21 mai 2012
Tom McRae - Bloodless
Cette semaine, retour dans mes années 2000 avec un chanteur dont j'ai déjà pas mal parlé ici (pour le vérifier, cliquez sur le tag à la fin de ce billet ^^) et pour qui j'ai toujours une affection aussi grande onze ans après avoir découvert sa musique. Ca doit vraiment être le seul artiste que j'ai découvert dès son premier album, que j'écoute encore régulièrement et dont j'attends avec impatience le prochain album.
Je partage aujourd'hui une des premières chansons de lui que j'ai connues et qui figure son son premier album éponyme. Bloodless est une chanson qui a une place particulière pour les fans de longue date, et pendant ses concerts Tom l'a très souvent chantée en unplugged, en rappel. Comme vous pourrez le constater dans la version live que j'ai ajoutée après la version studio, on entend plus le public chanter que lui !
Tom McRae va revenir en France au mois d'octobre, et ça faisait trop longtemps qu'il n'y avait pas fait une vraie tournée. Moi normalement je ne serai malheureusement pas là, alors allez-y pour moi, ça vaut le détour ! Et je pense qu'on pourra entendre des chansons de son prochain et sixième album ! ^^
11:34 Publié dans La chanson/musique de la semaine | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : chanson, musique, tom mcrae, 2000's |
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20 mai 2012
[Anime] Another
Titre japonais : 今、そこにいる僕
Nombre d'épisodes : 12
Année de production : 2012
Licence en France : Dybex
Fiche : Animeka ; ANN

Qu'elles se lisent ou qu'elles se regardent, qu'elles mettent en scène des acteurs ou des personnages animés, je ne suis pas fan des histoires d'horreur en général. Pas vraiment parce que je suis une chochotte qui a peur du sang, des zombies ou je ne sais quoi, c'est juste que ce n'est pas ce que je recherche dans une histoire.
Pourquoi diable ai-je voulu regarder Another en sachant très bien dès le départ de quel genre d'anime il s'agissait ? Simplement parce que parfois, c'est bien de changer un peu ses habitudes et de tenter quelque chose qui ne nous plairait pas a priori. On peu avoir de bonnes surprises ! En plus, avec une série de 12 épisodes seulement diffusée en streaming gratuit, la prise de risque était minime ^^. Me voilà donc, moi qui regarde quasiment toujours des anime terminés, parfois même depuis pas mal de temps, à suivre une série en cours de diffusion.

Quand son père doit partir à l'étranger pour son travail, Sakakibara Kôichi quitte Tôkyô pour aller vivre chez ses grands-parents et sa tante dans la petite ville de Yomigaoka. Des problèmes de santé l'obligeant à être hospitalisé, il manque la rentrée et n'arrive dans son nouveau collège que plusieurs semaines après. Il se rend tout de suite compte qu'il règne une ambiance anormalement froide dans sa classe et que ses camarades deviennent vite très évasifs quand certains sujets sont abordés. Y compris celui de Mei, une élève qui est tout au fond de la salle, à un vieux bureau abîmé, et que Sakakibara semble être le seul à voir. Sakakibara va finir par apprendre qu'une malédiction règne sur la classe 3-3, et la mort ne va pas tarder à se manifester de façon aussi violente qu'inexpliquée à Yomigaoka.
Une atmosphère un poil glauque et assez prenante s'installe rapidement au début de l'histoire, grâce à différents élements bien mis en valeur par la réalisation : la rencontre avec Mei dans l'étrange hôpital, le magsin de poupées désert que Sakakibara visite alors que le jour décline, et toute la ville de Yomigaoka et ses habitants qui créeent une sorte de malaise, à commencer par les camarades de notre personnage principal. Les premiers épisodes se suivent donc agréablement, mais une fois les deux premières morts violentes passées, j'ai eu l'impression que l'ambiance se trouvait comme cassée et plus les épisodes passaient, moins j'ai accroché à la série.

Je ne peux pas dire que je me suis ennuyée, que j'ai deviné tout de suite qui était responsable de la malédiction ou que je m'en fichais de le savoir. Non, sur ce point, c'est très bien ficelé. Mais ça l'est au dépend de tout le reste. Du développement des personnages, par exemple. Ils sont évidemment tour à tour suspectés d'être le "méchant" de l'histoire, cela fait partie des codes du genre. Donc on laisse bien peser des soupçons sur eux, mais au final on n'apprend pas vraiment à les connaître et c'est dur de s'attacher à eux. J'ai bien aimé le personnage de Mei au début mais elle a fini par me sortir par les yeux car on se focalise trop sur elle et sa voix est exaspérante d'inexpressivité.
Ce qui m'a frappée aussi, c'est cette impression d'inertie de l'ensemble des personnages face à la situation, sous prétexte d'entretenir le suspense, et de ne lâcher le nom du coupable qu'à la fin. Douze épisodes, c'est pourtant court, mais il faut croire que c'est encore trop long et que le roman original aurait gagné à être adapté plutôt en long métrage, comme c'est le cas pour la version "live" d'ailleurs. Le manque total de réaction des élèves au milieu de l'histoire, alors que les jours et les semaines passent, tue carrément la tension. Et puis ça fait des années que la malédiction se répète, mais apparemment personne n''a pensé à faire quelque chose, genre supprimer la classe 3-3...

Une fois qu'on sait qu'il y en a un au moins qui va se faire dégommer à chaque épisode, l'effet de surprise tombe franchement à plat. Oui, y'a du sang et tout, boooouuuh, mais c'est tellement vite passé à la trappe qu'on oublie et qu'on ne réagit plus, comme les personnages. Et après ça, bouquet final dans les deux ou trois derniers épisodes, pétage de plombs général qui ressemble plus à une parodie du genre qu'à autre chose avec des élèves qui finissent par ressembler à des zombies, et pour enfoncer le clou le fameux "je savais qui c'était mais je te l'ai pas dit"...
Je n'ai pas été vraiment marquée par l'OST, pourtant signé Ôtani Kou. Non pas que les morceaux ne soient pas réussis, mais ils sont très classiques dans le genre "musique qui fait peur". Passé sa première apparition, j'ai systématiquement sauté l'opening étant donné qu'il utilise une chanson d'Ali Project, qui a encore une fois manqué de dérégler mon tympan. L'ending très calme fait son effet au début mais je ne l'ai plus autant apprécié une fois que l'ambiance prenante du départ s'est dissippée.
Voilà, c'est assez court mais ça n'est pas plus mal. Another n'est pas du tout un anime pour moi alors ce n'est pas la peine que je passe plus de temps à en parler. Qu'elles soient gores ou pas, j'ai vu/lu des histoires où le suspense était bien mieux construit et surtout entretenu. Et ce ne sont évidemment pas les uniformes des collégiennes ou bien l'expédition estivale au bord de la mer qui ont retenu mon attention. J'aurais aimé avoir une bonne surprise, mais au bout du compte j'ai été déçue. Mais je dois dire que c'était sympa de suivre une série au fur et à mesure de sa diffusion, je commence vraiment à y prendre goût ! ^^
11:38 Publié dans Fiches séries animées | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : anime, série, japon, another, otani kou |
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19 mai 2012
[USA 2011] jour 11 : Visite au Gugenheim et balade autour du Rockefeller Center
Mercredi 20 juillet 2011, New York, devinez la première chose que nous avons faites en sortant de l'hôtel le matin ? Hé oui, en effet, traverser Central Park d'ouest en est ! Mais cette fois, en passant un peu plus au nord que la veille. Nous sommes passées au sud du plus grand plan d'eau du parc, le Jacqueline Kennedy Onassis Reservoir, puis nous sommes remontées jusqu'à hauteur de la 89ème rue pour aller au musée Guggenheim.
Avant d'entrer, nous ne savions pas exactement comment fonctionnait le musée. Nous avons pu nous rendre compte que la majorité de l'espace était consacrée à l'exposition en cours, et que les collections permanentes étaient présentées par roulement dans une zone assez restreinte. Génial quand on peut venir régulièrement au musée ! Moins quand on vient de loin et qu'on ne reviendra pas de si tôt, surtout que dans notre cas l'exposition en cours pendant l'été 2011 ne répondait pas trop à nos affinités artistiques (n'ayons pas peur des mots :p).
Intitulée Marking inifinity, cette exposition était consacrée à l'artiste et philospohe coréen Lee Ufan, né en 1936. J'avais forcément déjà dû entendre parler de lui, mais on ne peut pas dire que je le connaissais dans ma grande incultivation de l'art contemporain, auquel je suis complètement hermétique. Toujours est-il que vu la particularité des lieux, même si je ne me suis pas vraiment intéressée aux oeuvres elles-même, j'ai apprécié la façon dont elles étaient intégrées au décor. Tout le long du couloir qui serpente jusqu'au somment étaient disposées des sculptures, parfois carrément au milieu du passage. Ca mettait bien en stress les surveillants qui rappelaient beaucoup à l'ordre les visiteurs, mais c'est sympa.
Comme les photos n'étaient pas autorisées à part dans le hall d'entrée, je n'ai pas pu prendre de clichés de tout ça, ni des toiles que nous avons pu voir dans les derniers niveaux. Ni de la pièce avec les murs couverts de biffetons d'un dollar ! ^^ A ma grande honte, je dois dire que près de 10 mois après je ne me souviens plus en détail des tableaux que j'ai pu voir (et c'est bien là le seul intérêt de pouvoir prendre des peintures en photo : se souvenir de ce qu'on a vu quand on en voit beaucoup !). Ce qui est certain en tout cas, c'est que j'ai vu de bien belles choses, des Van Gogh j'en suis sûre. Il y avait aussi une salle consacrée à des tableaux de Kandinsky. A défaut de quantité on a la qualité, et vu que le bâtiment en lui-même vaut le coup d'oeil, on n'a pas perdu notre temps !
Pour la deuxième partie de la journée, nous sommes allées du côté du Rockefeller Center. Entre les différents bâtiments, les sorties en surface et tout le niveau souterrain, pas facile de s'y retrouver ! On a fini par trouver la place avec la statue de Prométhée où l'immense sapin est installé au moment de Noël. En cette période de l'année, la partie basse de cette place est recouverte par les tables et les parasols des restaurants. Vu la chaleur qu'il faisait encore ce jour-là, c'est sûr que l'ambiance était pas au sapin de Noël ! :p
Nous étions juste avant allées faire un tour dans l'imposante cathédrale Saint Patrick, encadrée par les buildings. Il règne une ambiance très "européenne" dans cette cathédrale catholique qui est la plus grande des Etats-Unis. C'est vraiment en étant à l'intérieur qu'on se rend compte qu'elle est grande, vu qu'elle est dépassée par les bâtiments qui l'entourent. Exactement l'inverse de ce qu'on a la plupart du temps chez nous ^^.
La journée s'est terminée par une bonne balade entre Broadway, Colombus et Amsterdam Avenue, avec un goûter tardif puis un bon dîner après être repassées à l'hôtel. Au bout de 3 jours, on avait déjà nos petites habitudes et on avait déjà repéré pas mal de choses dans le quartier ! Et là encore, je me suis fait avoir à ne pas prendre de photos, remettant toujours au lendemain parce que j'en avais déjà pris plein pendant la journée et que j'avais la flemme -_-. C'est toute une éducation à se faire, quand on fait des voyages ^^.
11:27 Publié dans Photo, USA 2011 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : voyage, visite, usa, new york, photo, musée |
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17 mai 2012
[Drama] Hungry!
Titre japonais : ハングリー!
Nombre d'épisodes : 11
Diffusé en : Hiver 2012
Chaîne de diffusion : Fuji TV
Fiche : DramaWiki

Nous arrivons presqu'au bout des drama suivis en cours de diffusion pendant l'hiver 2012 avec cette comédie gastronomique dont le synopsis avait immédiatement attiré l'estomac sur pattes que je suis. L'ambiance mêlant rock et cuisine française annoncée par le premier épisode m'avais bien plu et j'avais donc décidé de continuer à me régaler une fois par semaine. Alors, après 11 épisodes, est-ce que j'ai bien digéré ? :p
Yamate Eisuke a bientôt trente ans et essaie depuis plusieurs années de percer avec son groupe de rock. Il avait promis à sa mère qui tient un restaurant de cuisine française que s'il ne parvenait pas à vivre de sa musique à trente ans, il rangerait sa basse pour reprendre ses couteaux de cuisine et travailler au restaurant avec elle. Mais son décès brutal va forcer Eisuke à prendre sa décision un peu plus tôt que prévu. Il va choisir de reprendre Le petit chou et les membres de Rockhead, en quête d'un emploi plus stable, vont le suivre dans l'aventure.

Evidemment, rien ou presque ne va se passer comme prévu, et c'est en grande partie à cause d'Asô Tokio, fin gastronome propriétaire de plusieurs restaurants de french cuisine. Voyez un peu : le bougre frisé va racheter le restaurant et mettre Eisuke et son père à la porte. Faute de moyens financiers, notre jeune cuisto va être obligé d'ouvrir sa boutique dans un modeste entrepôt. Le cadre n'a plus rien à voir, et le nouveau Petit chou va connaître des débuts difficiles entre son personnel peu qualifié, la clientèle qui tarde à venir et le manque de moyens de financement. Mais nos cuisiniers rockers vont se serrer les coudes, et Chie, première cliente du restaurant qui laisse parler son estomac autant que son coeur, va être là pour les soutenir.
Je ne pourrai pas franchement dire du mal de Mukai Osamu (Hachimitsu to Clover, Atashinchi no danshi, Seigi no mikata, Hotaru no hikari 2, Mei-chan no shitsuji...) car je l'ai toujours trouvé sympa, mais il ne nous livre clairement pas l'interprétation du siècle dans le rôle d'Eisuke. J'ai aimé le côté un peu ours mal léché du personnage, mais dans l'ensemble on a un peu trop de mal à le cerner. Certes, il est supposé avoir des doutes et hésiter entre les fourneaux et la scène, mais des fois on a juste l'impression que l'acteur ne sait pas trop comment prendre son personnage. C'est encore plus flagrant dans les scènes avec Chie. Je sais bien qu'Eisuke est supposé se montrer insensible aux sentiments de la jeune fille, mais là on a vraiment l'impression qu'il s'emmerde, qu'il ne l'écoute même pas et qu'il pense carrément à autre chose. C'est peut-être moi qui ai fait une fixation là-dessus, mais j'ai trouvé ça vraiment étrange !

Les deux musiciens qui vont rejoindre Eisuke en cuisine son Kenta, le guitariste, et Tsuyoshi, le batteur. Si Tsukamoto Takashi (Kekkon dekinai otoko, Tiger & Dragon, Kisarazu Cat's Eye, Manhattan love story, Magerarenai onna) ne sera jamais un de mes acteurs préférés (il a pourtant joué dans d'excellents drama !), il remplit très bien sa mission dans le rôle de Kenta. Tsuyoshi est joué par Kawabata Kaname, qui n'a apparemment pas eu beaucoup de rôles avant mais que j'ai trouvé bien sympa. Avec sa coloration blonde, ses tatouages et ses manières un peu bourrues, c'est certainement le plus rockeur des trois. Et puis sa façon de présenter le riz est plutôt originale ^^.

Deux autres membres viennent compléter le personnel du restaurant. Le premier est Taku, le chanteur de Rockhead, qui avait rejoint le groupe plus tard et l'avait quitté pour en rejoindre un autre. Il est plus jeune que les trois autres, et son aimabilité et sa beaugossitude contrastent avec le côté renfrogné du patron, d'où la décision de le faire officier en salle plutôt qu'en cuisine. J'ai franchement eu du mal à m'attacher au personnage de Miura Shôhei, qui a un peu trop une tête en plastique pour moi. A la longue ça allait, mais au bout du compte le personnage est surtout là pour qu'il y ait un autre triangle amoureux autour de Chie et Eisuke... Enfin, la pâtissière pas vraiment confirmée et serveuse très stressée du Petit Chou est Ebine Mutsuko. Elle vient un peu de nulle part, mais son âge et sa personnalité contrastent bien avec le reste de l'équipe et du coup ça passe bien. Un rôle parfait pour Katagiri Hairi (Sexy voice and Robo, Kiraware Matsuko no issho, TROUBLEMAN, Boku to star no 99 nichi, Around 40...).

J'étais contente au départ de retrouver Kuninaka Ryôko (Kekkon dekinai otoko, Hotaru no hikari 2, Blackjack ni yoroshiku, Yume no california, Kaze no garden) dans le rôle de Mariya, la petite amie d'Eisuke. J'ai au début trouvé son personnage sympathique, mais plus les épisodes passaient moins j'ai trouvé Mariya intéressante et du coup j'ai moins apprécié l'actrice que dans ses autres rôles. Et puis, est-ce que c'est juste la coiffure, ou bien un coup de bistouri qui est passé par là, j'ai trouvé qu'elle avait une drôle de tête (alors que généralement je trouve que les actrices japonaises tout comme les acteurs deviennent plus jolies en vieillissant !).

J'ai également eu des sentiments partagés envers la jeune Chie, étudiante dont le père est maraîcher et qui va évidemment devenir la rivale de Mariya. Des fois, je me disais que l'actrice Takimoto Miori était toute mimi, mais des fois sa manière de parler m'a vraiment agacée. En fait, c'est surtout que le personnage n'a rien d'original. On sait très bien qu'elle va tomber amoureuse d'Eisuke mais que lui ne la voit que comme une gamine qui pourrait être sa petite soeur. Cela ne veut pas dire que je n'ai pas parfois été touchée par sa souffrance, mais globalement, cette partie romance c'est du déjà vu dix mille fois, et c'est là parce qu'il fallait bien avoir autre chose que la bouffe. Je veux bien être indulgente, mais franchement quand on nous sert la scène du mec qui trébuche, tombe sur la fille et se retrouve avec la main sur son sein, je dis non, arrêtez, c'est ridicule quoi ! Surtout avec un gars de 30 ans et une fille de 20, on n'est plus au collège !

Le vilain de l'histoire, Asô Tokio, est joué par Inagaki Gorô (Triangle, Sasaki fusai no jingi naki tatakai, M no higeki), qui nous ressort exactement la même chose que dans Nagareboshi : même regard et même ton qui se veulent sournois mais qui sont complètement plats. Le personnage d'Asô est supposé apporter des rebondissements dans l'histoire en étant à l'origine de divers obstacles ou défis imposés à Eisuke. S'il flaire dès le départ le talent du jeune homme, il ne veut pas admettre sa manière de travailler et son restaurant est pour lui une aberration. Après, franchement, on sait pas trop ce qu'il veut, et malgré son background je n'ai pas vraiment eu de sympathie pour le personnage.

Le père d'Eisuke est un artiste en herbe qui ne semble pas faire grand chose de ses journées et qui semble faire son deuil aussi vite que son fils. Je ne m'attendais pas à un grand drame humain mais je dois dire que ça m'a quand même dérangée que la mort de la mère du personnage principal soit utilisée comme simple prétexte à la reconversion de ce dernier et soit si vite passée à la trappe sous prétexte qu'on est dans une comédie. J'ai aimé le côté décalé du père d'Eisuke, bien rendu par Osugi Ren (TROUBLEMAN, Triangle, My, boss my hero, Long Love Letter...), mais le personnage se fait rare et n'apporte vraiment pas grand chose à l'histoire.

Suzuki Sawa (Suekko chônan ane sannin, Bitter sugar, Bunshin) incarne Shirayama, la manager de Rockhead qui fait des apparitions régulières. A travers la relation qu'elle a avec son fils, le drama prend le temps d'un épisode une tournure un peu éducative contre la malbouffe. Un peu moralisateur certes, mais j'ai bien aimé cette idée de faire découvrir la nourriture aux enfants. Enfin, on peut voir de temps en temps le père et le frère de Chie (Hashimoto Jun et Satô Shori) travailler à la culture ou la récolte de leurs légumes (ils sont les fournisseurs officiels d'Eisuke). Les personnages n'ont rien de novateur mais je les ai trouvés marrants tous les deux.

Le drama nous présente donc au début les difficultés rencontrées pas Eisuke pour tenir son nouveau restaurant : les sous n'entrent pas parce que les clients sont trop rares, mais il faut bien acheter de quoi cuisiner et il faut payer les employés, ce qu'il n'arrive même pas à faire d'abord. Si on nous offre pas un cours de gestion, c'est abordé de façon assez réaliste. Mais très vite tout ça est mis de côté au profit des face à face avec Asô et des petites histoires avec les clients. On ne nous fait pas croire que le resto marche du tonnerre, mais les problèmes financiers ne sont plus évoqués et il y a plein de matos sorti de nul part pour organiser des événements dans le restaurant. Ca m'a vraiment gêné que le côté réaliste d'abord pressenti soit passé à la trappe, même si je sais bien qu'on est avant tout dans une comédie romantique.
Il ne se passe rien du tout qui ne soit pas plus ou moins prévisible, et il devient vite assez flagrant que toutes les petites manigances d'Asô ne sont là que pour remplir les 11 épisodes, pendant qu'Eisuke hésite encore une ou deux fois entre sa marmite et sa basse. Comme je le disais, le côté romance ne vient pas rattraper tout ça et au bout d'un moment je m'en fichais complètement de savoir si Eisuke allait larguer Mariya pour Chie ou pas. Le dernier épisode est clairement de trop : l'ultime retournement est franchement inutile, et le personnage qui apparait est inintéressant. La série aurait vraiment dû s'arrêter au 10ème épisode, même si la fin aurait été très cliché.


Heuireusement, au milieu de tout ça, il y a la bouffe. Cela fait vraiment saliver de voir cette profusion de plats et, à défaut de pouvoir les goûter soi-même, de voir les personnages se régaler avec et passer de bons moments. Il a dû y en avoir des indigestions sur le plateau de tournage ! Enfin, tout ce qu'on nous montre n'est peut-être pas de la vraie bouffe, mais en tout cas c'est bien fait. Si l'opposition entre cuisine simple et conviviale et cuisine complexe élevée à l'état d'art n'est pas du tout aussi marquée que ce que j'avais pressentie, au bout du compte elle est quand même là.
L'autre point fort du drama est sa musique, qui est un véritable délice d'un bout à l'autre du menu. D'abord, vu le background du personnage principal et de ses acolytes, on a le droit en chanson thème à un bon titre rock super efficace : Rock me baby, de THE BAWDIES. Excellente manière de commencer et terminer chacun des épisodes. Le fait de savoir qu'OhashiTrio était aux commandes de l'OST m'avait beaucoup encouragée à regarder le drama et je n'ai pas été déçue. Qu'elles soient en continuité avec le ton rock de la chanson thème ou plus jazzy, ses compositions sont très réussies et savent s'adapter à tous les différents moments du drama.

La bande sonore de Hungry! comporte également une insert song : Mayonaka no hidamari, de la chanteuse Yasuta Nao, produite par... OhashiTrio ! La douce mélodie de cette chanson complète très bien l'ensemble. En bonus, on a l'occasion d'entendre plusieurs chansons en fond sonore dans le restaurant d'Eisuke. J'ai eu la surprise aussi grande qu'agréable d'entendre à deux reprises des chansons de James Iha ! Le petit détail qui tue, quoi ^^. C'est également bien sympa de voir plusieurs artistes apparaître dans leurs propres rôles, dont THE BAWDIES et OhashiTrio (que j'aurais aimé voir plus longtermps d'ailleurs ! ^^).
Pour conclure, je ne vais pas prétendre que Hungry! est si mauvais et si décevant que ça, sinon je ne l'aurai pas regardé jusqu'au bout. Un épisode par semaine, ça passait bien, mais je pense que si j'avais disposé de l'intégralité du drama en le commençant, je ne l'aurai pas avalé en trois jours, bien que ce soit le type de drama qui se prête normalement bien à ce genre de visionnage. Ômori Mika (Kimi wa petto, My boss my hero, Lunch no Joou, Long Love Letter, Fukigenna Gene, Buzzer Beat, Natsu no koi wa nijiiro ni kagayaku) ne signe clairement pas là son meilleur scénario : si l'idée de départ de mélanger cuisine française et rock est sympa, on sent bien que justement cette idée ne peut pas aller très loin et qu'il a fallu beaucoup broder autour pour faire 11 épisodes.

Si vous cherchez de la romance, il y a dix fois mieux, si vous cherchez de l'amitié il y a largement aussi bien également. Ce manque d'originalité serait certainement beaucoup mieux passé si on pouvait s'attacher franchement aux personnages, mais pour ma part ça n'a pas été le cas, en partie à cause de certaines faiblesses dans l'interprétation. Hungry!, c'est la musique et la bouffe, et si ça ne vous tente pas, il vaut mieux passer votre chemin !
11:20 Publié dans Fiches drama | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : drama, série, japon, hiver 2012, fuji tv, mukai osamu, takimoto miori, tsukamoto takashi, kawabata kaname, inagaki goro, miura shohei, katagiri hairi, kuninaka ryoko, osugi ren, suzuki sawa, omori mika |
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16 mai 2012
[Rouen] Musée Le Secq des Tournelles - Arts du fer
A la fin du mois d'avril, j'ai profité de la gratuité des musées de Rouen pendant les vacances de printemps pour faire une visite que je voulais faire depuis longtemps. Et même si ça n'avait pas été gratuit, les collections du musée Le Secq des Tournellesvalent largement les 3 petits euros que coûte l'entrée.
Le musée, qui doit son nom aux deux collectionneurs - père et fils - qui ont réuni des centaines de pièces de ferronnerie et fait le nécessaire pour qu'elles soient exposées. Le lieu choisi possède vraiment une ambiance unique et met très bien la collection en valeur : il s'agit de l'église Saint Laurent, désaffectée comme tant d'églises après la Révolution. Elle se trouve juste derrière le musée des Beaux-Arts, en face de l'entrée de la bibliothèque Villon et à deux pas du musée de la Céramique qui vient justement de faire peau neuve.
Il y a tellement de sortes d'objet différents que c'est difficile de se souvenir de tous ! Dans la nef, les clés, buttoirs et mécanismes de serrure cohabitent avec les enseignes en tout genre, dont beaucoup sont accrochées aux pilliers. On trouve ensuite des objets religieux, des coffres, des rampes d'escalier et des balcons, et une multitude d'objets liés à différentes professions et occupation : des ustensiles de cuisine, de couture, de repassage, des pinces de toutes sortes...
De l'étage, on a une belle vue sur la salle principale, et on peut voir entre autres des tire-bouchons, des instruments de mesure, des instruments médicaux (de torture ? :p), des sceaux, des bijoux et des bibelots très ouvragés... Bref, énormément de choses à voir, et d'époques et de provenances variées. C'est dommage car on manque un peu d'expications sur certains objets et les cartouches sont un peu vieillots, mais j'imagine que c'est un peu par manque de moyens. Espérons qu'i sera le prochain musée de la ville à avoir le droit à un petit coup de neuf !
Je pense ne pas me tromper en disant qu'on ne doit pas trouver des collections de ce genre partout, et je suis contente d'avoir enfin découvert ce lieu qui est à deux pas de chez moi. Encore une belle visite à faire à Rouen ! :)
Comme j'ai pris pas mal de photos, j'en ai ajouté quelques unes à mon album de Rouen en plus de celles que vous pouvez voir avec ce billet ^^. Pour un article bien plus détaillé qui s'arrête sur plusieurs oeuvres et propose de belles photos, allez lire le blog de Peccadille.
11:47 Publié dans Expos/Visites/Sorties, Rouen | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : rouen, musée, visite |
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