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27.08.2009

[Anime] Ergo Proxy

Titre japonais : エルゴプラクシー

Nombre d'épisodes : 23 épisodes

Année de production :
2006

Licence en France :
Dybex

Fiche :
Animeka ; ANN

 

J'avais entendu parlé de cette série il y a bien longtemps, et je m'apprêtais à la regarder en fansub quand Dybex l'avait licenciée. Bonne idée, ça me fera un bon truc à acheter, que je m'étais dit. Le temps passe, j'achète d'autres choses, les cinq DVD sortent. Je fais un concours sur le site de Dybex, je gagne le premier DVD (qui devait être signé par le réalisateur mais qui ne l'était pas, bref), je regarde le premier épisode et je me dis qu'en effet, ça en jette, mais ça sert à rien que je regarde le reste du DVD tant que je me décide pas acheter toute la série. Le temps passe, je regarde de temps en temps le prix des DVD en occas, mais j'ai toujours d'autres dépenses.

Jusqu'à juin dernier, où je commande le deuxième coffret de Fullmetal Alchemist. Et là, je vois qu'il y a plein de choses en soldes, dont l'intégrale slim pack d'Ergo Proxy à 35 euros. Là, j'ai craqué, tant pis si le DVD que j'avais avant me sers plus à rien ^^. Le coffret slim n'est pas si beau que ça, pour ceux qui ont pas le budget pour le coffret collector je conseille donc plutôt le coffret gold (qui est encore moins cher en plus). Y'a pas idée de faire trente-six éditions différentes ! o_O. Bref, j'ai donc pu enfie me mettre à regarder la série.

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Dès le premier épisode, j'ai été (de nouveau) assez scotchée par l'univers et tout l'aspect visuel de la série. C'est très beau, les teintes sombres généralement utilisées donnent vraiment du caractère aux personnages et aux environnements. La qualité de la réalisiation se vérifie par la suite, quand le déroulement de l'histoire nous permet de voir des environnements plus variés. Que ce soit l'héroïne Re-L Mayer, les Autoreivs (robots antropomorphes) ou les Proxy, ils ont tous vraiment de la gueule.

Mais ça n'est pas que beau, le scénario suit aussi. Des ingrédients pas forcéments inédits, mais très bien exploités. Le côté monde post-apocalyptique par exemple, et la relation entre humains et robots, la question de l'âme chez ces machines. Je ne citerai que ça sinon je spoilerais méchamment, mais c'est vraiment bien fichu, ça demande un peu de réflexion pour suivre mais ce n'est pas super tordu, on n'a pas l'impression qu'on nous a pondu un truc super compliqué où on dit ah ouah c'est trop bien, alors qu'en fait ça veut dire qu'on n'a pas trop compris ^^.

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L'alternance entre des phases d'exploration, des phases de combat et des phases de réflexion si on peut dire, est vraiment intéressante et on ne s'ennuie pas une seconde. J'ai beaucoup aimé l'interlude du 15ème épisode, qui s'écarte de l'histoire et est donc d'un sens inutile, mais c'est vraiment sympa. De la même façon, j'ai bien apprécié l'épisode précédent et le suivant si je me souviens bien. Celui où Re-L et Vincent sont dans une ville déserte, et celui où le Lapin n'avance pas car il n'y a pas de vent. Ils sont vraiment excellents au niveau de la réalisation, ils ne font pas non plus avancer beaucoup l'histoire mais les réalisateurs se font plaisir et maîtrisent parfaitement leur truc, ce n'est pas juste pour boucher les trous, si ça avait été ça ils auraient pu tout aussi bien ne pas se limiter à 23 épisodes.

Les personalités des différents protagonistes, humains ou robots, sont vraiment intéressantes. Vincent Law est au début le genre de personnage agaçant par excellence, très maladroit, tout le temps à bafouiller et à s'excuser. Mais il est au coeur de l'intrigue et son côté mystérieux compense bien. Re-L échappe au rôle d'héroïne modèle, car on ne nous cache pas ses défauts. Pino est tout simplement adorable, aussi bien au niveau de son apparence que de sa voix. J'ai moins adhéré aux personnages de Raul et surtout de Daedalus, mais ils ont bien sûr un rôle essentiel.

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Et la touche finale à cet univers, c'est la musique. D'abord, les deux génériques, assez énormes. Excellent de retrouver une des chansons de Radiohead que je connais depuis plus de dix ans (Paranoid Android) comme ending. Et la chanson du générique de début (Kiri, de Monoral) est superbe, tout comme les images qui l'accompagnent. Dans les épisodes en eux-même, la musique n'est pas toujours très présente, mais les différents bruitages créent vraiment une ambiance. Et quand musique il y a, c'est très réussi. J'adore vraiment les deux morceaux qu'on entend le plus souvent (qu'on retrouve dans le menu principal et dans le menu épisodes des DVD).

Une réalisation excellente et maîtrisée mais qui ne cherche jamais trop à en mettre plein les yeux, un scénario intelligent mais jamais trop prise de tête, un univers très beau visuellement et musicalement, que des bons points pour Ergo Proxy, série à voir absolument.

18.08.2009

[Anime] Trigun

Titre japonais : トライガン

Nombre d'épisodes : 26 épisodes

Année de production :
1998

Licence en France :
Dybex

Fiche :
Animeka ; ANN

 

Après quelques séries en fansub, je suis retournée voir du côté de ma DVDthèque chercher une vieille série. Vieille parce qu'elle a maintenant plus de dix ans, mais aussi parce que c'est une des toutes premières que j'ai acheté en DVD. J'avais vu les premiers épisodes, et comme ça me plaisait bien, j'avais décider de fendre ma tirelire pour me dégotter les huit DVD d'occas. Oui, pas moins de huit DVD pour une série de 26 épisodes, sur ce coup-là Dybex avait un peu abusé mais heureusement cette époque est révolue, vive les coffrets ^^.

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Trigun prend place sur une planète désertique qui a un petit côté western, avec tous les bandits et les bars aux allures de saloons. On apprend à un moment comment les hommes en sont venus à habiter cette planète, et le fait qu'ils ont perdu les connaissances technologiques qu'ils avaient jadis. Dans cet univers hostile, Vash the Stampede, surnommé le typhon humanoïde, sème la terreur de ville en ville et détruit tout sur son passage. Du moins, c'est ce que tout le monde croit, car en même temps que Meryl et Milly, deux agents d'une compagnie d'assurance chargées de demander des comptes à Vash pour les dégâts qu'il a causés, on apprend vite que le personnage n'est pas tout à fait, voire pas du tout celui qu'on dit.

La première partie de la série est constituée de petites aventures et nous permet de connaître mieux les personnages et le monde dans lequel ils évoluent. On voit également apparaître Wolfwood, personnage clé de l'histoire. Une partie de la personnalité de Vash est révélée, mais le mystère continue à planer sur ses origines et sur sa quête. C'est dans la deuxième partie de la série, quand on passe aux "choses sérieuses", qu'on en apprend plus. Et le personnage, déjà fort sympatique, n'en devient que plus attachant.

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L'histoire est somme toute très simple et utilise différents thèmes connus (mais qui l'étaient peut-être moins, du moins en manga/animation, il y a dix ans), mais ça fonctionne très bien grâce au quatuor de personnages principaux qui est vraiment excellent. Leurs interactions sont à la fois au coeur du côté comique et du côté dramatique de l'histoire. Meryl et Milly sont toutes les deux excellentes et ont un caractère bien trempé. C'est un vrai bonheur de voir Milly s'exaspérer des pitreries de Vash, ou Vash déconner avec Wolfwood. La fin de la série nous laisse un peu sur notre faim, non seulement parce que la quête de Vash se termine un peu trop brièvement, mais aussi parce qu'on aurait vouloir voir davantage le petit groupe.

Ce que j'ai le moins aimé dans la série, c'est le côté baston. Enfin, plutôt, les méchants, généralement un peu trop basiques, que ce soit les divers bandits ou la bande des Gung Ho Guns au service du grand méchant. Visuellement, je suis pas du tout fan (un côté un peu trop comics peut-être), et c'est un peu trop shônen de base pour moi, du genre : ah enfoiré tu vas tâter de ma lame. Mais les affrontements gardent leur intérêt du fait que Vash a pour principe de ne tuer personne.

Visuellement, ça se voit que la série est plus toute jeune. Le design des personnages principaux passe bien, mais les personnages secondaires, et les vilains justement, font un peu vieillots. Les décors restent sympas, même si forcément ce n'est pas si varié que ça sur une planète désertique. La bande sonore est très réussie : ambiance un peu western pour aller avec l'univers, très jolies mélodies. A la longue, je me suis un peu lassée des génériques, mais ils sont ausi bien sympas.

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Trigun fait pour moi partie des classiques et doit être vu rien que pour le personnage de Vash qui est vraiment génial et très complet.  C'est pas pour rien qu'il est dans mon top 10 de personnages ! Il est à la fois extrêment drôle, touchant et mystérieux. Si comme je le dis j'ai moins aimé la série pour le côté baston, l'histoire et l'unviers restent très bons et le côté comédie, bien que moins présent dans la deuxième partie, est vraiment excellent. A voir pour Vash donc, mais aussi pour Kuroneko, le chat noir sorti de nulle part qu'on voit à chaque épisode et qui me fait toujours autant délirer !

21.05.2009

[Anime] Cowboy Bebop

Titre japonais : カウボーイビバップ

Nombre d'épisodes : 26 épisodes

Année de production :
1998

Licence en France :
Dybex

Fiche :
Animeka ; ANN

 

Mais qu'est-ce que je vais bien pouvoir dire sur un tel classique ? Tout a déjà été dit ! Ce serait bien plus facile de critiquer, mais y'a pas moyen ! Autant j'en ai fait un bon paté sur Samurai Champloo, autant là je sens que ça va aller plus vite, bizarrement. Ca fait bien longtemps que je possède cette série dans ma DVDthèque, j'ai donc les DVD unitaires tout simples et pas un des beaux coffrets sortis dernièrement. Même que je les avais presque tous achetés neufs, car ils étaient difficiles à trouver en occas, pas si étonnant.

Mais pourquoi c'est bien Cowboy Bebop ? Un anime qui se passe dans l'espace, c'est pourtant pas révolutionnaire ! Non, ce n'est pas l'univers (là on peut même prendre le mot dans son sens premier !) choisi qui est original, mais la façon dont il est traité. Chaque épisode est une mini-histoire où apparaissent des personnages différents en plus des personnages récurrents. La trame principale est en arrière-plan et  l'histoire de chaque personnage est distillée au compte-goutte. Le genre de recette qui ne marche que si les personnages récurrents en question sont réussis, sinon le fait qu'il n'y ait pas de réel suivi d'un épisode à l'autre deviendrait chiant.

Mais justement, les personnages, ils sont très réussis. Même avec la technique du compte-goutte, on en apprend assez sur eux pour s'attacher rapidement à eux, et leurs interactions en tant que "colocataires" du Bebop et collègues chasseurs de prime sont un vrai régal. Ils ont chacun leur part à la fois dans le côté comique et le côté tragique de l'anime, ils s'imposent vraiment. Ils ont juste la classe, quoi.  Même Ein le chien, a la classe. Oui, je suis une grande fan de Ein !

Tout comme l'histoire des personnages, l'histoire du monde dans lequel ils évoluent nous est donnée par petits bouts. On sait qu'on est en 2071, on sait que les hommes vivent sur différentes planètes et se déplacent dans l'espace à l'aide des gates. Mais là encore, il y a un bon équilibre, on n'a pas l'impression qu'on nous en dit pas assez ou qu'on part trop du principe qu'on est supposé savoir. C'est aussi marrant d'avoir des petites anecdotes sur ce passé qui est pour nous un présent ou presque, avec par exemples les cassettes vidéo qui passent pour de véritables antiquités.

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Au niveau visuel, bien sûr ça a vieilli un petit peu, mais la série a tout de même dix ans maintenant. Les décors sont variés d'un endroit à l'autre, les scènes de baston ou de combats en vaisseau restent très bien faites et dynamiques. J'aime bien le design des principaux personnages, mais ceux qui sont plus secondaires paraissent peut-être un peu vieillots maintenant. Mais bon, c'est pas non plus mon genre de m'arrêter à des petits détails techniques. Allez, la seule vraie critique que je pourrais faire, c'est pour le mini-fan service autour de Faye ^^.

On ne peut pas parler de Cowboy Bebop sans parler de sa musique, car elle joue un rôle énorme dans l'identité de la série. On dit souvent que l'ambiance est au jazz, c'est sûr qu'il y en a, mais ce serait trop réducteur de dire seulement ça. Le gros point fort de cette BO de Yoko Kanno, c'est qu'elle est extrêmement variée d'un épisode à l'autre. J'ai particulièrement aimé les morceaux où ils y a des percussions qui donnent un côté ethnique. Les quelques chansons qu'on peut entendre sont elles aussi vraiment chouettes, tout comme les légendaires opening et ending.

Tout en nous offrant une multitude de mini-histoires, toutes très bien construites même si elles ne durent que le temps d'une session (parfois 2), la série a un début bien marqué, la rencontre de Jet et Spike avec Ein, Faye et Ed, et une fin bien marquée, aussi simple que belle. Si l'on devine certains des événements qui vont constituer cette conclusion, on est quand même bien sur le cul à la toute fin.

Un univers bien pensé, des personnages excellents, le tout dans une ambiance musicale parfaite, on ne pouvait pas demander mieux. Qu'il y ait plus d'épisodes, peut-être ! D'un sens, oui, de l'autre, ça participe au charme de la série. On nous montre ainsi que l'univers et les personnages ont du potentiel, mais sans les épuiser totalement, du coup on en garde une impression encore meilleure.

Pour finir un mot sur le film : Knocking on Heaven's Door. Je ne l'ai pas revisionné car je l'ai déjà vu deux fois, mais je ne peux en dire que du bien. L'adaptation au format long métrage est bien réussie, et visullement les décors et les jeux de lumière sont magnifiques. See you space cowboy.... ^^

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