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31.01.2013

[Anime] Tsuritama

Titre japonais : つり球

Nombre d'épisodes : 12

Année de production : 2012

Licence en France : Wakanim

Fiche : Animeka ; ANN

 

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Depuis Usagi drop et même si Fractale m'a un peu déçue, je tâche de me tenir au courant des séries que Wakanim diffusent en simulcast. Je n'ai donc pas loupé l'annonce de Tsuritama au printemps dernier. J'avais vu quelques images de la série sur ANN et lu des infos sur son générique de fin, et elle me tentait beaucoup pour pas mal de raisons que je ne vais pas tarder à expliquer. J'ai rapidemment accroché à l'ambiancce de l'anime et chaque semaine, j'ai attendu la sortie d'un nouvel épisode avec impatience. Pour cette fois, la pêche a été bonne :p.

Yuki, un garçon très timide, emménage avec sa grand-mère sur la petite île d'Enoshima. Dès son arrivée, il va faire la connaissance du très étrange Haru, qui dit être un extraterrestre et va lui faire une étrange requête : pêcher un mystérieux poisson. Yuki n'y connait absolument rien à la pêche, et il tout apprendre, non sans difficulté, auprès d'un camarade de lycée, Natsuki. Un quatrième personnage va se joindre à cette petite bande : Akira, toujours accompagné par son compagnon palmé Tapioca. Il travaille pour l'organisation Duck, qui sous couvert de ses restaurants de curry semble chargée d'une mission bien plus importante.

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Si elle prend des airs de grande épopée pour sauver le monde et contient un bon paquet d'éléments assurément loufoques, Tsuritama est avant tout une série du quotidien qui traite subtilement des liens amicaux et familiaux à travers ses différents personnages. Yuki, qui est un garçon très réservé, ne s'est apparemment jamais habitué à déménager régulièrement et c'est une véritable épreuve pour lui de se retrouver dans un nouvel environnement. Si la façon dont la panique qu'il ressent est traduite de façon un peu exagérée graphiquement, sa peur du regard des autres et cette impression qu'il a d'étouffer sont très judicieusement évoquées et ne peuvent pas laisser le spectateur indifférent.

Yuki n'arrive pas du tout à comprendre comment Haru peut se montrer si à l'aise et même complètement sans-gêne avec les gens, ni pourquoi il reste avec lui malgré tout. Il va petit à petit se faire apprivoiser par cet étrange garçon qui ne connaît pourtant pas grand chose aux relations humaines et agit plus par instinct. Haru est exaspérant, mais juste ce qu'il faut. Il fait n'importe quoi, on ne sait pas d'où il vient ni ce qu'il veut, mais tout ça n'est pas non plus poussé trop loin donc on arrive à s'attacher au personnage et son sourire si franc est assez irrésistible.

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La soeur de Haru, Koko, est encore plus insaisissable que son frère et a en plus des fringues assez bizarres. J'ai mis du temps à l'apprécier, car on ne la voit vraiment pas beaucoup au final. Natsuki, un des camarades de classe de Yuki, est assez râleur et renfermé, mais la pêche va petit à petit le lier aux deux énergumènes qu'il doit former. Il semble avoir du mal à s'entendre avec son père, et l'ambiance familiale n'est pas toujours au beau fixe (je vous laisse découvrir les détails). La petite soeur de Natsuki est un peu une pleurnicheuse boudeuse de base qui ne dit pas grand chose d'autre que Oniiiiiiii-chan, mais les problèmes familiaux qui sont abordés sont néanmoins intéressants.

Les manga, anime et drama peuvent se montrer très forts pour éveiller notre intérêt sur des disciplines parfois aussi improbables que rébarbatives. Tsuritama est un bon exemple dans le genre : si je ne me suis pas du tout découvert une soudaine passion pour la pêche, la passion que montre Natsuki à attraper des poissons est assez communicative, et contrairement à d'autres sujets exploités jusqu'à la corde, on ne peut pas dire qu'on a déjà vu trente-six anime sur la pêche. Bon, en même temps, je prétends pas connaître mes classiques sur le bout des doigts :p

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La grand-mère de Yuki, Kate, est la seule famille du jeune homme. C'est un personnage extrêmement sympathique, et j'ai beaucoup aimé son image de mamie encore jeune et dynamique mais bienveillante. A travers son personnage sont abordés en pointillés des thèmes de société très parlants et poignants.

J'ai bien accroché au côté assez mystérieux et taciturne du personnage d'Akira. Et puis son compagnon à plumes Tapioca m'a bien fait marrer. Ca change des bêtes à poils ^^. Le côté loufoque de la société Duck avec leurs signes et leurs costumes bizarres (et leur boss un peu travelo sur les bords) est bien dosé, et le scénario apocalyptique fonctionne bien car la série ne se prend jamais trop au sérieux.

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Lorsque j'ai su que l'histoire de Tsuritama se passait à Enoshima, j'ai été enchantée à l'idée de voir les décors de l'île que j'ai eu l'occasion de visiter lors de mon premier voyage au Japon et que j'ai adorée en version animée. Et en effet, c'est super de retrouver les petits chemins escarpés, la mer omniprésente (j'ai bien aimé comment elles était dessinée), les stations de l'Enoden, la petite ligne de train qui va à Kamakura et Fujisawa. J'aime beaucoup quand un lieu fait vraiment partie intégrante d'une histoire, que ce soit dans un anime ou un drama, et là c'est vraiment le cas dans Tsuritama. C'est vraiment bien de pouvoir découvrir ou redécouvrir un autre endroit du Japon que Tôkyô, même si dans le cas présent on n'en est pas très loin.

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L'anime dispose d'un OST que j'ai trouvé globalement très réussi et original, notamment la mélodie à la flûte du thème que l'on entend le plus souvent. Ca traduit bien à la fois le côté quotidien et un peu déjanté, ce n'est jamais trop présent, vraiment bien. La chanson de l'opening est signée Fujifabric, un groupe que je connais un peu, et je l'ai trouvée vriament géniale. En plus, j'ai adoré le style graphique utilisé pour les images, et le rythme que cela donne avec la musique.

J'avais lu des infos sur la chanson de l'ending avant de commencer la série, et j'étais très curieuse de l'entendre : il s'agit en effet d'une reprise Sora mo toberu hazu, une chanson de Spitz, qui est tout simplement mon groupe japonais préféré pour ceux qui ne traîneraient pas dans la section musique du blog. On retrouve bien la géniale mélodie de la version d'origine, mais les voix des deux chanteuses du duo Sayonara Ponytail ne sont franchement pas convaincantes. Ca manque énormément d'expressivité et d'entrain ! Franchement, je fais bien mieux au karaoke ! :p Ca reste mignon pour une minute trente, et je pense qu'on peut mieux apprécier si on ne connait pas la version originale.

Tsuritama est un anime vraiment sympathique. Il ne se prend jamais trop au sérieux que ce soit pour le côté dramatique ou déjanté et possède un ton et une petite touche graphique bien à lui. Ce n'est peut-être pas l'anime du siècle, mais c'est assurément une bonne découverte. Mission accomplie aussi bien du point de vue divertissement avec un sauvetage du monde assurément spectaculaire, que du point de vue sentiments avec des personnages attachants et de belles histoires d'amitié et de famille.

16.09.2012

[Anime] BECK

Titre japonais : ベック

Nombre d'épisodes : 26

Année de production : 2012

Licence en France : Kaze

Fiche : Animeka ; ANN

 

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BECK fait partie des séries dont j'entends parler depuis longtemps et qui me tentent bien, et pourtant je ne m'étais encore jamais décidée à la lire ou à la regarder. Pour le manga, c'est simplement parce que la longueur (34 tomes) intimide mon porte-monnaie et que j'avais toujours autre chose à lire. Pour l'anime, c'est un peu le même problème : la sérié étant éditée par Kaze, les coffrets étaient un peu trop chers pour moi, et ce n'est que récemment qu'une intégrale à un prix très abordable a été commercialisée. Je pense qu'à plus ou moins long terme je me serais procuré ce coffret. Mais récemment, on a encore eu le droit à une dizaine de jours gratuis sur KZPlay et j'ai décidé d'en profiter pour découvrir enfin l'univers de BECK.

Yukio, alias Koyuki, est un collégien qui comme beaucoup de garçons de son âge, s'ennuie en cours et ne s'intéresse à rien de particulier. Sa rencontre avec Ryûsuke et sa soeur Maho va le mener à s'intéresser de plus près au rock. Il va se découvrir une véritable passion pour cette musique, ainsi qu'un don insoupçonné pour le chant, et va apprendre rapidement à jouer de la guitare. La musique et le nouvel entourage de Koyuki vont complètement changer son quotidien. Avec son groupe, il va se produire en concert dans des clubs pour se faire connaître et tenter de faire ses débuts au niveau professionnel. Mais la concurrence est rude...

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En fait, BECk, c'est un NANA version mec, avec des personnages un peu plus jeunes. On retrouve certaines thématiques typiques des histoires de collégiens, autour d'un personnage principal on ne peut plus normal qui cherche sa voie. Ainsi, Koyuki va se faire un peu harceler par des garçons de son collège un peu voyou sur les bords. Il va tenir le coup grâce au soutien de son nouvel ami, Saku. Il va connaître ses premiers émois amoureux entre son amie d'enfance et Maho, qui va être une  des premières à croire en son talent, et qui évidemment est une fille un peu énigmatique (ou chiante, à voir :p). Pour tout ça, on est en terrain connu. Mais ça passe super bien, car tout autour, il y a la musique.

J'ai complètement accroché à la passion de Koyuki pour son groupe préféré, à son envie d'apprendre à jouer de la guitare, à son admiration pour Ryûsuke, considéré comme un modèle. Cela m'a complètement rappelé ma découverte du rock pendant mes années collège et m'a balancé une grosse vague de nostalgie alors que les anneés 90 sont bien loin en cette année 2012. Les groupes de rock qui cherchent la gloire, on en a vu plein, mais j'ai complètement marché. Avec 26 épsiodes pour l'anime alors que  le manga compte 34 tomes au total et était de toute façon encore cours de publication, pas difficile de déduire qu'on a affaire à une adaptation partielle. Cependant, l'histoire va assez loin pour qu'on évite d'avoir une impression de trop peu, et s'arrête à un moment judicieux. Ca donne envie de lire la suite, c'est le but, mais en même temps l'anime pris tout seul reste intéressant.

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Si le design des personnages n'est pas si spécial et parfois un peu inégal, je l'ai globalement apprécié. On remarque vite que la qualité de l'animation n'est pas un point fort de l'anime. Même à l'époque de sa diffusion, je pense qu'on faisait bien mieux. Ca m'a un peu dérangée pour les scènes où on voit BECK ou d'autres groupes jouer et chanter, mais c'est vrai que dans tous les cas ça doit être dur à rendre. Et puis simple question pratique, des fois les guitaristes ont leur main placée à un endroit du manche qui n'a rien à voir avec le son qu'ils sont supposés sortir, c'est quand même dommage. Il y a pas mal de plans fixes, notamment sur la ville, et si c'est clairement un bon moyen de ne pas se fatiguer et d'économiser sur l'animation, je trouve que cela créé une ambiance réussie. On a l'impression d'avoir des cases de manga, mais colorées. Et surout, avec le son, car en-dehors de toute la partie  musicale, les bruits d'ambiance de la ville jouent un rôle important et j'ai beaucoup apprécié ce côté réaliste.

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Pour ce qui est de la musique, ceux qui ont lu le manga s'en sont certainement fait une idée précise et elle n'a peut-être pas répondu à leurs attentes dans l'anime. Evidemment, je n'ai pas eu ce problème. Sans être transcendante, elle est franchement efficace et respire bon les années 90, que ce soit les chansons des génériques ou toutes celles qu'on entend au cours des épisodes. J'ai été contente de retrouver The Pillows parmi tous les artistes qui ont participé à la  bande sonore et c'est dommage qu'on ne les entende pas plus longtemps. Ah et sinon, entendre Rage Against The Machine et Kurt Cobain mentionnés dans une série animée, ça n'a pas de prix ^^

Maho et Ryôsuke ayant vécu aux Etats-Unis, ils communiquent souvent entre eux dans cette langue, et ont l'occasion de la parler avec d'autres personnages. Le problème, c'est que leurs doubleurs ne sont pas vraiment naturels. Pas vraiment au niveau de l'accent, mais plutôt dans leurs intonations. et leur articulation. Ca m'a fait un peu tiquer, mais je trouve quand même que c'est bien d'avoir voulu donner un côté réaliste aux échanges entre les personnages en incluant vraiment cette dimension linguistique alors que tous les dialogues auraient pu être en japonais. Et puis Koyuki qui capte rien à l'anglais et qui a un accent un peut merdique quand il chante, ça c'est réaliste ^^.

Je n'ai pas vraiment accroché au secret qu'il y a derrière la guitare et le chien de Ryûsuke (qui a une sacrée bonne tête avec son côté patchwork ^^), car ils correspondent à une vision un peu trop bateau de l'Amérique. De la même façon, si la manière de présenter la scène musicale japonaise m'a paru crédible, le fait que l'on parle un moment de lancer un groupe japonais sur le marché américain alors qu'il est inconnu au Japon m'a paru assez irréaliste. C'était pas vraiment la peine de mettre du rêve américain, je trouve.

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Malgré tous ces petits défauts, j'a été enthousiasmée par BECK, et je crois peut-être que contrairement à d'autres séries que j'ai appréciées il y a quelques années et n'apprécierais plus autant maintenant, elle m'a bien plus touchée maintenant avec son ambiance très nostalgique et c'est peut-être une bonne chose au bout du compte que je ne l'aie pas regardée plus tôt. Les épisodes se regardent vraiment tout seuls et même si je n'avais pas eu la contrainte de devoir finir la série avant que KZPlay ne soit plus gratuit, je les aurais enchaînés tout aussi rapidemment. Et ça faisait longemps que je n'avais pas vu d'anime qui soit juste super divertissant et où j'enchaîne les épisodes. Si vous avez un peu de rock et de nostalgie dans l'âme, c'est à tenter ^^.

24.08.2012

[Anime] Sakamichi no Apollon

Titre japonais : 坂道のアポロン

Nombre d'épisodes : 12

Année de production : 2012

Licence en France : Dybex

Fiche : Animeka ; ANN

 

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Bien que je ne sois jamais à la pointe de l'actualité pour les anime, je ne pouvais pas louper l'annonce d'une nouvelle série réalisée par Watanabe Shinichirô (Cowboy BebopSamurai Champloo). Je fais trop rarement attention aux personnes qui sont aux commandes des anime, mais vu la place de ces deux titres dans mon panthéon personnel et certainement dans l'histoire des anime, j'ai bien évidemment retenu le nom du monsieur depuis longtemps. Bien que Sakamichi no Apollon s'annonçât bien différent de ses illustres prédécesseurs, ne serait-ce parce qu'il s'agit d'une adaptation de manga, j'étais très curieuse de le voir et comme beaucoup de gens j'ai été bien contente que Dybex le diffuse en simulcast.

Kyûshû, années 1960, Nishimi Kaoru emménage chez des proches et arrive dans un nouveau lycée. Il a changé maintes fois d'école, te étant très réservé, il n'a jamais vraiment réussi à se faire des amis. Mais cette fois, ça va être différent. Il va à sa grande surprise se lier d'amitié avec le grand bougre de Sentarô, dont la réputation n'est pas très bonne, ainsi qu'avec Ritsuko, l'ami d'enfance et voisine de Sentarô. Kaoru va également faire une autre rencontre qui va changer sa vie : celle du jazz, qu'il va découvrir avec les disques de la boutique du père de Ritsuko et qui va complètement renouveler son intérêt pour le piano. Les saisons vont se succéder entre swing et triangles amoureux...

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Les personnages de Sakamichi no Apollon ont un design classique mais soigné qui fait plutôt penser à un long métrage qu'à une série télé. Le binoclard de bonne famille, on en a vu plein. Les jeunes filles timides et attentionnées, aussi. Les gros durs à cicatrices ? Evidemment que oui ! Pourtant, le trio s'impose tout de suite et les personnages sont bien plus reconnaissables que d'autres. C'est pareil, masi c'est pas pareil, et c'est certainement grâce à cette ambiance si nostalgique des sixties qui règne dans l'anime. Car si on ne cherche pas à donner à tout prix une dimension historique à l'histoire et que les jolis décors lumineux transcrivent avant tout le quotidien, on est bel et bien dans les années soixante, et en province.

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Cette ambiance passe évidemment aussi par la musique, qui joue un rôle clé dans la série. Là comme ça, je ne peux pas dire que je me souviens d'une mélodie en particulier parmi les compositions de Kanno Yôko. Ca ne veut pourtant pas dire qu'elles ne m'ont pas marquées. C'est plutôt parce que la musique se mêle tellement bien à l'animation et au dialogue qu'on a l'impression qu'elle en fait partie intégrante et pas qu'elle a été ajoutée. C'est la bande sonore du quotidien de notre trio d'amis. Et puis il y a un certain nombre de compositions non originales, des grands classiques du jazz. Même quand on n'y connais rien comme moi, on en reconnait forcément plusieurs. Et cet engouement pour la musique fait tellement plaisir à voir et est tellement communicatif qu'on ne peut rester insensible.

La chanson de l'opening, également composée par Kanno, est interprétée pour mon plus grand plaisir par YUKI et est entraînante à souhait avec ses changements de rythme assez distincts entre couplets et refrain. La chanson de l'ending a quant à elle été confiée à Hata Motohiro, chanteur que j'avais déjà eu l'occasion d'écouter un peu et quui nous livre une mélodie douce parfaite pour conclure les épisodes.

Je pense qu'il doit être à peu près impossible de compter le nombre d'anime qui traitent de romances entre lycéens, avec à la clé amours à sens unique, triangles amoureux multiples, baisers volés et déclarations soudaines, garçons timides considérés comme de simples amis, beaux gosses un peu bad guy sur les bords qui ont un coeur d'artichaut et filles qui boudent. Pourtant, certains d'entre eux se démarquent bien, et Sakamichi no Apollon fait clairement partie de ceux-là. Tout en finesse et en retenue, les sentiments et les réflexions des personnages nous sont exposés. On reste dans le simple, sans dramatisation malgré la situation parfois douloureuse de certains protagonistes et sans situations burlesques ou quiproquos exagérés qui couvriraient maladroitement tout ça. Du coup, ça passe tout seul et on ne peut que s'attacher aux personnages.

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Un peu comme dans Honey and Clover, ce qui est le plus important ce n'est pas forcément de savoir qui va finir avec qui, mais plutôt la façon dont les différents personnages vont évoluer au contact des autres, ce que va leur apporter leur amour ou leur amitié, les souvenirs qu'ils garderont de cette époque et l'influence que cela aura sur eux plus tard. Si on aurait certainement eu des longueurs sur un format plus long, celui de 12 épisodes convient tout à fait et est bien maîtrisé. On voit bien le temps qui passe et les personnages qui changent, et l'on a le droit à un beau final.

Si ceux qui ont apprécié Cowboy Bebop et Samurai Champloo avant tout pour leur côté action seront sûrement déçus de ne rien retrouver de tel ici, Watanabe Shinichirô montre qu'il s'en sort très bien dans un registre différent. Avec une passion pour la musique digne de Nodame Cantabile et une atmosphère rétro subtile et accrocheuse, Sakamichi no Apollon est un vrai petit régal. Comme quoi on peut toujours utiliser de bons vieux ingrédients quand on a assez de doigté et que l'on trouve un contexte original.

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