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16.09.2012

[Anime] BECK

Titre japonais : ベック

Nombre d'épisodes : 26

Année de production : 2012

Licence en France : Kaze

Fiche : Animeka ; ANN

 

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BECK fait partie des séries dont j'entends parler depuis longtemps et qui me tentent bien, et pourtant je ne m'étais encore jamais décidée à la lire ou à la regarder. Pour le manga, c'est simplement parce que la longueur (34 tomes) intimide mon porte-monnaie et que j'avais toujours autre chose à lire. Pour l'anime, c'est un peu le même problème : la sérié étant éditée par Kaze, les coffrets étaient un peu trop chers pour moi, et ce n'est que récemment qu'une intégrale à un prix très abordable a été commercialisée. Je pense qu'à plus ou moins long terme je me serais procuré ce coffret. Mais récemment, on a encore eu le droit à une dizaine de jours gratuis sur KZPlay et j'ai décidé d'en profiter pour découvrir enfin l'univers de BECK.

Yukio, alias Koyuki, est un collégien qui comme beaucoup de garçons de son âge, s'ennuie en cours et ne s'intéresse à rien de particulier. Sa rencontre avec Ryûsuke et sa soeur Maho va le mener à s'intéresser de plus près au rock. Il va se découvrir une véritable passion pour cette musique, ainsi qu'un don insoupçonné pour le chant, et va apprendre rapidement à jouer de la guitare. La musique et le nouvel entourage de Koyuki vont complètement changer son quotidien. Avec son groupe, il va se produire en concert dans des clubs pour se faire connaître et tenter de faire ses débuts au niveau professionnel. Mais la concurrence est rude...

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En fait, BECk, c'est un NANA version mec, avec des personnages un peu plus jeunes. On retrouve certaines thématiques typiques des histoires de collégiens, autour d'un personnage principal on ne peut plus normal qui cherche sa voie. Ainsi, Koyuki va se faire un peu harceler par des garçons de son collège un peu voyou sur les bords. Il va tenir le coup grâce au soutien de son nouvel ami, Saku. Il va connaître ses premiers émois amoureux entre son amie d'enfance et Maho, qui va être une  des premières à croire en son talent, et qui évidemment est une fille un peu énigmatique (ou chiante, à voir :p). Pour tout ça, on est en terrain connu. Mais ça passe super bien, car tout autour, il y a la musique.

J'ai complètement accroché à la passion de Koyuki pour son groupe préféré, à son envie d'apprendre à jouer de la guitare, à son admiration pour Ryûsuke, considéré comme un modèle. Cela m'a complètement rappelé ma découverte du rock pendant mes années collège et m'a balancé une grosse vague de nostalgie alors que les anneés 90 sont bien loin en cette année 2012. Les groupes de rock qui cherchent la gloire, on en a vu plein, mais j'ai complètement marché. Avec 26 épsiodes pour l'anime alors que  le manga compte 34 tomes au total et était de toute façon encore cours de publication, pas difficile de déduire qu'on a affaire à une adaptation partielle. Cependant, l'histoire va assez loin pour qu'on évite d'avoir une impression de trop peu, et s'arrête à un moment judicieux. Ca donne envie de lire la suite, c'est le but, mais en même temps l'anime pris tout seul reste intéressant.

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Si le design des personnages n'est pas si spécial et parfois un peu inégal, je l'ai globalement apprécié. On remarque vite que la qualité de l'animation n'est pas un point fort de l'anime. Même à l'époque de sa diffusion, je pense qu'on faisait bien mieux. Ca m'a un peu dérangée pour les scènes où on voit BECK ou d'autres groupes jouer et chanter, mais c'est vrai que dans tous les cas ça doit être dur à rendre. Et puis simple question pratique, des fois les guitaristes ont leur main placée à un endroit du manche qui n'a rien à voir avec le son qu'ils sont supposés sortir, c'est quand même dommage. Il y a pas mal de plans fixes, notamment sur la ville, et si c'est clairement un bon moyen de ne pas se fatiguer et d'économiser sur l'animation, je trouve que cela créé une ambiance réussie. On a l'impression d'avoir des cases de manga, mais colorées. Et surout, avec le son, car en-dehors de toute la partie  musicale, les bruits d'ambiance de la ville jouent un rôle important et j'ai beaucoup apprécié ce côté réaliste.

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Pour ce qui est de la musique, ceux qui ont lu le manga s'en sont certainement fait une idée précise et elle n'a peut-être pas répondu à leurs attentes dans l'anime. Evidemment, je n'ai pas eu ce problème. Sans être transcendante, elle est franchement efficace et respire bon les années 90, que ce soit les chansons des génériques ou toutes celles qu'on entend au cours des épisodes. J'ai été contente de retrouver The Pillows parmi tous les artistes qui ont participé à la  bande sonore et c'est dommage qu'on ne les entende pas plus longtemps. Ah et sinon, entendre Rage Against The Machine et Kurt Cobain mentionnés dans une série animée, ça n'a pas de prix ^^

Maho et Ryôsuke ayant vécu aux Etats-Unis, ils communiquent souvent entre eux dans cette langue, et ont l'occasion de la parler avec d'autres personnages. Le problème, c'est que leurs doubleurs ne sont pas vraiment naturels. Pas vraiment au niveau de l'accent, mais plutôt dans leurs intonations. et leur articulation. Ca m'a fait un peu tiquer, mais je trouve quand même que c'est bien d'avoir voulu donner un côté réaliste aux échanges entre les personnages en incluant vraiment cette dimension linguistique alors que tous les dialogues auraient pu être en japonais. Et puis Koyuki qui capte rien à l'anglais et qui a un accent un peut merdique quand il chante, ça c'est réaliste ^^.

Je n'ai pas vraiment accroché au secret qu'il y a derrière la guitare et le chien de Ryûsuke (qui a une sacrée bonne tête avec son côté patchwork ^^), car ils correspondent à une vision un peu trop bateau de l'Amérique. De la même façon, si la manière de présenter la scène musicale japonaise m'a paru crédible, le fait que l'on parle un moment de lancer un groupe japonais sur le marché américain alors qu'il est inconnu au Japon m'a paru assez irréaliste. C'était pas vraiment la peine de mettre du rêve américain, je trouve.

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Malgré tous ces petits défauts, j'a été enthousiasmée par BECK, et je crois peut-être que contrairement à d'autres séries que j'ai appréciées il y a quelques années et n'apprécierais plus autant maintenant, elle m'a bien plus touchée maintenant avec son ambiance très nostalgique et c'est peut-être une bonne chose au bout du compte que je ne l'aie pas regardée plus tôt. Les épisodes se regardent vraiment tout seuls et même si je n'avais pas eu la contrainte de devoir finir la série avant que KZPlay ne soit plus gratuit, je les aurais enchaînés tout aussi rapidemment. Et ça faisait longemps que je n'avais pas vu d'anime qui soit juste super divertissant et où j'enchaîne les épisodes. Si vous avez un peu de rock et de nostalgie dans l'âme, c'est à tenter ^^.

24.08.2012

[Anime] Sakamichi no Apollon

Titre japonais : 坂道のアポロン

Nombre d'épisodes : 12

Année de production : 2012

Licence en France : Dybex

Fiche : Animeka ; ANN

 

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Bien que je ne sois jamais à la pointe de l'actualité pour les anime, je ne pouvais pas louper l'annonce d'une nouvelle série réalisée par Watanabe Shinichirô (Cowboy BebopSamurai Champloo). Je fais trop rarement attention aux personnes qui sont aux commandes des anime, mais vu la place de ces deux titres dans mon panthéon personnel et certainement dans l'histoire des anime, j'ai bien évidemment retenu le nom du monsieur depuis longtemps. Bien que Sakamichi no Apollon s'annonçât bien différent de ses illustres prédécesseurs, ne serait-ce parce qu'il s'agit d'une adaptation de manga, j'étais très curieuse de le voir et comme beaucoup de gens j'ai été bien contente que Dybex le diffuse en simulcast.

Kyûshû, années 1960, Nishimi Kaoru emménage chez des proches et arrive dans un nouveau lycée. Il a changé maintes fois d'école, te étant très réservé, il n'a jamais vraiment réussi à se faire des amis. Mais cette fois, ça va être différent. Il va à sa grande surprise se lier d'amitié avec le grand bougre de Sentarô, dont la réputation n'est pas très bonne, ainsi qu'avec Ritsuko, l'ami d'enfance et voisine de Sentarô. Kaoru va également faire une autre rencontre qui va changer sa vie : celle du jazz, qu'il va découvrir avec les disques de la boutique du père de Ritsuko et qui va complètement renouveler son intérêt pour le piano. Les saisons vont se succéder entre swing et triangles amoureux...

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Les personnages de Sakamichi no Apollon ont un design classique mais soigné qui fait plutôt penser à un long métrage qu'à une série télé. Le binoclard de bonne famille, on en a vu plein. Les jeunes filles timides et attentionnées, aussi. Les gros durs à cicatrices ? Evidemment que oui ! Pourtant, le trio s'impose tout de suite et les personnages sont bien plus reconnaissables que d'autres. C'est pareil, masi c'est pas pareil, et c'est certainement grâce à cette ambiance si nostalgique des sixties qui règne dans l'anime. Car si on ne cherche pas à donner à tout prix une dimension historique à l'histoire et que les jolis décors lumineux transcrivent avant tout le quotidien, on est bel et bien dans les années soixante, et en province.

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Cette ambiance passe évidemment aussi par la musique, qui joue un rôle clé dans la série. Là comme ça, je ne peux pas dire que je me souviens d'une mélodie en particulier parmi les compositions de Kanno Yôko. Ca ne veut pourtant pas dire qu'elles ne m'ont pas marquées. C'est plutôt parce que la musique se mêle tellement bien à l'animation et au dialogue qu'on a l'impression qu'elle en fait partie intégrante et pas qu'elle a été ajoutée. C'est la bande sonore du quotidien de notre trio d'amis. Et puis il y a un certain nombre de compositions non originales, des grands classiques du jazz. Même quand on n'y connais rien comme moi, on en reconnait forcément plusieurs. Et cet engouement pour la musique fait tellement plaisir à voir et est tellement communicatif qu'on ne peut rester insensible.

La chanson de l'opening, également composée par Kanno, est interprétée pour mon plus grand plaisir par YUKI et est entraînante à souhait avec ses changements de rythme assez distincts entre couplets et refrain. La chanson de l'ending a quant à elle été confiée à Hata Motohiro, chanteur que j'avais déjà eu l'occasion d'écouter un peu et quui nous livre une mélodie douce parfaite pour conclure les épisodes.

Je pense qu'il doit être à peu près impossible de compter le nombre d'anime qui traitent de romances entre lycéens, avec à la clé amours à sens unique, triangles amoureux multiples, baisers volés et déclarations soudaines, garçons timides considérés comme de simples amis, beaux gosses un peu bad guy sur les bords qui ont un coeur d'artichaut et filles qui boudent. Pourtant, certains d'entre eux se démarquent bien, et Sakamichi no Apollon fait clairement partie de ceux-là. Tout en finesse et en retenue, les sentiments et les réflexions des personnages nous sont exposés. On reste dans le simple, sans dramatisation malgré la situation parfois douloureuse de certains protagonistes et sans situations burlesques ou quiproquos exagérés qui couvriraient maladroitement tout ça. Du coup, ça passe tout seul et on ne peut que s'attacher aux personnages.

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Un peu comme dans Honey and Clover, ce qui est le plus important ce n'est pas forcément de savoir qui va finir avec qui, mais plutôt la façon dont les différents personnages vont évoluer au contact des autres, ce que va leur apporter leur amour ou leur amitié, les souvenirs qu'ils garderont de cette époque et l'influence que cela aura sur eux plus tard. Si on aurait certainement eu des longueurs sur un format plus long, celui de 12 épisodes convient tout à fait et est bien maîtrisé. On voit bien le temps qui passe et les personnages qui changent, et l'on a le droit à un beau final.

Si ceux qui ont apprécié Cowboy Bebop et Samurai Champloo avant tout pour leur côté action seront sûrement déçus de ne rien retrouver de tel ici, Watanabe Shinichirô montre qu'il s'en sort très bien dans un registre différent. Avec une passion pour la musique digne de Nodame Cantabile et une atmosphère rétro subtile et accrocheuse, Sakamichi no Apollon est un vrai petit régal. Comme quoi on peut toujours utiliser de bons vieux ingrédients quand on a assez de doigté et que l'on trouve un contexte original.

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28.07.2012

[Anime] Ikoku meiro no croisée

Titre japonais : 異国迷路のクロワーゼ

Nombre d'épisodes : 12

Année de production : 2011

Licence en France : Aucune

Fiche : Animeka ; ANN

 

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Comme presque toujours, j'avais repéré cet anime au début de sa diffusion suite aux réactions sur la blogosphère. Etant sûrement trop occupée à regarder des "vieux" trucs, j'ai noté la série sur ma liste pour plus tard. Même si les critiques n'étaient pas forcément élogieuses, je me suis lancée dans son visionnage au printemps. Parce que quand même, j'étais curieuse de voir ce que donnait le Paris de la fin du 19ème vu par les Japonais du 21ème ! ^^

Oscar, un Français adepte de lointains voyages, ramène un jour dans ses bagages une jeune fille japonaise, Yune. Celle-ci va s'installer avec le vieil homme et son petit-fils Claude et va devoir s'habituer à la vie en France. Nous allons suivre son quotidien dans un des passages couverts de la capitale. où elle va faire de nombreuses rencontres. Les différences culturelles vont donner lieu à des situations parfois difficiles, mais Yune va petit à petit se faire sa place et devenir très proche de Claude, jeune forgeron qui façonne des enseignes.

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Dès les premières minutes, j'ai été enchantée par la façon dont on nous présentait le Paris de la deuxième moitié du 19ème siècle, avec ses boulevards bordés d'immeubles haussmanniens, ses monuments, ses ponts sur la Seine, ses grands magasins, ses omnibus et tout son peuple. C'est vraiment beau, on s'y croirait, et même si on a pas mal de points de repère avec les monuments qui sont encore bien présents de nos jours, c'est sûrement presque aussi dépaysant pour une Française comme moi qui connaît quand même pas mal Paris que pour le public japonais.

L'ambiance du passage du Roy, où Claude a son atelier et sa boutique, m'a tout à fait rappelé celle des passages couverts parisiens que j'ai pu visiter comme la galerie Vivienne ou le passage Choiseul. C'est d'ailleurs amusant de constater qu'aujourd'hui ces lieux sont situés dans le quartier japonais ^^. J'ai beaucoup aimé la façon dont le métier de Claude est présenté, et les belles enseignes en fer forgé c'est quand même autre chose que ce qu'on a aujourd'hui !

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La série ne se contente pas de prendre l'époque comme simple décor, elle fait aussi allusion à plus problématiques sociales qui y sont propres, et j'ai pu noter certains thèmes abordés chez Zola, ou chez Clauude Izner pour citer un auteur plus récent. On nous parle de modernité avec l'expansion des grands magasins et le développement de la photographie, on évoque les classes les plus pauvres à travers le petit vagabond blond qui vole pour se nourrir, mais aussi les plus aisées avec les deux soeurs Blanche. On sent bien que sur ces points, Ikoku meiro no croisée est bien documenté et j'ai donc regretté qu'elle n'aie pas le temps, ou ne prenne pas le temps car il y a un peu des deux, d'aller plus loin.

Si notre jeune héroïne semble d'abord avoir quelques difficultés à communiquer avec ses deux hôtes, ce qui n'est pas surprenant, ceux-ci se rendent rapidemment compte qu'en fait Yune comprend bien le français, ce qui arrange tout le monde, mais ne rend pas la situation très crédible. Je me doute bien qu'on ne pouvait pas nous faire un anime où tout le monde parle français sauf l'héroïne, mais quand même, la question de la langue est un peu trop vite passée à la trappe, et du coup ça enlève pas mal de subtilité aux échanges entre les personnages. Pas contre, thumbs up au narrateur que l'on entend au début de chaque épisode et qui parle vraiment français, pas comme celui de Gankutsuou par exemple ^^.

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Pour Yune, le choc culturel passe aussi par la nourriture, et par exemple elle ne semble pas trop apprécier le fromage. En échange, Claude n'est pas particulièrement fan des plats japonais qu'elle lui prépare avec tant d'attention. Après, on a évidemment tout ce qui concerne les différences de perception dans les relations humaines, et si Claude est surpris de voir Yune se mettre à genoux le visage au sol pour s'excuser, nous on ne l'est pas vraiment. Rien de totalement imprévisible, mais il y a à peu près autant de clichés des deux côtés (bien que ce mot soit peut être un peu fort), donc ça passe bien, même si évidemment il y a pas mal de bons sentiments. 

J'ai trouvé que la vision qu'ont les Français de l'époque du Japon et des Japonais correspondaient bien à ce que j'ai eu l'occasion de lire ou voir ailleurs. Et c'est aussi pour ça j'imagine que cette époque a été choisie : elle correspond à une période de grands changements pour la France et sa capitale, mais aussi à celle où les habitants ont commencé à s'intéresser à la culture japonaise, conséquence de l'ouverture au monde de l'archipel. Je m'attendais d'ailleurs à ce qu'on nous en dise bien plus sur les origines de Yune et sur les conditions exactes dans lesquelles ella a décidé de venir en France. Si elle tient le rôle de servante auprès d'Oscar et Claude, on devine qu'avec les kimono qu'elle possède, elle ne doit pas non plus être une simple paysanne. Il aurait été vraiment intéressant de pouvoir la situer dans la société japonaise, elle aussi en pleine révolution à ce moment.

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Pour ce qui est du chara design, les personnages masculins sont très simples, et les personnages féminins du genre très kawaii. Ca passe pas mal pour Yune, mais si je suis bien consciente qu'on ne peut pas parler d'anachronisme, cette apparence m'a paru en quelque sorte trop moderne par rapport à l'univers dans lequel évoluent les personnages. Un design plus sobre au niveau des yeux n'aurait pas été plus mal, mais bon dans tous les cas je ne suis pas fan de ce type de personnages aux yeux démesurés et trop écartés.

Cela ne vous étonnera sûrement pas que j'ai si peu apprécié Alice, la peste blonde survoltée de service que j'aurais à peine été étonnée de voir en uniforme à marinière tellement on la croit sortie d'une romance lycéenne. Sa grande soeur Camille n'en paraît donc que plus reposante en comparaison, et si son histoire contient des éléments classiques, elle exploite bien le contexte et reste touchante. Claude devient lui aussi rapidement sympathique car on n'insiste pas trop sur son côté râleur et bourru, et son passé est intéressant.

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L'OST est dans l'ensemble discret, et s'il n'est pas mémorable il n'en est pas moins agréable et convient bien à l'esprit de quotidien citadin, avec la petite touche très française d'instruments comme l'accordéon. J'ai beaucoup aimé les sonorités et la mélodie très enjouée de la chanson de l'opening. La chanson de l'ending avec sa voix un peu trop kawaii à mon goût est moins mémorable.

Si vous n'avez pas un minimum d'intérêt pour la France du 19ème siècle, vous vous ennuierez sûrement royalement devant Ikoku meiro no croisée. car en elle-même son histoire n'a rien d'exceptionnel. On a une impression de trop peu pour certains éléments qui sont très intéressants mais qui sont laissés de côté au profit de personnages et d'événements beaucoup plus conventionnels. Mais j'ai avant tout regardé la série pour son univers, et de ce côté-là elle a été à la hauteur de mes espérances. Si l'on veut changer des cours d'école ou des univers fantatsiques sans entrer dans l'historique pur, on peu passer un bon petit moment avec cet anime.

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