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05.05.2012

[Anime] Eureka Seven

Titre japonais : 交響詩篇 エウレカセブン

Nombre d'épisodes : 50

Année de production : 2005-2006

Licence en France : 
Beez

Fiche :
 Animeka ; ANN

 

Cet anime étant disponible depuis belle lurette en DVD en France, je le connaissais évidemment de nom mais je ne m'y étais jamais intéressée de près. D'abord parce qu'au premier abord ça semble être un anime de mecha, et ce n'est pas vraiment mon style, et puis aussi parce que les séries de chez Beez ne sont n'étaient pas données et que je ne m'y intéressait pas du tout avant que l'éditeur se mette enfin à faire des coffrets à un prix plus abordable. Et puis il faut dire que par rapport à d'autres séries du même âge à peu près éditées aussi en France, je n'ai jamais entendu parlé beaucoup d'Eureka Seven.

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Il y a quelques mois pourtant, certaines circonstances se sont réunies pour que mon attention soit enfin attirée : d'abord, l'annonce d'une suite dont la diffusion a commencé tout récemment, puis la fin de Beez qui a mis en avant les séries de l'éditeur à acquérir pendant qu'elles étaient encore disponibles, et enfin l'article d'une personne de bon goût. Ah, il ne faut pas que j'oublie la musique : je savais déjà qu'on pouvait y entendre Supercar, et je me suis rendu compte que Satô Naoki, que j'adule pour son travail dans des drama comme Ryômaden, avait signé l'OST. Tout ça m'a convaincue qu'il fallait bien que je finisse par acheter la série pour la regarder. Ce que j'ai fait au début de l'année.

Renton est un jeune garçon qui vit tranquillement avec son grand-père mécanicien. Il ne se souvient pas vraiment de son père, mort en héros plusieurs années auparavant. Sa soeur aînée, étant partie éclaircir les circonstances de cette mort, n'est plus là non plus. La seule passion de Renton, c'est de riffer sur les vagues de Trapar, et il admire le Gekko State, un groupe de riffeurs qui parcourt le monde à bord d'un vaisseau. Un beau jour, une jeune fille aux cheveux verts va débarquer à bord du Nirvash, un légendaire robot humanoïde qui se déplace avec sa planche géante. Cette fille s'appelle Eureka, et elle fait partie du Gekko State. Renton va rejoindre le groupe et va pouvoir faire la connaissance de son idole, Holland. Il va se rendre compte que le Gekko Sate joue en fait un rôle important dans le conflit qui divise ce monde sans cesse secoué par les mouvements terrestres.eureka1.jpg

J'avais été prévenue que l'histoire mettait un certain temps à démarrer, j'y étais donc préparée et ça ne me posait pas particulièrement de problème car il y a beaucoup d'histoires au rythme assez lent que j'ai appréciées. J'ai donc attendu patiemment que ça décolle. J'ai attendu longtemps, même. La moitié de la série, en gros. Cette attente serait bien passée si j'avais pu m'intéresser aux différents protagonistes, mais je n'y suis pas du tout arrivée, et je ne pense pourtant pas y avoir mis de mauvaise volonté.

J'aurais énormément de choses à dire sur la série, preuve au moins qu'elle ne m'a pas laissée indifférente, ce qui aurait été bien pire. Mais je pense que ça ne servirait à rien de tout balancer en vrac. Donc autant que faire se peut, je vais essayer de faire synthétique et ordonné. Mais il faut quand même que je livre mes impressions sur les différents personnages. Et il y en a beaucoup, des personnages. Même trop, sûrement. Il aurait sûrement valu plus limiter le nombres de membres du Gekko State car il y en a qui ne servent vraiment à rien.

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Renton est le jeunot qui comprend rien à la vie par excellence, et c'est évidemment pénible à la longue. On a l'impression que les événements sont créés juste pour qu'il puisse faire le boulet et s'oppose à Holland, pendant la moitié de la série il n'apprend rien du tout et on voit venir les engueulades des deux personnages à dix kilomètres à la ronde. Son obsession à vouloir protéger Eureka est irritante : il répète le mot à tort et à travers, mais ça veut dire quoi, protéger ? (ce thème est loin d'être exclusif à cet anime, j'en suis bien consciente).  Autre élément qui n'a pas arrangé les choses : plus la fin de la série approchait, moins je supportais sa voix. A croire que faire doubler les adolescents par des voix féminines, ça a ses limites.

Eureka, c'est la fille qui se la joue mystérieuse, et si elle a de bonnes raisons d'être différente des autres, au bout du compte elle est juste une énième chieuse qui ne sait pas ce qu'elle veut. Bien que les événements qui l'ont amenée à devenir une mère de substitution pour Maurice, Maeter et Link soient bouleversants, je ne l'ai pas du tout trouvée crédible dans le rôle. Sûrement parce qu'elle n'a pas encore toutes les "données" nécessaires. Non vraiment, je n'ai pas réussi à être touchée par ce personnage autant qu'il l'aurait fallu. Ah, et les gosses en question, qu'ils sont lourds ! Je sais bien que les gosses, c'est chiant, mais en contrepartie c'est supposé être mignon parfois, quand même, mais là non, ils ne font que brailler et chouiner.

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Voici ce que j'avais écrit dans mes notes préparatoires (car oui une fois n'est pas coutume j'avais pris quelques notes) sur le personnage de Talho : "Le fameux coup du coupage de cheveux et du changement de fringues pour dire je change mon attitude, après avoir passé plus de la moitié de la série habillée à ras la moule". Bon, certes on ne peut pas résumer le personnage à ça. J'ai apprécié Talho plus pour sa personnalité que pour son look : sa force de caractère, le rôle de grande sœur qu'elle joue auprès des membres du Gekko State qui sont pour la plupart de grands gamins, sa relation et son passé avec Holland…

Puisqu'on parle de Holland, c'est certainement le seul personnage de la série qui a vraiment la classe. Le coup du gars désinvolte et pas très bavard ça fonctionne toujours, même si c'est pas un brun ténébreux. C'est donc le personnage que j'ai préféré, mais bizarrement c'est sur lui que j'ai le moins de choses à dire ! ^^

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Pour en finir avec le Gekko State, nous avons la très blonde dans l'âme Gidget avec sa casquette rose ignoble toujours vissée sur la tête et qui ne sert à rien, le blond avec son bob qui ne sert à rien mais les réalisateurs s'en sont rendus compte au bout de 40 épisodes alors ils se sont dit tiens, on va lui faire piloter le vaisseau ! Matthieu et Hilda sont bien sympathiques, mais au final on les voit trop peu. Il y a aussi le gars avec la boule à zéro dont j'ai oublié le nom, qui a vraiment une bonne tête mais qu'on ne voit quasiment pas. Et enfin, le gars avec sa moustache énorme et le nabot avec son casque démesuré qui font franchement tâche vu que globalement les autres personnages ont une apparence plutôt réaliste.

A part tout ce beau monde, qui a-t-on l'occasion de rencontrer ? Il y a une furie répondant au doux nom d'Anemone, sosie d'Eureka version cheveux longs et roses. Elle passe son temps à crier des phrases originales comme "je vais te tuer", elle se croit toujours la plus forte, et si on se doute bien que le produit qu'elle se fait injecter dans le cou doit être responsable de son comportement quelque peu instable et excessif, on n'en sait pas du tout assez sur elle pour que quelque chose ressemblant à de la sympathie naisse. Elle est juste horripilante. Par contre Gulliver, la bestiole non identifiée étonnamment lourde qui est avec elle, est bien marrant.

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Aux côtés d'Anemone, il y a Dominic, un officier militaire. On devine dès le départ qu'il ne peut pas être bien méchant et qu'il se produira certainement quelque chose quand il rencontrera notre bande de hors-la-loi. Son histoire se suit donc assez agréablement. Plus que celle de Charles et Ray, un couple de mercenaires qui apparaît pour meubler quelques épisodes plus qu'autre chose. Lui a une fausse vieille gueule de super héros, elle semble tout droit sortie de chez les Totally Spies. Ils sont tout simplement moches. Quand je disais que la série aurait gagné à avoir moins de personnages, ce n'est pas valable que pour les membres du Gekko State, c'est aussi pour ça.

Ah, et je garde le pire pour la fin : THE gros méchant de l'histoire, Dewey. Il est plat, mais plat ! Il n'a aucun style, il est juste affreux avec ses cheveux longs  et sa mèche à la con (Sephiroth est le seul qui a le droit d'avoir ce look :p). J'aurais préféré qu'on nous serve un bon vieux méchant psychopathe qui rigole tout le temps et qui répète dix fois par épisode qu'il veut détruire le monde plutôt que ça. Et les gosses du projet Ageha qui l'entourent, quelle bande de tête à claques ! Leur intelligence, leur arrogance, leur adoration pour leur boss, tout ça reste trop mystérieux pour que leur présence puisse être acceptée.

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Vouloir faire une série qui ne soit pas seulement baston et action, prendre le temps de développer les personnages et donner à l'histoire une véritable dimension tranche de vie, dans le fond, c'est tout à fait louable. Mais ça ne fonctionne que si l'on s'attache suffisamment aux personnages et comme vous l'avez bien compris, ça n'a pas été mon cas. Et puis, la structure de la série est vraiment trop maladroite. On a vraiment trop l'impression que la première partie tranche de vie est là parce que les réalisateurs en voulaient une, et que tout le reste est remis à plus tard sans raison légitime. C'est pour ça aussi que la première moitié, voire les deux premiers tiers de la série sont si durs à avaler.

Par exemple, pourquoi Holland, Talho et Eureka  ne disent rien à Renton pendant plus de la moitié de la série et le laissent faire son boulet alors qu'ils en savent beaucoup sur plein de choses ? Qu'est-ce qui justifie ce silence ? Du coup, quand les révélations viennent, elles perdent carrément de leur effet, car on a senti la grosse ficelle derrière et on en a deviné la moitié. Cela est valable aussi pour une certaine révélation concernant notre méchant au charisme d'huître. A côté de ça, on a des personnages qui arrivent tout d'un coup comme ça. Norb ? Ah mais bien sûr, le Norb ! Sakuya ? Ah mais bien sûr, elle est super importante, on avait juste oublié de parler d'elle pendant les premières dizaines d'épisodes… Même une fois que l'action est lancée pour de bon, on se permet des apartés, comme avec le fameux épisode du match de foot, qui aurait pu être jouissif mais qui n'a pas du tout l'effet escompté.

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Un univers vaste dans tous les sens du terme, c'est tout à fait appréciable, et je ne peux que saluer l'imagination des créateurs et leur recours à de multiples références notamment dans les noms (mais je n'en ai pas vu la moitié, occupée comme j'étais à tenter de m'accrocher à l'histoire...). Mais quand c'est trop vaste et qu'on ne nous en dit pas assez, ce n'est plus une qualité. On nous présente les composantes de l'univers de la série comme si on les connaissait déjà comme Renton, mais ça n'est pas le cas. Les termes bizarres s'accumulent, mais trop de choses restent obscures. Je ne demande pas qu'on nous crache tout dans l'ordre de A à Z, je veux bien que certaines choses doivent être déduites et que d'autres resteront inconnues. Mais il y a la façon de le faire, et un certain degré à respecter. A vouloir trop en faire, ça part trop dans tous les sens, et au final cela nuit à toutes les dimensions de l'histoire. C'est vrai quoi, les mécha on s'en fout en fait, ce qui compte, c'est l'amour ! Love and peace, comme dirait Vash ! :p

D'un sens, ça a été vraiment frustrant pour moi de regarder la série, car quand il se passait quelque chose de drôle, de triste, d'émouvant, j'avais un peu l'impression de voir écrit à l'écran : là tu dois rire, là tu dois pleurer, là tu dois être émue. Il y a plein d'émotions, mais j'y suis restée complètement hermétique. Je sais que chacun a une sensibilité différente et que c'est pour ça que tout ne peut pas plaire à tout le monde, mais là j'en suis presque venue à me demander si j'en avais encore, de la sensibilité, tellement je suis restée de glace devant l'amour d'Eureka et Renton jusqu'au bout. Oui, franchement, c'était frustrant de se rendre compte épisode après épisode que je passais complètement à côté de la série malgré tous mes efforts pour m'intéresser vraiment à l'histoire et aux personnages.

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Sans surprise, j'ai été plus que convaincue par la majeure partie de la bande sonore. Les compositions de Satô Naoki sont très réussies et variées, et si j'étais vraiment parvenue à m'immerger dans la série, elles m'auraient sûrement paru encore plus magnifiques. Cela a été également un plaisir de retrouver à plusieurs reprises le Storywriter de Supercar parmi les insert songs. Du côté des chansons des openings et endings, c'est plus nuancé. Comme il y en a 4 de chaque, c'est normal d'avoir ses préférences, c'est sûr. En gros, ça donne :

OP1 : bof, je n'aime ni la mélodie, ni la voix.

ED1 : bien sympa.

OP2 :  ça passe pas trop mal, mais j'aurais plutôt vu la chanson en ending, ou alors c'est parce que les images manquent de pêche.

ED2 :  pas mal.

OP3 : la chanson en elle-même a bien la patate, mais le chanteur force tellement pour brailler qu'on a l'impression qu'il va vomir.

ED3 : je ne suis pas une spécialiste d'Halcali mais je les ai tout de suite reconnues ! Ca passe vraiment bien.

OP4 : j'avais peur au début en reconnaissant la mélodie d'Amazing Grace car d'habitude je n'aime pas les chansons qui reprennent des mélodies de musiques classiques ou toute autre musique bien connue. Mais en fait c'est super sympa, clairement mon opening préféré de la série !

ED4 :  mouais.

Au bout du compte, il y a toujours un "oui, mais" avec Eureka Seven. Plein d'éléments qui pris isolément sont intéressants, et plein de bonnes intentions : un vrai développement des relations entre les personnages, un univers complexe et globalement cohérent, des scènes d'action soignées. Mais ça ne prend pas. J'ai vu qu'on essayait de nous proposer autre chose, mais au final je n'ai pas réussi à y voir autre chose. Je n'ai pur retenir que les éléments déjà vus et le manque d'équilibre du scénario car je ne suis pas parvenue à m'immerger vraiment dans l'univers et à m'attacher aux personnages.  Je voulais vraiment aimer Eureka Seven, je pensais que c'était tout à fait le genre de série que je pouvais apprécier. Il est clair que j'avais des attentes vis-à-vis de cette série, mais il ne me semblait pas avoir placé la barre trop haut. Je n'attendais pas forcément un chef d'oeuvre à placer direct parmi mes incontournables, juste une bonne aventure. 

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Je ne cherche absolument pas à provoquer ceux qui ont aimé la série avec ce billet, et je pense que ceux qui m'ont déjà lue ne serait-ce qu'un peu auparavant s'en rendront compte. Il ne faut pas prendre tout ce que j'ai pu écrire trop au sérieux, et le jour où je me rendrai compte que je me prends trop au sérieux j'arrêterai d'écrire sur ce blog. J'ai vraiment eu du mal à écrire ce billet, mais comme depuis plus de cinq ans j'écris sur tous les anime que j'ai regardés, je tenais vraiment à le faire. Je me dis qu'il faudra peut-être que je revoie la série dans quelque temps, qu'il y aura peut-être un moment plus propice pour l'apprécier. Mais pour l'instant, je suis tellement frustrée que j'aurais plutôt envie de l'oublier complètement.

22.04.2012

[Anime] Natsume Yûjinchô Shi

Titre japonais : 夏目友人帳 肆

Nombre d'épisodes : 13

Année de production : 2012

Licence en France : 
Aucune

Fiche :
 Animeka ; ANN

Voir aussi : Natsume Yûjinchô ; Zoku Natsume Yûjinchö ; Natsume Yûjinchô San

 

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Vu à quel point j'avais été enchantée par la troisième saison des aventures de Natsume et Nyanko-sensei, l'annonce d'une quatrième saison très prochaine avait été une excellente nouvelle et il était évident que j'allais suivre ces nouveaux épisodes au fur et à mesure de leur diffusion (j'aurais aimé un simulcast évidemment, mais vu que les trois premières saisons ne sont pas disponibles par chez nous, c'était un peu perdu d'avance...).

Natsume Yûjinchô Shi étant en continuité directe avec les trois saisons précédentes, en soit elle n'a rien de nouveau. Mais je ne peux évidemment pas m'empêcher de souligner une nouvelle fois la qualité de ses décors de campagne et de forêt enchanteurs et intemporels, la douceur des traits des personnages, les coloris un peu délavés mais jamais ternes, et la superbe bande sonore dont bénéficie la série. Si cet univers un brin nostalgique et un brin mystérieux avec les yôkai m'est maintenant bien connu, je m'y suis replongée toujours avec autant de plaisir et d'admiration.

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Le seul vrai changement qui apparaît est comme d'habitude au niveau des chansons de l'opening et de l'ending. J'ai été très déçue par la chanson de l'opening, d'un niveau très inférieur à celles des deux saisons précédentes. La mélodie n'est pas mauvaise mais la voix de la chanteuse n'est vraiment pas belle (ça change des voix suraigües diront les détracteurs de voix féminines japonaises, mais quand même ^^). Mais il faut admettre que les paroles collent vraiment bien ^^. Comme d'habitude, l'ending est une chanson toute douce, et je l'ai préféré à celui de la saison précédente.

Dans la saison précédente, le passé de Natsume avait déjà été évoqué. Ce thème s'affirme encore plus dans cette dernière saison en date, dont le générique de début nous montre notre héros encore enfant (mais pourtant déjà avec son chat glouton ! ^^). Avec toujours autant de sensibilité et de retenue, on apprend à connaître toujours mieux Natsume à travers les épreuves qu'il a dû surmonter enfant, alors qu'il a été balotté de famille en famille après être devenu orphelin et qu'il était considéré comme étrange car personne d'autre que lui ne voyait ce qu'il pouvait voir. Jamais larmoyants ni déprimants, ces moments sont remplis d'émotions. Alors que son cadre de vie et son entourage sont devenus stables, Natsume semble parvenir peu à peu à se libérer de ce passé, et l'on peut ressentir cet apaisement.

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Les aventures avec les yôkai sont évidemment toujours de mise, et de ce côté-là je trouve que la série parvient vraiment bien à se renouveler. On a l'occasion de revoir certains personnages rencontrés lors des saisons précédentes et d'en apprendre plus sur eux. Nyanko-sensei est toujours aussi culte et ses interventions créent cette fois encore un bon nombre de situations cocasses. On sent qu'il se lie encore davantage à Natsume, sans pour autant que les choses évoluent du côté du Yûjinchô, qui est la raison  première de sa présence auprès du garçon.

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Ceux qui n'apprécient qu'à moitié la série déploreront certainement cette absence d'avancement sur ce point et diront que si rien ne change entre Natsume et Nyanko-sensei, ça peut encore durer longtemps ! Hé ben moi je dis, tant mieux si ça dure encore longtemps ! La qualité est toujours au rendez-vous, on n'a pas du tout affaire à du remplissage juste pour allonger l'histoire parce que le manga et l'anime ont du succès, la trame progresse de façon cohérente. Doucement mais sûrement, on continue de suivre Natsume, à mi-chemin entre aventure et tranche de vie.

Je l'ai déjà dit et je le répète, il y a tellemetn d'adaptations de manga et d'anime qui sont partielles qu'on ne peut que se réjouir d'en voir une faite au fur et à mesure, surtout quand elle est aussi réussie.  Il va falloir attendre un peu plus longtemps pour la saison 5, mais je sais déjà que cette attente sera bien récompensée. Et puis peut-être que d'ici là j'aurai vraiment enfin commencé le manga. Parce que non, c'est toujours pas fait, je suis irrécupérable ! ^^

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Ce billet n'apporte pas grand chose de nouveau par rapport à ceux que j'ai fait précédemment sur la série, mais je ne voulais pas louper une occasion d'en parler à nouveau un peu et j'espère de donner envie à ceux qui ne la connaissaient pas encore de tenter l'aventure. J'espère plus que jamais que les droits de la série vont être acquis par un éditeurs francophone, je veux absolument des coffrets DVD ! Je sais que j'aurai envie un jour ou l'autre de revoir toutes les saisons, et je voudrais tellement que ça soit autrement qu'en fansub ! Je sais maintenant que je pourrai toujours avoir recours aux DVD zone 1 comme pour Honey and Clover car ils devraient sortir prochainement, mais évidemment j'aimerais 10 000 fois mieux que l'anime arrive en France vu qu'on a déjà le manga !

08.04.2012

[Anime] Now and then, here and there

Titre japonais : 今、そこにいる僕

Titre alternatif : L'autre monde - Moi qui suis là maintenant

Nombre d'épisodes : 13

Année de production : 1999

Licence en France :
Déclic Images

Fiche :
 Animeka ; ANN

 

Cela fait bien longtemps que cet anime est disponible en France, et j'ai été plusieurs fois à deux doigts de l'acheter. Les séries Déclic ne sont pas les plus chères à la base, et le temps et les rééditions font qu'il est facile de trouver la série pour pas grand chose. Mais voilà, j'ai toujours eu d'autres achats DVD à faire. Mais je savais bien que je finirais par la voir cette série, car j'en ai toujours entendu beaucoup de bien. Quand j'ai appris qu'elle était disponible en streaming gratuitement sur Manga News, je n'ai pas hésité longtemps à regarder le premier épisode, et j'ai tout de suite compris que la série méritait bien sa réputation.

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Matsutani Shûzô, un jeune collégien, rencontre un jour une mystérieuse jeune fille aux grands yeux bleus tristes alors qu'il traîne dans une vieille usine à la fin de sa journée de cours. Un groupe d'étranges machines mené par une femme surgit soudain de nulle part et tente de capturer la jeune fille. Shû fait tout ce qu'il peut pour la défendre, et se retrouve ainsi transporté dans un autre monde.

Shû se retrouve dans une étrange citadelle nommée Hellywood, dirigée d'une main de fer par le despote fou Hamdo, qui est secondé par Abelia. Le jeune garçon va se faire enrôler de force dans l'armée d'Hellywood, composée majoritairement de garçons guère plus vieux que lui, parfois même plus jeunes. Il va faire connaissance de Sarah, une jeune fille qui vient de son monde et qui a été emmenée car on l'a prise pour Lala Ru. 

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Shû est un personnage qui a un caractère typique de jeune héros de série d'aventure : impulsif et intrépide, il fonce et agit sans trop réfléchir. Mais dans le cadre si peu conventionnel que constitue ce monde désertique où règne une extrême violence et où chacun lutte désespérément pour sa propre survie, souvent aux dépends de celle des autres, la personnalité de Shû et ses actions prennent une toute autre dimension.

Il ne cherche pas vraiment à comprendre les raisons qui peuvent pousser les habitants de Hellywood à agir comme ils le font, car de toute façon à ses yeux rien ne peut justifier un tel comportement. Alors quand Shu s'indigne, essaie de toutes ses forces de défendre quelqu'un, on ne peut pas vraiment lui reprocher son obstination même si on sait que c'est peine perdue. 

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Je ne suis pas adepte des histoires où la violence est très présente, quel que soit leur support. Pourtant, cela ne m'a pas du tout rebutée dans Now and then, here and there. Il ne s'agit pas de montrer deux jeunes gens qui se battent juste pour qu'on voie du sang et que ça soit spectaculaire. Vu le contexte où elle se situe, cette violence a un sens. Elle montre le désespoir des soldats de Hellywood, la difficulté de survivre à cause de la pénurie d'eau, et la folie de Hamdo. Et même quand elle n'est que suggérée, elle n'en est pas moins marquante.

Des méchants fous, il y en a beaucoup. Mais Hamdo mérite vraiment la palme, car il est bien plus qu'un type qui se contente de rire sadiquement. Que ce soit dans ses paroles ou ses actions, dans ses gestes et expressions, le personnage est vraiment crédible, et la prestation du doubleur est impressionnante. Même si l'on a dû mal à comprendre pourquoi les soldats de Hellywood ne se révoltent pas, et surtout pourquoi Abelia obéit aux ordres sans jamais broncher, on ressent bien l'emprise que Hamdo a sur eux.

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A travers les différents personnages que Shu rencontre, que ce soit à Hellywood ou en-dehors, plusieurs façons de réagir à la violence sont montrées. Sarah va haïr Lala Ru. Tabur ne pense qu'à tirer profit au maximum de la situation, Nabuca n'approuve pas ce qui se passe mais obéit aux ordres et tente de protéger le petit Boo. Ceux qui ont échappé au joug de Hamdo tentent pour la plupart de vivre pacifiquement, mais d'autres veulent se venger, persuadés que rien n'ira tant que le fou sera en vie, et veulent donc répondre à la violence par la violence. 

J'ai trouvé l'univers de la série fascinant, et si l'on sent bien que l'animation ne date pas de la saison dernière, cela ne m'a pas du tout gênée, au contraire. Je trouve que l'aspect un peu vieillot de la forteresse et des machines ajoute au côté mystérieux de l'autre monde. Le design des personnages rappelle les vieux anime de notre enfance et contraste avec le ton très adulte de la série. Dans les nombreuses scènes de coucher de soleil, les effets de lumière sont très jolis.

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L'OST, bien qu'ayant des sonorités un peu vieillottes, est franchement réussi et accompagne parfaitement les moments clé de l'histoire. Il est signé Iwasaki Taku, que j'avais beaucoup apprécié dans Witch Hunter Robin. L'opening de la série ne comporte pas de chanson, mais un morceau instrumental composé par Masuda Toshio (Mushishi). J'ai trouvé l'ending magnifique : le contraste entre la douceur de la mélodie  et des images et la dureté de l'histoire est franchement réussi.

Si on aimerait vraiment en savoir plus sur Lala Ru et son pouvoir, sur les événements qui ont fait de l'autre monde ce qu'il est (mais on peut le deviner en gros) et sur la technologie permettant de passer d'un monde à l'autre, le développement de l'histoire est bien maîtrisé, et l'on avance doucement mais sûrement vers le dénouement. Malgré les événements tragiques et l'état de désolation de l'autre monde, on ne sombre jamais dans un pessimisme exagéré, bien au contraire. La fin est à l'image de la devise de Shû : tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir !

Now and then, here and there m'a fait pensé par bien des aspects au manga L'école emportée. Des protagonistes jeunes, un héros casse-cou, un monde poste-apocalyptique, la lutte pour la survie, la folie engendrée par des situations désespérées... Les deux oeuvres ont beaucoup en commun, y compris leur violence très présente mais utilisée à bon escient.

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J'ai été très marquée par cet anime original dont l'univers est très immersif et je le recommande. Le fait qu'il date de la fin du siècle dernier ne doit pas être un obstacle à son visionnage, et je pense que son histoire ne laissera personne indifférent. Et je crois bien que je finirai bien un jour ou l'autre par acheter le coffret DVD pour le revoir ! ^^

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