Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

11.03.2009

[Drama] Utahime

Titre japonais : 歌姫

Nombre d'épisodes : 11

Diffusé en : Automne 2007

Chaîne de diffusion : TBS

Fiche : DramaWiki

 

J'avais repéré cette série il y a un bout de temps, juste après avoir vu Ikebukuro West Gate Park et My boss my hero, en fait. Ceux et celles qui ont vu ces deux dramas on déjà repéré leur point commun : c'est Nagase Tomoya qui y tient le rôle principal, et moi je le trouve excellent. Je ne nierai pas que son physique avenant y est pour quelque chose (et de ce côté-là ça change bien des ptits jeunots de 20 ans ^^), mais en deux séries, j'ai pu voir qu'il était très fort aussi bien pour les rôles de comédie que pour les rôles plus sérieux. Dans Utahime, son personnage mélange un peu les deux, et ça marche toujours aussi bien.

Après un court moment passé dans le Tôkyô d'aujourd'hui, l'histoire de Utahime nous envoie dans un petit village côtier de Shikoku, au milieu des années 1950. Le dépaysement est double, et j'apprécie doublement. J'ai apprécié des dramas comme Yasashii Jikan, Shikaotoko Awoniyoshi ou Hanayome wa Yakudoshi parce qu'ils nous montrent autre chose que Tôkyô. Et là, en plus on a le changement d'époque. Je pense par pour autant qu'on puisse parler de drama historique, mais en tout cas l'ambiance créée est vraiment excellente. Une petite ville où tout le monde se connaît, avec au coeur de l'histoire le cinéma avec son unique salle et son bar. Et des personnages hauts en couleur.

Tomoya Nagase incarne Tarô Shimanto, ancien soldat qui a perdu la mémoire et qui vit chez les propriétaires du cinéma qui l'ont recueilli 10 ans auparavant. Il est un peu devenu le fils ainé de la famille. C'est Fubuki Jun qui joue le rôle de la mère, personnage très différent de la froide directrice de Watashitachi no kyôkasho. La fille cadette, Suzu, avait 10 ans quand Tarô a été trouvé blessé. Elle a donc grandi avec lui, mais on s'en doute que maintenant qu'elle a presque 20 ans, elle ne le considère pas forcément que comme son grand frère. C'est Aibu Saki (Zettai Kareshi, Attention Please) qui joue le rôle de Suzu. Peut-être qu'elle n'a rien de spécial, mais je l'aime bien, c'est tout ! ^^.

utahime.jpg

Dans le rôle de Matsu, yakuza complètement à la masse, on retrouve Sato Ryuta (Bambino, Tokyo Friends), vraiment étonnant. Un autre personnage incontournable est Sabako, vieille fille commère par excellente. Il faut pas oublier non plus Geruman, pécheur de son état et ami très suceptible de Tarô. Avec le duo Suzu/Tarô, ces trois personnages sont à l'origine des nombreuses scènes cocasses qu'on trouve tout au long de la série. C'est loufoque et décalé, ça va parfaitement avec le lieu et l'époque mis en scène. La BO est efficace et renforce bien ces scènes drôles tout comme les scènes d'émotion. Sans surprise, la chanson thème est de Tokio. Je vais pas dire que j'écouterais ça en boucle mais bon il sait chanter le Tomoya, ça a la pèche et même si ça a rien de 50's ça passe bien.

Le thème de l'amnésie est pas vraiment inédit c'est sûr, mais je trouve qu'il est vraiment bien utilisé ici, notamment à la fin, que j'ai trouvée particulièrement réussie. Tarô va-t-il retrouver la mémoire ? Si c'est le cas, va-t-il oublier toutes ces années passées dans sa famille d'adoption ? D'un côté, ça crée du suspense, et de l'autre, ça donne de la profondeur aux personnages. Que ce soit Tarô lui-même ou Suzu, on comprend bien leurs sentiments contradictoires. Les premiers épisodes peuvent au premier abord paraître un peu longs, mais je trouve qu'ils permettent vraiment de mettre en valeur la relation entre Tarô et Suzu, on nous montre bien leur vie quotidienne et leur complicité. Et ça, c'est nécessaire pour passer à la suite, l'arrivée d'une certaine personne qui bien sûr va déclencher certains événements.

Des personnages excellents, une histoire qui mêle habilement drame et comédie, un univers très intéressant et rafraîchissant, voilà donc encore un gros coup de coeur !

04.03.2009

Evangelion 1.0 : Pour moi, ce sera pas au ciné

C'est aujourd'hui que sort au cinéma en France le premier des trois nouveaux films Evangelion, et je viens d'admirer la magnifique distribution. C'est pas comme si c'était une surprise, mais quand même, cinq salles... Rien sur Rouen, bien sûr, mais même à Paris il n'y a qu'une salle qui le passe à 22h30... Donc c'est mort pour aller le voir, à moins d'aller passer la nuit sous un point après ! Le film était bien sorti en avant-première dans cette même salle la semaine dernière, mais j'avais préféré aller voir l'expo Rapa Nui le jeudi après-midi, me disant que j'aurai une autre opportunité d'aller au ciné... Dans le cul la balayette !

evangelion1.0.jpg

Je sais pas à quoi c'est dû exactement ces distributions de merde, si c'est le distributeur qui sait pas vendre ou si c'est les salles qui en veulent pas, j'y connais rien moi, mais dans ces cas-là ils feraient mieux de pas le sortir du tout. Je suis vraiment déçue car les Evas sur grand écran ça doit quand même bien en jeter. Pour voir de l'animation dans les salles obscures il faudra donc attendre le mois prochain et la sortie du nouveau Miyazaki, au moins celui-là aura une vraie distribution ! Merci Mickey...

23.10.2008

[Anime] Dennou Coil

Titre japonais : 電脳コイル

Nombre d'épisodes : 26 épisodes

Année de production :
2007

Licence en France :
Aucune

Fiche :
Animeka ; ANN

 

Si possible, quand je regarde une série en fansub je préfère attendre que tous les épisodes soient disponibles, je pense que pas mal de gens fonctionnent aussi comme ça. Ca a été encore une fois le cas pour cet anime de 26 épisodes, que j'avais repéré dès la sortie des premiers épisodes.

L'histoire de Dennou Coil se déroule en 2026 dans une ville où tous les enfants portent des cyber-lunettes leur permettant de voir un monde virtuel directement basé sur le monde réel. Le fonctionnement de ce monde virtuel nous est bien sûr expliqué dans les premiers épisodes, et on y adhère tout de suite. Le système imaginé est riche tout en restant simple, sans aller chercher les trucs tirés par les cheveux ou les trente-six trucs et mystères auxquels on ne comprendra rien et qu'on nous expliquera même pas à la fin.

On suit donc une petite bande d'enfants qui sont en dernière année de primaire, accompagnés pour certains par leurs cyberpets. Les personnages sont très attachants, leur caractère est bien marqué et j'ai vraiment appécié le design assez particulier qui les rend très expressifs, la médaille d'or revenant à la petite Kyôko, la gamine chiante super réaliste, et aussi à la grand-mère bien déjantée. Sans oublier le cyber-chien Densuke qui a trop une bonne bouille. Les tons doux généralement pour les personnages et les décors donnent une ambiance vraiment sympathique.

Dennoucoil.jpg

L'histoire avance à un rythme régulier et bien dosé, et passées les petites aventures des épisodes on entre bien sûr au coeur de la "vraie" trame, bien maîtrisée jusqu'au bout. De la bonne aventure, avec juste ce qu'il faut de suspense, un bon dosage entre le côté sérieux et le côté comique. Et pour parfaire le tout, de très belles musiques, y compris les deux chansons des génériques. Le genre de série qui donne tout son sens au mot dessin animé, en fait.

Je conseille vivement, ça n'en a peut-être pas l'air mais sous ses airs sans prétention, Dennou Coil est une série très divertissante tout en restant intelligente, l'histoire et les personnages donnent vraiment l'impression que la série a été bien travaillée. Il n'y a peut-être pas de suspenses intenables, mais à côté la régularité et la cohérence valent bien mieux.