31 décembre 2009
Top 10 drama n°7 : Pour commencer 2010
Décidément c'est bien de se fixer un peu des priorités quand on a une liste de dramas qui ne cesse de s'allonger même quand on a tout le temps une ou deux séries en cours. Je renouvelle donc l'opération pour ce début d'année 2010. Contrairement à la liste que j'avais faite pour la fin 2009, il n'y a pas vraiment d'échéance, mais je pense qu'il y en aura largement jusqu'au début du printemps.
Rien de bien surprenant si on connaît un peu mes acteurs et mes actrices préférées, et comme d'habitude j'essaie d'alterner entre les séries récentes et celles qui ont déjà quelques années. Enfin, ça va jamais plus loin que la fin des années 90, quand bien même je voudrais en regarder des plus vieilles je crois que ça serait bien difficile de les trouver. La liste n'est pas exhaustive ou définitive, et d'ailleurs j'en ai déjà prévu une pour compléter, comprenant des séries qui ne sont pas disponibles pour une raison ou une autre mais que je voudrais vraiment voir quand elles le seront, ou si elles le sont un jour.
J'ai mis les liens vers les fiches DramaWiki pour ceux et celles qui seraient curieux d'avoir plus de détails sur les dramas mentionnés. Allez, c'est parti !
- Le KimuTaku du début de l'année, ça sera Beautiful Life. C'est pas le choix qui manque, j'aurais même pu en mettre plus qu'une série ^^. J'ai choisi celle-ci surtout pour revoir Tokiwa Takako (Long Love Letter), et apparemment Koyuki a aussi un petit rôle.
- Ensuite un petit Nagase Tomoya, parce que mine de rien ça fait longtemps : il s'agit de Mukodono, que je voulais voir depuis longtemps et que je n'arrivais pas à trouver. J'ai enfin pu mettre la main dessus grâce à une copine, et je me marre déjà à l'idée de revoir Nagase dans une comédie. Et le casting, oh là là : en plus de notre Johnny's on a le droit à Takeuchi Yûko, Shinohara Ryôko et Koyuki ! Sinon, il y a une suite, Mukodono 2003, j'ai lu qu'elle était beaucoup moins bien, mais je pense que j'aurai quand même envie de la voir quand j'aurai vu la première série.
- On continue avec un petit Fujiki Naohito, parce que ça fait longtemps aussi et que d'autres séries où je voudrais le voir ne sont toujours pas disponibles : ça sera donc Love Revolution, série découverte sur le blog de Lynda. A ses côtés, pas mal de gens que je ne connais pas, ce sera donc l'occasion de faire de bonnes découvertes j'espère.
- Ensuite, une autre série que je désepérais de voir un jour et que j'ai enfin : Blackjack ni yoroshiku, avec le pitit mimi Tsumabuki Satoshi, mais aussi Suzuki Kyôka (Karei naru ichizoku, Scandal), que je n'ai pas pu voir souvent mais que j'aime beaucoup.
- La série suivante, je l'ai découverte par hasard assez récemment : elle s'appelle Kiraware Matsuko no issho. J'ai vu sur le blog d'Ageha, juste après avoir ajouté le drama à ma liste, qu'il y avait aussi un long métrage avec un cast différent, mais pour l'instant je compte rester sur le drama.
- Ensuite une autre série découverte sur le blog de Lynda : Papa to musume no nanokakan. J'ai tellement apprécié Aragaki Yui dans Smile que je veux la revoir et ce drama m'a l'air d'être une bonne occasion.
- Pour revoir un peu Okada Junichi, je vais me laisser tenter par la série SP (pour Security Police). A priori un rôle encore bien différent de ceux dans lesquels je l'ai vu, ça devrait être sympa.
- Ashita no kita yoshio est une série que j'ai repérée il y a pas mal de temps. J'ai déjà vu Kohinata Fumiyo dans un très grand nombre de petits rôles, et je suis curieuse de voir ce que ça donne quand il a le premier rôle. En plus, l'histoire a l'air bien et il y a d'autres gens que je connais.
- Allez, y'a pas que les beaux z'acteurs dans les dramas, y'a les filles aussi ! ^^ Et Kiina est une série que j'ai envie de voir car c'est Kanno Miho qui y a le rôle principal et qu'on peut aussi y voir Koike Eiko.
- Pour la dernière série, on va du côté de la saison qui vient de se terminer : toutes les séries de l'automne ne sont pas encore disponibles en VOSTA, mais c'est le cas de JIN, alors je vais en profiter. Ce sera l'occasion de revoir Ayase Haruka. Et je sens que le petit côté époque (en l'occurence Edo) va bien me plaire.
Et voilà, on a les dix ! Reste plus qu'à voir dans quel ordre on aura envie de regarder tout ça, pour varier un peu les genres et les ambiances.
09:01 Publié dans Drama, Mes tops 5/10 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : drama, série, liste
29 décembre 2009
Bla bla drama 3 : Et cette fin d'année 2009, alors ??
La fin de l'année arrive, il est donc le temps de faire un petit point sur les dramas avant de me lancer dans de nouveaux tops 10, et pour dire avant tout ce qu'il en est du top 10 des dramas à voir avant la fin de l'année que j'avais rédigé fin septembre.
Vers la fin novembre, alors qu'il me restait deux des dramas de la liste à voir, je pensais que je n'arriverais pas à finir en décembre. Ca n'aurait rien eu de grave, c'est sûr ^^. Mais bon, la dernière semaine de cours a été moins chargée en boulot et j'ai pu achever les deux séries dès le début des vacances, j'ai fini la deuxième le 19 décembre pour être précise. Pari plus que tenu ^^. Il faut dire que parmi ces deux séries, l'une s'est avérée vraiment excellente et l'autre mieux que prévu, donc ça a aidé. Plus de détails quand je ferai les notes détaillées ^^.
En parlant de ces notes justement, les vacances sont une bonne occasion de rattraper un peu mon retard : j'ai déjà pu en publier deux, et la troisième est prête. Après ça, il en restera encore trois, tout de même ! Mais même si j'ai plus de temps pour les rédiger, je ne compte pas trop accélérer le rythme de publication : ce sera une par semaine, pas plus, comme ça on en aura pour tout le mois de janvier, quand je serai occupée par les révisions puis par les partiels.
Mais qu'est-ce que je fais maintenant alors, si j'ai fini ma liste et que c'est les vacances, et donc que j'ai plus de temps ? Hé bien je n'ai pas commencé de nouveaux dramas ! Si si, c'est possible ^^. Je me suis dit que ça me permettrait de combler plus vite mon retard dans mes notes, surtout qu'il va falloir que je consacre du temps à mes tops 10. Et puis surtout, c'est le moment où jamais de voir un certains nombre d'épisodes spéciaux, de tanpatsu et de films que j'avais prévu de voir, certains depuis pas mal de temps. Dès que j'ai un drama en route, j'ai du mal à le laisser de côté pour regarder autre chose ^^.
J'ai déjà regardé quelques SP et films, bien sûr je ferai des notes, mais ça sera plus bref que pour des renzoku. Il m'en reste pas mal en stock, et bien sûr en faisant un tour sur des blogs ou sur le DramaWiki, je peux allonger ma liste à l'infini ^^.
Pour ce qui est des tops 10, il y aura bien sûr le bilan de l'année avec mes dix dramas préférés et mes dix dramas "moins préférés". J'ai déjà pas mal réfléchi à ces classements et c'est vraiment galère de choisir, aussi bien pour les meilleurs que pour les moins bien ! J'y vois un peu plus clair mais il n'y a pas encore grand chose de définitif. Je me tâte par exemple à faire d'autres classements, pour les premiers rôles, seconds rôles, la musique, les différents genres... Comme des "drama awards" quoi ! Mais là encore c'est dur de choisir, ou de classer les dramas par genres.
Le temps que je mette tout ça au propre, et surtout que toutes les notes des dramas concernés soient publiées, ça sera pas avant fin janiver/début février. Je profiterai de ma trève à la fin des partiels, avant d'attaquer le second semestre. Mais en attendant, étant donné que ça m'a bien plus de choisir une dizaine de dramas à voir en priorité, je pense que je vais faire très bientôt une nouvelle liste pour le début de l'année 2010 ^^.
08:30 Publié dans Drama, J'raconte ma life | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bla bla, drama, série
27 décembre 2009
Pride
Titre japonais : プライド
Nombre d'épisodes : 11
Diffusé en : Hiver 2004
Chaîne de diffusion : Fuji TV
Fiche : DramaWiki
Un petit KimuTaku, ça faisait longtemps non ? Il en fallait bien un avant de terminer l'année, et ça n'a pas été dur de me décider pour celui-ci vu sa notoriété et toutes les bonnes critiques que j'ai pu voir. Enfin bon, même sans ces bonnes critiques, la prise de risques n'était pas énorme. Je pourrais d'ailleurs me fixer pour objectif en 2010 de trouver un drama de KimuTaku archi nul ^^. Et puisque je suis pas là non plus que pour les beaux gosses (je suis crédible ou pas ? :p), j'étais aussi impatiente de revoir Takeuchi Yûko étant donné la bonne impression qu'elle m'a laissée dans tous les dramas où je l'ai vue.
Nous voilà donc partis dans l'univers du hockey sur glace et sans hésitation car je me doutais que comme dans Engine le côté sportif ne serait que prétexte à mettre en avant les relations entre les différents personnages, et c'est bien le cas. Au premier plan, bien sûr, il y a une romance, celle de Halu et Aki. Lui est le joueur vedette de l'équipe des Blue Scorpions et semble penser qu'une relation sérieuse est incompatible avec sa dévotion pour le hockey. Elle attend depuis deux ans un homme qui est parti à l'étranger et lui a promis de revenir, bien qu'il ne lui ait pas donné une seule fois des nouvelles pendant tout ce temps.


Nos deux protagonistes vont s'embarquer dans une relation pas sérieuse sous forme de jeu qui a priori leur convient à tous les deux, mais bien sûron se doute bien que ça ne pourra pas durer. Qui dira stop le premier ? L'homme qu'Aki attend va--t'il revenir ? Et si oui (ou plutôt, comme c'est forcément oui ^^), comment ça va se paser ? Qui va-t-elle choisir ? C'est très classique certes, mais c'est efficace. D'abord parce que le couple Halu/Aki est vraiment réussi, et ensuite parce que ça ne monopolise pas toute l'histoire, on suit en parallèle d'autres personnages.
Oui, évidemment, forcément, ça tombe sous le sens, Kimura Takuya (Sora kara furu ichioku no hoshi, Karei naru ichizoku, MR. BRAIN, CHANGE, Hero) est très bon dans le rôle de Haru. Ouais, c'est super facile de lui donner le rôle du gars cool et super populaire, mais bon d'une part le personnage est assez nuancé, et d'autre part, si ça marche toujours aussi bien pourquoi on s'en priverait ? ^^. Takeuchi Yûko (Bara no nai hanaya, Lunch no Joou, Egao no Hosoku), dans le rôle d'Aki, lui rend vraiment bien le change. Comme d'habitude, elle n'en fait jamais trop, a des airs de fille normale tout à fait appréciables et un sourire toujours aussi agréable. Le duo est vraiment réussi, on sent bien leur complicité à travers les différents événements et les petits éléments qui reviennent régulièrement, à commencer par le fameux maybe.

Que ce soit pour nos deux héros ou pour les autres personnages, on nous apprend à un moment donné certains éléments de leur passé qui font qu'ils ont des difficultés dans le présent dans leurs relations amoureuses ou dans d'autres aspects de leur vie. C'est fait de façon un peu trop carrée, genre ben oui machin s'il est comme ça c'est parce que il a eu ça, psychologie peut-être un peu simplifiée quoi, mais bon faut toujours mieux ça que de ne rien savoir sur les personnages, et faut dire que le but recherché est la plupart du temps atteint : on comprend les motivations ou les doutes des différents protagonistes.
Le personnage le plus présent en dehors d'Aki et Halu est sans aucun doute Yamato (Sakaguchi Kenji), d'une part dans sa relation avec Yuri, et pour d'autres choses aussi mais bon je ne vais pas tout raconter. Sans le trouver exceptionnel, il ne m'a pas non plus dérangée. J'ai eu du mal à apprécier le personnage de Yuri (Nakagoshi Noriko), mais son interprétation ne m'a pas posé de problème. Pour Chika (Megumi), on la voit quand même moins, donc c'est plus dur de se faire une idée. Enfin, j'ai trouvé Tomo (Ichikawa Somegoro) plutôt sympa.

En plus de ces personnages, on peut aussi trouver Hyodô (Satô Kôichi), qui devient le nouvel entraîneur de l'équipe au début de la série. Au début ce n'est pas le grand amour avec Halu, mais bien sûr ça ne va pas en rester là. Il y a aussi Yôko (Ishida Yuriko), c'est dur de parler d'elle sans dévoiler l'histoire, mais disons que c'est quelqu'un qui connaît Halu depuis longtemps et qui a jadis vécu des événements qui ne sont pas sans similitude avec ceux que vivent Halu et Aki.

Et parmi les autres joueurs de hockey, il y a Makoto, joué par Satô Ryûta (Kisarazu Cat's Eye, Utahime, Ikebukuro West Gate Park). J'ai toujours eu l'habtiude de le voir dans des rôles exubérants et ça ne m'avait jamais dérangée, au contraire, mais là je trouve franchement qu'il en fait trop, faut dire que son personnage de petit jeune gaffeur et pleurnicheur n'est pas vraiment original. Enfin, je ne sais pas trop pourquoi je signale ça parce que ce n'est pas du tout un personnage important, il y a le personnage de Saeko (Takizawa Saori, vue récemment dans At home Dad et auparavant dans Hachimitsu to Clover), assistante de l'entraîneur, ou plutôt petit chien de l'entraîneur qui semble croire qu'elle a de l'autorité et de l'influence. Exactement le même genre de personnage cruche que l'actrice avait dans Egao no hosoku, quoi. Mais faut dire qu'elle le fait bien ^^.

Ah, mais j'allais oublier de parler du petit ami d'Aki, enfin du moins de celui dont elle attendait le retour avant de rencontrer Halu. Comme je le disais au début, ce n'est pas difficile de deviner qu'il va effectivement revenir, le truc c'est de savoir quand ça sera et ce qui va se passer après. C'est Tanihara Shôsuke (Triangle, Watashitachi no kyôkasho) qui joue le rôle, et un peu comme dans Love Shuffle sous ses airs de gars bien comme il faut il est pas si bien comme il faut. D'un sens c'est bien, de l'autre on n'avait pas besoin de ça pour prendre le parti de Halu ^^.
Au niveau du rythme, je l'ai trouvé à peu près égal, il y a toujours quelque chose qui relance l'intérêt que ce soit du côté du couple principal. Du coup, les onze épisodes se suivent très agréablement. Je n'ai pas été convaincue à 100% par la fin, mais ce n'est pas non plus du tout comme si ça avait gâché le drama ou quoi que ce soit. Et pour en revenir au hockey, comme je le disais ce n'est vraiment qu'un prétexte, particulièrement aux relations d'amitié entre les différents membres de l'équipe, car si on les voit quand même assez souvent sur la glace ou dans les vestiaires, on ne peut pas dire qu'au niveau du jeu en lui-même ce soit développé, je dirais même que ceux qui s'y connaissent et s'attendent à quelque chose de poussé seraient peut-être déçus.

Pour ce qui est des musiques, on retrouve au générique (d"une longueur incroyable) une chanson de Queen (I was born to love you), et plusieurs extraits d'autres chansons du groupe pendant les épisodes. Je ne peux pas dire que je n'aime pas le groupe, mais j'en n'ai jamais été personnellement fan (j'ai en général du mal à m'intéresser à la musique qui n'est pas de ma génération si on peut dire). Donc je n'ai pas spécialement accroché à l'ambiance (comme je l'ai déjà dit je crois, avec les chansons occidentales dans les dramas c'est un peu tout l'un ou tout l'autre). Du côté des autres musiques, rien de super marquant non plus, à part un ou deux morceaux un peu doux et mélancoliques comme je les aime. Mais bon, ce n'est pas le genre de drama où on a besoin d'une BO exceptionnelle.
Comme je m'y attendais, Pride est donc un drama vraiment sympa qui constitue un excellent divertissement. Le côté romance est très réussi, et l'histoire est rendue plus dynamique et riche par la présence de nombreux autres personnages dans l'ensemble convaincants. Si vous avez vu et aimé Engine, vous pouvez vous lancer les yeux fermés (enfin c'est une expression hein :p) car les deux dramas sont comparables en bien des points (mais ce n'est pas pour ça que les histoires sont les mêmes hein ^^). A classer parmi les classiques je pense, et parfait pour découvrir KimuTaku si on ne le connaît pas encore (bah après tout moi je l'ai découvert que cette année ^^).
08:53 Publié dans Drama | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : drama, série, japon
19 décembre 2009
Konya hitori no beddo de
Titre japonais : 今夜ひとりのベッドで
Nombre d'épisodes : 10
Diffusé en : Automne 2005
Chaîne de diffusion : TBS
Fiche : DramaWiki
Au hasard de mes navigations de fiches d'acteurs en fiches de séries sur le Dramawiki, je suis tombée sur ce drama que je ne connaissais pas du tout. Comme il y avait quelques têtes connues au casting, et aussi la présence de Motoki Masahiro que je n'avais jamais vu dans un drama mais que j'avais bien aimé dans le film Departures, je me suis vite laissé tenter. C'est pas mal de regarder de temps en temps des dramas qui semblent moins connus pour faire partager ses découvertes, et le côté romance entre gens de plus de 25 ans (dit comme ça c'est peut-être pas très vendeur ^^), ça me disait bien.

L'histoire tourne autour de six personnages, certains étant mis plus en avant que d'autres : il y a avant tout Akiyuki et sa femme Yu qui sont mariés depuis sept ans. Il y a ensuite Azusa, qui doit se marier avec Ryo, le jeune demi-frère d'Akiyuki. On apprend vite qu'entre Akiyuki et Ryo, ça n'a pas l'air d'être le grand amour. Enfin, il y a Shunsuke, ami de longue date et collègue d'Akiyuki, ainsi que sa soeur Reiko, qui est aussi une vieille connaissance. Un couple marié, un autre sur le point de l'être, on se doute bien que ce n'est pas avec une telle situation qu'on va pouvoir faire dix épisodes, et donc que les choses vont changer. Certaines vite, d'autres un peu moins.
Et c'est ça le problème du drama : d'un sens il se passe des choses, et d'un sens il se passe rien. Il y a vraiment des événements, des changements dans les relations entre les personnages, mais comme je n'ai pas complètement accroché, je ne me suis pas sentie si concernée que ça et j'ai eu du mal à voir où on voulait en venir. Les personnages ne sont pas mauvais, leur interprétation non plus, mais il manque un je ne sais quoi qui fait que je n'ai pas été complètement immergée, que je n'ai pas attendu l'épisode suivant avec impatience.


Akiyuki est joué par Motoki Masahiro, plutôt convaincant en gars qui a passé la trentaine et qui est un peu perdu quand certains événements viennent perturber sa vie tranquille d'homme marié depuis sept ans et qui semble aimer sincèrement sa femme. La femme en question, Yu, est interprétée par Seto Ayaka (la Rika de Hachimitsu to Clover), et si je n'ai pas compris toutes les réactions du personnage, elle ne m'a pas agacée non plus et je n'ai donc rien à lui reprocher.
Kaname Jun joue Ryo, le petit frère. J'avais pas mal apprécié cet acteur dans Ryûsei no Kizuna, déjà un peu moins dans Atashinchi no danshi. Là, je reste sur cette impression pas franchement convaincue. Il a beau avoir une belle gueule, il manque quelque chose. Azusa est interprétée par Okina Megumi, que je ne connaissais pas. Son personnage peut être un peu agaçant, même si elle a de quoi être paumée on a parfois envie de lui demander si elle pourrait savoir un peu ce qu'elle veut, mais au niveau de l'interprétation rien ne m'a gênée non plus.

Sasaki Kuranosuke (Bambino!, M no higeki, Shikaotoko aoniyoshi) interprête Shinsuke, personnage dont je n'ai pas vraiment toujours apprécié le comportement, même si d'un sens il était assez prévisible. C'est pas son meilleur rôle, mais bon comme je l'aime bien au départ ça allait encore. Enfin, sa soeur Reiko est jouée par Hada Michiko, aperçue dans Smile. Le personnage est plutôt sympathique, mais c'est elle qu'on voit le moins alors c'est difficile de se faire vraiment une idée.
Ce que j'apprécie dans les comédies romantiques qui mettent en scènes des gens qui travaillent et pas des élèves et des étudiants, c'est qu'on nous présente un ou plusieurs univers professionnels. C'est également le cas ici : Akiyuki est designer de couvertures de livres (vous noterez l'affiche de Salignac dans son bureau ^^), et Azusa fabrique des objets en verre, on voit donc assez souvent son atelier et sa boutique. Ah oui, et même si c'est plus classique et qu'on le voit moins, Ryo est coiffeur. J'ai trouvé tout ça plutôt sympa. Côté musiques, il y a plusieurs chansons "jazzy groovy" que j'écouterais pas en dehors mais qui donnaient une ambiance assez réussie. La chanson du générique avec son côté tango est pas mal non plus.


Je ne me suis pas ennuyée en regardant ce drama, mais comme je le disais plus haut, je n'ai pas non plus enchaîné les épisodes. J'ai apprécié des comédies romantiques qui n'avaient rien d'original (je pense en particulier à Slow dance), mais là il manque quelque chose. Au niveau des interactions entre les personnages (que ce soit d'amour, d'amitié ou de conflit entre les deux frères) et au niveau des événements. C'est clair que dans ce genre de romances, il y a forcément des trucs qui sont un peu invraisemblables quand on y pense, mais qu'on arrive à nous faire admettre sans problème. Là, c'est toujours un peu bancal, on a l'impression que les personnages ne sont pas impliqués à 100%, que les réalisateurs ne savaient pas trop où les mener. Ce n'est pas mauvais, mais ce n'est pas non plus super bon.

Je n'en dirais pas plus au niveau de l'histoire pour ceux qui voudraient quand même tenter le coup, mais ce n'est pas un drama que je conseille de voir en priorité. Si vous êtes adeptes du genre et que vous n'avez plus rien d'autre à vous mettre sous la dent, pourquoi pas, après tout mon avis n'engage que moi et vous serez peut-être beaucoup plus emballé ^^. C'est dommage, en tant que série peu connue, j'aurais aimé la conseiller vivement. Mais bon, tout ça ne m'empêche pas d'avoir envie de revoir Motoki Masahiro, particulièrement dans un drama dont je parlerai sûrement bientôt. Bon, et au moins, pour une fois, j'ai pas fait une note de trois kilomètres ! :p
09:10 Publié dans Drama | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : drama, série, japon
08 décembre 2009
Smile
Titre japonais : スマイル
Nombre d'épisodes : 11
Diffusé au : Printemps 2009
Chaîne de diffusion : TBS
Fiche : DramaWiki
Ca faisait longtemps que je voulais voir ce drama, je l'avais même repéré avant sa diffusion au printemps dernier, et ceci pour deux raisons. La première, c'est que c'est Matsumoto Jun qui y tient le rôle principal, et que ça faisait longtemps que je ne l'avais pas vu. La deuxième, c'est que la chanson thème est de Shiina Ringo, j'étais donc tout à fait curieuse de voir (ou plutôt d'entendre) ce que donnait une chanson d'une de mes artistes préférées dans un drama.
J'avais donc mis Smile en top-priorité sur ma liste, et j'aurais pu le regarder disons au début de l'été, une fois tous les épisodes disponibles. Mais ça n'a pas été possible, car justement les épisodes n'étaient pas disponibles. Enfin, en VO sans sous-titres bien sûr, mais comme je l'ai déjà dit je ne m'y vois pas encore, mais pas moyen de mettre la main sur la VOSTA même si elle existait bel et bien. L'équipe en charge du projet avait en effet décidé de restreindre fortement la distribution des épisodes en protestation envers les sites de streaming comme Mysoju qui utilisent le travail des équipes de fansub sans leur autorisation. La raison était donc tout à fait justifiée, mais bon quand même ça m'embêtait un peu ^^.

J'aurais certes pu insister un peu plus, mais bon j'avais bien d'autres choses à me mettre sous la dent, et j'espérais toujours que l'intégralité de la série soit disponible un jour sur D-addicts, ce qui a heureusement fini par arriver cet automne ! J'ai donc fait une entorse à ma liste des dix dramas à voir à la fin de l'année et ai immédiatement commencé à regarder la série. De toute façon, elle aurait dû y figurer au départ cette série, si elle avait été dispo, et je crois qu'elle va de toute façon remplacer Yako no kaidan, dont le sous-titrage n'avance plus depuis pas mal de temps. Bref, après cette longue introduction un peu inutile, entrons dans le vif du sujet.
J'avais eu des échos comme quoi la série n'était pas particulièrement gaie (vu le titre c'est déjà assez surprenant), mais comme le DramaWiki la classe dans la catégorie romance, je me disais que ça devait quand même être pas bien méchant. De la romance, il y en a en effet, mais ce n'est pas ce qui est le plus au premier plan, et pour ce qui est du reste, l'ambiance assez "dépressive" de Smile m'a plutôt surprise. Et on se rend vite compte que ce n'est pas que le début qui est comme ça, que ça va devenir même pire par la suite.

Même s'il n'est pas du tout question de maladie dans l'histoire, elle n'a pas été sans me rappeler les dramas de ce genre (Ichi Littoru no namida et Sekai no chûshin de ai wo sakebu étant mes "références") pour ce qui est des émotions suscitées. Quand on voit quelqu'un qui est malade, qui va peut-être voire très sûrement mourir, on éprouve un sentiment de tristesse et d'injustice : pourquoi lui, il n'a pas mérité ça, le sort s'acharne sur lui. Là, pour le personnage principal de Smile, Vito (ou Bito), c'est la même chose, et c'est même pire. Car s'il s'agissait d'une maladie, il n'y aurait pas de responsable (on va pas aller chercher du côté de Dieu hein ^^), mais là, pour Vito, il y a bien des responsables : ce sont tous les gens xénophobes, ignorants, bornés, intolérants. Donc j'ai trouvé que c'était encore plus dur de le voir s'en prendre plein la tête épisode après épisode.
Hayakawa Vito est donc un jeune homme dont le père est philippin et la mère japonaise, qui est né au Japon et qui a vécu toute sa vie là-bas, qui ne parle que japonais et pas du tout philippin. Malgré ça, on le considère comme un étranger et il est sans cesse victime de discriminations. Dans le premier épisode, on apprend qu'il a passé plusieurs années en prison pour ce qui semble être une erreur de jeunesse (mais on apprend par la suite que ce n'est pas tout à fait ça, voire pas du tout), mais que depuis qu'il est sorti il mène une vie honnête, travaillant dans une petite entreprise familliale qui prépare de la nourriture pour les collectivités et aussi dans un bar le soir. On se dirait donc qu'il est sur la bonne voie, on lui souhaite de s'en sortir.
Mais le problème, c'est qu'avant même de voir tout ça, il y a la toute première scène : celle qui se passe dans le futur, en 2015, et où l'on voit Vito et son avocat... dans le parloir d'une prison. Et d'après ce qu'on comprend, il n'y est pas arrivé la veille. On sait donc dès le départ qu'il va y avoir de la merde, de la grosse merde même, que c'est inévitable même si Vito semble d'abord se tirer des différents problèmes auxquels il se trouve confronté.

Avant d'en dire plus, il me semble que c'est le moment de parler un peu des personnages et de leur interprétation. C'est donc Matsumoto Jun qui joue Vito, et je l'ai trouvé vraiment très bon. C'est vrai qu'à part dans Bambino! il ne m'a jamais déçue, mais c'est quand même bien de voir qu'il sait très bien incarner un personnage à des années lumières du Dômyôji de Hana Yori Dango, et encore bien différent de ses personnages dans Kimi wa petto ou Gokusen. Vito est un gars gentil dans le bon sens du terme, il n'est ni mou ni agaçant, ce qui n'est pas forcément évident. C'est du moins l'impression que j'ai eue.
A ses côtés, il y a d'abord Hana, jeune fille qui a perdu la parole qu'il rencontre au début de l'histoire et dont il va devenir proche. Je connaissais déjà un peu Aragaki Yui pour l'avoir vue dans My boss my hero et Dragon zakura, et sans l'avoir détestée je dois dire que je ne me souvenais pas beaucoup d'elle. Faut dire que les rôles secondaires de lycéennes, c'est pas forcément l'idéal pour se démarquer ^^. Mais là, j'ai vraiment été agréablement surprise par son interprétation. Même si le contexte est différent, le fait qu'elle ne puisse parler m'a rappelé le personnage de Shibaksaki Kou dans Orange days. Elle est très expressive sans en faire jamais trop, elle est vraiment dans son personnage, et j'ai trouvé son sourire vraiment naturel et touchant.

C'est la relation entre Vito et Hana qui donne au drama sa qualification de romance (mais comme je l'ai dit je ne trouve pas que ça convienne vriament comme catégorie). Cette relation, bien qu'assez fleur bleue, est très touchante de par le contexte et le passé respectif des deux personnages. Ce serait dans un school drama, ça serait bateau, mais là, ça passe très bien, c'est une des petites touches d'optimisme du drama. Hana est toute mimi, toute gentille mais jamais trop, et Vito est également très touchant quand il est tout gêné face à ses gestes de tendresse.
Dans les personnages, il y a ensuite Ito, l'avocat de Vito. Je ne sais pas vraiment pourquoi mais j'ai vraiment apprécié l'interprétation de Nakai Kiichi que je voyais pour la première fois, tout comme son personnage, sa relation avec Vito et son histoire. Shiori, sa jeune "disciple", qui se trouve aussi être la fille des Machimura, employeurs de Vito, est jouée par Koike Keiko (Utahime). Ce n'était que la deuxième fois que je la voyais, et encore une fois elle n'avait pas le premier rôle, mais décidémment je l'apprécie vraiment.

Les Machimura forment un couple vraiment sympathique : Vito n'est pas le seul de leurs employés à avoir été en prison, mais lui comme les autres, ils sont presque comme des fils pour eux. Je sais bien que ça fait partie du truc, qu'il faut bien des gentils sans préjugés et qui font confiance, mais je trouve qu'ils ne cherchent pas à en faire trop, et quand ils se retrouvent en difficulté on ne peut que les plaindre. Les deux collègues de Vito, Kinta et Bull, sont pas si convaincants que ça, mais bon ce n'est rien de très méchant.

Et enfin, last but not least, je m'en rappellais à peine après tout ce temps en commençant le drama, on peut y voir Oguri Shun (Summer snow, Hanazakari no kimitachi e, Binbou Danshi pour ne citer que ceux-là ^^). Et si Vito n'a rien du Dômyôji de Hanadan, son personnage, Hayashi Seiji, ne tient pas plus du doux Hanazawa Rui ! Hayashi est une vieille "connaissance" du passé de Vito qui va ressurgir et bien sûr jouer un rôle important dans les événements du présent. Il est méchant, il est cruel, vraiment flippant ! Oguri n'avait plus à me convaincre, loin de là, mais j'ai encore une fois été bluffée.

C'est difficile de donner plus de détails sur l'histoire, et encore plus de parler de la fin. On m'a dit qu'elle n'était pas prévue ainsi au départ, qu'elle avait été changée en cours de route. C'est à la fois dommage et pas dommage, je sais que ça veut pas dire grand chose mais c'est ce que j'ai pensé ^^. J'ai du mal à dire que j'ai apprécié la série, même si c'est vraiment le cas, parce que c'est jamais drôle de voir quelqu'un s'en prendre plein la tête, mais je pense que tout comme dans les séries "maladies" que je mentionnais plus haut, on ne fait pas du tout que jouer sur la corde sensible et montrer un gars malheureux pour nous faire pleurer, encore moins même.
Car si ça reste une série télé grand public avec de jeunes acteurs très célébres, il ya quand même des trucs assez énormes qui sont pointés. Je ne vais pas faire un exposé sur la xénophobie et le racisme au Japon car je dirais de grosses conneries, mais là c'est quand même montré très clairement, et ça ne doit pas faire forcément plaisir au public visé en premier lieu. Et ce que je peux dire, en tant que blanche ou en tant qu'occidentale, et qui peut sûrement paraître très débile, c'est que ça semble plus choquant de voir des Japonais discriminer d'autres Asiatiques. Alors oui, je sais bien, nous occidentaux on a un peu l'impression que tous les Asiatiques sont pareils alors que ce n'est pas le cas, mais là ce qui est bizarre c'est que c'est vraiment un mélange de racisme et de xénophobie.
Et puis question système judiciaire, on nous montre deux points vraiment importants. Le premier, c'est le nouveau système de jury populaire instauré il y a peu dans le pays et qui n'existait pas du tout avant contrairement à chez nous. D'après ce que j'ai entendu, beaucoup de personnes sont réticentes à faire partie d'un jury car elles ne pensent pas être aptes à décider du sort de quelqu'un. (perso je ne m'y verrais pas non plus même si ça peut m'arriver ^^) Surtout qu'au Japon, décider du sort de quelqu'un dans un procès d'assises peut signifier décider de sa vie ou de sa mort, et c'est ça le troisième point important abordé. Bien sûr, je ne suis pas japonaise et je vis pas au Japon, donc je ne peux pas savoir, mais ayant entendu que le sujet était assez tabou, ça me semble sacrément intéressant qu'on l'évoque dans une série télé.

J'ai déjà écrit beaucoup, mais il ne faut pas que j'oublie mon petit paragraphe musique ! La bande originale est de Yamashita Kôsuke, qui a officié entre autres sur HanaDan (je me retrouve encore à mentionner ce drama alors qu'il n'a vraiment rien à voir ^^). On reconnaît bien le style, et il y a des musiques très jolies. Il y en a d'autres je trouve qui ne cadrent pas tout à fait avec l'ambiance et le thème de la série, mais ce n'est pas non plus gênant.
Et enfin, il y a la chanson de Shiina Ringo, Ariamaru Tomi. Je l'avais écoutée seulement une ou deux fois à la sortie du single et je n'avais pas été convaincue plus que ça. Et comme la chanson n'a pas été retenue pour le dernier album de la dame, je n'avais en fait pas du tout eu l'occasion de l'écouter à nouveau. Mais dans le drama, je l'ai vraiment redécouverte, et depuis je l'adore. On l'entend à chaque épisode, vers la fin, et je trouve que ça donne vraiment super bien.
Ah, deux mots aussi au niveau de la réalisation si on peut dire : les passages d'une époque à l'autre (le passé de Vito, le présent en 2009 et le futur en 2015) donnent du dynamisme à la série sans nuire à la compréhension. J'ai également bien aimé la construction des fins d'épisodes, quand les choses tournent mal et que les crédits de fin passent déjà. Hum, ça donne pas trop d'idée comme ça, il faut regarder quoi.
Et ce sera mon mot de la fin, il faut regarder ce drama, dont le seul défaut est en fait de vous plomber le moral les trois quarts du temps. Même si comme toute fiction on ne peut pas dire que ça montre la réalité, j'ai vraiment apprécié le fait que les réalisateurs choisisent d'aborder des thèmes on ne peut plus sérieux et d'actualité. A moins d'être allergique à MatsuJun, c'est un drama à mettre en bonne position sur sa liste ^^.
09:03 Publié dans Drama | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : drama, série, japon
02 décembre 2009
At home dad
Titre japonais : アットホーム・ダッド
Nombre d'épisodes : 12
Diffusé au : Printemps 2004
Chaîne de diffusion : Fuji TV
Fiche : DramaWiki
Comme je l'avais dit en faisant ma liste des 10 dramas à voir avant la fin de l'année (d'ailleurs vais-je en venir à bout à temps ?? ^^), ça ne fait pas super longtemps que j'ai repéré cette série sur le Drama Wiki, mais j'ai tout de suite décidé de la regarder étant donné le casting et le thème.
Yamamura est un créateur de spots publicitaires qui semble avoir pas mal de succès dans son boulot et qui vient d'acheter une maison et d'y emménager avec sa femme et sa fille. Il découvre bientôt que chez leurs nouveaux voisins, les Sugio, c'est la femme qui travaille et le mari qui s'occupe de la maison et de leur fils. Ca fait bien rire Yamamura, qui a une vision très machiste traditionnelle de la répartition des rôles dans la famille. Mais il ne rigolera pas longtemps, car lui aussi ne tardera pas à se retrouver dans cette situation.


Il va vite se rendre compte que les tâches ménagères et l'éducation, ce n'est pas de tout repos. Il va aussi réaliser qu'il n'apprécie pas forcément chez sa femme retournée à une activité professionnelle des comportements que lui avait quand il travaillait. Ses "aventures" de père au foyer vont ainsi l'ammener à bien connaître son voisin, qui lui servira de professeur, et aussi à fréquenter, ou plutôt à supporter, toutes les femmes au foyer du quartier lors de réunions de cuisine par exemple. Il prend bien les choses, pensant que la situation n'est que temporaire et qu'elle reviendra "à la normale" quand il aura retrouvé du travail. Mais évidemment, ça ne va pas être si simple que ça.
Personne ne pouvait mieux incarner ce rôle de macho assez sûr de lui qu'Abe Hiroshi (Dragon zakura, Hero, CHANGE, Yasha). Le personnage de Yamamura n'est pas sans rappeler ceux qu'il incarnait dans Kekkon dekinai otoko ou Egao no Hosoku et une fois encore ça marche parfaitement. Bref, j'apprécie toujours autant cet acteur ! Sa femme Miki est jouée par Shinohara Ryôko (Hanayome wa yakudoshi, Anego, Unfair), qui se défend aussi très bien dans ce rôle plus classique que ceux dans lesquels je l'ai vue jusque là. Mais c'est justement bien qu'une actrice avec une image dynamique comme la sienne ait été choisie, ça donne du relief au personnage.


Pour le reste du casting, je ne connaissais personne ou presque. La bonne surprise, ça a été les Sugio : Miyasako Hiroyuki et Nakajima Tomoko forment vraiment un couple sympathique et je suis curieuse de les voir dans d'autres rôles. Du côté des enfants, j'ai trouvé au début que la petite Rie (Andô Sakura), fille des Yamamura, était un peu agaçante, mais j'ai changé d'avis au fur et à mesure et elle est bien mimi. Mais quand même pas autant que le petit Ryôta (Yoshikawa Fumiki), fils des Sugio, qui ne parle pas beaucoup mais est vraiment chou.
On a ensuite la présidente du comité de voisinage, Iwasaki (Kawashima Naomi), qui a son idée sur tout et ne le cache pas. L'actrice m'a un peu agacée (je la trouve pas vraiment belle ni classe) et je n'ai pas du tout eu de sympathie envers le personnage, même au moment où on nous montre un peu ses faiblesses. Mais bon, pour le personnage de mère accaparant son fils et voulant lui donner une éducation idéale, c'est réussi.


Enfin, il y a le couple non-assumé de Kenji et Saeko. Lui (Nagai Masaru) est maître-nageur à la piscine du quartier, elle (Takizawa Saori) est instit à la maternelle du quartier et a donc pour élèves Rie, Ryôta et le fils d'Iwasaki. Je n'ai pas eu non plus beaucoup de sympathie pour eux ni pour leur histoire, il faut dire que les personnages n'ont pas beaucoup de relief. Faut dire que la tête de Kenji, supposé être le beau gosse sportif (mais la tête un peu creuse) m'est pas vraiment revenue. Mais bon, tout ça, c'est en arrière plan.
Bien sûr, c'est un drama du quotidien, pas de grande aventure mais plein de petits événements. Douze épisodes c'est assez conséquent, et ce n'est pas le genre de séries dont on s'enfile plusieurs épisodes à la suite, mais je dois dire que je l'ai suivie agréablement et que je ne me suis pas du tout ennuyée. Bien sûr, ça reste gentil et correct, mais le message sur la reconnaissance du travail des femmes au foyer est bien là. Et bien sûr même si les Yamamura et les Sugio ne vont pas faire une révolution dans tout le Japon, on nous dit quand même clairement qu'il peut y avoir des alternatives au modèle Papa au boulot, Maman à la maison. Ca peut être l'inverse, mais ça peut être aussi les deux qui travaillent si besoin est, sans culpabiliser la mère parce qu'elle ne s'occupe pas de ses enfants.


Ce que j'ai trouvé étrange dans le drama, c'est le quartier dans lequel habite tout le petit monde dont on suit l'histoire : ça fait vraiment décor, on se croirait dans un lotissement modèle, je sais pas si des endroits comme ça existent vraiment, mais c'est assez bizarrement artificiel. Mais par contre, le truc trop bien dans le quartier, c'est le supermarché : un Carrefour ! Ca m'a bien fait marrer de voir les deux pères au foyer faire leurs courses dans un Carrouf, on reconnaît bien, il y a même des noms de rayons en français ^^.
Sans être inoubliable, la musique est agréable, tout comme la chanson du générique. Un épisode spécial existe, mais comme il n'a pas encore été sous-titré je ne l'ai pas regardé pour l'instant. Je pense qu'il faudra attendre encore quelque temps, je surveillerai. Comme le douzième épisode ne comporte pas de vraie fin (mais c'est un peu relatif quand il s'agit plutôt d'une histoire tranche de vie), on peut penser que ce SP nous apporte des réponses.
Sans être révolutionnaire, At home dad est donc un drama très agréable que je conseille aux amateurs du genre et à tous les fans d'Abe Hiroshi. C'est quand même bien marrant de le voir apprendre à faire la lessive, la cuisine et tout ça ! ^^
08:55 Publié dans Drama | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : drama, série, japon
18 novembre 2009
Bengoshi no kuzu
Titre japonais : 弁護士のくず
Nombre d'épisodes : 12
Diffusé en : Printemps 2006
Chaîne de diffusion : TBS
Fiche : DramaWiki
La note drama était passée à la trappe la semaine dernière faute de temps, je me dois donc d'être fidèle au poste cette fois pour ne pas prendre trop de retard ^^. J'avais déjà croisé il y a pas mal de temps le nom de ce drama en me disant que ça avait l'air sympa, mais comme je ne connaissais pas grand monde dans les acteurs, je l'avais laissé de côté. Jusqu'à ce que je voie Itô Hideaki dans Yasha et que j'aie envie de le voir dans d'autres rôles.

Bengoshi no Kuzu fait partie de ces dramas dans lesquels il n'y a pas vraiment d'histoire principale. Dans les dramas que j'ai vus, je pense que celui qui se rapproche le plus est Hero. Dans les deux cas, il s'agit d'un duo de personnages, l'un farfelu et aux méthodes peu orthodoxes, l'autre n'approuvant pas sa manière de faire et ayant un côté naïf et borné. Chaque épisode du drama constitue une affaire différente, et l'on suit les deux personnages principaux, entourés d'un certain nombre de personnages secondaires. Cette fois, on n'est pas du côté des procureurs, mais du côté des avocats. De ce côté-là, ça m'a donc rappelé Sasaki fusai no jingi naki tatakai que j'ai vu il y a pas longtemps.
L'intérêt du drama réside donc plus dans ses personnage que dans l'histoire. Alors parlons-en tout de suite justement, de ces personnages. Itô Hideaki joue le jeune avocat fraîchement débarqué de province et bourré d'idéaux de justice, Takeda. C'est un rôle vraiment différent de celui des frères de Yasha, et je pense que je ne l'aurais pas tant apprécié que ça si justement je ne savais pas que l'acteur était capable de faire d'autres choses. Le type de personnage veut qu'on est toujours un peu dans l'exagération, mais pour peu qu'on ait déjà vu quelques dramas, c'est vraiment pas grand chose ^^.

Face à lui, un avocat bourré de mauvaises manières et au mode de vie plus que douteux, Kuzu (qui veut dire aussi ordure, d'où les nombreux jeux de mots dans les dialogues et le tire du drama ^^). Il a une vraie tête de bouffon avec ses frisettes et ses joues rouges, a à chaque épisode un pansement quelque part sur le visage, passe ses nuits dans un club, entouré d'hôtesses dénudées, s'habille comme un as de pique quand il ne vient pas au bureau.... mais s'avère bien sûr être un avocat très compétent, qui a l'habitude de faire sa petite enquête en secret pour surprendre son jeune associé autant que la partie adverse. Le personnage est joué par Toyokawa Etsushi et est vraiment excellent, il fait tout l'intérêt du drama.

A côté de ce duo de choc, on retrouve Takashima Reiko (Kekkon dekinai otoko, Haikei Chichiue Sama, Engine, Atashinchi no danshi) qui est Katô, avocate dans le même cabinet et qui se fait souvent charier car elle a près de quarante et n'est toujours pas mariée. Certains trouveront qu'elle n'a rien de particulier, mais je l'ai trouvée encore une fois vraiment chouette, et toujours aussi belle. Yuka, la secrétaire très fashion (Hoshino Aki) et Shiraishi, le patron avec ses sweat-shirts très flashy (Kitamura Soichirô, croisé dans Liar game), complètent bien le tableau et on a ainsi affaire à un grand nombre de petites scènes savoureuses dans le cabinet.

Qui dit une affaire par épisode, dit de nombreux personnages qui n'apparaissent que le temps d'un épisode, donc des guests quoi. J'ai reconnu quelques personnes mais la plupart du temps je les avais seulement vues dans d'autres petits rôles, ne me souvenant pas forcément dans quelle série. Je retiendrai donc seulement la présence dans l'épisode 6 de Sawamura Ikki (Ame to yume no ato ni, Hataraki Man). Je tiens aussi à dire un mot sur le personnage de Mizuki, jeune fille qui apparaît un peu avant la moitié de la série (je vous laisse découvrir pourquoi et comment ^^). La jeune Murasaki Maya est vraiment convaincante, et les dialogues entre son personnage et Kuzu savoureux.

Le drama comporte un certain nombre d'éléments récurrents, principalement autour de Kuzu. Le club qu'il fréquente, où l'ambiance qui règne est très différente d'un soir à l'autre mais toujours aussi burlesque. Les nouilles instantanées qu'il mange tous les midis, dans un parc ou sur le toit de l'immeuble du cabinet. Son fameux pansement, tous les jeux et gadgets qu'il a au cabinet, ses tours de magie (bien sûr il roule Takeda à tous les coups ^^), la librairie de son ami, le pachinko et autres jeux d'argent (mais bien sûr il est toujours fauché ^^). Takeda, lui, supporte très mal l'alcool, et il va souvent dans un restaurant chinois avec Katô. Tous ces petits éléments font qu'on s'attache vraiment aux personnages.

Bien sûr, même si je n'avais pas encore écrit une seule fois le mot comédie, il est clair avec tous ces éléments que la série n'est pas vraiment sérieuse (c'est évident dès qu'on voit l'affiche ^^). Les différentes affaires traitées ne sont bien sûr jamais vraiment drôles dans le fond, elles sont variées et évoquent donc un certain nombre de questions, même si c'est très rapidement. Mais à côté de ça, on plonge souvent dans le n'importe quoi. Du n'importe quoi, mais pas n'importe comment, c'est vraiment bien dosé, jamais trop, toujours assez pour rire et sourire tout le long d'un épisode. A la fin des épisodes, les deux personnages principaux font explicitement mention de l'épisode à venir, comme s'ils savaient eux-mêmes être dans une série. Cette façon d'interpeller le spectateur est vraiment sympa.
J'ai donc franchement apprécié la série, et le seul reproche que j'ai à faire c'est que même avec 12 épisodes, les personnages n'évoluent pas vraiment. C'est vrai que c'est le lot de ce genre de séries, mais là comme les personnages sont vraiment sympas on le regrette quand même. Comme dans MR. BRAIN en fait, sauf que la fin n'est pas si brusque ^^. Malgré cette légère impression d'être laissé sur sa faim, je conseille vivement cette série aux amateurs du genre et à tous ceux qui veulent une série légère et pas du tout prise de tête qui se suit vraiment facilement.

J'allais oublier de dire un mot sur les musiques ! Elles sont dans l'ensemble bien sympas, je repense en particulier au thème avec de la guitare électrique qu'on entend le plus souvent. Quant à la chanson thème, elle est de Hitomi. Pas Shimatani Hitomi, Hitomi tout court, mais franchement j'ai pas vu trop la différence. J'écouterais pas la chanson en dehors du drama, mais faut dire qu'avec le générique bien déjanté parfaitement à l'image de la série, elle rend vraiment bien.
Comme de nombreux dramas et anime, la série est tirée d'un manga, et maintenant ça me dirait bien de le lire, même s'il n'est pas disponible en France à ma connaissance. J'imagine qu'il y a plus d'affaires que dans le drama, et qu'on en sait plus sur les personnages ^^.
09:10 Publié dans Drama | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : drama, série, japon
07 novembre 2009
M no higeki
Titre japonais : Mの悲劇
Nombre d'épisodes : 10
Diffusé en : Hiver 2005
Chaîne de diffusion : TBS
Fiche : DramaWiki
Voilà un drama qui n'a pas l'air très connu, mais qui m'a bottée dès que j'ai jeté un oeil à l'histoire et au casting. C'est toujours dur de raconter un peu ce qui se passe sans spoiler mais tout en donnant assez d'éléments pour expliquer un peu son point de vue. C'est particulièrement le cas avec ce drama, dont le suspense est basé sur des secrets et des vengeances. Ce n'est pas inédit, certes, mais c'est encore différent de ce que j'avais pu voir jusqu'ici, particulièrement parce qu'il n'est pas vraiment d'enquête policière.

En gros, il s'agit donc de Masaru, un gars un peu obsédé par la sécurité de sa personne et de son domicile (on apprend très vite pourquoi), et qui sans surprise travaille dans une entreprise de sécurité. Sa vie est bien réglée, il est fiancé avec la fille de son patron et doit bientôt l'épouser. Mais tout change le jour où il rencontre Misa, une jeune femme mystérieuse qui va commencer à lui pourrir la vie en s'en prenant à son travail, sa petite amie, son argent et sa famille. Si Masaru pense ne pas la connaître, elle lui assure que si, et le fait qu'il ne se souvienne pas semble ajouter à sa colère. Le but est donc de découvrir ce qui a pu arriver dans le passé.
Dix épisodes pour ça, on peut penser que ça peut paraître un peu long. Mais en fait, le secret de Misa ne constitue qu'une partie de l'intrique, qui évolue ensuite dans plusieurs directions tout en restant centrée sur les deux personnages principaux. Comme le laissent présager les images du générique de fin, et même si ça peut paraître un peu étonnant au début, Misa et Masaru vont finir par développer une relation particulière et touchante et essayer d'éclaircir tous les mystères, auxquels sont tous liés à un degré plus ou moins fort les membres de leur entourage.

Masaru est joué par Inagaki Gorô (Triangle, Sasaki fusai no jingi naki tatakai), qui décidément se fait souvent maltraiter par la gent féminine. La bonne impression que j'avais eu dans Sasaki Fusai... se confirme, il est doué dans le rôle du gars gentil. Ca passe donc très bien, après j'espère que j'aurai l'occasion de le voir dans un rôle différent. Misa est jouée par Hasegawa Kyôko (Dragon zakura, Boku dake no madonna, Karei naru ichizoku, Scandal). Le personnage n'a pas été sans me rappeler celui de Surumi dans Boku Dake... : même si le contexte est beaucoup plus dramatique ici, dans les deux cas on a une jeune femme qui est douée pour embobiner les gens et qui est déstabilisante. J'ai vraiment trouvé l'interprétation parfaite, des faux sourires aux vrais sourires en passant par les regards cruels et accusateurs, et bien sûr la tristesse.

Pour ce qui est des autres personnages, on a d'abord Okamoto Aya qui incarne Yuki, la petite amie de Masaru. Le personnage n'a pas grand chose de particulier, mais j'ai mieux apprécié l'actrice que dans son rôle dans Engine. Son père, le boss de Masaru, est joué par Ibu Masato, que j'avais déjà vu dans un rôle de boss dans Hataraki Man. On a ensuite Sasaki Kuranosuke (vu dans Shikaotoko aoniyoshi et Zettai Kareshi pour ne citer que ceux-là, car je l'ai vu dans un paquet de dramas maintenant ^^) qui joue le rôle d'Akira, collègue et ami de Masaru. Je ne sais pas quelle impression il peut donner quand on ne le connait pas, mais je me suis une nouvelle fois prise à son jeu. Il a toujours l'air un poil décalé même quand il joue un salaryman normal.

On peut aussi retrouver Narimiya Hiroki (Orange days et Hachimitsu to Clover entre autres) dans le rôle d'un jeune collègue de Masaru. Il rend bien l'ambiguïté de son personnage, et il me serait décidément presque devenu sympatique. On peut noter aussi la présence d'Asami Reina qui joue la petite soeur de Masaru et que j'ai vue dans Ame to yume no ato ni, Hotaru no hikari ou encore Atashinchi no danshi. Enfin, on peut voir aussi Kashiwabara Shuji, le Mochan de Yasha, même si ce n'est pas très souvent.


Aucun point noir en vue que ce soit du point de vue des personnages, et le scénario joue de façon réussie avec nos sentiments. On plaint Misa même si elle est odieuse avec Masaru, on se prend au jeu quand on nous fait paraître suspects un certain nombre de protagonistes. La musique est par ailleurs très réussie j'ai trouvé, rendant à la fois le suspense et le côté tragique, avec aussi des moments plus calmes et mélancholiques. La chanson du générique de fin, plus que légère, est en contraste total, et même si ce n'est pas le style que j'écouterais de moi-même, l'effet est tout à fait réussi.
J'ai au final bien appréicé M no Higeki : les personnages et l'interprétation sont bons, l'histoire se renouvelle assez pour maintenir l'intérêt tout le long des dix épisodes. J'ai bien aimé la notion évoquée de faire du mal à autrui sans s'en rendre compte, le fait que petit à petit une toile se tisse qui lie tous les personnages, et que tout le monde ne soit pas tout noir ou tout blanc. On ne s'enfile pas forcément tous les épisodes les uns à la suite des autres en raison de l'ambiance généralement peu joyeuse, mais cette ambiance est réussie et est encore différente des autres dramas vengeance/suspense que j'ai pu voir. Je conseille aux amateurs du genre, particulièrement si l'on connaît et apprécie les différents acteurs.
13:48 Publié dans Drama | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : drama, série, japon
30 octobre 2009
Suekko chounan ane sannin
Titre japonais : 末っ子長男姉三人
Nombre d'épisodes : 10
Diffusé en : Automne 2003
Chaîne de diffusion : TBS
Fiche : DramaWiki
Oh, le beau nom tout en kanjis, que je m'étais dit en voyant la fiche Dramawiki de cette série. Mais bon, c'est quand même pas pour ça que j'ai décidé de le regarder ^^. Même si je n'avais pas accroché tant que ça à Joudan ja nai!, j'avais envie de voir une autre histoire de famille et de belle-famille légère. Et puis bien sûr, c'est avant tout le casting qui m'a convaincue ^^.
L'histoire débute par la rencontre d'Ichirô et Haruko. Par un concours de circonstances plus que par un mesonge volontaire, il se retrouve à croire qu'elle a 25 ans comme elle alors qu'elle en a trente. Si le fait d'apprendre la vérité ne l'empêchera pas de l'épouser, le secret ressurgira plus tard dans la famille. Car Ichirô, il a une sacrée famille, et c'est là tout le coeur du drama.

En gentille fille, Haruko avait prévu d'aller vivre dans la maison familliale avec sa belle-mère, mais elle n'avait pas prévu de se coltiner les trois soeurs, débarquées chacune dans des conditions particulières, et de se retrouver avec son homme dans une seule pièce au lieu de pouvoir profiter de tout l'étage. Avec tout ce monde sous le même toit, le quotidien va être animé. Haruko pourra-t-elle se "débarrasser" de ses trois chères belles-soeurs ? Bien sûr, chacun va mettre son grain de sel, et d'autres personnages viendront complèter le tableau.
Le titre du drama veut littéralement dire : fils aîné avec trois grandes soeurs. Ca peut paraître contradictoire. Les soeurs d'Ichirô sont bien plus vieilles que lui, mais comme son prénom l'indique, c'est lui le premier fils. Parce les filles, même si y'en a trois, ça compte un peu pour du beurre hein ^^. Vieille survivance d'anciennes lois et coutumes j'imagine, où c'est le fils aîné qui comptait le plus et héritait en totalité des parents. Bien sûr, faisant partie d'une fratrie de trois soeurs, j'ai un peu de mal avec ce genre de "vieilles " idées, mais c'est clair qu'elles ne sont pas exclusives au Japon, j'en sais quelque chose avec l'histoire des noms de famille qui se "perdent" si l'on a que des filles... Ce que j'ai trouvé le plus bizarre quand même, c'est que la belle-mère ne semble pas du tout considéré le fils de sa fille aîné comme son vrai petit fils, alors que le fils de son cher Ichirô le serait, bien sûr.

Arrêtons un peu le bla bla et examinons un peu le casting : Ichirô, c'est Okada Junichi, que je voulais vraiment revoir après Tiger & Dragon et Kisarazu Cat's Eye. Ah, il est mignon comme tout, il le fait très bien le gars gentil ! Tellement qu'on lui pardonne presque tout alors qu'il s'écrase parfois devant sa mère et ses soeurs, laissant sa pauvre petite femme seule face à l'adversité. Mais bon c'est pas de sa faute, trop de femmes autour de lui, hein ^^:p. Haruko est jouée par Fukatsu Eri et si je ne la connaissais pas déjà (Sora kara furu ichioku no hoshi, Slow dance, CHANGE), je l'aurais peut-être trouvée un peu agaçante. Ses mimiques et ses expressions sont peut-être un peu exagérées, et bien sûr comme à chaque fois qu'on voit une gentille fille on a envie de lui dire de dire merde à tout le monde, mais ça reste raisonnable.

Parmi les trois soeurs, la seule actrice que je connaissais est Koyuki (Kimi wa petto, Engine, Sasaki fusai no jingi naki tatakai), qui joue la plus jeune, Sachiko. J'étais contente de la revoir et je l'ai encore une fois appréciée, les petits airs de garçon manqué qu'elle affiche lui vont très bien. La deuxième soeur, Kazuko, est joué par Harada Tomoyo, que je ne connaissais pas. On aime ou pas le personnage, avec ses airs un peu hautains, mais je n'ai pas eu grand chose à lui reprocher. La soeur aînée enfin, s'appelle Setsuko et est jouée par Kaku Chikako, qui est également très convaincante dans son rôle de mère au foyer qui se rebelle. Le trio est très réussi : les soeurs ont chacune leur caractère bien marqué, elles peuvent s'associer toutes les trois et la seconde d'après se liguer l'une contre l'autre, s'envoyant des répliques bien acides. Pour moi, plus que le couple Ichirô/Haruko, elles constituent le principal atout du drama.

Kishi Keiko campe très bien la maman un peu fofolle, pas toujours tendre avec ses enfants (surtout avec ses filles en faità, qu'elle a élevés en grande partie seule. Suzuki Sawa est Miki, l'amie et collègue de Haruko. J'ai trouvé vraiment le personnage sympathique, elle donne de vrais conseils à Haruko : elle n'hésite pas à lui dire quand c'est elle qui a tort. Le collègue collant de Kazuko est Ito Atsushi (Densha otoko, Watashitachi no kyôkasho) qui décidémment est un peu toujours parei. M'enfin comme c'est un personnage secondaire, ça gêne pas vraiment. L'ami d'enfance de Sachiko, Masaru (Tanaka Tetsushi), est un autre personnage que j'ai bien apprécié, je n'en dirai pas plus pour ne pas spoiler.

Je n'ai pas accroché à 100% à la première partie du drama : il y avait certes des situations plaisantes, mais c'était quand même un peu prévisible. Le truc du secret, ça a été vu maintes fois, alors au début on a un peu envie de dire à Haruko : allez, lâche-le, on sait très bien qu'elle finiront toutes par le savoir ! Mais du coup, l'histoire du secret passe un peu à la trappe, et la deuxième partie est plus sympa, il se passe plus de choses pour Ichirô et Haruko bien sûr, mais aussi pour les trois soeurs. On finit vraiment par s'attacher à tous les personnages, avec leurs petits défauts et particularités qui ressortent au quotidien, et la fin est bien réussie et bien nette.
J'ai eu un peu de mal à cerner le message du drama : est-ce qu'on voulait nous dire que le modèle de famille "standard" avec la femme à la maison qui prend soin des enfants et de la belle-mère, c'est has been et que les femmes veulent autre chose, ou justement que c'est bien et que même s'il y a des trucs pas drôles il faut prendre un peu sur soi ? C'était pas toujours très clair, surtout dans l'émission à la station de radio où travaille Haruko, où les conseils donnés aux auditrices étaient toujours un peu bizarres. Je crois juste que les réalisateurs ne voulaient pas trop se mouiller. Je sais bien qu'on reste toujours dans le politiquement correct, mais là c'est peut-être un peu trop visible.

Les musiques du drama, sans être vraiment gênantes, ne sont pas du tout réussies : elles sont vieillotes et vraiment pas originales. Ce qui est le plus sympa côté sonore en fait, c'est les chansons de Sada Masashi, l'idole de la belle-maman. La chanson thème est de Porno Graffiti (qui ont fait notamment un opening pour GTO et pour FMA), j'ai pas accroché plus que ça. Les musiques ont un côté vieillot, et l'image aussi : je sais que la qualité des vidéos que j'ai regardées était mauvaise, mais même sans ça, il règne une ambiance qui fait qu'on a l'impression que le drama a cinq ou six ans de plus.
Suekko Chounan Ane Sannin est donc loin d'être un drama sans défauts, et il n'est pour moi pas à voir en priorité, mais il contient un nombre certain de personnages réussis et bien interprétés auxquels on s'attache, particulièrement les trois soeurs, je le répète ^^. J'avais peur de finir par m'ennuyer mais au final j'ai quand même passé un bon moment, et j'ai pu découvrir certains acteurs que je voudrais bien revoir. Pour les amateurs de dramas familiaux qui veulent revoir des têtes connues, c'est à essayer.
16:54 Publié dans Drama | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : drama, série, japon
17 octobre 2009
Love Shuffle
Titre japonais : ラブシャッフル
Nombre d'épisodes : 10
Diffusé en : Hiver 2009
Chaîne de diffusion : TBS
Fiche : DramaWiki
J'avais repéré cette comédie sentimentale au moment de sa diffusion l'hiver dernier et vu le cast bien intéressant, je l'avais mis dans ma liste. Je n'avais pas vraiment lu de critiques dessus jusqu'à temps de voir l'article de Milady, qui m'a définitivement décidée à regarder la série. Je pensais avoir affaire à un drama léger et romantique classique avec des personnages dans la vingtaine ou la trentaine, un peu comme Slow dance, que j'avais bien aimé dans le genre. Et il y a de ça dans Love Shuffle, c'est clair, mais c'est encore bien plus, et c'est excellent.

Quatre personnes habitant dans la même résidence de grand standing se rencontrent dans l'ascenseur, font connaissance et décident bientôt d'organiser une rencontre où chacun aménera un compagnon ou une compagne. Pour l'un, il s'agit de celle qui vient tout juste de lui annoncer qu'elle ne voulait plus se marier, pour l'autre c'est son ex, pour le troisième c'est une femme plus âgée et mariée, pour le dernier enfin, une jeune patiente dépressive. Donc dans tous les cas, aucun vrai couple. Les huit se rencontrent donc et décident de mettre en place un love shuffle : chaque semaine, chacun changera de partenaire.
Pour certains, c'est juste un jeu, pour d'autres, l'occasion de reconquérir celle qu'ils ont perdu, pour d'autres encore un moyen d'aider quelqu'un d'autre. Nous voilà donc embarqué à suivre les différents duos formés et bien sûr à découvrir par la même occasion chacun des personnages. A travers les différents événements, on découvre leur vie et surtout leur passé, qui bien sûr n'est pas étranger aux appréhensions ou aux espoirs qu'ils ont dans le présent. Il y a de nombreuses rencontres à deux, mais aussi de nombreuses petites soirées à quatre ou plus dans la résidence, où chacun parle de ses expériences avec les autres.

Les semaines se succèdent, les duos/couples changent, quand un "tour" complet a été fait, chacun se retrouve avec son partenaire de départ puis on repart pour un tour. Qui va finir avec qui ? est-ce que tous les couples vont être chamboulés ? Est-ce que certains vont rester avec celui ou celle avec qui ils voulaient être au départ ? Ou est-ce qu'il y en a qui vont finir avec personne, du moins aucun des participants au petit jeu ? On se pose un tas de questions, et ça fonctionne très bien. Et en plus de ça, c'est un vrai régal d'observer les personnages qio au-delà de l'éventualité d'une relation amoureuse créent des liens d'amitié les uns avec les autres, se dévoilent les uns aux autres alors qu'ils se connaissent depuis peu, et au bout du comptent soignent leurs blessures.
Tout ça peut paraître bien sérieux, mais l'humour est omniprésent dans le drama, et de ce côté-là c'est une réussite totale. Le comique passe notamment par un certain nombre d'expressions mémorables : le "uso da to itte yo, Joe!" (say it ain't so, Joe!), et le "Yay, Panda !" et toutes ses déclinaisons sont juste énormes. Je me marrais à chaque fois, et il y a plein d'autres situations délirantes. L'équilibre entre ce côté très léger et décalé et le côté plus sérieux est vraiment parfait. Les huit protagonistes du love shuffle sont tous intéressants, même si j'ai bien sûr mes préférences.

Usami, alias Usagi est joué par Hiroshi Tamaki, l'incontournable Chiaki de Nodame cantabile, vu aussi dans Shikaotoko aoniyoshi. C'est en grande partie en raison de sa présence que j'avais repéré le drama. Au début, j'ai cru que son personnage allait m'agacer, un peu comme il l'avait fait dans Itoshi kimi e, même si son rôle était mineur. Mais au fur et à mesure, j'ai vraiment fini par apprécier son personnage. Le contraste entre son côté très raisonnable, très normal (dont il est plus que conscient) et son côté déjanté est excellent, et l'acteur le rend très bien. Mei, celle avec qui Usami était supposé se marier, est interprétée par Shihori Kanjiya, que je ne connaissais pas du tout. Son personnage n'est pas forcément le plus intéressant et on se demande parfois si elle va finir par savoir ce qu'elle veut, mais au final elle a quand même bien sa place dans le petit groupe, et au niveau de l'interprétation je n'ai rien à redire.
Airu, alias Ai Ai, est le personnage de la jeune femme battante par excellence. J'ai beaucoup aimé l'interprétation de Karina, que j'avais déjà croisée dans Bambino! ou dans Long Love Letter. Elle est très belle, mais fait en même temps simple et naturelle. Son ex-petit ami, Yukichi, est joué par Daigo, que je n'avais jamais vu. Là encore l'interprétation est bonne, l'acteur rend de façon très naturelle le côté naïf du personnage, vraiment atypique et attachant. Le duo qu'il forme avec Usami, avec qui il se lie rapidement d'amitié, est également très sympa.

Kikuta, psychiatre de son état, est joué par Shosuke Tanihara, que j'ai déjà vu dans plusieurs rôles secondaires (Gokusen 2, Watashitachi no kyôkasho, Triangle). C'est lui qui dirige un peu le love shuffle, et on se doute dès le début qu'il doit avoir des motivations particulières. Ca lui donne donc un côté assez mystérieux, mais il n'en est pas moins attachant. La jeune patiente qu'il fait participer au jeu, Kairi, (Yuriko Yoshitaka) est le genre de personnage dont on pense au départ qu'on aura envie de la taper. Mais l'interprétation est vraiment réussie, jon a beaucoup de sympathie pour elle et on souhaite vraiment qu'elle s'en sorte, c'est donc un vrai plaisir de la voir changer petit à petit.
Ojiro est un jeune photographe joué par Shota Matsuda (Hana Yori Dango 1 & 2, Liar game). On ne pouvait pas mieux choisir pour incarner un tombeur, mais le personnage d'avère être beaucoup plus nuancé et complexe, il est donc lui aussi très intéressant et attachant. J'ai beaucoup plus apprécié l'acteur que dans Bara no nai hanaya, et pour les petits détails c'est vraiment pas plus mal qu'il ait changé de coiffure ^^. C'est Hijiri Kojima qui joue Reiko, celle qui est au départ sa compagne, du moins pour la nuit. Elle se révèle au final avoir une histoire intéressante et touchante, mais j'ai quand même eu un peu de mal à cerner le personnage, même si ça fait partie du jeu qu'on se trompe un peu à son sujet. Mais tout comme Mei, elle a bien sa place dans le love shuffle.

L'ambiance musicale du drama est une grande réussite : la chanson thème est de Earth, Wind and Fire (Fantasy). Le genre de vieille chanson que, sans qu'on l'écoute de soit-même, on connaît forcément. Et elle colle à merveille, ça crée vraiment une bonne ambiance. On peut en dire autant de l'insert song : Eternal Flames, de The Bangles. Je me souviens encore quand je voyais le clip de cette chanson au top 50, je la trouvais très jolie et même maintenant, si c'est que à la radio ou à la télé que je l'entends, elle est toujours aussi jolie. Le slow romantique de la mort qui tue, quoi. Et ça ponctue à merveille les moments d'émotion du drama. Les autres musiques sont plus discrètes, mais rien qu'avec les deux chansons, c'est plus que suffisant pour donner une identité et une ambiance à la série.
Au cas où ce n'était pas encore assez clair, j'ai adoré Love Shuffle. J'ai dévoré les dix épisodes en trois jours, et encore je me suis forcée à me rationner ^^. Du début à la fin, c'est aussi drôle que touchant. Les personnages sont tous attachants, même s'ils sont assez nombreux on parvient tous à les connaître assez pour avoir de la sympathie pour eux, et on peut même s'identifier à eux, ou du moins à certaines situations qu'ils ont vécu ou vivent. Tout tourne autour de l'amour, certes, mais ça n'a rien de mielleux. On nous évite les scènes lycéennes de torride bisou sur la joue et de nombreux sujets sont abordés, sans que ça soit jamais trop "philosophique" ou trop dramatique. Et c'est en voyant ce genre de drama qu'on se dit qu'en fait, les Japonais sont pas si bizarres, ils sont bien comme nous ^^.

Ce drama m'a vraiment laissé une forte impression, avec une dose d'émotions bien gérée, et une sorte d'enthousiasme et d'optimisme vraiment bien venu même si toutes les situations sont loin d'être joyeuses. Ca, ça fait vraiment du bien. A voir d'urgence. Yay, Panda!
14:47 Publié dans Drama | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : drama, série, japon















