dans le parc et dans le dortoir où loge Mei.

J'ai passé un bon moment devant Mei-chan no shitsuji, qui pour moi remplit toutes les missions qu'on attend de ce genre de séries. Ce n'est pas forcément original, mais l'interprétation est globalement bonne. Ni le côté comédie ni le côté dramatique ne sont exagérés, et au final on a un bon divertissement. Le drama n'aura sans doute pas sa place dans ma liste de préférés pour cette année, mais je l'ai en tout cas beaucoup plus apprécié que Atashinchi no danshi, vu récemment et d'un genre très similaire même si on n'est pas dans une école (les deux dramas ont d'ailleurs été diffusés consécutivement).

02 octobre 2009

Yasha

Titre japonais : 夜叉

Nombre d'épisodes : 11

Diffusé au : Printemps 2000

Chaîne de diffusion : TV Asahi

Fiche : DramaWiki

 

Je n'avais jamais croisé le nom de ce drama avant d'en voir la critique sur le blog de Lynda puis sur le blog de Milady. Elles en disaient toutes les deux tellement de bien (mais sans en cacher les petits défauts) que j'ai vraiment eu envie de le regarder, ne serait-ce que pour découvrir de nouveaux acteurs, car je n'en connaissais pas beaucoup parmi ceux qui composent le casting.

Sei est un jeune homme à l'intelligence et aux capacitiés physiques hors du commun qui travaille pour un laboratoire pharmaceutique. Enfin, "travaille", on se rend vite compte que ça n'est pas si simple que ça. Ayant vécu pas mal de temps aux Etats-Unis, il revient au Japon où il a été embauché par un labo universitaire pour identifier un mystérieux virus et mettre au point un traitement. A peine arrivé, il va retrouver son ami d'enfance, Mochi, et faire la connaissance de son frère jumeau dont il ignorait l'existence, Rin. Tous les mystères concernant son passé et son identité vont être petit à petit révélés, le tout étant bien sûr mêlé à de nouveaux événements et révélations qui vont bouleverser la vie de Sei et celle de son entourage.

Des gars super intelligents et super forts, des organisations menaçant l'avenir du monde (ou du moins du Japon) avec des virus, hé oui, on nage en pleine science-fiction, avec des ingrédients classiques. Mais ça ne m'a pas du tout déranger, au contraire. D'abord, parce que ce n'est pas si fréquent dans les dramas. Je l'avais déjà dit pour Ame to yume no ato ni et Long Love Letter, et pour moi Yasha est dans la même lignée. Ensuite, parce que dans tout ce contexte, ce qui compte le plus ce n'est pas le côté menace du monde (on ne voit pas du tout la réaction des gens qui n'ont aucun rapport avec l'histoire), mais les personnages, et les relations qu'ils ont entre eux.

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Hideaki Ito joue à la fois Sei et Rin, et il s'en sort vraiment très bien. On sait au premier coup d'oeil auquel des deux on a affaire plus par le regard qu'il fait que par le fait qu'il a des vêtements différents, ou qu'il porte ou pas des lunettes. Il parvient très bien à différencier les deux rôles, et étant donné la façon dont Rin change au cours de l'histoire, on pourrait même presque dire qu'il a trois rôles.  Et les scènes où l'on voit les deux frères, vraiment très importantes pour l'histoire, sont tout à fait crédibles. Il m'a complètement convaincue, et j'ai déjà prévu de le revoir dans d'autres dramas.

Mochi est joué par Shuji Kashiwabara. On peut pas dire qu'il ait vraiment quelque chose de spécial, mais je l'ai vraiment bien aimé, il joue tout à fait juste, et sa relation avec Sei est vraiment touchante. Sa soeur, Tôko, est jouée par Sayaka Taniguchi. C'est le genre de personnage qui pourrait devenir agaçant mais elle s'en sort bien. La mère de Sei est jouée par Nene Otsuka, vue dans Hero. Le rôle n'était encore une fois pas très important, mais décidément je l'aime bien.

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Enfin, le garde du corps de Sei, Ken, est interprété par Hiroshi Abe (Kekkon dekinai otoko, CHANGE, Egao no Hosoku). Je le savais déjà qu'il avait la classe, c'est pas pour rien qu'il est dans mon premier top 5 d'acteurs, mais là franchement, franchement, c'est vraiment trop trop la grande classe quoi. Ca se joue pas du tout au débit de paroles, le personnage étant plutôt du genre taciturne, mais il a une présence énorme, et sa relation avec Sei est vraiment intéresssante, elle lui laisse un petit côté mustérieux qui lui donne encore plus la classe.

Pour finir, il y a aussi le père de Rin, Amamiya, joué par Koichi Iwaki (qui me fait penser à Susumu Terajima). Je l'ai vu dans My boss my hero mais je m'en souviens pas vraiment, je peux juste dire qu'il est convaincant dans ce genre de personnage ambigü dont on se demande s'il est méchant ou un peu gentil quand même. Le seul personnage qui m'a un peu dérangé mais qu'on voit très peu (ou c'est peut-être justement parce qu'on le voit trop peu), c'est l'ami de Rin, Takeru. Même si leurs liens sont évoqués, j'ai eu un peu trop de mal à cerner le personnage, et son interprétation est bizarre.

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On peut penser que dans le manga dont le drama est une adaptation, le personnage est plus développé. Car oui, comme il me semblait bien l'avoir lu dans le générique, le drama est adapté du manga du même nom, ledit manga était même classé dans la catégorie shôjo. Ca peut paraître étonnant quand on voit le contexte de l'histoire, mais quand on se rend compte que celle-ci repose beaucoup sur les relations entre les personnages, ce n'est plus si surprenant. J'aimerais vraiment lire ce manga du coup (il y a même une suite), mais il n'est pas disponible en France. Je me rabattrai sûrement sur Banana Fish, qui est du même auteur (Akimi Yoshida).

L'ambiance musicale du drama est très réussie : les musiques utilisées dans les moments de tension ou d'action sont classiques dans le genre mais efficaces, et celles utilisées dans les moments plus calmes sont très jolies. Et puis il y a le générique, qui à lui tout seul créé une ambiance énorme. La chanson, c'est Desert Rose de Sting, ce n'est pas celle que je connaissais le mieux du chanteur mais bien sûr je l'avais déjà entendu, et là c'est la première fois que je vois un drama dans lequel une chanson occidentale colle si bien et créé une telle ambiance. Pour complèter, il y a aussi une autre chanson de Sting, A Thousand Years, et là aussi ça fonctionne à merveille.

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Le drama date de 2000, sans être vieux c'est quand même pas si jeune, mais je trouve qu'il a très bien vieilli. Comme je ne suis pas grosse consommatrice de films et séries d'action/science fiction, j'ai même apprécié les scènes très matrixiennes où Sei marche sur les murs par exemple. La série a été fait vraiment peu de temps après Matrix (et le manga avant ^^), y'en a bien plus qui ont dû copier après ^^.

J'ai regardé tous les épisodes deux par deux au minimum, en avalant à la suite les trois derniers parce que je ne pouvais plus m'arrêter. C'est vraiment prenant. Il y a du suspense c'est sûr, et on accroche bien même si tout est loin d'être imprévisible. Mais il y a aussi un petit quelque chose en plus avec l'ambiance et les personnages. Et la fin est excellente, c'est une vraie fin et une belle fin. Belle, ça veut pas dire happy end hein, grosse nuance ! Enfin, de toute façon, la série n'a rien de léger ni de drôle, donc un happy end  aurait fait très tâche ^^.

Je conseille fortement de regarder ce drama si on veut quelque chose de différent des school dramas ou des comédies romantiques : le fait que le côté science-fiction n'ait rien d'inédit est largement compensé par les personnages, leur interprétation et l'ambiance créée par la réalisation et la musique.

29 septembre 2009

Top 10 dramas n°6 : Les séries à voir d'ici la fin de l'année

J'ai fini par suivre la petite idée que j'avais évoquée il y a quelques temps et faire une liste des dramas à voir avant la fin de l'année. Il reste trois mois, et même si mon taux de consommation de dramas va baisser avec la reprise prochaine des cours, c'est sûr que j'aurai le temps d'en voir au moins dix. Et ce sera en priorité ceux-là :

- Pride : Il me faut au moins un drama avec KimuTaku, alors ce sera celui-là. Et puis, il y a aussi Yuko Takeuchi.

- M no higeki : Cette série me botte vraiment, ce sera une occasion de revoir Goro Inagaki et Kyoko Hasegawa.

- At home dad : Je me demande pourquoi j'avais pas repéré ce drama plus tôt : Hiroshi Abe et Ryoko Shinohara en couple de choc, ça promet !

- Konya hitori no beddo de : Un drama qui a l'air vraiment pas trop connu et qui n'a pas eu beaucoup d'audience, mais je suis quand même curieuse de voir ce que ça donne. Il y a Masahiro Motoki (l'acteur principal de Departures), que je suis curieuse de voir dans un drama, ainsi que Kuranosuke Sasaki et Jun Kaname.

- Bengoshi no kuzu : Une histoire d'avocats qui a l'air sympa, pour revoir Hideaki Ito, que je viens de découvrir et que je veux déjà revoir (plus de précisions dans ma prochaine note drama ^^).

- Sexy voice and robo : J'ai entendu beaucoup de bien de ce drama que je ne connaissais pas du tout sur plusieurs blogs, j'ai donc décidé de me laisser tenter, même si je connais quasiment aucun des acteurs.

- Yama onna kabe onna : J'ai vu un article sur ce drama sur le blog de Lynda si je me souviens bien, en tant que fille le thème me botte franchement, même si Misaki Ito et surtout Kyoko Fukada ne font pas forcément partie de mes actrices préférées.

- Zeni Geba : Un autre drama que je ne connaissais pas du tout et dont les critiques vues sur des blogs m'ont convaincue.

- Yako no kaidan : Drama repéré avant même sa diffusion, car il a pour acteur principal Naohito Fujiki ^^. Il y a aussi Yui Natsukawa. Si je ne l'ai pas encore regardé, c'est parce que tous les épisodes ne sont pas encore disponibles en VOSTA, j'espère que ça sera bientôt le cas.

- Shiroi Haru : Un des derniers dramas ou Hiroshi Abe a le rôle principal. L'histoire a l'air vraiment intéressante. J'attends aussi que tous les épisodes soient dispo en VOSTA.

Avec tout ça, on a un assez bon équilibre entre mystère/drame/famille/comédie/romance et tout ça. J'aurais voulu faire figuer le drama Smile (avec Jun Matsumoto, chanson thème de Shiina Ringo !) dans cette liste, mais pas moyen de mettre la main sur une version sous-titrée (ceux qui le connaissent doivent bien en connaître la raison, un peu trop longue à expliquer), et même s'il faudra que je finisse par m'y mettre, je me vois pas trop le regarder sans sous-titres.

23 septembre 2009

Egao no hosoku

Titre japonais : 笑顔の法則

Nombre d'épisodes : 12

Diffusé au : Printemps 2003

Chaîne de diffusion : TBS

Fiche : DramaWiki

 

J'avais repéré ce drama peu connu apparemment car je pensais que les deux acteurs principaux que j'apprécie particulièrement pouvaient former un duo intéressant : d'un côté, Hiroshi Abe (Kekkon dekinai otoko, Dragon zakura, Hero, CHANGE), de l'autre, Yuko Takeuchi. (Bara no nai hanaya, Lunch no Joou) Mais bon, vu que ça avait l'air de la romance classique, il ne faisait pas vraiment partie de mes priorités. Mais du coup, comme il fait partie de ces dramas pas forcément évidents à télécharger sur D-addicts à cause du manque de sources, je me suis dépéchée de le prendre, et je me suis laissée tenter puisque je l'avais.

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Yumi, une jeune femme qui vient de perdre son emploi, se retrouve par un concours de circonstances à être l'assistante (ou plutôt au début la gardienne) de Sakurai, mangaka en manque d'inspiration qui s'est fait expédier dans un ryokan à l'écart de Tôkyô par sa maison d'édition. Je pensais au début que la suite serait une simple romance entre ces deux personnages, mais en fait ce n'est pas vraiment ça. C'est plutôt d'autres romances qui sont mises en avant, et le drama a avant tout un côté tranche de vie, abordant des questions comme le travail, la vision de la femme, la famille.

J'ai tout de suite accroché au personnage de Sakurai, joué par Hiroshi Abe. Son côté moqueur n'est pas sans rappeler son personnage de Kekkon dekinai otoko, même si bien sûr ce n'est pas dans les mêmes proportions. On prend vraiment plaisir à voir ce personnage changer au contact de Yumi et du personnel de l'auberge. Yumi est jouée par Yuko Takeuchi, et ce rôle est dans le même esprit que celui qu'elle avait dans Lunch, celui d'une jeune femme énergique au caractère bien trempé. Elle est vraiment douée pour ce genre de rôle, elle n'en fait jamais trop. Le personnage est d'autant plus sympatique qu'il n'est pas parfait : elle a par exemple un côté très maladroit ^^.

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Yoko Nogiwa campe à merveille le personnage de Misako Yuzuhara, patronne de l'auberge qui a un côté maternel envers ses employés et ses hôtes. Son côté strict n'est pas poussé à l'extrême, sa relation avec Yumi est intéressante et illustre très bien le contraste entre la femme japonaise d'un certain âge aux valeurs plus "traditionnelles" et la femme japonaise plus jeune et plus"moderne", les deux ayant une idée différente de la féminité et des valeurs différentes.

Koichi,  frère aîné de Yuko et chef cuisinier de l'auberge, est interprété par Takanori Jinnai (le père dans Ichi Littoru no namida). C'est l'incarnation assez classique dun grand frère vieux jeu qui surprotège sa soeur et n'est pas fichu de conclure avec celle qu'il aime depuis des années. Il a des mimiques un peu forcées et élève facilement la voix, mais ça reste raisonnable. Et puis, les films qu'il se fait sous forme de dialogues avec lui-même, c'est quand même assez marrant.

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Le personnel de l'auberge compte également l'intendant Koizumi, joué par Katsumi Takahashi (le père de Saku dans Sekai no chûshin de ai wo sakebu). C'est un personnage un peu décalé, plutôt sympa même si on ne le voit pas tant que ça. Parmi les serveuses, on retrouve Rie Shibata, la mère de Takako dans Yamada Tarô monogatari. On n'oublie ni sa voix ni sa tête, et si son personnage fait un peu dans le surjeu classique, ça passe bien aussi. Le fils de Misako, Kasuya,  est joué par Hidetoshi Nishijima, aperçu dans Unfair. La relation mère/fils conflictuelle m'a beaucoup rappelée celle mise en scène dans Hanayome wa yakudoshi. Enfin, le collègue de Kazuya est joué par Brother Tom, dont le personnage est aussi excentrique que celui qu'il joue dans Ame to yume no ato ni.

Pour terminer ce tour d'horizon des personnages, on pourra citer l'éditeur de Sakurai (et donc le supérieur direct de Yumi), grande gueule devant ses employées mais un peu moins devant ses supérieurs, et son pot de colle de peste de collaboratrice qui bien sûr ne peut pas blairer Yumi et la rabaisse car elle n'est qu'une employée en CDD. Le genre de personnage a été vu maintes fois, mais la question qui est soulevée, celle des employé à durée déterminée ou des intérimaires en oppostion aux "vrais" salariés, est intéressante. Elle entre également en compte dans les relations entre Yumi et son frère, qui s'inquiète de son avenir.

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Au début, je pensais que 12 épisodes, ce serait un peu long. Mais en fait, les épisodes ont tendance à faire quelques minutes de moins que d'habitude, et pour les premiers on a à chaque fois au début une reprise de l'épisode précédent qui dure cinq petites minutes. Du coup, je regardais souvent les épisodes deux par deux, parce que ça passe vraiment tout seul.  Je dirais même, la fin est trop courte, même si elle a le mérite d'être ouverte, on voudrait vraiment savoir ce qu'il peut bien se passer après !

Tout comme ces personnages qui se retrouvent dans cette situation particulière qui n'est supposée durer que quelques semaines, on a l'impression que le temps s'arrête un peu, l'ambiance d'un auberge loin de l'animation de la ville aidant. C'est aussi pour cette ambiance que la série m'a rappelé Hanayome... J'ai aussi pensé à Haikei Chichiue Sama. Même si là il s'agit d'un ryokan avec un onsen et pas d'un restaurant avec des geishas, on retrouve la figure de la patronne et les serveuses. Et puis pour peu qu'on apprécie les mangas, c'est vraiment intéressant de suivre un mangaka, d'entendre parler de délais de parution et tout ça. Les musiques sont discrètes mais très sympas, elles renforcent le côté nostalgique et un peu hors du temps que peu avoir le drama. Et la chanson du générique de fin, de Kou Shibasaki, est une nouvelle fois vraiment sympa.

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Egao no hosoku a donc été une très bonne surprise pour moi. S'il n'y a pas de gros suspense et de grandes révélations, tous les petits événements qui se succèdent et forment le quotidien des différents personnages s'enchaînent très bien et font très souvent sourire. Tout en restant léger, le drama aborde un certain nombre de questions sérieuses, et j'ai beaucoup aimé cette dimension. Je le conseille vraiment, en particulier si l'on apprécie les acteurs et que l'on veut s'éloigner un peu de la ville et des cours d'école ^^.

16 septembre 2009

Atashinchi no danshi

Titre japonais : アタシんちの男子

Nombre d'épisodes : 11

Diffusé au : Printemps 2009

Chaîne de diffusion : Fuji TV

Fiche : DramaWiki

 

Voilà encore un drama que j'avais repéré et mis dans ma liste car il y a pas mal de monde que je connais qui joue dedans. Il n'était pas en top priorité, mais quelques bonnes critiques vues sur des blogs et l'envie de voir quelque chose de léger et un peu déjanté m'ont poussé à en faire mon drama du midi.

Chisato, dont le père s'est enfui en lui laissant une dette énorme, passe sa vie à fuir les recouvreurs de dette. Elle se voit un jour proposer un étrange marché par Shinzo Okura, un homme étrange propriétaire d'une entreprise de jouets, et se retrouvera ainsi à jouer le rôle de mère pour ses six fils adoptifs vivant dans un château bourré de passages secrets et de méacanismes étranges. Bien sûr, Chisato ne va pas se faire accepter si facilement car chacun de ces jeunes messieurs a son caractère bien à lui et une histoire particulière, mais elle finit par gagner la confiance de tous. Mais évidemment ça ne s'arrêtera pas là :  des complications inattendues et un certain nombre de personnages plus ou moins tordus viendront mettre leur grain de sel.

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L'ambiance  du drama n'a pas été sans me rappeler HanaKimi pour son côté n'importe quoi, mais j'ai globalement beaucoup moins accroché. Le personnage de Sinzo qu'on aperçoit dans des flash-backs ainsii que son univers sont sympas, le château est assez chouette. Il y a un nombre certain de situations et de personnages qui font sourire, mais je ne me suis jamais franchement marrée, et entre les multiples "je me casse du château" et "oh non en fait je reviens" de l'héroïne, il y a quand même quelques longueurs.

Chisato est interprétée par Maki Horikita. Je voulais la revoir parce que j'étais restée sur une impression plutôt mauvaise avec Kurosagi alors que je l'avais vraiment aimée dans Nobuta wo produce et Hanazakari no kimitachi e. Ben en fait, mon impression ne s'est pas vraiment améliorée, car son personnage de pauvre fille au grand coeur qui aide tout le monde (ou donne des leçons à tout le monde, selon la façon dont on le voit), n'est pas franchement original. On dira que c'est parce que je ne suis pas sensible à son charme poupin, mais on joue trop là-dessus, je ne vois pas Chisato, je vois juste Maki, je trouve qu'elle ne parvient pas assez à créer un personnage, elle est la même du début à la fin.

A ses côtés donc, pas moins de six mecs, qu'on voit très (trop) régulièrement torse nu sous prétexe qu'il y a a un sauna dans le château. J'étais prévenue avant de commencer le drama, y'a un côté très bisho et c'est pas vraiment le genre auquel je suis sensible, surtout qu'il y en a une bonne moitié qui sont trop jeunes ^^. L'aîné, Fuu est joué par Jun Kaname, que j'avais vu dans Ryûsei no Kizuna. C'est lui qu'on voit le moins, et son rôle de beau gosse taciturne est un peu trop classique. C'est Yoshinori Okada (Taiyou no kisetsu, Kisarazu Cat's Eye) qui joue Takeru, le deuxième fils. Il est vraiment convaincant dans son rôle de petit délinquant, aussi bien avec l'accent que la tenue.

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Le troisième fils, Sho, est joué par Osamu Mukai (Hachimitsu to Clover). C'est sûrement mon personnage préféré parmi les six frères. Masaru, le quatrième frère, est joué par Yusuke Yamamoto, qui avait déjà un rôle très spécial dans HanaKimi. Y'a pas à dire, ça lui va bien le maquillage, et il le fait très bien le mec efféminé. Après, je trouve que ses problèmes sont un peu trop vite passés à la trappe, comme ceux de Satoru, le cinquième fils. Celui-ci est joué par Koji Seto, que je ne connaissais pas, et sur qui je ne trouve pas grand chose à dire. Pareil pour le petit dernier Akira (Tomoki Okayama), un peu en décalage avec les autres et assez sympa, mais difficile de se faire vraiment une idée.

Pour ce qui est des autres personnages, on peut retrouver Reiko Takashima (Kekkon dekinai otoko, Engine), l'avocate de l'entreprise de Shinzo qui apparaît toujours par surprise. On ne la voit pas tant qua ça mais je l'ai encore une fois appréciée dans ce rôle décalé. Le directeur de l'entreprise, Tokita, est joué par Koji Yamamoto (Karei naru ichizoku, Sasaki fusai no jingi naki tatakai). Le personnage est complètement barré, rien à voir avec ses autres rôles mais ça lui va plutôt bien. Enfin, il y a toute la petite troupe du net café où squatte Chisato, qui constitue son fanclub. Je ne les ai trouvé ni originaux, ni intéressants, ni marquants. Celui qu'on voit le plus, Kokuro, n'est pas vraiment agaçant ou quoi que ce soit, c'est juste qu'il est plat. Ah, et c'est Masao Kusakari, le père dans Joudan ja nai! qui joue Shinzo. Ah et il y a la servante Inoue, aux apparitions très anecdotiques mais qui est assez marrante.

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Les différentes musiques de la série, sans être mémorables, sont plaisantes et agrémentent très bien les différentes ambiances, qu'on soit dans la comédie ou l'émotion. Par contre la chanson du générique de fin, digne d'un vieil animé de magical girls, très peu pour moi. J'aurais préféré du Johnny's, mais pas un seul Johnny's cette fois malgré la brochette de bisho ^^.

Bref, je peux pas dire que j'ai pas aimé : ce n'est pas le petit côté déjanté qui m'a gênée, et même si je n'ai pas apprécié tous les personnages, ce n'était pas non plus au point de les détester. C'est amusant, mais sans plus. Et ce qui est supposé être touchant, c'est un peu trop convenu. Sans parler de la mémorable scène du baiser involontaire où les deux protagonistes se regardent bien en face les yeux grand ouverts pendant vingt secondes en se touchant à peine les lèvres avant de se rendre que oh là là mon Dieu ! Je sais bien, c'est un truc typique dramas, et il y a d'autres séries que j'ai appréciées qui comportaient ce genre d'élément, mais là je trouve qu'il manquait vraiment quelque chose pour lier le tout, donc je m'attarde plus facilement sur les petits défauts.

A voir si on est un(e) inconditionnel(le) d'un des acteurs ou actrices, ou si on n'a vraiment plus rien d'autre à se mettre sous la dent, mais sinon pour moi ce n'est pas un drama à mettre en top priorité sur sa liste. Mais peut-être que c'est juste que je suis vieille et aigrie :p

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