26 octobre 2014

[Drama] Soredemo, ikite yuku

Titre japonais : それでも、生きてゆく

Nombre d'épisodes : 11

Diffusé en : Eté 2011

Chaîne de diffusion : Fuji TV

Fiche : DramaWiki

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Ce drama diffusé le jeudi à 22h sur Fuji TV à l'instar de nombreuses séries de la chaîne qui font partie de mes préférées n'avait pas échappé à mon radar à ce moment encore performant lors de mon repérage de saison pour l'été 2011. Si les premiers échos n'avaient pas été des meilleures, j'avais ensuite pu lire des critiques très positifs sur plusieurs blogs d'amateurs de séries japonaises. Cela lui avait valu de bien monter en niveau de priorité dans ma liste de séries à voir. Entre ma grosse baisse de consommation depuis maintenant près de deux ans et ma légère réticence à regarder un drama qui s'annonçait être tout sauf une comédie, ce n'est qu'en début d'année que j'ai enfin regardé Soredemo, ikite yuku. Et aujourd'hui encore, j'en garde une impression très forte.

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Le jour où Kenji, le fils aîné des Misaki, a tué Aki, la fille de 7 ans des Fukami, la vie des deux familles s'est effondrée. Quinze ans après les faits, Futaba, la petite soeur de Kenji, vient à la rencontre de Hiroki, le plus âgé des deux frères d"Aki. Cette rencontre va être le déclencheur d'une série d'événements qui va, non sans douleur, mener chacune des personnes concernées par le drame à pouvoir recommencer à avancer.

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Hiroki est du même âge que Kenji et était ami avec lui. Le jour du drame, il a refusé de jouer avec sa soeur, la laissant seule. Pour ces raisons, il se sent responsable de ce qui est arrivé. Ce choc indélébile survenu pendant son adolescence a fait de lui un jeune adulte maladroit dans ses relations avec les autres. Il vit presque reclus avec son père au bord d'un petit lac et l'aide à faire tourner sa petite boutique. Eita prouve encore une fois son talent et est aussi crédible que touchant.

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Futaba était proche de son frère Kenji. Elle souhaite le revoir pour qu'il explique son acte, et semble même encore espérer en quelque sorte qu'il soit innocent. N'ayant pu tisser de liens avec personnes à cause de son étiquette de soeur de criminel  qui semble indélébile, elle est aussi solitaire que Hiroki. Mitsushima Hikari est on ne peut plus juste dans ce rôle, et forme avec Eita un duo central qui fonctionne parfaitement.

Fukami Kyôko, la mère de Hiroki, Kôhei et Aki, pourrait sembler au premier abord avoir surmonter la mort de sa fille. Si elle a divorcé du père de ses enfants suite au drame, elle vit aujourd'hui calmement avec son deuxième fils et sa famille composée de sa femme, son jeune fils et son beau-père (Danta Yasunori). On se rend cependant rapidement compte que sa peine la ronge de l'intérieur et que la haine exprimée envers celui qui lui a pris sa fille et toute sa famille n'a rien pu faire pour l'apaiser. Otake Shinobu est bouleversante, et j'ai déjà eu l'occasion de la revoir dans un autre rôle qui m'a aussi montré qu'elle est une grande actrice.

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Le divorce des Fukami a également causé l'éloignement de leurs deux fils. Hiroki a donc choisi de vivre avec son père, et Kôhei (Tanaka Kei) est resté avec sa mère. On voit qu'il a joué auprès d'elle un rôle de protecteur, et il ne voit pas d'un bon oeil les changements amenés par la rencontre entre Hiroki et Futaba car il semble convaincu qu'il vaut mieux pour sa mère que rien ne change. Deux fils, et deux manières de voir la situation mais avec la même volonté de tenter d'apaiser la douleur de leur mère.

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Fukami Katsuhiko (Emoto Akira), le père d'Aki, n'a même pas comme sa femme eu la force de se construire une façade tellement il est rongé par la culpabilité et la stupeur qu'un adolescent de l'âge d'un de ses fils ait pu s'en prendre à sa fille.

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La famille Misaki a elle aussi en quelque sorte perdu un enfant lors du drame d'il y a quinze ans, et chaque jour passé leur a durement rappelé ce qu'avait fait leur fils. Ils ont changé de nom (en divorçant puis se remariant en choisissant le nom de l'épouse, Tôyama), mais cela n'a pas suffit à ce que l'on ne les reconnaisse pas. Aux yeux d'une société où l'unité d'un groupe est si importante, qu'il s'agisse d'une entreprise, d'une classe d'école ou d'une famille, ils sont autant responsables que leur fils. Mais que peuvent-ils bien faire ? S'excuser ? De quoi sont-ils responsables au bout du compte ? A quoi bon, puisque ça ne ramènera pas Aki ?

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Fubuki Jun et Tokito Saburo sont l'un comme l'autre dans le rôle de ce couple victime de la société, qui tentent tant bien que mal de vivre au gré des déménagements et des emplois précaires. La petite dernière de la famille, Akari (Fukuda Mayuko, qui a grandi !), montre l'absurdité du traitement infligé aux Misaki/Tôyama : elle était encore dans le ventre de sa mère au moment du drame, et pourtant, en tant que soeur du meurtrier, elle est dans le même bateau et subit les mêmes discriminations. La situation de la famille n'a pas été sans me rappeler le drama Suitei Yûzai, ou est évoquée entre autres la manière dont est vue par la société la fille d'un condamné.

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On apprend que Kenji, celui qui est à l'origine de tout, est sorti depuis quelque temps de la maison de redressement où il a purgé sa peine, étant mineur au moment des faits. Il travaille maintenant chez un producteur de fruits qui aide à la réinsertion des jeunes, et porte désormais le nom d'Amemiya. Il ne semble pas souhaiter revoir sa famille et n'a plus de contacts avec elle.

C'est Kazama Shunsuke qui tient le rôle de Kenji, et j'ai eu un peu de mal avec son interprétation. Je le connais à peine, je l'ai juste aperçu dans Jun to Ai, drama que je n'ai pas du tout apprécié (comme je l'ai raconté dans ces quelques lignes), mais où ce n'était pas vraiment lui le problème. Kenji est un personnage qui met mal à l'aise et il serait étonnant qu'il n'en soit pas autrement, c'est certain. On essaie nous aussi de comprendre ce qui se passe dans sa tête et si on peut le comprendre à défaut de le pardonner, mais cela n'a rien d'évident. Et si on n'arrive pas à cerner le personnage, c'est parce que l'acteur en fait trop, ou pas assez. Les deux en fait. Enfin, Kenji est aussi le personnage concerné par le seul point du scénario qui m'a un peu dérangée. Une fois n'est pas coutume, je vais spoiler sur ce point donc j'écris le paragraphe suivant en blanc. Ceux qui n'ont pas peur surligneront le texte avec leur souris :).

On finit par comprendre que c'est un trouble mental qui a conduit Kenji à faire ce qu'il a fait. Cependant, vu ce qu'on nous dévoile à propos de ses parents et de son enfance et la façon dont cela interfère, on a l'impression que c'est uniquement cela qui est à l'origine de sa maladie, et qu'il ne serait pas devenu un criminel s'il avait été un enfant sans histoire. Je trouve ce raccourci un peu gros, il peut amener certains à croire que n'importe quel trouble mental est causé par l'entourage d'un enfant. Cela peut sûrement être un déclencheur, mais il faut qu'il y ait quelque chose à la base.

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Différents personnages évoluent autour de Kenji sur son lieu de vie et de travail. L'un d'eux et bien évidemment son patron, Kusama Gorô, qui prend sa défense lorsqu'on reproche son passé au jeune homme. L'acteur Ono Takehiko est dans le surjeu un peu typique des hommes d'un certain âge, mais on ne le remarque que parce que le jeu des autres acteurs est excellent dans l'ensemble.  Saho (Andô Sakura), la collègue de Kenji, n'a pas l'air d'être un ange. Elle se méfie de lui et se montre assez dure.

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Je termine le passage en revue des personnages avec Satsuki (Kurashina Kana), une jeune femme que Hiroki et Futaba vont rencontrer et à travers laquelle est traitée la question de la condamnation des mineurs. Un garçon de 15 ans est assez grand pour comprendre que tuer est un crime. Pourtant, il n'est pas puni de la même manière qu'une personne majeure. Cela peut encore plus porter à débat dans un pays où la majorité est à 20 ans et où comme on l'a vu, la famille est jugée responsable comme si elle avait commis l'acte elle-même.

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On a le droit de se demander ce qu'on peut bien nous raconter sur 11 épisodes alors que dès le départ, le drame dont il est question est passé depuis bien longtemps. Qu'il y a-t-il à dire au juste ? Hé bien énormément de choses, comme vous avez sûrement déjà pu l'entrevoir à travers la présentation des différents personnages. Il ne s'agit pas de les regarder à longueur d'épisode pleurer et se lamenter sur leur sort, mais de les voir enfin, petit à petit, parler, dire ce qui les ronge à ceux qui sont eux aussi concernés par le drame, dans leur propre famille ou aux autres, l'autre famille, ceux qui devraient rester nos ennemis, ceux qu'on pensait qu'il suffirait de détester de toutes ses forces pour que la peine parte enfin, ceux qui devraient payer, alors qu'ils n'ont jamais demandé à ce que tout cela arrive.

Mais au bout du compte, d'un côté comme de l'autre, on est victime. Les uns ont la sympathie des gens et s'en moquent parce que cela ne ramènera pas celle qu'on leur a enlevé de manière si ignoble. Les autres sont traités comme des pestiférés qui devraient passer le reste de leur existence à s'excuser alors que ça non plus, ça ne changera rien. Par l'extériorisation de ses sentiments, de sa part de culpabilité, par l'écoute et la compréhension de l'autre, pourtant, chacun va pouvoir avancer un peu.

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Autour des deux personnages principaux dont la rencontre est déjà si improbable, Sakamoto Yûji (à qui l'on doit entre autre le poignant Mother) met en scène au fil des épisodes d'autres rencontres, à la fois redoutées et recherchées, entre les membres des familles Fukami et Misaki. Tout se joue sur des dialogues d'une finesse et d'une authenticité telles qu'ils ne peuvent que captiver et toucher le spectateur.

On est dans le drame, mais on est aussi dans le quotidien, et c'est parce que Soredemo, ikite yuku rend très bien cela qu'il est si crédible . Les protagonistes sont des gens comme les autres, pas des héros ou des stars. Ils peuvent être mal coiffés et mal habillés. Ils ne sont pas définis uniquement par le drame qui les a touchés. C'est pour cette raison que le drama n'est pas du tout dénué d'humour. En raison de leur maladresse, Hiroki et Futaba se retrouvent plusieurs fois dans des situations tout à fait drôles. Tout ça s'intègre parfaitement dans l'histoire et présage de cette lumière que l'on veut voir au bout du tunnel, pas une lumière aveuglante, mais une lueur d'espoir.

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Cette lueur d'espoir apparait aussi dans les images du drama : les personnages évoluent dans un décor largement non-urbain, et une grande importance est accordée aux paysages, qui bénéficient de plans réguliers. Le lac au bord duquel habite Hiroki, les montagnes de Yamanashi... ce sont les hommes le sujets, pas la nature, mais sa présence est apaisante. Les couleurs parfois un peu saturées donnent un côté ancien et nostalgique à l'ensemble.

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La bande sonore de Soredemo ikite yuku a été composée  et en partie interprétée par le pianiste et compositeur Tsujii Nobuyuki. Le thème principal, déclinée en une multitude de version (piano, orchestre, guitare, différents tempos), commence sur une mélodie triste qui se transforme ensuite en envolée pleine d'espoir (en jouant il me semble sur une dominante mineur puis majeur). Cela convient évidemment parfaitement au thème de la série. Utilisée à bon escient, la musique remplit son rôle à la perfection. J'ai beaucoup aimé les versions guitare, qui apportent vraiment un plus à l'ambiance orchestre/piano très habituelle. Outre les compositions originales, l'OST contient des interprétations de Chopin et Rachmaninov.

La chanson thème du drama, utilisée dans le générique de début, est interprétée par Oda Kazumasa et est tout simplement magnifique. Le nom du chanteur m'était inconnu, et je ne suis pas certaine qu'il fasse le genre de musique que j'apprécie, mais cette chanson est parfaite. Une voix remplie d''émotion, une mélodie nostalgique mais pleine d'optimisme, toute l'ambiance du drama est posée !

Dénué de la noirceur de Shokuzai, prenant un drame pour point de départ et non comme destination finale sans issue comme Home Drama, Soredemo ikite yuku n'a rien d'un mélodrame larmoyant. Avec ses dialogues si bien écrits et ses personnages criants de vérité, il expose avec une grande finesse les différents aspects d'un drame familial. Sans cacher les failles multiples des êtres humains, il se veut optimiste. Notre empathie est sollicitée mais on ne cherche pas à nous faire déprimer. Il ressort de toutes ces émotions, de ces images et de ces mélodies une grande beauté, que les petits défauts que j'ai relevés ne parviennent pas à gâter.

16 mars 2013

[Drama] Koori no sekai

Titre japonais :  氷の世界

Nombre d'épisodes : 11

Diffusé en : Automne 1999

Chaîne de diffusion : Fuji TV

Fiche : DramaWiki

 

Dans ma quête de "vieux" drama, je suis tombée sur cette série de 1999 réunissant Matsushima Nanako et Takenouchi Yutaka dans un registre mystérieux et dramatique. Je me suis tout de suite dit que ça pouvait donner du bon, et je l'ai mise au chaud sur ma liste. Entre-temps, et comme ça arrive souvent pour les drama d'un certain âge qu'il affectionne, l'ami Asa a vu le drama et a écrit un avis globalement bien positif dessus. 

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La mort apparemment accidentelle d'une jeune professeur, Sonoe, amène Hirokawa Eiki, qui travaille pour une compagnie d'assurances vie, à s'intéresser à une des collègues de la défunte, Egi Tôko. Cette jeune femme froide et mystérieuse qui a perdu récemment son fiancé Hisamatsu dans des circonstances peu claires semble en effet mêlée à une sombre histoire de tentative d'escroquerie à l'assurance. Alors qu'Eiki, persuadé que Tôko est coupable de bien des choses, fait des pieds et des mains pour savoir tout ce qu'il peut, la police commence à trouver la mort de Sonoe suspecte et l'inspecteur Ujô va lui aussi s'intéresser à Tôko. Par la suite, d'autres événements vont rendre la jeune prof de bio encore plus suspecte. Eiki joue à un jeu bien dangereux, mais complètement sous le charme de Tôko, il ne parvient pas à s'arrêter, même si l'on devine déjà que les choses ne vont sûrement pas bien se terminer pour lui.

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Takenouchi Yutaka (Fumo chitaiBOSSBeach boysNingen no shômeiNagareboshi...) est sans surprise très convaincant dans le rôle d'Eiki. Il exprime parfaitement le caractère tenace du jeune homme, qui donne parfois plus l'impression de harceler Egi Tôko plutôt que de mener une enquête. Matsushima Nanako (Majo no jôkenGreat Teacher OnizukaHyakunen no monogatariKaseifu no MitaLucky Seven...) est elle aussi parfaite, et sans la classe et le naturel de l'actrice, le personnage de Tôko serait peut-être trop difficile à cerner tellement tout est fait pour le rendre mystérieux, car les histoires d'assurance à laquelle elle est mêlée remontent apparemment très loin, jusqu'à un drame de son enfance. Les deux acteurs forment un duo brillant : on sent la tension entre leurs deux personnages dès la première rencontre, il y a vraiment une bonne alchimie.

Nakamura Tooru (Nemureru moriSuitei yuuzai) incarne le flic Ujô. On devine rapidement qu'il n'est pas un gars facile au boulot, et il se trouve qu'il est aussi particulièrement infect sur le plan personnel. Il est en pleine séparation avec sa femme (incarnée par Nakajima Tomoko, douée pour créer l'ambiguïté), et si le comportement de celle-ci est d'abord difficile à cerner, on se rend compte qu'elle ne fait pas juste un petit caprice en voulant quitter son mari. C'est sûrement le meilleur rôle dans lequel j'ai vu l'acteur, pour qui j'ai toujours eu quelques réserves même s'il est plutôt classe.

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J'ai été contente de revoir Uchida Yûki, après l'avoir découverte dans (Saigo kara nibanme no koi, dans le rôle de Shôno Tsukiko, la petite amie flic d'Eiki. D'abord assignée à la circulation, la jeune femme va évoluer dans la police et sans surprise se retrouver mêlée à l'affaire qui occupe tout le monde. J'ai bien aimé le personnage, et c'est pour ça que je n'ai pas apprécié ses actions dans la dernière partie de l'histoire : j'ai trouvé que cela de cadrait pas avec son caractère déterminé et indépendant.

On trouve plusieurs personnages dans l'entourage de Tôko qui vont jouer un rôle plus ou moins important dans l'histoire. Il y a d'abord Shôgo (Kaneko Ken), ami d'université de Tôko et du défunt Hisamatsu. Les choses sont claires dès qu'on le voit : il est amoureux de la jeune femme. Donc même s'il semblait beaucoup admirer Hiramatsu, il fait quand même partie de ceux qui avaient un intérêt à le voir disparaître. Sa jeune soeur Nanami, incarnée par Katase Nana (Dekichatta kekkonKaeru no oujo sama), a elle une petite dent contre Tôko car elle était amoureuse de Hiramatsu. C'est plus du triangle, c'est du carré amoureux oui ^^.

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Le Hiramatsu en question, que l'on voit régulièrement dans des flashbacks, est lui joué par Oikawa Mitsuhiro (Yama onna kabe onnaManhattan love storyKoi ga shitai x3OyajiShiroi kyoto). Parmi les autres personnages faisant partie du passé de Tôko, il y en a un qui est incarné par Tanihara Shôsuke (Love ShuffleKiraware Matsuko no isshoKonkatsu!Magerarenai onna...). Enfin, Sonoe, la collègue de Tôko qui meurt au début de l'histoire, est incarnée par Kimura Tae (Ame to yume no ato niUnfairHotaru no hikari 2). Je finirai ce tour d'horizon des personnages avec Hitomi (Matsuo Reiko), qui tient le bar où les personnages principaux se rendent souvent et qui, bien que taciturne, est témoin de nombreuses confidences.

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Si je n'ai aucun vrai reproche à faire au drama, il est évident que je n'ai pas réussi à accrocher complètement car j'ai trouvé que dès le départ, on en faisait un peu trop pour essayer de nous plonger dans l'ambiance mystérieuse de l'histoire. Le procédé du flash-forward qui montre en gros ce qui se passe à la fin de l'histoire dans la toute première scène du tout premier épisode, d'habitude c'est rare que ça me gêne. Mais là, je trouve que cette scène où l'on voit le héros blessé se noyer revient un peu trop souvent par la suite, et j'ai eu l'impression qu'on nous martelait : Alors, comment est-ce qu'on va en arriver là ? Est-ce que ça va vraiment se passer comme ça ?

J'ai trouvé que la façon dont Eiki et les autres personnages soupçonnaient Tôko était un peu trop forcée. Il y a quelque chose qui cloche chez elle, c'est sûr, mais pas de quoi en faire autant. Elle est là parce qu'il faut un personnage énigmatique, et elle se tait parce qu'il ne faut pas qu'on sache tout tout de suite. Le scénario fait qu'un coup on la croit coupable, un coup on la croit innocente. Je ne vais pas prétendre que ce jeu ne fonctionne pas, mais bon elle cumule un peu trop quand même la pauvre question drames du passé. Par contre, la façon dont d'autres personnages sont tour à tour soupçonnés n'est pas très subtile. Une fois qu'on sait qu'au bout du compte telle personne n'était pas coupable, on se demande du coup pourquoi elle agissait bizarrement. Juste parce qu'il fallait qu'on la soupçonne, quoi.

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L'ambiance créée par les tons de couleur dans l'ensemble froids ainsi que par l'OST signé Iwashiro Tarô (Ningen no shômei, Watashitachi no kyôkasho) est réussie et efficace, mais elle n'a pas suffit à ce que je me prenne complètement au jeu et que j'accepte de ne pas voir les ficelles parfois un peu grosses. Et puis pour ce qui est de la fin, c'est franchement un peu trop et ce n'est plus vraiment crédible. En fait, je me disais que mon manque d'adhésion me rappelait l'impression que m'avait laissé Nemureru mori. Et ça n'est pas pour rien : les deux drama, distants de tout juste un an, ont un scénario signé Nozawa Hisashi. Qui a aussi écrit ceux de Aoi tori et Saka no ue no kumo, qui n'ont franchement rien à voir ^^.

Si l'OST est donc dans l'ensemble efficace, je n'ai pas du tout accroché au style de la chanson de l'opening. La mélodie en elle-même a un côté rétro pas si mal, mais j'aime pas du tout le style de voix du chanteur. Enfin, c'est toujours mieux que l'insert song car on nous sert du... Céline Dion. Donc non désolée moi je peux pas, ça plombe l'ambiance dramatico-romantique plus qu'autre chose.

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Malgré son interprétation dans l'ensemble très réussie et son ambiance qui se veut intrigante et sombre, Koori no sekai n'est pas parvenu à me passionner. Il manque clairement ce quelque chose qui en fait un coup de coeur et qui aurait permi d'oublier les petites exagérations du scénario. Je ne peux pas prétendre m'être ennuyée, mais je n'ai pas du tout eu non plus envie d'enchaîner les épisodes, alors que le genre de la série s'y prête tout à fait. Pour moi, ce n'est pas un incontournable, mais vous souhaiterez sûrement vous faire votre propre avis si vous êtes adepte de mystères ou fan des acteurs principaux.

31 octobre 2012

[Drama] Last Christmas

Titre japonais :  ラストクリスマス

Nombre d'épisodes : 11

Diffusé en : Automne 2004

Chaîne de diffusion : Fuji TV

Fiche : DramaWiki

 

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C'est grâce à l'article d'Ageha que j'ai découvert ce drama qui m'était complètement inconnu, et sa bonne critique m'a décidée à le placer dans mon top de drama qu'on m'a donné envie de voir. Comme il s'est passé pas mal de temps jusqu'à ce que je me décide à me lancer, je ne me souvenais quasiment pas de quoi il s'agissait, et à peine de quels acteurs on pouvait y voir. J'ai donc commencé mon visionnage avec peu d'a priori, et j'ai été très agréablement surprise par cette romance

Haruki Kenji travaille Chez Heart Sports, une entreprise d'articles de sport, et plus précisément dans la branche dédiée aux sports d'hiver. Son patron, Shintani Gorô, est aussi un ami de longue date. Il semble très intéressé par sa nouvelle secrétaire, Aoi Yuki. Au retour d'un voyage d'affaires en Nouvelle-Zélande, Kenji va avoir la surprise de voir emménager la secrétaire en question dans son immeuble. Dans l'appartement juste à côté même, qui communique avec le sien par une porte à peine condamnée.

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La rencontre avec cette jeune femme qui montre un caractère plus qu'affirmé en dehors du travail et qui semble collectionner les aventures va être assez explosive, et va évidemment amener nos deux protagonistes à l'insu de leur plein gré vers une jolie histoire d'amour. Mais il va bien sûr y avoir quelques détours et les triangles amoureux vont être de la partie. Kenji va également apprendre, bien que Yuki cherche à le cacher, que celle-ci a été gravement malade et qu'il existe une probabilité qu'elle fasse une rechute.

Je ne gardais pas un si bon souvenir d'Ôda Yûji, que j'avais vu uniquement dans Joudan ja nai!, non pas parce qu'il y était mauvais, mais parce que le drama en lui-même n'était pas terrible. J'ai été très agréablement surprise à la fois par le naturel de l'acteur et par son personnage : Haruki Kanji est tout simplement l'un des personnages masculins les plus sympathiques que j'ai pu voir dans une romance. Il a beaucoup d'humour, il a du tact, il ne met pas trois plombes à réaliser ce qui se passe, il ne prétend pas que si les relations amoureuses sont compliquées c'est juste parce que les femmes sont incompréhensibles, il se donne à fond dans son boulot parce qu'il aime ce qu'il fait, et il utilise du basilic frais pour cuisiner. Si ça ne se rapproche pas de la perfection, ça ! ^^

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Yada Akiko, qui jouait les filles de bonne famille dans Shiroi kyoto et qu'on peut également apercevoir dans Hungry! interprète le rôle d'Aoi Yuki, personnage tout aussi sympathique. La jeune femme ne semble plus vouloir s'engager dans une relation sérieuse pour éviter d'être blessée, et préfère se contenter de relations "utiles". Pourtant, elle est amoureuse de quelqu'un qui en aime une autre. Kenji va la soutenir pour avancer dans cette histoire compliquée, même si on se doute que l'issue ne sera pas forcément heureuse. De son côté, Yuki va aussi encourager Kenji dans ses amours. Derrière son tempérament énergique et ses airs de ne se soucier de rien, Yuki cache une grande peur envers l'avenir. Les sentiments du personnage sont transmis de façon très juste au spectateur.

L'alchimie entre les deux principaux protagonistes est excellente, et ça c'est vraiment un critère essentiel dans une comédie romantique. C'est un vrai bonheur de voir notre duo se chamailler, se dévoiler l'un à l'autre, devenir de plus en plus complices, et évidemment tenter de se convaincre chacun qu'ils ne sont rien de plus que voisins, collègues ou amis. Tour à tour drôles ou atendrissants, ils sont toujours justes et crédibles, et assurent la continuité entre les différents aspects du drama.

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Au travail, Kenji et Yuki sont entourés par quelques personnages hauts en couleurs, à commencer par leur patron, Shintani Gorô. Fils du big big boss, Gorô est un grand enfant qui a un côté très naïf, s'enflamme dès qu'une femme lui plaît et est adepte des jeux de mots foireux (otsukare rice/curry rice étant son préféré). Un peu lourd mais pas trop, ses subordonnés se moquent gentiment de lui dans son dos. Le personnage, interprété par Ihara Tsuyoshi, remplit son rôle humoristique à la perfection sans tomber dans l'exagération, et sa présence s'avère aussi importante dans d'autres situations.

Higaki Naoya, concepteur de produits de Heart Sports, est très sûr de lui et n'a pas peur de le faire savoir aux autres. Persévérant dans son travail, il l'est aussi en amour : cela fait quatre ans qu'il est amoureux de Ritsuko et qu'il la poursuit. Est-ce vraiment un amour à sens unique ou va-t-il enfin parvenir à ses fins ? Tamaki Hiroshi (Nodame cantabileShikaotoko aoniyoshiItoshi kimi eLove ShuffleGuilty) prend ses petits airs hautins et est efficace dans ce rôle. Et on dirait vraiment que c'est rare qu'il ait une coupe de cheveux potable :p.

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Ritsuko collabore avec Heart Sports pour le design de produits comme les planches de surf. Il y a plusieurs années, l'homme qu'elle aimait est décédé, et elle a décidé qu'elle n'aimerait plus personne d'autre. Si les apparations du personnage ne sont pas si nombreuses, j'ai trouvé que Katase  Nana (Dekichatta kekkonKaeru no oujo sama) transmettait bien les doutes du personnage.

Qui dit drama se déroulant dans un univers professionnel, dit forcément présence d'une jeune recrue. Dans le cas présent, il s'agit de Hayama Tappei, qui se fait malmener par Takase, une des secrétaires de l'entreprise. Moriyama Mirai (Itoshi kimi eShokuzai) sait rendre son personnage sympathique et a beaucoup plus de présence que la plupart des acteurs qui ont tout juste la vingtaine.

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C'est Megumi (PrideLiar game 2) qui incarne Takase Ayaka, qui est en apparence une manipulatrice d'hommes. Issue d'une famille modeste, elle ambitionne de se marier avec un homme ayant une bonne situation. Mais entre mariage d'intérêt et mariage d'amour, son coeur va balancer. Enfin, parmi les employés de Heart Sports, il y a Sudô Kyôko, la jeune femme pour qui Hayama en pince. Même si ce n'est que pour quelques apparitions, j'étais contente de retrouver Tamaru Maki (Second virginCarnation).

En dehors de Heart Sports, on va retrouver deux femmes dans l'entourage de Kenji, qui correspondent à deux "profils" que l'on retrouve souvent dans les romances. La première, Sachiko, aka Sally, est une amie d'enfance que Kenji n'avait pas vu depuis longtemps. En tant qu'animatrice de la radio J-wave, elle a une certaine notorité (petite parenthèse, c'est marrant car pendant que je regardais le drama je suis allée à un mini-concert diffusé sur cette radio et un des animateurs était présent ^^). C'est Ryô (Zeni gebaRyûsei no KizunaKonkatsu!Sexy voice and RoboBitter sugar) qui incarne Sally, et comme d'habitude l'actrice s'en sort très bien.

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La seconde femme qui, on se doute, va convoiter le coeur de notre héros, est Hiromi, qui n'est autre que la petite amie qui l'a quittée un an auparavant alors qu'ils allaient se marier. C'est Sakurai Sachiko (Sekai no chûshin de ai wo sakebuKono yo no hate) qui tient le rôle. Je n'ai pas réussi à avoir de la sympathie pour Hiromi, et elle est à l'origine des événements que j'ai le moins appréciés dans la série, dans le sens où on sentait un peu trop que cela survenait exprès pour mettre des bâtons dans les roues à Kenji. Mais ce n'est pas bien méchant, et ça se remarque justement parce que le reste passe si bien ^^.

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Un duo principal super attachant, des personnages secondaires dans l'ensemble très réussis et dont les histoires sont elles aussi bien développées, rien de tel pour nous faire accrocher tout de suite au drama et le suivre avec enthousiasme épisode après épisode. Et c'est bien ce que j'ai fait ! J'ai trouvé qu'il y avait une toute petite baisse de régime vers le milieu, mais ça n'est pas bien méchant, et le drama retombe très vite sur ses pieds. Si l'on sait qu'un certain nombre de retournements de situation doivent être de mise dans les romances (ensemble, pas ensemble, plus ensemble, avec un/une autre...), Last Christmas a réussi à me surprendre plusieurs fois, que ça soit pour le couple principal ou pour les autres protagonistes. Et ce jusqu'à la fin !

La seule chose qui m'a dérangée un poil, c'est la temporalité : le drama a été diffusé lors de la saison d'automne, il est donc supposé se dérouler "en temps réel" de début octobre à Noël. Et du coup, il se passe vraiment beaucoup de choses en même pas trois mois, des fois on ne sait pas très bien combien de temps s'écoule entre tel et tel moment. C'est loin d'être exclusif au drama, j'ai déjà remarqué ça dans d'autres séries du même genre, et je pense qu'on ne s'en rend pas compte quand on les regarde au fur et à mesure de leur diffusion.

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J'ai beaucoup aimé l'ambiance qui règne chez Heart Sports et si je n'ai vraiment pas d'intérêt particulier pour le domaine choisi, j'ai trouvé qu'il était mis en scène de façon crédible et servait utilement la trame sentimentale sans prendre trop de place et sans qu'on ait trop une impression de déjà vu. La bonne entente entre les différents employés est vraiment appréciable, et les soirées passées majoritairement entre collègues, où se mêlent parfois d'autres connaissances, donnent une dimension amitié au drama  qui complète bien l'ensemble.

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La bande originale de Last Christmas est signée Kanno Yûgo, un habitué des OST de drama que j'ai beaucoup apprécié dans RondoGalileoSPFumo chitai ou encore Shinzanmono. Si les mélodies qu'il nous propose ici ne sont pas incontournables, elles n'en sont pas moins jolies et agréables, et se mêlent très bien au reste de la bande sonore. Outre les chansons de l'opening et de l'ending (auxquelles je reviendrai juste après), le drama compte en effet un certain nombre d'insert songs, en majorité sur le thème de Noël. 

J'ai regardé le drama fin septembre/début octobre, donc même si Noël n'était pas si loin que ça, je n'étais quand même pas du tout dans l'ambiance, et je me suis fait la réflexion que les chansons de Noël, les lumières, les rennes et les bonnets rouges, ça aurait pu facilement devenir lourd. Mais en fait non, cette atmosphère festive qui est en continuité directe avec le titre du drama et son élément clé est très bien dosée.

Les chansons thème des génériques sont toutes les deux des reprises de Wham : Last Chistmas et Wake me up before you go go, interprétées par Butch Walker et Ôda Yûji. Les deux titres ont des ambiances très différentes et complémentaires qui traduisent très bien les différents aspects du drama. Au final, la bande sonore de la série est extrêmement réussie et mélange efficacement les compositions originales et des chansons parfois pas toutes jeunes.

Bien que Last Chistmas ne date que de 2004, je m'étais fait l'idée qu'il avait un côté vieillot, sûrement à cause de son affiche qui sans être moche, n'est pas vraiment "moderne". Mais j'ai trouvé que la série ne faisait pas du tout ses huit ans et se défendait mieux que d'autres du même âge ou plus récentes au niveau des plans et des transitions. 

Last Christmas a été pour moi une excellente surprise. C'est un véritable petit coup de coeur dans la catégorie comédie romantique à fond sérieux. Si je ne développerai pas pour ne pas spoiler, j'ai trouvé que la maladie, sans monopoliser le scénario, était aussi bien voire mieux traitée que dans d'autres drama. Le duo Kenji/Yuki se classe clairement parmi les couples de drama les plus attachants, et les personnages secondaires ne sont pas en reste. Le drama a tout ce qu'on peut exiger d'une romance en milieu professionnel : il utilise en les dosant à la perfection tous les ingrédients du genre et ne donne  jamais dans la surenchère, que ça soit pour le comique ou le dramatique. Sa bande sonore contribue également à le placer un cran au-dessus d'autres productions. A voir d'urgence pour tous ceux qui apprécient un minimum le genre !

11 octobre 2012

[Drama] Ningen no shômei

Titre japonais :  人間の証明

Nombre d'épisodes : 10

Diffusé en : Eté 2004

Chaîne de diffusion : Fuji TV

Fiche : DramaWiki

 

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J'avais repéré ce drama en raison de son casting fort intéressant, m'étonnant de ne pas en avoir déjà entendu parler quelque part. Je l'ai mis dans "liste top secrète", mais au fil du temps j'ai un peu perdu la motivation de le voir. En fait, je me demande encore pourquoi, mais je m'étais mis dans la tête que c'était un procedural (vlà que je me mets à utiliser la termino des séries occidentales, influence des sériphiles sans frontière ^^). Et comme sans y être hermétique, je consomme le genre avec modération, ça ne me bottait plus. Et puis il y a quelques semaines, Asa a publié sa critique de la série. Et là j'ai réalisé que non, Ningen no shômei ça n'était pas une petite enquête par épisode mais une vraie grosse affaire, et qu'en plus, ça semblait particulièrement bien ficelé. Du coup, je n'ai pas tardé à me décider à me lancer. Et grand bien m'en a pris ! ^^

Le drama est tiré du roman policier du même nom écrit par Morimura Seiichi et publié en 1976. Comme  c'est souvent le cas pour les romans qui ont déjà quelques dizaines d'années (je pense notamment à Suna no utsuwadans le même registre), ça n'était pas la première fois que ce roman était adapté : après un film en 1977, l'histoire a été portée pas moins de 3 fois sur le petit écran (1978, 1993 et 2001) sous forme de tanpatsu. Le drama de 2004 qui nous intéresse aujourd'hui est donc en fait le premier renzoku.

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A Tôkyô, en un début de mois de juillet, le corps d'un jeune homme afro-américain est retrouvé sur l'île d'Odaiba. L'inspecteur Munesue, fraîchement dabarqué dans la section d'enquêtes criminelles, va être chargé de l'affaire. Que pouvait bien faire la victime au Japon ? Quel peut bien être le mobile du crime ? L'enquête va mener Munesue jusque dans des lieux chargés de souvenirs tragiques qu'il ne pensait pas revoir. En parallèle, nous suivons l'histoire d'une femme à la volonté de fer bien décidée à obtenir un siège à la Diète, d'un homme en fauteuil roulant et d'un gosse de riche complètement paumé. Petit à petit, les liens entre les différents protagonistes se dessinent et les histoires du passé ressurgissent...

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Comme de nombreux héros de séries policières, Munesue a un côté assez sombre et des méthodes d'enqête parfois pas très conventionnelles. S'il a parfois du mal à communiquer, il n'est pas non plus une huître, et on ne peut que s'attacher à lui quand on réalise à quel point il vst hanté par son passé. Takenouchi Yutaka (Fumo chitaiRondoDekichatta kekkonBOSSNagareboshiBeach boys...) fait vraiment des merveilles, et comme je venais juste de le voir dans son rôle de jeunot enthousiaste de Mada koi wa hajimaranai, le contraste a été vraiment flagrant ! L'acteur n'avait déjà plus rien à me prouver, mais il a plus que jamais confirmé son talent, et je compte bien continuer à le voir régulièrement, que ce soit dans des drama récents ou qui datent un peu.

Osugi Ren (TROUBLEMANTriangleMy boss my heroLong Love LetterHungry!...) incarne Yokowatari, le coéquipier de Munesue. Il est un peut maladroit et long à la détente et c'est le genre de personnage qui pourrait être vite lourd s'il faisait trop d'interentions ou s'il était trop surjoué, mais aucun problème sur ces deux points, donc ça passe bien. Ogata Ken (Kaze no garden) est Nasu, le supérieur de Munesue. Contrairement à d'autres, il pense avant tout à la résolution de l'affaire et à la victime, pas à sa promotion ou à l'image de la police. Il fait donc tout ce qu'il peut pour aider Munesue, risquant parfois son poste. 

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Enfin, Yamaji est le chien de garde de service, qui ne perd pas une occasion pour faire des reproches à Munesue et préfère ne rien faire plutôt que de risquer de contrarier qui qui ce soit d'influent, qu'il fasse partie de la police ou pas. Satô Jirô (Yuusha Yoshihiko to Maou no shiroZenkai girl) sait rendre le personnage bien agaçant comme il faut. Tominaga, flic qui semble être entré par la grande porte des concours et ne pas avoir gagné sa place à l'ancienneté, est à peu près de la même trempe. Le rôle est tenu par Yamazaki Shigenori (Last friendsTentai kansokuMR. BRAINMitsu no aji, Medaka).

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Matsuzaka Keiko (Natsu no koi wa nijiiro ni kagayaku) incarne à la perfection Koori Kyôko, qui semble prête à tout pour obtenir le vote des citoyens du département de Kanagawa, y compris à jouer les familles modèles alors qu'elle semble porter peu d'affection à ses enfants. Les raisons qui l'on poussée à devenir si ambitieuse et sans pitié constituent une partie du mystère. L'actrice est vraiment épatante, on a l'impression qu'elle ne joue pas.

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Tanabe Seiichi (Kimi wa pettoYume no california11 nin mo iru!) est Saeki, le secrétaire de Keiko. Je n'aime pas beaucoup l'acteur, mais là c'est certainement le rôle le plus intéressant dans lequel je l'ai vu. La fille de Kyôko, Sayaka, est jouée par Horikita Maki (KurosagiAtashinchi no danshiWagaya no rekishi...), qui n'apparaît au final pas beaucoup mais a quand même le temps de prouver qu'elle est toujours aussi plate. Heureusement, il en aurait fallu bien plus pour gâcher le drama.

L'entourage de Munesue en-dehors de son travail se réduit à son amie d'enfance, Kiriko, journaliste qui va être amenée à écrire un article sur Koori Keiko. Kiriko sait comment Munesue fonctionne, et elle parvient tant bien que mal à lui faire confier un peu ses états d'âme. J'ai été heureuse de pouvoir revoir Natsukawa Yui (Kekkon dekinai otokoAnata no tonari ni dareka iruAoi tori), qui se montre très naturelle et spontanée.

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Oyamada est un homme qui est en fauteuil roulant depuis plusieurs années. Sans emploi, obligé de rester chez lui, sa situation est difficile et il dépend entièrement de sa femme Fumie. Ce rôle d'homme très calme mais dont la colère peut vite éclaté convient à merveille à Kunimura Jun (Andô NatsuSuitei yuuzaiCarnation). Fumie est jouée par Yokoyama Megumi, et le rôle puant que l'actrice avait dans Kono yo no hate lui colle tellement à la peau que quand il lui arrive des malheurs je m'en réjouissais presque. Mais en fait, elle ne le mérite pas évidemment ^^. Oyamada va par la force des événements être amené à faire équipe avec Niiimi (Kazama Morio), un homme qu'il n'aurait certainement jamais fréquenté en temps normal. Les deux personnages que tout opposent forment un duo aussi improbable que marquant, et si la situation est toujours grave pour eux, certains de leurs échanges font franchement sourire.

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Takaoka Sôsuke incarne Shôhei, un gosse de riche qui comble son ennui en jouant avec la drogue. On hésite sans cesse entre le plaindre et avoir envie de lui coller une bonne paire de claques. Il va faire la connaissance de Michiko (Matsushita Nao), une jeune femme qui est presque aussi paumée que lui mais qui a quand même un peu plus la tête sur les épaules. Mais ça ne va pas réussir à empêcher ce qui va leur arriver...

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En plus de ces différents petits groupes de personnages, on peut trouver un certain nombre de protagonistes qui jouent un rôle clé dans l'intrigue. Mais pour ne pas trop en dévoiler, je ne citerai que les acteurs qui les incarnent et que j'ai pu reconnaitre. On peut donc retrouver Lily (Shinya Shokudô), Ikeuchi Hiroyuki (Great Teacher OnizukaSmileBeautiful Life), Ishida Ayumi (SmileHome drama) ou encore Izumiya Shigeru (Itoshi kimi eEngineHachimitsu to CloverKurosagiHiroshima Shôwa Nijûnen Hachigatsu MuikaMedaka) et Ono Machiko (CarnationGaiji keisatsu).

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Si l'intrigue de Ningen no shômei se base sur des coîncidences et des hasards bien pratiques comme c'est bien souvent le cas dans les enquêtes, on a un tas de raisons de ne pas le reprocher au drama. Déjà, parce que ces hasards sont complètement assumés. Et puis surtout, le puzzle que constitue l'affaire principale est admirablement bien maîtrisé. Sans jamais nous faire trop lambiner et à un rythme très constant, chaque pièce se met en place petit à petit, et l'on se prend complètement au jeu, la qualité des personnages jouant également un grand rôle.

L'atmosphère est primordiale dans un drama policier, et celle de Ningen no shômei est une franche réussite. Il y a le présent de l'enquête, qui se déroule principalement autour d'Odaiba. Il y a les flash-backs sur le passé des différents personnage qui nous font voyager à d'autres moments et dans d'autres lieux. Et il y a aussi toute la partie de l'histoire qui se déroule aux Etats-Unis. Toutes ces scènes sont très crédibles, on se croirait vraiment dans une série américaine. Elles sont centrées sur  Johnny, la victime, mais aussi sur un flic qui a la gâchette facile envers les personnes de couleur. 

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On est bien loin de Disney et des héros américains, et si on pourrait bien sûr noter que les Japonais ne sont pas forcément bien placés pour reprocher à d'autres d'être racistes, ce n'est de toute façon pas le propos principal de l'histoire, et ça fait paisir pour une fois de ne pas avoir affaire à une vision mode Eldorado. Les Etats-Unis sont également présents dans un autre élément de l'intrigue, celui de l'enfance de Munesue à Yokosuka. On a un aperçu d'un moment de l'Histoire récente entre le Japon et les Etats-Unis avec des thèmes qui sont parfois encore d'actualité dans certains coins du Japon, et j'ai trouvé ça passionnant. A travers l'objet clé que constitue le chapeau de paille que l'on voit sur l'affiche, le drama prend une dimension presque poétique et très nostalgique étant donné que les images du passé sont nombreuses.

C'est Iwashiro Tarô (Watashitachi no kyôkasho) qui s'est occupé de la composition de l'OST du drama, et il nous livre un travail exceptionnel. Ses mélodies traduisent parfaitement la tragédie, le mystère, le suspense ou la nostalgie, et me sont restées dans la t4te longtemps après avoir fini le drama. L'OST se classe définitivement parmi mes préférés, et j'ai ressenti une frustration extrême quand je me suis rendu compte qu'elle n'avait même pas été éditée en CD. Pas moyen de réécouter la musique en dehors du drama, c'est vraiment trop dommage ! La chanson de Kawaguchi Kengo que l'on entend dans l'ending a une touche bien américaine qui cadre bien avec l'histoire et est très réussie.

Ningen no shômei  est clairement un des meilleurs drama policiers que j'ai vus. Son ambiance est vraiment prenante et marquante, et j'ai apprécié toutes les dimensions de l'histoire. Un scénario bien mené, une interprétation sans faille et une réalisation maîtrisée, tous les ingrédients sont réunis. Un de mes coups de coeur de l'année et une petite référence dans le genre qui est à voir absolument !

03 octobre 2012

[Drama] Kaeru no oujo sama

Titre japonais :  カエルの王女さま

Nombre d'épisodes : 11

Diffusé au : Printemps 2012

Chaîne de diffusion : Fuji TV

Fiche : DramaWiki

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Avec Suitei Yuuzai et Cleopatra na onnatachi, Kaeru no oujo sama est le seul drama du printemps 2012 que j'ai suivi en cours de diffusion après ma petite tournée de pilotes. Du moins au départ, car avec le ralentissement du sous-titrage et ensuite mes occupations personnelles, j'ai terminé la série largement après la fin de sa diffusion, vers la fin août. Si je me suis tant intéressée au drama au départ, c'est parce qu'Amami Yûki y tient le rôle principal. Le visionnage du premier épisode m'a confirmé que si l'on ne tenait pas là un drama révolutionnaire, la présence de l'actrice suffisait à en faire un bon divertissement. Et mon jugement final reste le même ^^.

Kurasaka Mio, qui vivait à New York depuis plusieurs années pour y réaliser son rêve de devenir une star de Broadway, rentre à Yume, sa petite ville natale de province. Autrefois très dynamique, Yume est à présent dans une situation économique difficile. Le maire, Isaka, a décidé de la faire fusionner avec la ville voisine plus grande, et de faire détruire l'auditorium, symbole des années glorieuses. Il sera remplacé par un site de traitement des déchets. A la demande de la directrice de la salle, Mori Kanae, qui l'a toujours soutenue, Mio va prendre la direction de la chorale de Yume, composée au départ en majorité de mères au foyer, pour tenter de faire revivre la culture musicale de la ville et sauver l'auditorium. Mission impossible ?

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Mio ne compte pas moisir dans ce trou de province qu'elle avait quitté sans aucun regret, et si elle accepte la demande de Kanae, c'est surtout parce qu'elle espère bien se mettre en avant et relancer sa carrière qui, on s'en rend compte rapidement, ne semble pas aussi brillante que ce qu'elle veut bien laisser croire. Elle compte bien imposer ses méthodes à ce ce petit groupe d'empotées et envoyer au diable leurs Chansons (en français dans le texte, s'il-vous-plait) ringardes et les faire danser sur des airs plus modernes. Cela ne va pas se faire sans heurt, et en-dehors de la question de savoir si la salle de concert pourra ou pas être sauvée, tout ne va pas se passer comme Mio l'avait prévu...

Ce rôle de femme intransigeante, très directe et arrogante dont les phrases favorites sont en anglais (Ladies, let's do it!) va évidemment comme un gant à Amami Yûki (Fumo chitaiBOSSBOSS 2Around 40Wagaya no rekishi). On peut dire que c'est vraiment trop facile, et qu'il n'y a vraiment aucune prise de risque. Mais il faut bien avouer qu'encore une fois, ça marche. Dès le départ, on entrevoir les faiblesses du personnage, ce qui permet de s'y attacher facilement. J'ai appris pour l'occasion que l'actrice avait été dans les années 90 une des stars de la compagnie de théâtre musical Takarazuka, ce qui explique ses capacités en chant et en danse ^^.

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Isaka Chûko, qui dirige la chorale de Yume, est une bonne petite femme au foyer provinciale coincée sur les bords qui a du mal à accepter l'arrivée de Mio et s'oppose totalement à l'idée de danser. Elle veut conserver la chorale telle qu'elle est. Petite précision non négligeable, Chûko est la fille unique du maire. Il y a donc un léger conflit d'intérêt, vu que ce dernier ne rêve que de détruire la salle de concert où le groupe est supposé se produire. Ishida Yuriko (Strawberry on the shortcakePrideOver TimeOyajiSengyou shufu tanteiKonshuu, tsuma ga uwaki shimasu...), qui a d'habitude des rôles de femmes moins à cheval sur la morale, prend des petits airs précieux et s'en sort bien dans ce rôle.

Le maire en question, Isaka, est incarné par Kishibe Ittoku (Fumo chitaiYume no california), qui n'a pas besoin d'en faire des tonnes pour faire le grand méchant de l'histoire. Pourquoi tient-il absolument à faire fusionner la ville et la faire disparaitre en même temps que son symbole ? Va-t-il se laisser attendrir par sa fille ou bien la chorale et leurs alliés vont-ils devoir trouver un autre soutien pour que la musique survive dans la petite ville ? Si on peut déplorer son entêtement et si on devine bien qu'il a des motivations très personnelles, au moins le maire pense vraiment à sauver l'économie de la ville. Un centre de traitement des déchets, c'est pas glamour, mais c'est utile ^^.

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Isaka Tetsurô est le mari de Chûko, dont il a pris le nom, sûrement car sa femme est une fille unique de bonne famille. Il est donc le gendre du maire, et sans surprise il travaille pour la municipalité de Yume. Comme il semble vouloir à tout prix se faire accepter par beau-papa et qu'en plus son travail dépend de lui, il se plie en quatre pour l'aider à arriver à ses fins. Evidemment, cela ne va pas passer avec Chûko, d'autant  plus qu'il n'y a pas que ça. Koizumi Kotarô (Attention Please!Boku dake no madonnaSlow danceHaken no hinkaku) est assez doué pour faire les lèche-culs, et sont personnage va évoluer assez pour être digne d'intérêt.

Venons-en au coeur du thème du drama avec les différents membres du groupe que va diriger Mio, qui ont des profils assez variés. Outre Chûko, la femme au foyer bien comme il faut, on peut trouver Sakurai Reina, qui travaille elle aussi pour la municipalité, sous les ordres de Tetsurô. C'est la femme fatale du groupe, et l'actrice et chanteuse Katase Nana (Dekichatta kekkon) s'en sort à merveille pour donner à son personnage un petit côté comique bien dosé qui le rend vraiment sympa. 

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Mahiru, surnommée Ahiru (canard), est une jeune fille très réservée qui vient de terminer ses études et a enchaîné des dizaines d'entretiens d'embaiuche sans succès. Elle est complètement paumée, et elle n'a pas vraiment le soutien de sa mère qui la rabaisse sans cesse en la comparant à sa soeur aînée, Les méthodes énergiques de Mio vont la secouer, et Mahiru va trouver dans le chant et la danse une source de motivation et prendre petit à petit conifance en elle. Cela va lui permettre d'y voir un peu plus clair dans son avenir. Si j'ai été très sensible à la situation du personnage, Ôshima Yûko nous ressort à peu près le même numéro que dans Watashi ga renai dekinai riyuu avec son regard de chien battu 95% du temps et la voix pleurnicharde qui va avec. Y'a pire, oui, mais la petite AKB48, qui reprend son sourire à paillettes dès qu'elle danse, n'est clairement pas une grand actrice. Ni une grande chanteuse, mais on s'en rend pas trop compte quand il y en a 47 autres qui chantent c'est vrai :p

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La rebelle du groupe est Haneda Minami, jeune mère céibataire qui troque son look de yankee pour des tenues plus sexy le soir vu qu'elle est hôtesse dans un bar. C'est apparemment le premier rôle dans un drama pour la chanteuse Fukuhara Miho, et bien qu'il soit assez secondaire, j'ai trouvé qu'elle se débrouillait bien. Et puis on sent qu'elle a de la voix ! Le fils de Minami est joué par l'adorable Takagi Serai, déjà vu dans Zenkai girl.

Bien que le groupe de Chansons soit supposé être exclusivement féminin, Mio va décider d'un intégrer également des éléments masculins. Shinobu (Chiba Yüdai), jeune homme un peu efféminé, va rejoindre le groupe avec enthousiasme. Le personnage est pas too much dans son genre donc je l'ai trouvé plutôt amusant. 

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Lorsque Mio va jeter son dévolu sur Inui Kazuki, qui travaille dans le même atelier que Shinobu et qui est musicien, Shinobu va faire des pieds et des mains pour convaincre son collègue qui semble très réticent, et qui n'est pas du genre bavard. Si le personnage n'est pas non plus à des années lumière des autres rôles dans lequel je l'ai vu, Tamayama Tetsuji (Summer snowBara no nai hanayaBOSSSunao ni narenakuteHiroshima Shôwa Nijûnen Hachigatsu Muika...) s'en sort encore une fois très bien et c'est toujours un plaisir de le voir (comme si je  manquais d'objectivité :p).

Les deux derniers membres des Chansons sont beaucoup plus en retrait et on n'a pas l'occasion d'en savoir beaucoup sur elles. La première, Baba  Mizore (Ôshima Yôko), est une mère de famille, et la plus âgée du groupe. La seconde, Tamako (Kikuchi Mika), a un look assez bizarre et... je crois que c'est tout ! Franchement, je ne me rappelle même plus ce qu'elle fait ! C'est souvent comme ça quand on a un groupe assez important, tous les personnages ne peuvent pas être autant développés.

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Kanae, la directrice de la salle de concert qui veille sur Mio deouis de nombreuses années, est jouée par Kuno Akiko. Le personnage se faisant rare, il est difficile d'en dire quoi que ce soi. Il y a un autre  personnage dans l'entourage de notre héroïne que l'on voit plus souvent. Il s'agit de Sakura, amie de longue date chez qui Mio va squatter à son retour à Yume. Sakura est une sportive baba cool qui tient un petit bar. C'est à elle que Mio confie ses états d'âme. Hamada Mari (UnfairCarnation) est vraiment sympa dans le rôle de ce personnage un peu excentrique.

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Les éléments de l'histoire de Kaeru no oujo sama sont classiques : d'une part les secrets de Mio qui finiront par être révéles, d'autre part les membres qui ne veulent parfois pas rejoindre le groupe ou veulent ensuite le quitter pour telle ou telle raison, avec en toile de fond le maire qui met des bâtons dans les roues dès que le groupe tente quelque chose. Ca se suit bien pendant les 4 premiers épisodes, après j'ai ressenti quand même un petit ralentissement.

Mais l'intérêt du spectateur est quand même maintenu par l'histoire personnelle des différents membres du groupe. Et si évidemment il faut un bon nombre de retournements pour tenir 11 épisodes avant de savoir si oui ou non, la salle sera  sauvée, ça n'est pas non plus trop tiré par les cheveux et on sent que ça a été pensé un minimum, et pas trop brodé au dernier moment au fur et à mesure de la diffusion. 

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Si la série parvient à se démarquer, c'est bien grâce à son côté comédie musicale. Je ne suis pas vraiment une adepte du genre et on ne peut pas dire que j'aie vraiment de références. Et puis globalement, la  danse est sûrement l'art auquel je suis le moins sensible et dans l'absolu je ne vois pas l'intérêt que la musique y soit nécessairement associée. Je veux dire par là que je n'ai jamais écouté un style de musique où les artistes dansaient vraiment. Mais pourtant, j'ai apprécié les parties chantées et dansées de Kaeru no oujo sama.

Bien que j'aie moi-même reconnu très peu de titres, j'ai aimé l'idée de reprendre des chansons japonaises célèbres, certaines récentes et d'autres un peu moins apparemment. L'insertion de ces scènes chantées et dansées donne vraiment un ryhtme à l'ensemble du drama, et niveau fréquence et durée, c'est bien géré, on ne sature pas. Et puis on imagine bien tout le boulot derrière pour les acteurs et on a vraiment l'impression qu'ils s'amusent bien. 

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La musique instrumentale originale pourrait presque passer inaperçue à côté des nombreuses chansons, pourtant elle est bien présente et j'ai trouvé qu'elle contenait des morceaux vraiment réussis. Pour ce qui est de la chanson thème, il s'agit d'un titre de la jeune chanteuse Ieiri Leo et il est franchement prenant dans son genre.

Pour ce qui est de la réalisation, j'ai bien aimé l'ambiance un peu vieillotte et rétro qui règne à Yume et l'image qui prend parfois des teintes un peu marron. On sent qu'on est loin de la capitale, mais on a aussi presque l'impression d'être à une autre époque, un peu comme dans Atami no sousakan, même si le genre est très différent. Ce petit changement est toujours agréable. Le drama comporte aussi quelques bruitages, notamment lors de transitions entre certaines scènes : on entend des gerogero, le bruit que fait la grenouille (le titre du drama signifiant La princesse des grenouilles). Ce bruitage n'est pas surutilisé et j'ai trouvé ça vraiment marrant. Ca montre qu'au bout du compte, même avec son schéma de fin du monde (enfin, fin de la ville ^^) et de grand méchant diabolique, le drama ne se prend jamais complètement au sérieux, ce qui est évidemment appréciable.

Si Kaeru no oujo sama n'est certainement pas le drama du siècle, il n'a pas non plus de défaut complètement rédhibitoire et je n'ai pas trouvé de raison valable d'en dire du mal. Le schéma très classique de l'histoire est cimpensé par la dimension comédie musicale, et les thèmes abordés en pointillé sont dans l'ensemble dignes d'intérêt, comme celui du dépérissement économique et démographique des petites villes. Amami Yuki n'a plus rien à prouver, et le reste du casting suit bien dans l'ensemble, avec de mon point de vue quelques préférences pas très objectives, mais c'est souvent comme ça ^^. Pas un must watch, mais un  bon divertissement. 

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