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17.04.2013

[Anime] Dennô Coil

Titre japonais : 電脳コイル

Nombre d'épisodes : 26 épisodes

Année de production :
 2007

Licence en France :
 Aucune

Fiche :
 Animeka ; ANN


J'avais énormément apprécié Dennô Coil lors de mon premier visionnage en 2008, et je savais bien que j'aurais envie de revoir la série un jour, sa trame étant assez riche pour se prêter au revisionnage, surtout si comme moi on ne se souvient pas du tout des détails même quand on a beaucoup aimé une histoire. Dans l'idéal, j'aurais aimé pouvoir faire ce deuxième visionnage à partir de DVD édités en France, mais comme de (trop) nombreuses bonnes séries qui ont déjà quelques années, Dennô Coil n'a pas trouvé preneur chez les éditeurs de nos contrées. Les fans d'outre-Atlantique ne sont pas plus gâtés sur ce coup-là, donc même pas la solution de l'import zone 1. Les prix des éditions japonaises étant toujours ce qu'ils sont (l'édition Blu-ray a l'air magnifique mais elle coûte gros minimum 26000 yen -__-), je me suis résignée à me tourner une nouvelle fois vers la solution que tout le monde devine.

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D'un sens, je me demande pourquoi je prends la peine d'écrire un nouveau billet, car bien que très concis, celui que j'avais rédigé après mon premier visionnage contenait déjà tous les éléments ou presque qui ont fait que j'ai une nouvelle fois énormément apprécié cet anime et que je regrette donc toujours autant de ne pas pouvoir l'ajouter à ma collection de DVD sans que ça me coûte trois bras (oui, carrément :p). On va dire qu'au moins, cette fois, il y aura plus de captures d'écrans et que ceux qui ne connaîtraient pas encore du tout la série auront donc un meilleur aperçu de son univers.

Nous sommes en 2026, et comme tous les enfants de son âge, la jeune Okonogi Yûko a l'habitude d'utiliser des cyber-lunettes qui lui permettent d'accéder à un monde virtuel et de communiquer avec ses proches par téléphone ou email. Alors que sa famille emménage à Daikoku, ville où la plus grande entreprise de cyber-lunettes a son siège, et qu'elle rencontre de nouveaux camarades à sa nouvelle école, la jeune fille va se trouver embarquée dans de nombreuses aventures avec son cypber-chien Densuke et sa petite soeur Kyôko. 

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Dennô Coil possède une belle galerie de personnages attachants, à commencer par notre jeune héroïne, qui devient plus sympathique au fur et à mesure que son passé se dessine. Yûko est gentille et sociable, elle fait des efforts pour se faire des amis dans sa nouvelle école, mais son personnage va plus loin que ça. L'autre Yûko, surnommée Isako, arrivée en même temps à Daikoku, est mystérieuse et renfermée. Elle est très douée pour le code et semble être à la recherche de quelque chose de précis dans l'espace virtuel. Elle est liée à tous les événements importants de l'histoire, et dès le départ on sent bien que ce n'est pas une simple méchante.

Kyôko, la petite soeur de Yûko, est une gamine turbulente plus vraie que nature avec ses petites obsessions passagères, son grand sourire qui laisse voir ses dents de lait manquantes et sa façon de harceler le chien Densuke, un des animaux de compagnie les plus funs que j'ai pu voir dans une série animée. Le sage Haraken, torturé par un événement tragique dont il se sent responsable et Fumie, garçon manqué au caractère bien trempé, sont les deux meilleurs amis de Yûko. Enfin, Daichi, le sale garnement par excellence, qui mène sa petite bande et qui méprise les filles, vient compléter cette galerie de jeunes personnages.

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Il n'y a pas que des enfants dans Dennô Coil, et je vous laisse le soin de découvrir les quelques personnages adultes. Mais il faut quand même que je mentionne Megaba, la grand-mère méga-géniale qui tient une boutique où l'on trouve plein de cyber-objets et qui en sait des tonnes sur le monde virtuel vu qu'elle le connaît depuis ses débuts. Sa présence ancre vraiment l'univers de Dennô Coil dans le temps et lui donne encore plus de crédibilité. J'adore dans les histoires se déroulant dans le futur quand on évoque un passé qui serait pour nous soit encore le futur, soit le présent. Ou du moins, un passé beaucoup moins lointain. Un peu comme dans Cowboy Bebop avec les VHS :). Je ne suis pas spécialiste du domaine, mais il me semble que ces six dernières années, beaucoup d'avancées ont été faites du côté de la réalité augmentée. Il est donc encore plus aisé de s'imaginer à la place de ces enfants avec leurs lunettes !

L'immersion dans l'univers de la série, passionnant et cohérent, est très rapide. Les différents aspects de la trame principale se développent tranquillement mais sûrement, et des petites histoires plus anecdotiques achèvent de mettre en valeur ce monde si bien pensé et ses personnages en abordant de manière intelligente la question de la virtualité. Des choses qui n'existent pas matériellement peuvent avoir une importance énorme dans la vie de nos jeunes personnages, et le virtuel peut aussi créer des situations dramatiques on ne peut plus réelles. Au-delà de son aspect aventure, ce monde où l'on voit les enfants s'envoyer des rayons laser et se protéger en créant des murs d'un claquement de doigt est donc bien plus qu'un jeu vidéo grandeur nature. Cyberlunettes ou pas, Dennô Coil est rempli d'émotions et de sentiments divers, et c'est ce côté très humain qui fait tout son charme.

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Le cybermonde de Dennô Coil n'est pas purement technologique, il est aussi teinté de magie et d'occulte, avec les légendes urbaines qui existent à propos de l'espace virtuel, ou la manière dont les codages sont représentés visuellement. J'ai trouvé que le mélange était vraiment bien dosé. Enfin, l'univers de la série est également très ancré dans le quotidien japonais : les enfants évoluent dans un quartier résidentiel typique, et les seuls endroits où ils peuvent échapper à la surveillance et aux représailles de Sacchi, le gros gendarme rouge du cyber-espace, sont les sanctuaires shintô. On a aussi l'occasion de voir notre petite bande se rendre à un festival pendant l'été. La série prend parfois des airs ghibliesques avec par exemples les petites créactures commandées par Isako.

Je me suis rendu compte en revoyant la série qu'en fait j'aimais beaucoup les histoires où les principaux personnages sont des enfants à la fin du primaire. Contrairement aux histoires où les protagonistes ont quelques années de plus, la romance monopolise moins le terrain, et on peut tout de même avoir des problématiques très intéressantes du point de vue de la famille et de l'amitié. Sur ce point, je rapprocherais Dennô Coil de Noein ou même Bokurano, même si là le registre est quand même bien différent.

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Dennô Coil possède un OST que je trouve très réussi. Il ne s'agit pas du genre de musiques qu'on garde tout de suite en tête, de mélodies dont on se souvient longtemps après. La bande sonore reste discrète, mais elle sait toujours créer la bonne atmosphère quand il le faut. Les chansons des génériques sont signées toutes les deux Ikeda Ayako, et je les adore. L'opening a un côté un peu mystérieux, l'ending est très doux, et j'aime beaucoup la voix de la chanteuse.

 
 
Dennô Coil est pour moi une superbe série qui sous ses airs un peu enfantins est dotée de nombreuses qualités. Un délicieux petit mélange des science fitction et de quotidien, d'émotions et d'aventures qui est à voir et à revoir. 

30.03.2013

[Anime] Tengen Toppa Gurren Lagann

Titre japonais : 天元突破グレンラガン 

Nombre d'épisodes : 27

Année de production : 2007

Licence en France : Beez

Fiche : Animeka ; ANN

 

J'ai acheté les DVD de Gurren Lagann en même temps que ceux d'Eureka Seven, alors que les prix des séries Beez ont commencé à être bradés après l'annonce de la fin de l'éditeur. Bien qu'elles n'aient aucun rapport, j'associais ces séries car j'en entendais dire beaucoup de bien depuis longtemps et elles faisaient en quelque sorte partie des classiques que je me devais de voir un jour ou l'autre. Même si je ne suis pas assez pointilleuse pour choisir mes séries en fonction du studio d'animation, j'avais bien évidemment en tête le nom de Gainax, avec pour principales références Neon Genesis Evangelion (évidemment) et Oruchuban Ebichu, qui me prouvait que le studio officiait dans des styles bien différents.

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Mon côté maniaque veut que j'écrive un billet sur chaque série que je vois, qu'il s'agisse d'un anime ou d'un drama. Mais là je dois dire qu'aussi développé que soit ce côté maniaque, j'ai bien failli laisser tomber complètement l'idée d'écrire quoi que ce soit sur Gurren Lagann, et que si ce billet vient tant de semaines après que j'ai terminé le visionnage de l'anime, ce n'est pas uniquement par manque de temps. En gros, mon degré de frustration a été encore pire que pour Eureka Seven. Je m'attendais à un truc beau, drôle, spectaculaire. Mais je n'ai pas du tout aimé l'anime, j'ai peiné à aller jusqu'au bout, et je n'arrive toujours pas à comprendre ce qui lui vaut cette réputation. Bon, je crois que j'ai un peu commencé par la conclusion, là ^^. Essayons de reprendre un peu dans l'ordre !

Gurren Lagann se déroule dans un monde hostile où les humains ont dû se réfugier sous terre pour échapper aux hommes-bêtes qui règnent à la surface. Les ressources étant très limitées, leur survie est parfois difficile et ils sont en nombre assez limité. Après la découverte d'un étrange robot humanoïde en creusant avec sa fidèle vrille, le jeune Simon, qui vit dans un des villages souterrains où se regroupent les humains, va un beau jour s'aventurer à la surface avec le fougueux Kamina, qu'il considère comme un modèle de courage. Ils vont bientôt rencontrer la pulpeuse Yôko et bien d'autres personnages, avec qui ils vont aller combattre les hommes-bêtes pour tenter de regagner leur liberté. 

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Je n'ai pas adhéré à l'esthétique de l'anime, aux tons de couleurs utilisés, à l'aspect des mécha, à l'univers qui est dans l'ensemble bien trop vide. L'effet voulu était peut-être old school, mais c'est juste moche. Si le héros a une bonne tête, et si je comprends qu'on puisse trouver Yôko mignonne, pour peut qu'on arrive à regarder autre chose que ses nibards vu qu'on ne voit que ça, le design des personnages m'a laissé dans l'ensemble assez indifférente. Les protagonistes sont nombreux, et tous ceux qui ont un rôle secondaire sont insipides. C'est également vrai du point de vue de la personnalité, ce qui est bien plus gênant. 

Je pense que j'aime généralement les trucs assez débiles. J'aime bien quand une histoire n'est pas 100% sérieuse, que l'on parodie plus ou moins tel ou tel genre. Mais là, on est juste dans la surenchère, que ça soit pour les mécha toujours plus forts et les combats qui prennent des dimensions astronomiques ou le fan service. C'est juste n'importe quoi. L'idée de base est bonne, mais comme tout est trop exagéré, au final on se retrouve juste avec des mécha moches, des personnages dont la trop grande majorité n'est pas développée, des clichés scénaristiques, des nibars qui font boing, le tout dans un beau bordel qui dure bien trop longtemps et qui est tout bonnement indigeste. Dans ce contexte, pas étonnant que ni la musique, ni les génériques ne m'aient marquée.

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A deux reprises, il y a une grand rupture dans l'histoire, et je peux dire honnêtement que j'ai été agréablement surprise, et que j'ai espéré que ça décolle pour de bon. Mais à chaque fois, le scénario repart en couille et les bonnes idées sont bien vite oubliées. Peut-être qu'on est supposé se dire : ah, c'est n'importe quoi, où est-ce qu'ils sont allés chercher ça, ça n'a ni queue ni tête, ils ne s'arrêtent jamais, j'adore. Mais non, ça marche pas à tous les coups. Je n'ai pas ri. A part juste peut-être avec la taupe, qui est sûrement le meilleur personnage. Je n'ai pas eu envie de voir la suite du tout à la fin d'un épisode. Je n'ai pas du tout été émue dans les quelques moments qui se voulaient sérieux. J'ai été affligée par la niaiserie du personnage de Nia, et hyper agacée par sa voix. Bref, tout un tas de petits trucs se sont accumulés car la sauce n'a pas du tout pris au départ.

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Je vais m'arrêter là parce que sinon je vais finir par avoir l'impression troller. J'aimerais vraiment être capable d'exprimer des arguments clairement, et je suis bien désolée de me retrouver avec un billet si peu constructif. Cette série n'aura été frustration jusqu'au bout. La plupart du temps, quand une série ne me plait pas et qu'elle plaît à d'autres, j'arrive à comprendre pourquoi. Mais là non, je ne comprends pas du tout quelles qualités on peut trouver à Guren Lagann, alors que plusieurs personnes avec qui j'ai des goûts communs l'ont appréciée. C'est très déstabilisant.

Je sais que l'humour c'est super subjectif, je sais que les mécha et l'action ne sont pas mon genre de prédilection. Mais je ne pensais pas me retrouver devant une telle déception. Si ç'avait été un anime d'un studio inconnu et dont je n'avais entendu ni bien ni mal, il m'aurait laissé indifférente. Là, mon degré de frustration me donne envie de le détester, tout simplement. Ca ne m'arrive pas souvent. Au final, l'anime se démarque, même si ce n'est pas de la façon que j'aurait espérée. C'est peut-être ça, sa qualité ^^.

31.01.2013

[Anime] Tsuritama

Titre japonais : つり球

Nombre d'épisodes : 12

Année de production : 2012

Licence en France : Wakanim

Fiche : Animeka ; ANN

 

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Depuis Usagi drop et même si Fractale m'a un peu déçue, je tâche de me tenir au courant des séries que Wakanim diffusent en simulcast. Je n'ai donc pas loupé l'annonce de Tsuritama au printemps dernier. J'avais vu quelques images de la série sur ANN et lu des infos sur son générique de fin, et elle me tentait beaucoup pour pas mal de raisons que je ne vais pas tarder à expliquer. J'ai rapidemment accroché à l'ambiancce de l'anime et chaque semaine, j'ai attendu la sortie d'un nouvel épisode avec impatience. Pour cette fois, la pêche a été bonne :p.

Yuki, un garçon très timide, emménage avec sa grand-mère sur la petite île d'Enoshima. Dès son arrivée, il va faire la connaissance du très étrange Haru, qui dit être un extraterrestre et va lui faire une étrange requête : pêcher un mystérieux poisson. Yuki n'y connait absolument rien à la pêche, et il tout apprendre, non sans difficulté, auprès d'un camarade de lycée, Natsuki. Un quatrième personnage va se joindre à cette petite bande : Akira, toujours accompagné par son compagnon palmé Tapioca. Il travaille pour l'organisation Duck, qui sous couvert de ses restaurants de curry semble chargée d'une mission bien plus importante.

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Si elle prend des airs de grande épopée pour sauver le monde et contient un bon paquet d'éléments assurément loufoques, Tsuritama est avant tout une série du quotidien qui traite subtilement des liens amicaux et familiaux à travers ses différents personnages. Yuki, qui est un garçon très réservé, ne s'est apparemment jamais habitué à déménager régulièrement et c'est une véritable épreuve pour lui de se retrouver dans un nouvel environnement. Si la façon dont la panique qu'il ressent est traduite de façon un peu exagérée graphiquement, sa peur du regard des autres et cette impression qu'il a d'étouffer sont très judicieusement évoquées et ne peuvent pas laisser le spectateur indifférent.

Yuki n'arrive pas du tout à comprendre comment Haru peut se montrer si à l'aise et même complètement sans-gêne avec les gens, ni pourquoi il reste avec lui malgré tout. Il va petit à petit se faire apprivoiser par cet étrange garçon qui ne connaît pourtant pas grand chose aux relations humaines et agit plus par instinct. Haru est exaspérant, mais juste ce qu'il faut. Il fait n'importe quoi, on ne sait pas d'où il vient ni ce qu'il veut, mais tout ça n'est pas non plus poussé trop loin donc on arrive à s'attacher au personnage et son sourire si franc est assez irrésistible.

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La soeur de Haru, Koko, est encore plus insaisissable que son frère et a en plus des fringues assez bizarres. J'ai mis du temps à l'apprécier, car on ne la voit vraiment pas beaucoup au final. Natsuki, un des camarades de classe de Yuki, est assez râleur et renfermé, mais la pêche va petit à petit le lier aux deux énergumènes qu'il doit former. Il semble avoir du mal à s'entendre avec son père, et l'ambiance familiale n'est pas toujours au beau fixe (je vous laisse découvrir les détails). La petite soeur de Natsuki est un peu une pleurnicheuse boudeuse de base qui ne dit pas grand chose d'autre que Oniiiiiiii-chan, mais les problèmes familiaux qui sont abordés sont néanmoins intéressants.

Les manga, anime et drama peuvent se montrer très forts pour éveiller notre intérêt sur des disciplines parfois aussi improbables que rébarbatives. Tsuritama est un bon exemple dans le genre : si je ne me suis pas du tout découvert une soudaine passion pour la pêche, la passion que montre Natsuki à attraper des poissons est assez communicative, et contrairement à d'autres sujets exploités jusqu'à la corde, on ne peut pas dire qu'on a déjà vu trente-six anime sur la pêche. Bon, en même temps, je prétends pas connaître mes classiques sur le bout des doigts :p

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La grand-mère de Yuki, Kate, est la seule famille du jeune homme. C'est un personnage extrêmement sympathique, et j'ai beaucoup aimé son image de mamie encore jeune et dynamique mais bienveillante. A travers son personnage sont abordés en pointillés des thèmes de société très parlants et poignants.

J'ai bien accroché au côté assez mystérieux et taciturne du personnage d'Akira. Et puis son compagnon à plumes Tapioca m'a bien fait marrer. Ca change des bêtes à poils ^^. Le côté loufoque de la société Duck avec leurs signes et leurs costumes bizarres (et leur boss un peu travelo sur les bords) est bien dosé, et le scénario apocalyptique fonctionne bien car la série ne se prend jamais trop au sérieux.

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Lorsque j'ai su que l'histoire de Tsuritama se passait à Enoshima, j'ai été enchantée à l'idée de voir les décors de l'île que j'ai eu l'occasion de visiter lors de mon premier voyage au Japon et que j'ai adorée en version animée. Et en effet, c'est super de retrouver les petits chemins escarpés, la mer omniprésente (j'ai bien aimé comment elles était dessinée), les stations de l'Enoden, la petite ligne de train qui va à Kamakura et Fujisawa. J'aime beaucoup quand un lieu fait vraiment partie intégrante d'une histoire, que ce soit dans un anime ou un drama, et là c'est vraiment le cas dans Tsuritama. C'est vraiment bien de pouvoir découvrir ou redécouvrir un autre endroit du Japon que Tôkyô, même si dans le cas présent on n'en est pas très loin.

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L'anime dispose d'un OST que j'ai trouvé globalement très réussi et original, notamment la mélodie à la flûte du thème que l'on entend le plus souvent. Ca traduit bien à la fois le côté quotidien et un peu déjanté, ce n'est jamais trop présent, vraiment bien. La chanson de l'opening est signée Fujifabric, un groupe que je connais un peu, et je l'ai trouvée vriament géniale. En plus, j'ai adoré le style graphique utilisé pour les images, et le rythme que cela donne avec la musique.

J'avais lu des infos sur la chanson de l'ending avant de commencer la série, et j'étais très curieuse de l'entendre : il s'agit en effet d'une reprise Sora mo toberu hazu, une chanson de Spitz, qui est tout simplement mon groupe japonais préféré pour ceux qui ne traîneraient pas dans la section musique du blog. On retrouve bien la géniale mélodie de la version d'origine, mais les voix des deux chanteuses du duo Sayonara Ponytail ne sont franchement pas convaincantes. Ca manque énormément d'expressivité et d'entrain ! Franchement, je fais bien mieux au karaoke ! :p Ca reste mignon pour une minute trente, et je pense qu'on peut mieux apprécier si on ne connait pas la version originale.

Tsuritama est un anime vraiment sympathique. Il ne se prend jamais trop au sérieux que ce soit pour le côté dramatique ou déjanté et possède un ton et une petite touche graphique bien à lui. Ce n'est peut-être pas l'anime du siècle, mais c'est assurément une bonne découverte. Mission accomplie aussi bien du point de vue divertissement avec un sauvetage du monde assurément spectaculaire, que du point de vue sentiments avec des personnages attachants et de belles histoires d'amitié et de famille.

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