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23.02.2014

[Anime] Michiko to Hatchin

Titre japonais : ミチコとハッチン

Nombre d'épisodes : 22 épisodes

Année de production :
 2008-2009

Licence en France :
 Dybex

Fiche :
 Animeka ; ANN

 

Il y a bien longtemps de ça, sûrement peu après la fin de sa diffusion, j'avais commencé à regarder cette série animée. Et puis arrivée au 7ème épisode à peine, j'apprends qu'une licence de diffusion a été acquise. Oui bon, c'est bien gentil, mais c'est pas de la diffusion que je veux moi, c'est de l'édition DVD. Pensant que l'une suivra l'autre, je stoppe mon visionnage et attend sagement des nouvelles. Quel éditeur ? Quel format ? Quelle date de sortie ? J'ai beau chercher régulièrement des infos, les mois passent et absolument rien de neuf. Comme quoi, on a l'air bien con à vouloir faire fonctionner un peu le marché alors que des gugus chopent les derniers épisodes de Naruto à tour de bras (d'honneur) devant le manque total de communication qu'il y a parfois de la part des éditeurs.

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Et puis un jour de 2012, presque par hasard, alors que l'anime était toujours désespérément on hold sur myanimelist et que je n'y pensais presque plus, j'ai vu que le coffret DVD allait sortir. De manière tellement confidentielle que c'était facilement ratable. Pourtant, ça ne semblait pas être une série particulièrement dure à mettre en avant. L'édition est minimaliste (trois DVD dans des boîtiers slim et un étui en carton bien fin), genre on le sort histoire de le sortir mais bon on veut pas trop en entendre parler. Du coup, c'est pas cher, alors d'un sens, on va pas non plus se plaindre. Je peux donc enfin quatre ans après (car oui il faut compter avec mon temps de réaction à acquérir les DVD et à me décider à les faire tourner) que j'ai pu regarder Michiko to Hatchin.

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Troisième animé pondu par le studio Manglobe après Samurai Champloo et Ergo Proxy, Michiko to Hatchin nous emmène à travers un Brésil fictif et un peu atemporel. L'histoire commence sur les chapeaux de roue avec l'évasion de prison de la bombasse d'héroïne Michiko, qui on le voit tout de suite est loin d'être une enfant de choeur. Elle va faire irruption (au sens propre du terme) dans la vie de Hana, orpheline adoptée par un pasteur diabolique et souffre-douleur de la famille de celui-ci, en lui annonçant être sa mère. La grande brune pulpeuse et le petit garçon manqué blond vont prendre la route à la recherche de Hiroshi, qui on le devine par sa blondeur, a un lien de parenté avec Hana, vite surnommée Hatchin par Michiko.

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Un objectif, un chemin à parcourir, de nouvelles personnes rencontrées à chaque étape, Michiko to Hatchin nous propose bien une structure similaire à celle de Samurai Champloo, et dans une certaine mesure à celle d'Ergo Proxy. Mais la présence d'un duo de deux personnages féminins aux caractères très différents et d'action n'est pas non plus sans rappeler les séries "filles et flingues" de Bee Train. Noir et Madlax, mais surtout El Cazador avec le côté latino. A la différence près que j'ai trouvé l'ambiance de Michiko to Hatchin bien plus prenante que celle de ce dernier.

Les décors sont dans l'ensemble très réussis, détaillés et colorés. On a un peu un côté tableau avec certains paysages ou certains intérieurs, et on sent qu'il y a eu de la recherche pour créer cette atmosphère "brésilisante" . C'est aussi vrai au niveau des toponymes et d'une partie des noms des personnages. Le mélange de prénoms japonais et de noms latinos est assez amusant je trouve. Le soin apporté au côté visuel va jusqu'aux eyecatches, différents dans chaque épisode et toujours très stylés et colorés, à l'image des génériques de début et de fin.

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Michiko est un personnage vraiment intéressant, pour sa plastique et son pourcentage de "couverture vestimentaire" réduit pour ceux qui veulent mater, mais aussi pour son caractère. Elle tape avant de réfléchir, ou même souvent elle tape tout court. Elle est parfois franchement débile, j'aurais envie de dire tout à fait blonde à l'intérieur. Le tout avec un côté grand enfant et un degré d'obstination un peu trop élevé. On est donc bien loin de la belle idéale, mais avec encore quelque chose d'un peu différent de la belle chieuse.

En contraste, Hatchin est une enfant qui a dû trop vite grandir pour survivre à l'univers hostile qui a été le sien pendant des années. Elle a bien plus de bon sens que son aînée et c'est elle qui lui fait la leçon, mais sans que ça devienne trop moralisateur. Car la petite en a trop encaissé, et il ne faut pas non plus l'embêter ! Le duo formé par ces deux filles est à la fois drôle et touchant, vraiment attachant.

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Le risque avec les scénarios du type je cherche quelqu'un ou quelque chose, c'est de se perdre un peu en route et de ne pas arriver à bon port, de nous promettre des choses que l'on n'aura pas au final. Le spectateur a alors souvent à juste titre l'impression d'avoir été trompé sur la marchandise. C'est dans une certaine mesure le cas de Michiko to Hatchin, mais ce n'est pas un défaut à 100%. Au final, l'important ce n'est pas le point d'arrivée, mais le parcours en lui-même, et la manière dont il change les héroïnes grâce à leurs interactions l'une avec l'autre et grâce aux rencontres.

Les personnages au destin souvent peu heureux croisés de ville en ville sont à l'origine d'histoires aussi brèves que touchantes. Je connais trop peu le Brésil pour jauger leur vraisemblance, mais dans tous les cas il s'agit dans la série d'un pays fictif seulement inspiré d'un pays réel, on ne peut donc pas faire de reproches sur la réalité des faits. Adaptation libre de l'oeuvre originale, en quelque sorte. Du coup, les malheurs des protagonistes ont un côté universel, tout comme la violence qui se dégage de l'histoire.

Je ne suis généralement pas trop du genre flingues et gangs, et des histoires violentes en général, mais ça passe car il n'y a pas de la surenchère et l'histoire comporte tout ce côté humain qui complète le côté spectaculaire des courses-poursuite et des bastons. J'ai adoré les petites voitures de police toutes rondes très rétro, qui ne résistent jamais face au super deux roues tout aussi old school de Michiko, d'une solidité assez irréelle ^^.

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Je m'arrête encore rapidement sur un ou deux personnages, en commençant par le pasteur, qui fait une apparition assez brève, mais qui est spectaculaire par sa ressemblance avec le François-Xavier de Samurai Champloo et illustre une vision du christianisme assez acide qui me parle beaucoup. Atsuko, connaissance de longue date de Michiko et flic qui la traque pour la recoller en prison, est un personnage qui se révèle au final assez dur à cerner. Je n'ai pas été complètement convaincue par son comportement à la fin, mais sa relation avec Michiko reste très intéressante. Et sa touffe blonde assez excellente !

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On passe au son, et avant de parler de la musique, pour une fois je vais parler des voix. Contrairement à la majorité des séries télé animés, les voix des personnages de Michiko to Hatchin sont assurées non pas par des doubleurs qu'on a l'habitude de retrouver, mais par des acteurs du grand et du petit écran qui, quand ils doublent une oeuvre animée, le font la plupart du temps pour un long métrage. Ainsi, la voix de Michiko est celle de Maki Yôko (vue par exemple dans le drama Ryômaden), que j'aime beaucoup et qui rend franchement bien. Hatchin est quant à elle doublée par Ohgo Suzuka (héroïne du très drôle Sexy Voice and Robo). Parmi les acteurs que j'ai eu l'occasion de croiser, on retrouve aussi Tsuda Kanji, Mitsuishi Ken et Murakami Jun.

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La musique de la série est dans l'ensemble très réussie. Les cuivres et les rythmes énergiques de Soil and Pimp sessions, que je connais pour leurs colaborations avec Shiina Ringo, donnent bien le ton dans l'opening. Entre instrumentaux et chansons en portugais, les musiques qu'on entend tout au long des épisodes sont variées et de qualité, elles complètent bien le côté brésilien du décor et vont même au-delà de ça. La chanson de l'ending n'est pas du tout mon style, et j'aurais préféré autre chose, mais ce n'est pas non plus un ratage complet au niveau de l'ambiance. 

Vu le studio aux commandes de la série, je n'arrive toujours pas à comprendre pourquoi je n'ai pas plus entendu parler de l'anime dans la blogosphère et sur les sites spécialisés. Ni pourquoi Dybex n'a pas fait les choses en plus grand pour la sortie des DVD alors que c'est eux qui ont édité Samurai Champloo et Ergo Proxy. Vu le peu de communication et le côté sommaire de l'édition DVD (au passage, la qualité des sous-titres m'a paru inférieure à ce que j'avais l'habitude d'avoir avec les DVD de l'éditeur), Michiko to Hatchin n'a pas dû attirer les foules.

Pourtant, si la série a certes des défauts, elle a largement assez de qualités à côté pour se classer dans le haut du panier. Je suis bien d'accord pour dire qu'en mettre plein les yeux et les oreilles et n'avoir rien de consistant niveau scénario, ça ne passe pas. Mais il est clair que l'ambiance visuelle et sonore de l'anime sont diablement séduisantes. On a de la technique, de l'originalité dans l'univers et des personnages franchement sympathiques dans leur apparence comme dans leur caractère. La déception que j'aurais pu ressentir après avoir tant attendu de voir la série ne s'est pas du tout manifestée. J'ai passé de très bons moments devant Michiko to Hatchin, et j'aimerais en entendre parler davantage, même en mal pour savoir ce qu'on peut  lui trouver de si mauvais :).

01.10.2013

[Anime] Chihayafuru

Titre japonais : ちはやふる

Nombre d'épisodes : 25 épisodes

Année de production :
 2011-2012

Licence en France :
 Aucune

Fiche :
 Animeka ; ANN

 

Chihayafuru est certainement l'une des séries récentes dont j'ai entendu le plus de bien sur la blogosphère anime française et en général. Je savais donc que je me laisserais tenter à un moment ou un autre, et c'est l'annonce de la deuxième saison qui m'a décidée à me lancer dans l'aventure à l'automne 2012. Donc oui, il y a plus d'un an. Je ne suis vraiment pas fière d'avoir tant traîné à écrire ce billet, car avec ma manie de ne pas prendre de notes, il est clair que je ne me souviens pas assez en détail de l'anime pour lui rendre justice. Car je pense que je ne vous apprendrai rien en vous disant que Chihayafuru est un très bon anime, si vous ne l'avez pas encore vu, sa réputation a dû le précéder.anime,série,japon,chihayafuru

Chihayafuru nous plonge dans l'univers du karuta, un jeu de cartes japonais ancien basé sur un recueil de 100 poèmes qui fait appel à la mémoire et aux réflexes des joueurs. Nous apprenons comment Chihaya va découvrir cet univers grâce à un camarade de classe et se prendre d'une véritable passion qui l'amènera plusieurs années plus tard à créer un club au lycée et à participer à des tournois, visant le titre ultime de meilleure joueuse du Japon, et donc du monde vu que ce jeu n'est pas pratiqué dans les autres pays.

Très jolie mais manquant beaucoup de féminité et d'élégance selon son entourage, notre héroïne sait ce qu'elle veut et fait ce qu'il faut pour arriver à ses fins. Comme son côté chieuse ou garçon manqué ne sont pas poussés à l'extrême; on s'attache rapidement à elle et surtout, sa passion pour le karuta est assez contagieuse. Sur cette façon d'aborder la passion du personnage principal et son évolution dans l'univers du jeu en question, Chihayafuru m'a énormément rappelé Hikaru no go : je n'ai pas plus envie de jouer au karuta que j'avais eu envie de jouer au go car ce n'est pas du tout mon style, mais pourtant j'ai été captivée par le parcours de Chihaya comme par celui de Hikaru.

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La mise en scène des parties est très dynamique, le temps qui est accordé au jeu dans chaque épisode est bien dosé, ce qui laisse matière à développer assez les personnages dans leur quotidien et pas seulement lors des matches de karuta, même si le jeu est toujours présent en toile de fond. J'ai trouvé que la manière d'introduire les règles et subtilités du karuta au gré des parties et des expériences des différents personnages était réussie. Au début, on est un peu paumé, mais au bout du compte, c'est bien mieux qu'un cours magistral ! ^^

Outre son héroïne, Chihayafuru met en scène une belle galerie de personnages qui jouent eux aussi au karuta. Chacun a sa manière de voir le jeu, chacun a des motivations et parfois des objectifs différents. Et chacun apprend des autres de par ces différences. Arata et Taichi sont deux camarades de primaire de Chihaya. C'est le premier qui va faire lui faire découvrir le karuta, qu'il a appris avec son grand-père et dont il est complètement passionné.

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Taichi est le meilleur élève de l'école, un parfait petit fils à maman qui fait tout parfaitement. Est-ce juste pour montrer une fois de plus à quel point il est brillant et combler son ennui qu'il va se lancer dans le karuta ? Ou est-ce plutôt pour suivre Chihaya ? A l'adolescence, on aperçoit bien les contours d'un triangle amoureux entre nos trois personnages principaux, mais c'est l'amitié et le jeu qui gardent le dessus et qui permettent de donner une dimension plus complexe aux relations entre les trois personnages. 

Je dois dire que j'ai été assez choquée de la manière dont le comportement puant de Taichi au primaire est oublié. Je sais bien qu'avec le temps et l'âge les gens changent; mais c'est quand même un sacré petit con au départ ! Mais on finit quand même par vraiment s'intéresser à lui.

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Pour officialiser son club de karuta au lycée, Chihaya doit réunir un certain nombre de membres. Ca ne va pas être facile, mais à force de propagande et autres manières peu conventionnelles (là encore j'ai vu l'ombre de Hikaru ! ^^), elle va y parvenir. Il y aura d'abord Nishida, surnommé Nikuman, petit gros grognon qui a déjà un bon niveau en karuta et va être recruté pour cette raison. 

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Ensuite, il y a Tsutomu, l'élève asocial qui a de très bons résultats non pas parce qu'il a des facilités comme Taichi mais parce que c'est un acharné des études et un obsédé des notes. Cela lui vaut le surnom de Tsukue (bureau), et en effet il préférerait y rester à étudier plutôt que de jouer au karuta. Mais il finit par y trouver son intérêt (faire des statistiques des différents joueurs du club par exemple), et c'est avec plaisir qu'on le voit devenir plus social et s'épanouir un peu.

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Enfin, il fallait bien un autre élément (plus) féminin dans le club (la féminité passant pour le coup par une grosse paire de boobs :p) , et c'est Kana. Pour cette passionnée de culture traditionnelle issue d'une famille de vendeurs de kimonos, le karuta, c'est avant tout les poèmes, leurs sonorités et leur signification. Cette sensibilité joue sur sa manière de mémoriser les vers.

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Aux membres du club viennent s'ajouter les adversaires rencontrés au cours des différents tournois, qu'ils soient scolaires ou non. Si on ne les voit évidemment pas aussi souvent, certains prennent quand même une place importante dans l'histoire, par rapport à ce qu'ils représentent pour Chihaya, et on a un bon aperçu de leur caractère et de leur manière d'appréhender le jeu.

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Au niveau de la réalisation, si on a le droit à l'environnement scolaire de toute série mettant en scène mettant en scène des enfants ou des ados au quotidien, toute occasion de mettre en valeur ce décor est saisie. L'univers du karuta et l'imagination des personnages donnent lieu à de belles images, et on a de beaux effets de lumière. Pour ce qui est du chara design, on a un bon mélange de personnages "beaux" aux traits fins mais pas trop typés shôjo il me semble et de personnages à tronche.

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L'OST de l'anime est signé Yamashita Kösuke, que je connaissais pour ma part surtout pour son travail sur l'adaptation de Hana yori dango et d'autres drama. Il fournit vraiment un excellent travail, le thème orchestré avec piano que l'on entend le plus souvent a une mélodie superbe. On ressent pleinement l'émotion et l'enthousiasme des personnages. Près d'un an après la série, je m'en souviens sans peine, c'est un signe qui ne trompe pas ! 

L'opening est un titre pop-rock bien dynamique signé 99RadioService que je trouve vraiment super chouette. Pour l'ending, on a le droit à une voix féminine, celle de Seto Asami. La petite touche très asiatique dans l'instrumentation et la mélodie de la chanson est bien sympa (et m'a rappelé un des endings de... Hikaru no go, oui ! ^^).

On n'a pas du tout le temps de s'ennuyer pendant ces 25 épisodes : de la découverte du karuta au primaire puis la création du club au lycée, chacun suit ensuite son évolution dans l'univers du karuta et les choses deviennent de plus en plus sérieuses. Arrivé au bout, on a vraiment envie de savoir ce qui va se passer après, et c'était bien de savoir déjà qu'il y aurait effectivement une suite. J'aurais d'ailleurs aimé regarder la saison 2 lors de sa diffusion à la télé, mais ça passait bien trop tard -__-.

Tout ça donne envie de se pencher sur le manga original, qui est publié en version française chez Pika (il paraît qu'ils vont jusqu'au bout de leurs séries maintenant :p). Et puisque les Japonais savent si bien mettre en scène leurs jeux traditionnels, cela m'incite encore plus à voir/lire Shion no ou dont j'entends parler depuis plusieurs années, bien que je sois encore plus hermétique au shôgi et à son cousin occidental qu'au go ou au karuta.

Si elle reste classique dans les grands thèmes qu'elle aborde à travers un jeu, qui sont en gros les mêmes que l'on peut avoir avec un sport, Chihayafuru est très bien maîtrisé tant au niveau du scénario que de la réalisation. On ne tombe jamais dans la surenchère, que ce soit côté jeu ou côté romance, et les personnages sont dans l'ensemble très sympathiques et assez nombreux pour qu'il n'y en ait pas que pour l'héroïne. C'est agréable à l'oeil comme à l'oreille, c'est aussi intéressant que divertissant. Vraiment une bonne pioche. Et ça fait toujours plaisir de voir qu'un anime dont on a entendu du bien partout tient ses promesses :).

20.06.2013

[Anime] Abenobashi

Titre japonais : アベノ橋魔法☆商店街

Nombre d'épisodes : 13 épisodes

Année de production : 2002

Licence en France : Déclic Images

Fiche : Animeka ; ANN

 

Abenobashi est l'un des tout premier anime "récents" que j'ai vus et dont j'ai acheté le coffret DVD avec Love Hina et Fruits Basket. C'était il y a pas loin de dix ans maintenant. La série m'avait bien plu, et j'ai dû la revoir une fois quelque années plus tard, avant 2008 c'est certain, sinon elle figurerait déjà sur ce blog. Il y a quelques mois déjà, alors que je passais en revue ma petite collection d'anime, j'ai eu envie de ressortir cette "vieille" série, et grand bien m'en a pris.

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Arumi et Sacchi sont deux amis d'enfance qui habitent le même quartier marchand d'Osaka, Abenobashi. Ce dernier n'a plus longtemps à vivre et va bientôt être détruit pour faire place à des bâtiments flambant neufs. La famille d'Arumi a décidé de vendre son restaurant et de partir dans la lointaine île d'Hokkaidô. C'est dans ce contexte et suite à un événement tragique que les deux pré-ados vont se trouver transportés dans des mondes parallèles où ils retrouvent leur quartier et les personnages de leur entourage dans un contexte bien différent, ainsi qu'une plantureuse jeune femme, MuneMune, et un homme mystérieux, Yutas. Malgré leurs efforts pour revenir dans le monde réel, ils ne font que voyager d'un monde plus tordu que le précédent à un autre. Qui est responsable ? Comment briser ce cycle qui semble sans fin ? Sacchi va-t-il survivre aux mauvais traitements infligés par Arumi ?

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Il est facile de deviner que l'anime suit le schéma d'un monde exploré par épisode : polar des années 30, dinosaures, films de Chinois volants, heroïc fantasy façon RPG, magical girls, robots de l'espace, sont quelques uns des mondes aussi déjantés les uns que les autres dans lesquels nos deux jeunes héros vont évoluer. Ils vont y rencontrer père, grand-père, grande soeur ou encore voisin dans des versions adaptées à leur environnement, et encore plus tarées que dans la réalité.  Masa, le grand-père d'Arumi, a un caractère bien trempé. Son fils, surnommé Papain, est spécialiste de la cuisine française et sort souvent quelques mots dans la langue de Moière. La grande soeur de Sacchi, quel que soit le monde, a toujours des airs de tyran. On peut retrouver aussi Aki et Kohei, deux personnes du quartier toutes aussi hautes en couleurs, surtout pour le premier (la première ? ^^).

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Le concept fonctionne super bien, et je me suis encore plus marrée pendant ce troisième visionnage de la série que lors des deux premiers, certainement parce que j'ai capté encore plus de références. Car qui dit parodie de différents mondes fictionnels la plupart du temps fantastiques, dit parodies des éléments du genre et de certaines de leurs oeuvres bien connues. Et plus je me marrais, plus je me demandais comment c'était possible que j'apprécie tant Abenobashi alors que j'ai complètement rejeté Gurren Lagann. Car ça serait complètement de mauvaise fois de prétendre que les deux séries n'ont pas le même genre d'humour.

Dans Abenobashi, il y a du boing avec MuneMune (certainement le personnage qui porte le mieux sont nom dans un anime :p) et de la petite culotte aussi. Pourtant, j'ai pas trouvé ça lourdingue car l'approche m'a paruie différente. On est plus dans l'humour gras façon Ebichu (en moins vulgaire évidemment), et je sais que ça ne peut pas non plus plaire à tout le monde, mais moi ça me parle plus. En voyant l'épisode du monde des mécha, je me suis dit que la Gainax avait fait tellement un beau petit concentré de parodie du genre qu'ils n'avaient pas du tout besoin de s'embêter à faire plus de 25 épisodes de Gurren Lagann. Tout était là, avec la Evangelion touch !

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J'ai trouvé que le schéma d'un monde par épisode n'était déjà pas gênant au départ pour une série courte, et on l'apprécie sans problème pour la grosse première moitié de la série.  Et en plus, on évite le sentiment d'une trop grande répétitivité avec l'existence d'une vraie trame, d'abord en légers pointillés, mais qui prend une grande importance dans les derniers épisodes.  Sous ses airs de grosse déconnade, Abenobashi aborde tout de même des thèmes très sérieux. Ce n'est pas omniprésent, on ne peut pas dire que ça soit super développé, mais en même temps la série ne prétend pas le faire, et les petites touches judicieusement placées sont suffisantes à donner une dimension supplémentaire à l'anime. 

L'âge des protagonistes est vraiment bien exploité, et je me suis encore dit comme devant Dennô Coil que j'aimais décidément beaucoup les anime dont les personnages ont 10 à 12 ans. Ils ne sont pas encore des grands, mais ils comprennent déjà beaucoup de choses, et on ne peut pas rester insensible lorsqu'on les voit face aux premiers grands changements de leur vie. Les obsessions geekesques de Sacchi eet les colères d'Arumi qui n'a rien d'une petite princesse et se fiche éperdument des magical girls nous font forcément sourire.

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La bonne bouille de nos deux héros achève de les rendre sympathique, et globalement j'ai apprécié l'aspect coloré de l'anime. Le style peut être très différent d'un épisode à l'autre, du très primifif monde des dinosaures aux rues de Hong Kong. C'est très varié, mais on garde une cohérence avec la présence des mêmes personnages. Comme d'hab, je ne suis pas experte pour la technique, mais je trouve que la série n'a pas mal vieilli du tout.

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Last but not least, la musique d'Abenobashi est vraiment géniale. Les mélodies de Sagisu Shirô sont vraiment entêtantes et marquantes, et le compositeur peut même se payer le luxe d'une auto-reprise d'un des thèmes majeurs d'Evangelion. La chanson de l'opening est bien catchy dans son genre et annonce bien qu'on va avoir du débile. La chanson de l'ending a une mélodie nostalgique super jolie et accompagne parfaitement les vieilles photos en noir et blanc qui défilent.

Abenobashi est une petite perle qui se savoure du début à la fin. La série parodique idéale pour se taper des bonnes tranches de rire avec en bonus un petit côté tranche de vie auquel j'ai été très sensible. À voir et à revoir, à mettre dans sa DVDthèque si ça n'est pas déjà fait, surtout que ça se trouve pour trois sous ! ^^

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