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25.02.2012

[Film d'animation] La colline aux coquelicots

Depuis Le voyage de Chihiro, j'ai vu tous les films du studio Ghibli sortis au cinéma en France. A l'exception des Contes de Terremer. D'après la date de sortie (printemps 2007), mon excuse apparemment c'est que j'étais à Londres à ce moment-là. Et si j'ai pensé plusieurs fois à acheter le DVD, je n'ai pas encore eu l'occasion de le faire. Donc je n'ai pas vu le premier film de Miyazaki Gorô, mais ça ne m'a pas empêchée de voir le deuxième.

J'imagine que le fils Miyazaki savait dès le départ en choisissant le même métier que son père qu'on le comparerait forcément. D'un sens, c'est normal de le faire, mais de l'autre, c'est un peu trop réducteur, et j'ai l'impression que le studio Ghibli est de toute façon très souvent réduit à Miyazaki Hayao, que ce soit au détriment de Takahata Isao ou des réalisateurs de la génération suivante, notamment Yonebashi Hiromasa avec son Karigurashi no Arrietty.

Comme vous le savez déjà peut-être, le film La colline aux coquelicots est l'adaptation du manga du même nom, un one-shot de Takahashi Chizuru et Sayama Tetsurô publié en 1980 et arrivé chez nous aux éditions Delcourt. L'histoire se passe à Yokohama au début des années 1960 et met en scène Umi, une jeune fille qui hisse chaque matin des drapeaux dans le jardin de la pension où elle habite depuis que son père a disparu en mer.

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Pas de grandes aventures merveilleuses donc, juste une petite tranche de vie dans le Japon d'il y a cinquante ans. Et ça me va tout aussi bien ! J'ai tout de suite beaucoup aimé l'univers du film, en particulier les vieilles maisons occidentales que sont la pension et le foyer des lycéens, véritable caverne d'Ali-Baba fourmillant de détails. Evidemment, on est dans un Ghibli, alors c'est très beau. Le quartier de Yokohama que l'on voit est encore très traditionnel avec ses maisons en bois, mais on devine toute l'activité de la ville en cette période de croissance et de modernisation du pays. C'est encore plus flagrant dans le court passage où l'on aperçoit Tôkyô.

L'histoire est très simple et se concentre sur la relation entre Umi et un garçon de son lycée, Shun, sur fond de lutte des élèves des clubs se trouvant au foyer, qui se battent contre sa destruction programmée. Je dois dire que j'ai été assez déçue quand on apprend sur quoi repose la relation entre les deux personnages principaux, si l'on peut dire, car c'est un élément que j'ai croisé maintes fois dans des fictions japonaises, et qui doit aussi se retrouver souvent ailleurs. Il y a plus de trente ans, à la sortie du manga, c'était peut-être plus original, mais là c'est un peu trop réchauffé.

Reste le cadre dans lequel nos deux héros évoluent : les péripéties des élèves du foyer sont amusantes, et si la lutte reste assez inoffensive, on ne peut s'empêcher de penser aux mouvements étudiants qui ont eu lieu un peu plus tard dans la décennie. La dimension historique du passé du père d'Umi rend l'histoire poignante, et j'ai apprécié l'image de femme moderne de la mère d'Umi. Aucun des aspects de l'histoire n'est vraiment développé, car 1h30 c'est assez court au bout du compte. Mais on est quand même transporté dans ce petit monde et j'ai pour ma part passé un bon moment.

Autre facteur très important, la bande sonore aux airs rétro est un vrai petit délice, tout comme la si jolie voix de Teshima Aoi. Ca fait vraiment plaisir d'avoir une ambiance musicale qui se démarque autant que celle d'Arrietty. Et puis j'ai eu le plaisir de retrouver plein d'acteurs que je connais dans le doublage des personnages : Nagasawa Masami et Okada Junichi dans les deux rôles principaux, ainsi que Fubuki Jun, Kagawa Teruyuki et Omori Nao. Cela m'étonne toujours de voir que les longs métrages d'animation, surtout ceux de Ghibli, sont doublés par des acteurs du petit et/ou du grand écran alors que le Japon a une multitude de seiyuu pour les séries animées.

Au final, si je m'attendais un peu à mieux pour l'histoire et que je ne suis pas du genre à penser qu'un bel emballage visuel et sonore peut excuser complètement les défauts du contenu, je ne me vois pas non plus jouer les râleuses jamais satisfaites (pas cette fois ! :p). Pour moi, le voyage était quand même au rendez-vous. Je ne regrette pas d'être allée voir le film au ciné, et je suis curieuse de voir ce que nous proposera Miyazaki Gorô par la suite.

23.02.2012

[Roman] Michel Bussi - Les Nymphéas noirs

Cet article a été transféré sur le nouveau blog, vous pouvez le retrouver à l'adresse suivante :

http://katzina.net/michel-bussi-les-nympheas-noirs/

19.02.2012

[Anime] Kuragehime (Princess Jellyfish)

Titre japonais : 海月姫

Nombre d'épisodes : 11

Année de production : 2010

Licence en France :
 KZPlay

Fiche :
 Animeka ; ANN


C'est lors de la sortie du premier tome du manga chez Akata Delcourt à la fin de l'année dernière que j'ai entendu parlé de Kuragehime, l'une des (trop) nombreuses séries à arriver chez nous sous un titre en anglais, en l'occurrence Princess Jellyfish. J'ai appris en me renseignant un peu sur le manga qu'une adaptation animée avait été faite en 2010 et était disponible sur KZPlay. Vu que ce n'est que récemment que je me suis vraiment mise à considérer l'offre d'anime en streaming (et ça n'a en rien changé mon affection pour les DVD ^^), ce n'est pas étonnant que je sois passée à côté de la série quand elle a été mise en ligne. Et comme pour The Tatami Galaxy, même pas eu besoin d'attendre de me décider à prendre un abonnement pour la voir vu qu'on a de nouveau eu le droit à une semaine de gratuité en janvier ! ^^

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Tsukimi, qui raffolle des méduses, vit dans une résidence de Tôkyô avec plusieurs jeunes filles qui, comme elle, n'ont pas d'emploi fixe, ont une obsession pour quelque chose et ont trop peur des belles personnes dont les rues de la mégalopole sont remplies, quel que soit leur sexe, pour s'aventurer dehors trop longtemps. Ce petit groupe de NEET, qui s'est baptisé les Nonnes (ça en dit long !) va voir son quotidien bouleversé le jour où Tsukimi va faire entrer dans la résidence un peu à l'insu de son plein gré, une magnifique "princesse", Kurako, qui va se prendre d'affection pour elle.

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Je ne peux pas dire que je n'ai pas passé un bon moment devant l'anime, mais j'avais mis la barre assez haut et au bout du compte j'ai été un peu déçue. Je ne sais pas si c'est une idée pas du tout fondée que je me suis faite moi-même ou si la série donne vraiment cette impression au départ, mais je m'attendais à quelque chose de plus original. Le concept de départ autour des NEET est effectivement original, mais au bout du compte l'histoire dérive sur des thèmes classiques et comporte des éléments déjà un peu trop vus : le travestissement, la fille qui comprend rien à ce qui se passe quand elle est amoureuse, la super métamorphose à coup de fringues et de maquillage (sans oublier d'enlever les lunettes, j'ai fait une fixation là-dessus :p), l'admiration sans borne pour les pots de peinture à talons, tout ça, je trouve pour ma part que ça devient un peu lassant...

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Au milieu de tout ça, la petite bande de Tsukimi ne sert pas à grand chose d'autre qu'à alimenter le comique basé sur leurs obsessions (les poupées traditionnelles japonaises, les trains, les Trois Royaumes, et... les hommes mûrs !). Ca fonctionne très bien, pas de problème, et c'est assez drôle quand elles se transforment toutes en pierre dès que Kurako ou une autre belle personne les approche, mais en 11 épisodes on n'a pas du tout le temps de voir les personnages évoluer. Si on a choisi de nous montrer des NEET, c'était bien parce qu'on voulait nous dire quelque chose à propos de ce phénomène de société, non ? Ben non. Peut-être que ça a été fait ou va être fait dans le manga original, mais ce n'est pas au programme de cette adaptation animée.

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Evidemment, j'aurais trouvé qu'une approche visant à faire rentrer les nonnes dans le "droit chemin" n'aurait pas été forcément judicieuse car ça n'aurait fait que marginaliser les NEET plutôt que de les accepter et essayer de les comprendre. Si encore elles avaient l'air heureuses, on se dirait OK, soyez NEET si ça vous chante, mais là franchement elles n'ont pas l'air super épanouies et le fait qu'une belle princesse s'amuse à les "déguiser" n'est sûrement pas le meilleur moyen pour elles de se sentir tout d'un coup mieux dans leur peau, un peu trop violent ^^.

Je pensais que le culte de l'apparence allait être un peu plus remis en question, dans le genre trouver un juste milieu pour être soit-même entre le look vieux-survêt-cheveux-gras et talons-aiguilles-mini-jupe-maquillage-permanente. Mais non, en fait la mode c'est biiieeeen. En gros, l'intéressante problématique sociale est mise de côté au profit de la comédie pure. Je ne m'attendais pas non plus à un grand drame de société, mais c'est évident qu'il y a matière à  faire quelque chose.

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J'ai quand même bien aimé le personnage de Shû, le grand frère de Kurako. Classique dans le genre grand timide maladroit, mais je l'ai trouvé amusant. Son chauffeur maniaque de Mercedes qui raconte et fait tout ce qu'on veut quand on sait le soudoyer est également assez fun. Par contre, l'intrigue avec la poufiasse qui tourne autour de Shû, je n'ai pas du tout trouvé ça intéressant et ça n'apporte rien à l'histoire. Enfin, si, ça fait que Tsukimi se morfond parce qu'évidemment elle ne peut pas arriver à la cheville d'une pouf à gros seins hyper maquillée qui manipule les hommes. Et pour ce qui est de l'intrigue autour de la vente et la destruction de la résidence, vieux bâtiment des années 20, c'est un peu trop vite expédié à mon goût.

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Les nonnes bénéficient d'un design original qui leur donne de véritables tronches, sympa dans l'ensemble même si j'ai été un peu dérangée par le fait qu'on ne voie pas une seule seconde les yeux de Mayaya (qui m'a un peu agacée à la longue) et Banba. Les personnages "normaux" ont un design plus classique. L'élément kawaii de la série est la petite méduse Clara, avec sa voix toute mimi, qui apparaît régulièrement dans des scènes et qui s'occupe des eyecatches. Pour ce qui est des décors, c'est assez plat, on voit principalement la résidence et la riche demeure de Shû.

Je dois avouer que trois semaines après avoir terminé la série, je ne me souviens plus vraiment de son OST. Ca ne veut pas du tout dire que c'était mauvais, juste que c'était classique pour le genre je pense. Par contre, la chanson de l'opening, je m'en souviens, pas de problème ! Tout comme les images d'ailleurs, vraiment sympa. Je venais juste de découvrir Chatmonchy, et l'idée de les entendre dans un générique d'anime a joué dans ma décision de regarder la série pendant la semaine gratuite KZPlay. La chanson de l'ending, également très sympa, est quant à elle signée Sambomaster, que je connaissais non pas pour Naruto mais pour le générique de fin du drama Densha Otoko.

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Voilà donc mes impressions quelque peu mitigées sur la princesse méduse. Je pense que mon avis changerait pas mal si on avait le droit à une suite : ces 11 épisodes seraient alors vus seulement comme une introduction, et on pourrait vraiment rentrer dans le vif du sujet avec notre bande de "cas sociaux". Mais pour l'instant, je n'y crois pas trop. C'est l'éternel problème des adaptations de manga. Celle-ci semble faire partie des adaptations partielles supposées donner envie de lire l'oeuvre originale. Et du coup, on se retrouve avec une série qui ne tient pas vraiment debout toute seule au-delà de sa dimension comédie certes bien divertissante. C'est dommage, et ça a eu l'effet d'amoindir mon intérêt pour le manga. Mais c'est pas si grave, j'en ai déjà trop à lire :p.