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28.07.2012

[Anime] Ikoku meiro no croisée

Titre japonais : 異国迷路のクロワーゼ

Nombre d'épisodes : 12

Année de production : 2011

Licence en France : Aucune

Fiche : Animeka ; ANN

 

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Comme presque toujours, j'avais repéré cet anime au début de sa diffusion suite aux réactions sur la blogosphère. Etant sûrement trop occupée à regarder des "vieux" trucs, j'ai noté la série sur ma liste pour plus tard. Même si les critiques n'étaient pas forcément élogieuses, je me suis lancée dans son visionnage au printemps. Parce que quand même, j'étais curieuse de voir ce que donnait le Paris de la fin du 19ème vu par les Japonais du 21ème ! ^^

Oscar, un Français adepte de lointains voyages, ramène un jour dans ses bagages une jeune fille japonaise, Yune. Celle-ci va s'installer avec le vieil homme et son petit-fils Claude et va devoir s'habituer à la vie en France. Nous allons suivre son quotidien dans un des passages couverts de la capitale. où elle va faire de nombreuses rencontres. Les différences culturelles vont donner lieu à des situations parfois difficiles, mais Yune va petit à petit se faire sa place et devenir très proche de Claude, jeune forgeron qui façonne des enseignes.

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Dès les premières minutes, j'ai été enchantée par la façon dont on nous présentait le Paris de la deuxième moitié du 19ème siècle, avec ses boulevards bordés d'immeubles haussmanniens, ses monuments, ses ponts sur la Seine, ses grands magasins, ses omnibus et tout son peuple. C'est vraiment beau, on s'y croirait, et même si on a pas mal de points de repère avec les monuments qui sont encore bien présents de nos jours, c'est sûrement presque aussi dépaysant pour une Française comme moi qui connaît quand même pas mal Paris que pour le public japonais.

L'ambiance du passage du Roy, où Claude a son atelier et sa boutique, m'a tout à fait rappelé celle des passages couverts parisiens que j'ai pu visiter comme la galerie Vivienne ou le passage Choiseul. C'est d'ailleurs amusant de constater qu'aujourd'hui ces lieux sont situés dans le quartier japonais ^^. J'ai beaucoup aimé la façon dont le métier de Claude est présenté, et les belles enseignes en fer forgé c'est quand même autre chose que ce qu'on a aujourd'hui !

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La série ne se contente pas de prendre l'époque comme simple décor, elle fait aussi allusion à plus problématiques sociales qui y sont propres, et j'ai pu noter certains thèmes abordés chez Zola, ou chez Clauude Izner pour citer un auteur plus récent. On nous parle de modernité avec l'expansion des grands magasins et le développement de la photographie, on évoque les classes les plus pauvres à travers le petit vagabond blond qui vole pour se nourrir, mais aussi les plus aisées avec les deux soeurs Blanche. On sent bien que sur ces points, Ikoku meiro no croisée est bien documenté et j'ai donc regretté qu'elle n'aie pas le temps, ou ne prenne pas le temps car il y a un peu des deux, d'aller plus loin.

Si notre jeune héroïne semble d'abord avoir quelques difficultés à communiquer avec ses deux hôtes, ce qui n'est pas surprenant, ceux-ci se rendent rapidemment compte qu'en fait Yune comprend bien le français, ce qui arrange tout le monde, mais ne rend pas la situation très crédible. Je me doute bien qu'on ne pouvait pas nous faire un anime où tout le monde parle français sauf l'héroïne, mais quand même, la question de la langue est un peu trop vite passée à la trappe, et du coup ça enlève pas mal de subtilité aux échanges entre les personnages. Pas contre, thumbs up au narrateur que l'on entend au début de chaque épisode et qui parle vraiment français, pas comme celui de Gankutsuou par exemple ^^.

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Pour Yune, le choc culturel passe aussi par la nourriture, et par exemple elle ne semble pas trop apprécier le fromage. En échange, Claude n'est pas particulièrement fan des plats japonais qu'elle lui prépare avec tant d'attention. Après, on a évidemment tout ce qui concerne les différences de perception dans les relations humaines, et si Claude est surpris de voir Yune se mettre à genoux le visage au sol pour s'excuser, nous on ne l'est pas vraiment. Rien de totalement imprévisible, mais il y a à peu près autant de clichés des deux côtés (bien que ce mot soit peut être un peu fort), donc ça passe bien, même si évidemment il y a pas mal de bons sentiments. 

J'ai trouvé que la vision qu'ont les Français de l'époque du Japon et des Japonais correspondaient bien à ce que j'ai eu l'occasion de lire ou voir ailleurs. Et c'est aussi pour ça j'imagine que cette époque a été choisie : elle correspond à une période de grands changements pour la France et sa capitale, mais aussi à celle où les habitants ont commencé à s'intéresser à la culture japonaise, conséquence de l'ouverture au monde de l'archipel. Je m'attendais d'ailleurs à ce qu'on nous en dise bien plus sur les origines de Yune et sur les conditions exactes dans lesquelles ella a décidé de venir en France. Si elle tient le rôle de servante auprès d'Oscar et Claude, on devine qu'avec les kimono qu'elle possède, elle ne doit pas non plus être une simple paysanne. Il aurait été vraiment intéressant de pouvoir la situer dans la société japonaise, elle aussi en pleine révolution à ce moment.

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Pour ce qui est du chara design, les personnages masculins sont très simples, et les personnages féminins du genre très kawaii. Ca passe pas mal pour Yune, mais si je suis bien consciente qu'on ne peut pas parler d'anachronisme, cette apparence m'a paru en quelque sorte trop moderne par rapport à l'univers dans lequel évoluent les personnages. Un design plus sobre au niveau des yeux n'aurait pas été plus mal, mais bon dans tous les cas je ne suis pas fan de ce type de personnages aux yeux démesurés et trop écartés.

Cela ne vous étonnera sûrement pas que j'ai si peu apprécié Alice, la peste blonde survoltée de service que j'aurais à peine été étonnée de voir en uniforme à marinière tellement on la croit sortie d'une romance lycéenne. Sa grande soeur Camille n'en paraît donc que plus reposante en comparaison, et si son histoire contient des éléments classiques, elle exploite bien le contexte et reste touchante. Claude devient lui aussi rapidement sympathique car on n'insiste pas trop sur son côté râleur et bourru, et son passé est intéressant.

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L'OST est dans l'ensemble discret, et s'il n'est pas mémorable il n'en est pas moins agréable et convient bien à l'esprit de quotidien citadin, avec la petite touche très française d'instruments comme l'accordéon. J'ai beaucoup aimé les sonorités et la mélodie très enjouée de la chanson de l'opening. La chanson de l'ending avec sa voix un peu trop kawaii à mon goût est moins mémorable.

Si vous n'avez pas un minimum d'intérêt pour la France du 19ème siècle, vous vous ennuierez sûrement royalement devant Ikoku meiro no croisée. car en elle-même son histoire n'a rien d'exceptionnel. On a une impression de trop peu pour certains éléments qui sont très intéressants mais qui sont laissés de côté au profit de personnages et d'événements beaucoup plus conventionnels. Mais j'ai avant tout regardé la série pour son univers, et de ce côté-là elle a été à la hauteur de mes espérances. Si l'on veut changer des cours d'école ou des univers fantatsiques sans entrer dans l'historique pur, on peu passer un bon petit moment avec cet anime.

06.07.2012

[Anime] Saraiya goyou (House of five leaves)

Titre japonais : さらい屋 五葉

Nombre d'épisodes : 12

Année de production : 2010

Licence en France : KZplay pour le web, Beez pour les DVD

Fiche : Animeka ; ANN

 

Bien que je n'aie encore lu aucune oeuvre d'Ono Natsume ni vu aucune de leurs adaptations (je pense notamment à Ristorante Paradiso), j'ai un très bon a priori sur cette auteure. Je n'ai donc pas hésité longtemps quand la sortie en DVD de Saraiya Goyô a été annoncée, après sa diffusion sur KZPlay et très peu de temps avant l'annonce de la fin de Beez. Le coffret en carton rigide et brillant façon couverture de livre (comme celui de The tatami galaxy) est vraiment classe, et très compact. 

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Je savais dès le départ que si l'histoire de Saraiya Goyô se situe à l'époque d'Edo et a pour personnage principal un samurai, la série n'avait pas grand chose d'un chanbara, et ce n'était pas pour me déplaire. Masa est donc un jeune ronin qui a apparemment fui son fief et se retrouve seul dans la capitale. Pour survivre à Edo, il enchaîne les petits boulots de garde du corps. C'est ainsi qu'il va faire la connaissance du mystérieux Yaichi et de sa bande, les Goyô (cinq feuilles en référence aux cinq pointes d'une feuille d'érable), qui se spécalise dans le kidnapping. Peureux et honnête, Masa va d'abord être réticent à se mêler de telles affaires et à gagner de l'argent d'une si vilaine façon. Mais intrigué par Yaichi, il va se laisser embarquer et devenir un élément essentiel des Goyô, dont il va apprendre à connaître les différents membres.

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J'ai beaucoup aimé la narration non linéaire de l'histoire, qui comporte de nombreux retours dans le passé des différents personnages et qui donne un dynamisme certain à l'ensemble de l'anime, en contraste avec l'ambiance paisible qui règne. On peut dire qu'il se passe à la fois beaucoup de choses et pas grand chose le long des 12 épisodes, car tout réside dans l'évolution de Masa, dans la découverte du passé de ses comparses et dans la façon dont il va se retrouver lié à tout ce petit monde. Peu d'actions, et beaucoup de dialogues, mais pas non plus trop, et surtout des dialogues efficaces. 

Si les histoires de kidnappings et les bandes de malfaiteurs n'ont rien d'anodin, c'est le quotidien et son ambiance tranquille qui dominent. Chacun des personnages a une personnalité travaillée, on s'attache rapidement à l'un ou à l'autre même s'ils ne sont pas forcément sympathiques au premier abord, et c'est avec un grand intérêt qu'on les voit évoluer dans le présent et que l'on découvre leur passé. Bien que l'époque choisie soit celle d'Edo et que la structure de la société telle qu'elle était à ce moment entre en ligne de compte, certains aspects des relations humaines sont on ne peut plus contemporains.

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Peut-être est-ce à cause des cheveux blancs et des yeux clairs de Yaichi qui m'ont rappelé Ginko, j'ai trouvé que Saraiya Goyô était en quelque sorte un Mushishi urbain. Aucun point commun au niveau de l'histoire certes, mais une même tranquilité, une même attention aux paysages, aux saisons qui passent, et les mêmes teintes délavées. Si l'on est bien en ville, la moindre occasion de montrer de la verdure est saisie, et tous les décors sont vraiment magnifiques.

On le remarque tout de suite, le design des personnages est très particulier, et il doit être certainement qualifié de "moche" par ceux qui ne l'aiment pas. Si on peut dire que les personnages ne sont pas objectivement "beaux", surtout les femmes, leurs traits sont très expressifs et on les reconnaît à coup sûr. Plus les épisodes passaient, plus j'ai apprécié ce design. Comme pour The tatami galaxy ou Kemonozume, il est un élément à part entière de l'univers de la série et lui confère un côté unique.

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Même si je n'avais rien lu qui le confirmait, je pensais en commençant l'anime qu'il s'agissait d'une adaptation complète du manga d'origine, qui compte huit tomes. Mais apparemment, non. Mais je dis ça parce que j'ai vérifié, pas du tout parce que je l'ai ressenti en regardant la série, au contraire, et ça c'est vraiment super. Je ne sais pas ce qui a été mis de côté et ce qui a été modifié ou arrangé, mais la trame est vraiment bien pensée et tient la route d'un bout à l'autre. 

La musique joue un rôle particulièrement important dans l'anime, et je l'ai énormément appréciée. Si cetaines mélodies et sonorités sont typiques de ce que l'on s'attend à entendre avec une histoire se déroulant dans un Japon féodal, on trouve également des instruments et des rythmes qui contrastent complètement mais l'ensemble garde une certaine homogénéité. Les chansons des génériques ont une ambiance très contemporaine qui tranche nettement avec le reste des épisodes. Si je ne les écouterais pas en boucle, je les ai trouvées sympa et j'ai apprécié le contraste.

J'ai savouré chaque épisode de Saraiya Goyô et je suis bien vite arrivée à la fin de la série. Quand on aime, douze épisodes cela paraît bien court, mais le format est tellement bien exploité que c'est très bien comme ça. C'est beau pour les yeux et les oreilles, c'est rempli d'émotions en tous genres, c'est exactement ce que je recherche dans une série. Evidemment, je recommande chaudement, c'est à voir et à revoir ! Procurez-vous le joli coffret DVD avant qu'on ne le trouve plus, c'est à avoir sur son étagère :).

17.06.2012

[Anime] Noein ~ Mou hitori no kimi e

Titre japonais : ノエイン もうひとりの君へ

Nombre d'épisodes : 24

Année de production : 2005

Licence en France : Aucune

Fiche : Animeka ; ANN

 

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Le 1er décembre 2006, alors que j'avais créé ce blog depuis quelques jours seulement, je publiais mon premier billet sur une série animée. Et cette série, c'était Noein. Ce nouveau billet que je rédige cinq ans et demi après est donc un peu particulier pour moi !

Comme je l'avais dit l'année dernière, cela faisait un petit moment que je voulais revoir cet anime, et j'espérais sa sortie en DVD en France depuis un petit moment. Mais il y a quelques mois, une alternative intéressante s'est présentée : l'achat du coffret DVD édition UK pour une dizaine d'euros. On reste dans la zone 2, c'est quand même pas mal ^^. Je me suis lancée dans mon revisionnage à la fin de l'hiver, et je n'ai pas du tout été déçue !

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Haruka est une fille de onze ans qui vit avec sa mère à Hakodate. Alors que les vacances d'été commencent et qu'elle en profite pour aller s'amuser avec ses amis, d'étranges événements vont commencer à se produire. Un groupe d'individus vêtus d'une cape noire et semblant sortir de nulle part va apparaître, et l'un d'eux en particulier semble s'intéresser à Haruka. La jeune fille va se rendre compte qu'elle dispose d'étranges pouvoirs qui pourraient sauver Lacryma, une dimension dont l'existence est menacée par Shangri-la et les étranges machines menées par Noein, le maître des lieux.

Dès les premières minutes, on remarque que la série est assez particulière visuellement. D'un côté, des personnages dont les corps ont des formes parfois imprécises et les visages des traits marqués, en particulier dans les scènes de combat, où l'on perçoit nettement des coups de crayon. De l'autre, des décors très jolis et détaillés, et l'utilisation très fréquente de la 3D. C'est assez perturbant au début, et moi-même j'ai mis du temps à m'habituer à l'apparence de certains personnages. Comme tout ce qui sort un peu de l'ordinaire, ça ne peut pas plaire à tout le monde, mais dans tous les cas cela donne vraiment à la série une identité propre.

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Le cadre dans lequel se passe la plus grande partie de l'histoire m'a encore plus marquée que lors de mon premier visionnage : que ce soit le port et les entrepôts, la vue nocturne depuis l'observatoire ou d'autres quartiers, chaque vue de la ville de Hakodate est superbe. Je trouve ça vraiment chouette que le cadre choisi soit une ville réelle et que pour changer ça ne soit pas Tôkyô. L'ambiance estivale est franchement réussie, et cela donne vraiment envie de se rendre sur les lieux (et en hiver, ça doit être pas mal aussi, comme le suggèrent les images de l'opening ^^).

Si les personnages de Noein ne sont pas révolutionnaires, leur personnalité est bien développée et est très liée au développement de l'histoire. Bien que les principaux protagonistes soient plus jeunes encore que ce qu'on a l'habitude de voir, la série n'a rien de gamin. Les thématiques de l'amitié, de la famille et de l'amour sont judicieusement utilisées et servent efficacement les notions de différentes dimensions. Ou bien c'est peut-être même l'inverse : l'aspect science-fiction n'est là que pour mettre en évidence les relations humaines.

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Toujours est-il que le système des différentes dimensions et les moyens d'aller de l'une à l'autre sont vraiment bien fichus. Une base scientifique qui semble solide (mais je ne suis pas experte en physique quantique ^^) sans que ça parte dans des trucs à la mords-moi-le-noeud juste histoire de dire hey vous voyez on a fait un truc super compliqué, et comme on comprend pas tout du premier coup vous allez trouver ça génial ! :p L'intrigue se lance dès le première épsiode, et si par la suite les choses se calment un peu, on continue d'avancer doucement mais sûrement vers un dénouement qui est spectaculaire mais qui ne vient pas trop hâtivement et conclut très bien l'histoire.

Je me suis très facilement attachée à la petite Haruka, qui est toujours souriante et montre du caractère sans être chiante. Yuu a un caractère renfermé et on a parfois envie de lui donner des claques, encore plus à sa mère qui est en grande partie responsable de son mal-être. Mais les actions et l'évolution du jeune garçon sont au coeur de l'intrigue, et sa relation avec Karasu, prêt à risquer sa vie pour protéger Haruka, est aussi un élément clé. 

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Ai, la sportive un peu garçon manqué, Isami qui se la joue cool et Miho la binoclarde survoltée fan de fantômes sont attachants chacun à leur façon et s'ils sont en retrait par rapport à leurs amis Haruka et Yuu, leur présence est quand même essentielle. Du côté des camarades de Karasu, on trouve également quelques personnages dont les actions et le comportement ne sont pas négigeables. Atori est très réussi dans le genre méchant psychopathe bien flippant, et il réserve des surprises. Des personnages comme la mère de Haruka ou bien Uchida, une scientifique accompagnée du flic Koriyama, complètent bien la galerie de personnages de Noein.

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Si je gardais un si bon souvenir de la série, c'était en grande partie grâce à sa superbe musique, dont j'avais déjà eu l'occasion de partager un extrait. Comme j'écoute régulièrement mes morceaux préférés, je m'en souvenais bien, mais c'est avec grand plaisir que je les ai redécouverts en contexte. Un vrai bonheur dès les premiers épisodes ! De la petite mélodie enjouée du quotidien aux choeurs épiques en passant par des ambiances plus mélancholiques, le travail de Nanase Hikaru est remarquable et se place définitivement parmi mes OST d'anime préférés. La compositrice propose des variations de ses mélodies dans différentes ambiances, et c'est qelque chose que j'apprécie particulièrement dans une bande sonore. J'aime toujours beaucoup la  chanson de l'opening signée Eufonius, groupe que l'on retrouve dans l'opening de Clannad (et dont la chanteuse Riya officie aussi en solo). L'ending est moins marquant mais reste sympa. 

A l'instar de Last Exile, et contrairement à Madlax, j'ai autant apprécié Noein lors de ce second visionnage que lors du premier. Même si elle a déjà quelques années, la série mériterait clairement de sortir en DVD chez nous, même si je sais bien qu'on peut dire ça de pas mal d'autres séries. J'ai aimé son mélange de science-fiction et de quotidien, son équilibre entre action et développement des personnages et le message qui est délivré : même s'il y a des moments durs, la vie continue, et rien n'est décidé à l'avance. A tenter si ce n'est pas déjà fait ! Si l'aspect visuel osé ne peut pas faire l'unanimité, je pense qu'il est plus difficile de rester insensible à la musique, sans laquelle l'anime ne serait pas ce qu'il est.

Un petit mot sur l'édition DVD UK : il s'agit coffret en plastique très simple, mais pour le prix, difficile d'en demander plus ! Les menus font le strict minimum, mais ça n'est pas non plus déplaisant. Les sous-titres prennent parfois de très grandes libertés par rapport aux dialogues en japonais, et si ça ne change rien dans la compréhension de l'histoire, la plupart du temps je n'ai pas vu l'intérêt. Ca reste une très bonne solution peu coûteuse pour les amateurs de DVD et je ne regrette pas mon achat !