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12.08.2014

[Anime] Last Exile ~ Ginyoku no Fam

Titre japonais : ラストエグザイル-銀翼のファム-

Nombre d'épisodes : 21 épisodes + 2 spéciaux

Année de production :
 2011-2012

Licence en France :
Black Box

Fiche :
 Animeka ; ANN

Voir aussi : Last Exile

 

Ayant adoré Last Exile, j'ai été ravie d'apprendre en 2011 qu'une suite indirecte allait être faite par Gonzo, et je me suis dit que la meilleure manière d'aborder ce deuxième cru était certainement de faire un nouveau visionnage du premier. Ce que j'ai fait, et mon affection pour la série n'a en rien baissé. J'ai comme d'habitude ou presque pris mon temps pour me lancer dans Ginyoku no Fam, d'abord parce que j'espérais une licence en France (j'avais déjà été étonnée que la série ne soit pas choisie pour du simulcast, et en fait la licence n'a été annoncée qu'au moment où je finissais d'écrire ce billet ! ^^). Et aussi parce que les échos que j'en ai eu n'étaient pas forcément des plus encourageants par rapport à ma manière d'aborder Last Exile et les séries animées en général.

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Ginyoku no Fam se déroule plusieurs années après le premier Last Exile mais met en scène de nouveaux personnages dans un contexte différent. Nous suivons donc, toujours dans un bel univers cyberpunk rempli de machines volantes et où de nouvelles nations s'affrontent, Fam, jeune fille qui fait partie d'un groupe de pirates de l'air vivant en marge du reste du monde. Fam est une pilote de vespa  (vaisseau biplace comme les vanships mais en plus petit) très douée qui est secondée par son amie d'enfance Giselle, dont les instructions de pilotage sont sans faille. Au cours d'une de leurs missions, Fam et Giselle croisent la route de Millia, princesse cadette du royaume de Turan, et vont se trouver entraînées au coeur du grave conflit qui va secouer leur monde, causé par l'énigmatique Luscinia, qui agit pour la Fédération Adès.

Si on reste donc dans le même type d'intrigue, on voit dès le premier épisode que la série cherche plus à rameuter le public mâle : le duo de tête n'est plus composé d'un garçon et d'une fille mais de deux filles, et c'est encore une fille qui vient s'ajouter en tant que troisième personnage. Du coup, cela nous donne le droit à une belle petite séquence presque style transformation magical girl dans l'opening où ces chères demoiselles sont à poil. Ca et les vues plongeantes sur la petite culotte de Fam au premier épisode, c'est exactement le genre de truc que je craignais. Alors heureusement, ça se calme après, et ce n'est au bout du compte pas si méchant.

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Mais on reste quand même dans un univers un peu trop volontairement féminin avec les trois personnages de tête. La dynamique des relations entre Fam et Giselle, puis Millia n'est donc pas la même que celle qui existait entre Claus et Lavie, deux amis d'enfance dont la relation est troublée par l'adolescence et qui doivent veiller sur la toute jeune Alvis. D'un sens, le changement, c'est bien. Mais trois filles du même âge, ça fait tout de suite plus camarades de collège ou de lycée quoi, donc au bout du compte il n'y a rien de neuf.

Je pinaille, mais en fait la seule chose qui m'a vraiment dérangée dans Ginyoku no Fam, c'est... Fam ! Je n'ai vraiment pas aimé grand chose dans ce personnage, et ça n'a pas changé entre le début et la fin de la série. J'ai trouvé son côté garçon manqué complètement raté. Au final elle est un peu asexuée, du coup je me demande à qui ça peut faire de l'effet de voir sa petite culotte (du coup, c'est peut-être pour ça que c'était juste au début :p). Je n'ai pas aimé son apparence, et je n'ai pas non plus aimé sa voix. Au niveau du caractère, elle est supposée dégager un charisme suffisant pour que les autres personnages la suivent malgré son côté un peu trop casse-cou et idéaliste, mais elle n'a absolument aucune classe. Là où Claus et Lavie restaient quand même dépassés par l'ampleur des événements auxquels ils étaient mêlés et jouaient un rôle à leur échelle même si c'était un rôle clé, notre petite Fam en vient rapidement à vouloir sauver le monde à elle toute seule ou pas loin, et à faire de beaux discours. On se rapproche au bout du compte plus du héros de shônen typique même si on a affaire (soit-disant) à une fille.

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Giselle, la copilote, n'a donc pas eu trop de mal à m'apparaître sympathique dans ses conditions. Plus calme, plus réfléchie, plus diplomate, mais aussi plus en retrait, un peu trop à mon goût même si cela reste cohérent par rapport à son caractère et celui de Fam. Les doutes qu'elle a par rapport à sa relation avec son amie de toujours après l'arrivée de Millia et la survenue de tant d'événements montrent sa gentillesse et son côté grande soeur. Si je trouve son visage très mignon, l'expression de ses yeux qui est comme figée donne l'impression qu'elle plane tout le temps et il y a plusieurs moments où ça fait vraiment bizarre.

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Dès les premiers instants, on sait dans quel catégorie de personnage ranger la princesse Millia : celle des chieuses qui ne connaissent rien à la vie, contredisent tout le monde parce qu'elles sont persuadées d'avoir raison et ne savent pas se la fermer. Dès le départ, on devine aussi que tout ce qui va se passer va beaucoup la faire changer et on  a aussi raison sur ce point. Millia, de par les malheurs qui lui arrivent et les responsabilités qu'elle va devoir porter, va devoir grandir à vitesse grand V. Elle est toute mignonne et c'est dur de ne pas la trouver sympathique. Du coup, ça n'était peut-être pas la peine qu'elle soit lourde au début ^^.

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Je ne sais toujours pas quoi penser franchement du grand méchant Luscinia. Plutôt que d'être simplement un grand vilain mégalo et psychopathe qui s'impose par une certaine classe, il a des motivations particulières et est plus gris foncé que tout noir. Et ça, c'est plutôt bien. Pourtant, j'ai eu un peu de mal à le cerner. La toute jeune Sara à qui il est dévoué succède dignement à Alvis dans la catégorie gamine super mignonne. Du coup, de par la position de souverain de la Fédération qu'elle occupe et avec tout ce qui est fait en on nom, le contraste est vraiment étrange. Mais cela fait partie de la problématique centrale de la série : qu'est-ce qu'une juste cause ? Peut-on vraiment faire la guerre pour la paix ?

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La série compte bien sûr un certain nombre de personnages secondaires, notamment ceux de la Fédération. Si j'ai plutôt apprécié Vassant, protectrice de Sara qui n'a pas la même vision que Luscinia, ou encore l'intriguant général Sadri, j'ai trouvé que les autres manquaient d'envergure. Je pense surtout au duo Sorush et Orang, qu'on ne parvient pas à connaître assez pour s'intéresser à leur rôle dans les événements mais qu'on nous présente en quelque sorte comme personnages clé. Le point soulevé par rapport à leurs origines reste tout de même judicieux.

Évidemment, même si la continuité avec le premier Last Exile n'était pas directe, la question se posait de savoir si on allait revoir certains de ses personnages, même si d'un sens la réponse était assez évidente. Je me permettrai juste de mentionner celui que l'on voit apparaître dès le début de l'histoire et vous laisse la surprise pour les autres. La réponse en images est évidente pour ceux qui ont intérêt à la savoir :).

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Cette réapparition est vraiment la bienvenue, mais elle ne m'a pas empêchée d'avoir un peu de mal à suivre la première petite moitié de la série. Ce n'est pas qu'il se passe rien, c'est même plutôt le contraire, il se passe un peu trop de choses. Je ne peux pas dire du tout que je m'ennuyais et que je voulais laisser tomber la série, mais j'ai eu quand même tendance à espacer un peu les épisodes. J'ai donc bien été contente d'avoir le droit à un épisode récapitulatif ! Dans la plupart des cas, c'est au mieux inutile, au pire super chiant, mais là j'ai bien apprécié ! Cela m'a remis sur les rails pour la suite, et l'histoire est devenue plus intéressante.

On a ensuite le droit à un autre épisode récapitulatif, différent mais pas moins utile et que j'ai beaucoup aimé ^^. Ginyoku no Fam ne compte au final que 21 "vrais" épisodes, soit une longueur un peu bâtarde par rapport aux 24 à 26 épisodes dont on a l'habitude pour la majorité des séries. On ne peut pas dire que la fin est trop hâtive, mais je pense qu'il y aurait eu de quoi faire avec quelques épisodes supplémentaires.

Les années aidant, l'animation et la 3D de Ginyoku no Fam sont logiquement supérieures au premier Last Exile (mais ce n'est pas pour autant que cekui-ci est dépassé ^^), et c'est un plaisir de découvrir un autre univers peuplé de machines volantes avec ses villes et ses paysages et toujours ce ciel omniprésent. Les villes sont de véritables tableaux, et j'ai aussi particulièrement aimé le palais de Sara avec toute sa verdure (ma capture d'écran ne rend pas vraiment justice à l'endroit !). Les scènes de bataille sont dynamiques à souhait, mais elles m'ont paru parfois un peu trop présentes. Etait-ce pour donner un peu plus dans le spectaculaire, ou était-ce juste une fausse impression de ma part ?

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L'univers musical de Last Exile est préservé dans ce deuxième épisode puisque c'est la même compositrice principale, Kuroishi Hitomi, qui est aux commandes de l'OST (elle officiait avec deux compères sous le nom de Dolce Triade dans la première série). On retrouve des mélodies semblables avec d'autres arrangements mais toujours ces sonorités un peu celtiques qui se marient si bien avec les décors. Sous son prénom seul, la compositrice chante également la chanson du générique de fin (ainsi que plusieurs insert songs). Il est aussi très similaire à celui du premier Last Exile, mais ça n'est pas pour me déplaire car je l'aimais énormément et le côté aérien de la mélodie et de la voix sont parfaits.

La chanson de l'opening est chantée quant à elle par Sakamoto Maaya, et a été composée par School Food Punishment. Je ne l'aurais pas deviné, mais du peu que je connais le groupe, ça correspond bien. J'ai eu un peu de mal au début, mais en fait le titre est super accrocheur et donc absolument parfait pour un générique de début.

Ce n'est pas juste d'aborder une série avec des a priori ou ds attentes trop particulières. Pourtant, la plupart du temps c'est difficile de faire autrement. Et c'est parfois bien comme ça. Dans le cas de Ginyoku no Fam, cela m'a au moins permis de ne pas être déçue. Ma préférence reste évidemment largement à la première série, mais je ne peux pas dire qu'il aurait mieux valu ne pas faire de suite. Ginyoku no Fam ne trahit pas le superbe univers Last Exile et le renouvelle de manière efficace. Si le traitement des personnages et de l'histoire m'ont dans l'ensemble moins plus, j'ai au final passé un bon moment et je n'ai aucune raison de critiquer la série plus que par rapport aux quelques points mentionnés.

A l'heure où j'achève ces lignes, l'éditeur Black Box vient d'annoncer une réédition de Last Exile et une sortie de Last Exile ~Ginyoku no Fam, en DVD et Blu-ray. L'occasion de faire d'une pierre deux coups pour ceux qui ne connaissent pas du tout la licence. Comme je n'habite plus en France ce n'est plus tout à fait la même chose, mais je regrette quand même que cette licence ne soit pas venue plus tôt ^^. Même si ce n'est pas dans l'immédiat, je me prendrai le petit coffret de Ginyoku no Fam car il méritera quand même un revisionnage, et il me coûtera 3 sous par rapport à l'édition japonaise !

23.10.2013

Top 10 anime n°15 : Les coups de coeur de 2012, découvertes et confirmations !

Non, lecteur, tu n'es pas bourré (enfin si, peut-être, mais c'est une autre histoire), non, il n'y a pas eu de problème de serveur chez mon hébergeur qui a fait ressortir un vieil article qui aurait dû être mis en ligne il y a dix mois. Non, je ne vis pas dans une faille spatio-temporelle (à moins que ?). Nous sommes bien en octobre 2013, et je vous propose bien un top des séries animées que j'ai vues en 2012.

Est-ce qu'il m'a vraiment fallu tout ce temps pour établir ma liste ? Non, pas du tout. C'est une simple question de logistique : en 2013, les petits aléas de ma vie ayant fait que j'ai encore plus dix mille trucs à raconter sur mon blog et encore moins de temps pour le faire, ce n'est que récemment que j'ai publié le dernier billet concernant les anime que j'ai vus en 2012. Et je trouvais que ça n'avais pas de sens de publier un top bilan avant d'avoir parlé de toutes les séries concernées. Par contre, vu que je ne suis absolument par l'actualité anime de toute façon, et que je trouve trop dommage de penser qu'un contenu a de l'intérêt seulement au moment de sa publication (j'ai quand même près de sept ans d'archives ici qui ne demandent qu'à être consultées par qui a du temps et du courage :p), ça ne me pose pas de problème de faire un top pour 2012 maintenant alors que certains pensent sûrement déjà à celui de 2013.

Si nous verrons d'ailleurs que mon bilan 2013 sera assez vite fait vu le faible nombre d'anime regardés cette année, ma consommation de 2012 a elle été constante par rapport aux 2 années précédentes : 17 séries, avec une majorité de séries courtes de 12 à 13 épisodes (9), 6 de 25 épisodes environ, et deux cas à part avec une série très courte (6 épisodes) et une plus longue d'une cinquantaine d'épisodes. J'aurais donc dû me contenter comme pour 2010 et en 2011 de faire un top 5. Mais non, ça va pas !

En 2012, j'ai fait quatre revisionnages. Si j'ai voulu revoir ces séries, c'est qu'elles m'avaient beaucoup plu à la base, et comme elles ont toutes confirmé qu'elles étaient incontournables, je ne peux pas les mettre de côté, surtout qu'une seule d'entre elles avait déjà figuré dans un top annuel. Pour compléter ça, j'ai eu de très belles découvertes, et j'arrive donc sans peine au nombre de 10. Ou pas ! En fait, non. Il y a 5 séries que j'ai vues pour la première fois et qui se détachent clairement. Après ça, il y en a que j'ai vraiment apprécié quand même, mais que je ne peux pas mettre au même niveau.

Ce n'est pas la première fois que je vois les limites d'un classement à nombre d'entrées fixé, et cette fois la règle ne demande qu'à être contournée ! :p Allons-y pour un top 9, pas de problème ! ^^

 

Abenobashi

Mon troisième visionnage de ce petit concentré de parodie et de débilité m'a encore plus enthousiasmée que les deux premiers ! On accroche ou pas du tout, mais il faut tenter ^^.

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Chihayafuru

Un univers prenant, des personnages attachants, un bel emballage visuel et sonore, comment ne pas dévorer cette série ? Il ne faudra pas que je tarde trop à déguster la deuxième saison !

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Dennô Coil

Coup de coeur confirmé au revisionnage pour cet anime à l'univers fascinant dont l'ambiance m'a particulièrement marquée.

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Last Exile

Une belle et grande aventure maîtrisée sur tous les plans, à voir et à revoir, comme je l'ai fait :). J'aurai l'occasion de vous parler prochainement de la "suite" Ginyoku no Fam, en cours de visionnage ^^.

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Natsume Yûjinchô 4

Les trois premières saisons ayant déjà figuré dans mes tops annuels, il était évident d'y voir la quatrième, puisque aucune baisse de qualité n'est à signaler, bien au contraire ! Il va falloir que je me renseigne un peu pour savoir si on peut s'attendre à une cinquième saison pour l'hiver ou le printemps 2014 ou s'il faudra patienter encore un peu pour avoir plus de chapitres du manga à adpater.

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Noein ~ Mou hitori no kimi e

Univers captivant, design original et bande sonore à couper le souffle. Une série que je regarderai sans aucun doute une troisième fois !

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Now and then, here and there

Cette "vieille" série est une véritable petite claque et je suis vraiment contente d'avoir enfin pu la découvrir. La force de l'histoire fait complètement oublier l'aspect visuel un peu vieillot.

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Sakamichi no Apollon/Kids on the slope

J'aurais presque l'impression d'avoir vraiment vécu au Japon pendant les années 60 tellement j'ai apprécié la nostalgie que dégage l'ambiance de cet anime. Ah, c'est beau les amours de jeunesse :p

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Saraiya Goyô/House of five leaves

J'ai été conquise par cette série au rythme et au design si particuliers qui dispose elle aussi d'un excellent OST. 

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Pour finir, un retour rapide sur les autres anime vus en 2012, puisque c'est vite fait vu leur nombre ! :) 

 

Les belles découvertes :

Les guitares de BECK ou les cannes à pêche de Tsuritama auraient presque pu l'un ou l'autre prendre la 10ème place du classement, mais je n'ai pas réussi à les départager.

 

Les bons divertissements :

Thermae Romae était bien sympa et sa brièveté était clairement un atout. Ikoku meiro no croisée n'était pas sans défauts mais son univers reste intéressant.

 

Mention déception :

Je ne reviendrai pas en détail sur mon désarroi devant Eureka Seven et Tengen Toppa Gurren Lagann, ça me fait encore mal au cerveau quand j'y pense. J'aurais aimé être agréablement surprise par Another mais ça n'a malheureusement pas été le cas. Enfin, le populaire Kuragehime m'a déçue par les clichés qu'il véhicule malgré ses personnages se voulant atypiques.

25.03.2012

[Anime] Last Exile

Titre japonais : ラストエグザイル

Nombre d'épisodes : 26 épisodes

Année de production :
 2003

Licence en France :
 Déclic Images

Fiche :
 Animeka ; ANN


J'avais vu Last Exile pour la première fois début 2007 et j'en gardais un très bon souvenir. C'est bien pour ça que j'ai fait figurer la série dans mon dernier top d'anime à revoir. Les très bons échos que j'ai eu à l'automne de la suite indirecte Ginyoku no Fam m'ont encore plus encouragée à ressortir mon coffret DVD pour redécouvrir l'univers de Last Exile. Si je n'ai pas du tout changé d'avis par rapport à ce que j'avais écrit suite à mon premier visionnage, j'ai voulu essayer d'écrire un nouveau billet un peu plus détaillé pour partager à nouveau mon enthousiasme à propos de cette grande série. 

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Claus et Lavie sont deux jeunes pilotes de vanship qui se connaissent depuis toujours et sont tout deux orphelins. Jour après jour, ils tentent d'améliorer leur petit vaisseau avec l'argent qu'ils gagnent en faisant les coursiers, espérant ainsi pouvoir gagner une grande course. Une mission un peu particulière va les amener à bord du Silverna, vaisseau qui a une réputation sinistre et qui est commandé par le mystérieux Alex Row. Ils vont se retrouver embarqués dans le conflit entre Anathorey et Dithis et vont devoir faire face à la Guilde et sa technologie avancée. Vont-ils ainsi pouvoir suivre les traces de leurs pères et traverser le Grand Courant avec leur vanship ?

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Last Exile utilise tous les ingrédients classiques de la série d'aventures, que ce soit au niveau de la trame ou au niveau des personnages. Ca, je m'en étais déjà rendu compte lors de mon premier visionnage. Pourtant, même après avoir vu plusieurs dizaines de séries animées et être devenue au passage un peu plus exigente pour utiliser un euphémisme (sinon on dira peut-être vieille conne râleuse mais je ne crois pas être si difficile que ça :p), je n'ai pu qu'à nouveau admirer comment ces éléments étaient utilisés avec justesse, sans jamais chercher à en mettre une trop grosse couche.

Cela passe d'abord par un univers que l'on sent vaste mais qui n'est pas exagérément complexifié juste pour en mettre plein la vue. Du coup, on a quelque chose de très cohérent, et une fois arrivé à la fin de l'aventure les plus grosses questions ont leur réponse. Cela n'empêche pas au monde imaginé de garder quelques mystères, de quoi par exemple pouvoir faire une deuxième série plusieurs années après :p

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Un ou des jeunes personnages qui sont un beau jour tirés de leur petit quotidien pour se trouver embarqués dans une grande aventure dont les enjeux dépassent tout ce qu'ils auraient pu imaginer, c'est la base même de l'aventure, quel que soit son support (je pense évidemment en plus des anime aux RPG que j'affectionne ^^). Claus et Lavie répondent tout à fait à ces critères, mais ils s'intègrent vraiment bien à l'histoire, et l'on s'attache immédiatement à eux.

Comme tous les garçons de son âge, Claus agit avant de réfléchir, se montre un peu trop téméraire et est parfois long à la détente. Et puis il n'est pas insensible aux charmes des filles, surtout quand elles sont en combinaison ou en uniforme et qu'elles sont plus âgées. Mais on nous épargne l'avalanche de clichés du genre et on garde juste ce qu'il faut pour que ça ne soit pas lourd, et là je dis, vraiment, merci ! ^^

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Lavie est une râleuse, évidemment car c'est une fille. Le fait d'avoir grandi sans ses parents a développé son sens des responsabilités, et à bord d'un vanship comme au quotidien elle forme un duo parfait ave Claus grâce à son côté plus prévoyant et réfléchi. Un garçon et une fille qui se connaissent depuis plus longtemps et qui arrivent à l'adolescence ? Allez, je parie qu'il y en a un des deux qui ne considère plus l'autre comme un(e) simple ami(e) ! Si cet élément est bien présent, il ne prend jamais le pas sur le déroulement de l'histoire et sert à mettre en valeur la relation des deux héros en tant que pilotes de vanship.

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L'élément kawaii de la série est sans aucun doute la petite Alvis, toute choupie avec sa peluche de biquette. Bien que la fillette ait plus d'une raison de se sentir perdue alors qu'on la trimbale partout sans trop qu'elle sache pourquoi, on nous épargne le personnage braillard, capricieux et pleurnichard. Petit bonus, j'adore sa voix (dommage que la seiyuu n'ait apparemment officié dans aucune autre série !).

Tatiana Wisla, pilote de vanship qui fait partie de l'équpage du Silverna, est aussi exigeante avec elle-même qu'avec les autres, sa navigatrice Allister étant aux premières loges pour subir ses remontrances. Tatiana méprise Claus et Lavie et n'admet pas leur présence à bord, considérant que ce ne sont que des gamins qui n'ont aucune idée de ce que piloter un vanship de combat vu qu'ils n'ont pas enduré la formation qu'elle a eue à l'école militaire. Le genre de personnage borné et égocentrique à qui on a un peu envie de donner des claques. Juste un peu, car dès le départ on la trouve très classe. Et quand elle dévoile ses faiblesses, quand elle craque complètement et perd tous ses moyens, on pense vaguement qu'elle l'a bien mérité, mais c'est un vrai plaisir de la voir évoluer, la discrète Allister veillant toujours de près ou de loin sur elle.

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Si je devais retenir un seul personnage du style grand brun ténébreux et taciturne dans tous les anime que j'ai vus, ça serait sans aucun doute Alex Row. Ce n'est pas pour rien que je l'avais mis dans mon top 10 de personnages masculins. Il n'est sûrement pas au goût de tout le monde, mais je trouve qu'il a une classe folle. Hyper calme, pas bavard, mais du coup les rares fois où il s'énerve ou se met à parler, c'est pas pour rien. Toute son histoire, que ça soit son passé ou ce qui lui arrive et va lui arriver, que ce soit ce qu'on nous dit ou ce qu'on peut deviner, fait de lui un personnage admirablement attachant.

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Sophia, la seconde du Silverna, est également un personnage attachant par sa relation avec Alex et le rôle crucial qu'elle est amenée à jouer dans l'histoire. Elle se montre forte, doit prendre des décisions très difficiles, et compense pour l'équipage la froideur du capitaine. Elle est très classe, c'est d'ailleurs certainement un des seuls personnages à lunettes que je supporte (hey mais si un jour je devais faire du cosplay, ça serait pas mal ! :p).

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J'avais eu un peu de mal lors de mon premier visionnage avec le personnage de Dio et son apparence androgyne. Là, j'ai beaucoup plus apprécié son côté grand enfant et son obsession pour Claus, qu'il surnomme Immelman. On comprend en apprenant son passé et l'avenir qui lui est réservé au sein de la Guilde qu'il recherche juste de l'affection. Comme Allister est toujours aux côtés de Tatiana, Luciola est toujours avec Dio. Bien que discret et en retrait, il a lui aussi son rôle à jouer.

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Maestro Delphine est très classique dans le genre grande méchante psychopathe sur les bords qui ricane, mais le bouchon n'est pas poussé trop loin et elle a plutôt la classe. Enfin, on nous montre à travers le personnage de Mullin Shetland, fantassin d'Anathorey, l'horreur de la guerre qui fait rage et le sacrifice aveugle des soldats. Il faut aussi compter avec l'équipe de mécanos du Silverna, toujours prête à taquiner Claus et Lavie et qui amène toujours un peu de légéreté une fois que les choses sérieuses ont vraiment commencé.

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Moi qui affectionne les ambiances fin 19ème ou début 20ème siècle, l'univers steampunk de Last Exile a tout pour me plaire. J'aime vraiment l'ambiance créée par toute la palette dominante de tons bruns et les couleurs un peu délavées. Que ce soit les décors, les personnages ou les machines, tout s'accorde parfaitement. Près de dix ans après, ça reste quand même très beau, même si certains relèveront sûrement qu'on fait beaucoup mieux question 3D maintenant. Perso, j'aime pas trop la 3D de toute façon, et là j'ai trouvé qu'elle s'intégrait mieux que dans d'autres séries, peut-être justement parce que ce n'est pas parfait au niveau des détails et des mouvements. 

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Que ce soit des mélodies enjouées aux sonorités un peu celtiques avec violons et flûtes ou des compositions orchestrées aux airs de marche militaire avec des cuivres, l'OST est très réussi et accompagne bien tous les moments de l'histoire. Les sonorités électro de l'opening contrastent bien avec ça, et ça claque bien (même si j'ai un peu de mal avec la version complète de la chanson ^^). L'ending très aérien est absolument magnifique et fait définitivement partie de mes chansons d'anime préférées

Une intrigue politique fouillée mais pas fouilli, une bonne dose d'action et d'aventure, une fin spectaculaire qui ne part pas trop en vrille, une gallerie de personnages qui sans sortir des sentiers battus sont travaillés et super attachants, le tout dans un univers riche et beau. Last Exile fait vraiment partie pour moi des incontournables et il serait vraiment dommage de la négliger à cause de son âge. A mettre dans sa DVDthèque (ça coûte trois fois rien, pour moi le plus joli coffret reste le collector VO/VF de Délic), à  voir et à revoir !

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