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10.07.2010

[Anime] Aoi bungaku series

Titre japonais : 青い文学シリーズ

Nombre d'épisodes : 12 épisodes

Année de production :
2009

Licence en France :
Kaze

Fiche :
Animeka ; ANN

 

Voilà encore une série animée que j'ai repérée au moment de sa diffusion en automne dernier. Etant en pleine découverte de la littérature japonaise, je me disais que ça pouvait être sympa de voir des adaptations d'oeuvres de grands auteurs que j'avais déjà lus ou que je connaissais au moins de nom.

Comme d'habitude, je ne me suis mise à regarder l'anime que plusieurs mois avant sa rediffusion, quand tous les épisodes étaient dispo en VOSTA, même largement après. C'était encore moins justifié d'attendre cette fois étant donné que les douze épisodes sont constitués en tout de six histoires différentes, mais bon on se refait pas. J'ai toujours l'impression que je saurais plus où donner de la tête si je suivais les anime de chaque saison au moment de leur diffusion.

Aoi Bungaku se caractérise donc par le fait qu'elle comprend six histoires différentes, mais aussi par le fait que ce n'est pas la même équipe qui a travaillé sur toute la série. Pour quatre auteurs différents pour les oeuvres originales, on a cinq réalisateurs, deux compositeurs et trois chara-designers différents. L'ambiance est donc très différente d'une histoire à l'autre, ce qui est assez surprenant mais très bien pensé au bout du compte.

Chaque épisode est introduit par une petite séquence d'explications sur le récit adapté et son auteur, et c'est Sakai Masato qui présente ces séquences. Je le connais en tant qu'acteur de drama, je dois même dire que je l'apprécie pas vraiment (y'a quelque chose dans sa tête qui me revient pas). Là, c'est lui qui est le seiyuu d'un des personnages principaux de chaque histoire, et je dois dire qu'il s'en sort mieux de ce côté-là.

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La déchéance d'un homme (Ningen shikkaku), Dazai Osamu, 4 épisodes.

Un héros tête à claques par excellence pour lequel j'ai eu du mal à avoir de la sympathie, mais l'histoire se suit bien et la mise en scène est réussie. Il me semblait bien avoir reconnu Obata Takeshi dans les traits des personnages, et effectivement c'est bien lui qui s'occupe du chara design.

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Sous les fleurs de la forêt de cerisiers (Sakura no mori no mankai no shita), Sakaguchi Ango, 2 épisodes

Changement radical d'ambiance avec l'histoire suivante. Je n'ai pas lu l'oeuvre originale, mais j'imagine que ça doit quand même être assez barré. En tout cas, l'adaptation est barrée c'est claire, même trop pour moi, aussi bien du point de vue visuel (même en connaissant à peine Bleach j'ai reconnu Kubo TIte et je n'ai pas accroché, trop en décalage je trouve), que d'autres éléments comme le cochon qui parle, les anachronismes du perso principal avec son baladeur (tout le monde peut pas se la jouer à la Samurai Champloo !). Trop absurde à mon goût, pourtant il me semble que je suis pas vraiment hermétique à l'absurde.

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Le pauvre coeur des hommes (Kokoro), Natsume Sôseki, 2 épisodes

On retrouve du plus raisonnable, et c'est pas vraiment étonnant que j'aie aimé étant donné que j'ai beaucoup apprécié ce que j'ai lu de Sôseki. Les deux histoires racontent la même histoire, mais d'un point de vue différent et à une saison différente, et j'ai trouvé ça vraiment sympa.

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Hashire melos, Dazai Osamu, 2 épisodes

L'antiquité grecque, c'est vraiment pas mon truc, j'ai donc eu du mal à apprécier cette histoire (ou du moins l'histoire dans l'histoire), même si l'enchaînement entre la représentation théatrale et la réalité du personnage principal, dramaturge, est bien efficace.

 

Le fil d'araignée (Kumo no ito) et Les portes de l'enfer (Jigoku hen), Akutagawa Ryûnosuke, 2 épisodes

J'ai beaucoup aimé l'univers créé pour ces deux récits d'Akutagawa, très coloré comme dans un conte de fée, mais qui s'avère être très cruel. C'est de nouveau Kubo Tite qui est au chara designe mais cette fois ça passe mieux.

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Vu la variété des histoires et des réalisations, c'est dur d'émettre un avis global sur Aoi Bungaku. Même si ça ne veut pas dire grand chose, je dirai que j'ai trouvé ça intéressant. Intéressant de voir le regard que portent les  Japonais sur leurs grands auteurs à travers ces adaptations, intéressant de voir réunis des univers si différents.

Même avec quelques lignes seulement pour chaque arc, il est clair que j'en ai nettement préféré certains à d'autres. Pas tout à fait innocent, même pas du tout, par rapport à la connaissance ou à l'image que j'avais des auteurs avant de regarder l'anime. J'aime Sôseki et Akutagawa, j'ai du mal avec Dazai que j'ai encore très peu lu, je n'ai pas encore lu Sakaguchi.

Ce qui est sûr, c'est que ça m'a donné envie de plus connaître ces auteurs de la première partie du 20ème siècle, et je pense que l'effet de la série peut être le même sur ceux qui ne connaissent pas encore du tout ces auteurs et qui veulent découvrir cet aspect de la culture du Japon. Après, si on ne s'intéresse pas du tout à la littérature et qu'on fait abstraction des auteurs, des contextes, du fait que les histories sont des adaptations, je ne pense pas que la série soit aussi digne d'intérêt, mais à chacun de juger ^^.

23/12/2010 : la série est licenciée par Kaze (et je dois dire que je trouve ça assez surprenant !).

24.11.2009

[Anime] Kure-nai

Titre japonais :

Nombre d'épisodes : 12 épisodes

Année de production :
2008

Licence en France :
Kaze

Fiche :
Animeka ; ANN

 

Je n'avais jamais entendu parlé de cette série avant de tomber par hasard dessus sur le site de l'équipe de fansub Requiem. J'ai dû sûrement déjà le dire, je suis souvent "cliente" chez eux car ils font du bon boulot et ont beaucoup de projets différents. Je me suis vite laissé tenter, et même plus : la série a tellement éveillé ma curiosité que je me suis mise à la regarder immédiatement alors que j'avais plus ou moins d'autres choses de prévues avant. Faut dire qu'une série courte, ça engage pas à grand chose: même si c'est pas terrible, c'est vite terminé ^^

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L'anime raconte l'histoire de Kurenai Shinkurou, un lycéen qui a un petit boulot pas tout à fait ordinnaire : sous les ordres de Benika, une femme très spéciale, il travaille en tant que négociateur et semble avoir des aptitudes particulières au combat. Dans son école, deux filles sont au courant de ses activités et y sont liées. Shinkurou va un jour se voir confier la protection de Murasaki, petite fille de 7 ans qui a été enlevée par Benika à sa famille, la famille en question ayant des traditions très étranges que je vous laisse le soin de découvrir, de même que le passé douloureux de notre héros.

J'ai tout de suite été conquise par le design des persos : il m'a fait à la fois penser à celui de Red Garden et de Ghost Hound. Les deux n'ont peut-être pas grand chose à voir, mais c'est l'impression que j'ai eu. Les décors ne sont pas en reste, j'aime beaucoup l'ambiance qui règne dans l'appartement et l'immeuble de Shinkurou et aussi dans la demeure de la famille de Murasaki, les Kuhouin. Le côté mystérieux et très Japon ancien est vraiment réussi.

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Shinkurou est loin du héros conventionnel, et à part à quelques moments où il se montre un peu trop effacé, on peut dire que j'ai bien apprécié le personnage. Murasaki est elle aussi loin de ce qu'on peut attendre d'une petite fille : elle est à la fois mature mais ignorante du monde qui l'entoure, n'ayant jamais été en contact avec l'extérieur avant que Benika ne l'enlève. C'est donc intéressant de voir les différences de conception et de réaction dans différentes situations, entre elle et Shinkurou. Le duo formé par ces deux personnages est vraiment attachant et sort de l'ordinaire.

Pour ce qui est des autres personnages, j'ai bien aimé Yayoi, qui travaille également pour Benika, et j'aurais aimé en savoir plus sur elle, même si c'est en partie son côté mystérieux qui la rend intéressante. Les deux voisines de Shinkurou forment également un duo sympathiques. Je vais m'arrêter là dans l'énumération, ça sert à rien que j'en dise trop ^^.

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Au niveau des musiques, les chansons de l'opening et de l'ending sont très pop. Je suis pas contre le contraste, mais l'opening a fini par me sortir des oreilles, bien que très sympas visuellement. Par contre, la bande originale en elle-même est plutôt discrète mais très jolie.

La série mélange habilement un côté tranche de vie avec du mystère et de l'action, et ça se regarde vraiment tout seul. Seul problème qu'il n'est pas étonnant de trouver avec les séries d'une douzaine d'épisodes : c'est trop court, et l'on n'en sait pas assez. Je viens de le dire pour Yayoi, c'est aussi vrai pour d'autres personnages. Mais ça n'empêche pas qu'il y ait une fin bien faite et pas prévisible, ce qui aténue un peu cette impression de trop peu.

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Mais bon, on peut quand même se demander pourquoi ne pas avoir fait plus d'épisodes. Eviter une trop grande prise de risques, je veux bien, mais c'est quand même un peu dommage. Ca passe bien pour des séries comme Natsume Yuujinchou ou Spice and Wolf (enfin tant qu'on nous donne une suite ^^), mais pour d'autres séries moins, je repense notamment à Toshokan Sensou. Après, je me doute qu'il faut prendre en compte le contenu de départ, ici en l'occurence il s'agit aussi de nouvelles.

Toujours est-il que je conseille cette série, qui a clairement une touche d'originalité visuellement et au niveau de l'histoire et des personnages, et avec laquelle j'ai passé un très bon moment.

Mise à jour du 9 mai 2010 : Une licence de plus pour Kaze ! Je pense qu'il s'agira d'un bon achat pour les amateurs de séries courtes et un peu particulières. Et pour ceux qui préfèreraient la version papier, on aura le droit aussi au manga.

09.06.2009

[Anime] L'odysée de Kino

Titre japonais : キノの旅 - the Beautiful World

Nombre d'épisodes : 13 épisodes

Année de production :
2003

Licence en France :
Kaze

Fiche :
Animeka ; ANN

 

Comme je ne peux pas m'empêcher de raconter ma vie, je vais commencer mon article en racontant comment j'ai acheté les coffrets DVD de cette série. Ca faisait longtemps que je l'avais repérée et que je voulais la voir, mais deux coffrets à 50 euros pour une série de 13 épisodes, je trouvais ça vraiment trop abusé. Je crois d'ailleurs que c'est avec ça et les coffrets de Nana que j'ai commencé à avoir une dent contre Kaze. Ils font du très bon boulot, pas de problème, j'ai encore pu le vérifier cette fois. mais les prix sont vraiment abusés parfois.

En fait, j'ai trouvé complètement par hasard le premier coffret de Kino en méga soldes à la Fnac à... 2 euros. Si,si, c'est posssible ! J'ai réussi à trouver le deuxième à bon prix sur PriceMinister, résultat l'intégrale de la série pour 15 euros. Ca, c'est une affaire. Sinon, il y a aussi un coffret contenant l'intégrale de la série qui est sorti plus récemment.

Venons-en au coeur du sujet, la série en elle-même. Elle est très particulière mais j'ai tout de suite accroché. On suit une jeune fille, Kino, dans ses voyages avec sa moto qui a un petit nom (Hermès) et qui parle. C'est bizarre oui, mais ça permet de faire de Kino une voyageuse solitaire tout en ayant un interlocuteur pour faire des commentaires sur les pays visités et sur les événements qui s'y déroulent. Car à chaque épisode, Kino visite un pays différent. Un pays imaginaire bien sûr, qui est le cadre d'une sorte de conte ou de fable, qui à chaque fois font réfléchir sur pas mal de choses à propos des humains et de leurs relations, en utilisant la plupart du temps l'absurde.

Bien qu'il s'agisse de voyage, l'Odyssée de Kino n'est pas du tout une série d'action ou d'aventure, et son rythme lent en rebutera sûrement certains. Moi, j'ai trouvé qu'avec le principe un pays = un épisode et le fait que la série soit en 13 épisodes et pas plus, ça passe très bien.  C'est le genre de série à regarder tranquillement, il ne faut pas forcément regarder plusieurs épisodes à la suite. Et puis même si Kino reste très mystérieuse, on a quand même l'occasion d'en savoir un peu plus sur son passé. Toutefois, il ne faut pas s'attendre à une vraie conclusion à la fin de la série.

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Visuellement, j'ai trouvé que les environnements étaient réussis : des paysages de campagne simples lors des trajets, des décors plus variés et travaillés dans les différents pays. J'ai eu un peu de mal avec le design des personnages : Kino n'est pas sans rappeler Kirika dans Noir avec son côté garçon manqué et son flingue, mais j'avais parfois un peu de mal avec son inexpressivité, même si ça fait partie du caractère du personnage. Cette inexpressivité se traduit aussi au niveau du doublage, assez étrange par rapport à ce qu'on peut entendre d'habitude, du moins quand il s'agit de dialogues entre Kino et Hermès. Mais en fait, ça s'intègre bien au tout, et du coup ce que j'ai trouvé bizarre c'est de ne pas trouver ça si bizarre ^^.

Quant à l'OST de la série, elle est excellente. La musique n'est pas si présente, car l'ambiance se joue parfois beaucoup sur des bruitages, mais les quelques morceaux qu'on entend sont géniaux. Les chansons des génériques sont aussi très belles. Tout ça complète l'univers particulier de Kino. Il existe un court épisode prologue à la série et deux films, l'un se penchant sur le passé de Kino, l'autre constituant une aventure supplémentaire. Mais bon, à part le format 16/9 ils n'ont rien de films car durent à peine 30 minutes. Tout ça ne figurant pas dans les coffrets DVD, j'ai fait appel au fansub. Le plus intéressant reste le passé de Kino, pour le reste on est exactement dans le même esprit que la série en elle-même.

Au final, Kino parvient à se démarquer tout en restant accessible car si le concept est particulier, il n'est pas poussé à l'extrême. Ca ne part pas dans tous les sens, ça reste structuré. Je ne dirai pas que j'ai été transcendée mais j'ai passé un très bon moment et j'ai vraiment apprécié l’univers proposé. Je ne regrette pas du tout mon achat, et je pense que ceux qui aiment ce genre de séries un peu contemplatives peuvent trouver le ou les coffrets à prix raisonnables sur le net comme ça fait maintenant pas mal de temps que l'anime est sorti.

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